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 Moments qui font que nous sommes un. [pv Adja, Samuel/Berith]

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Adja Miara

❙ r a c e : Humain
MessageSujet: Moments qui font que nous sommes un. [pv Adja, Samuel/Berith]  Dim 2 Jan - 18:50

Un vaste soleil régnait dans le haut ciel, ses rayons perçant les vitres de la chevrolet tandis que celle ci roulait sur les routes désertes. Assise au volant, Adja regardait droit devant elle. Au plus profond de son corps, son coeur battait fortement, ses doigts entourant nerveusement le contour cuivré du volant alors que son souffle se confondait avec celui de l'air. A ses côtés, Samuel demeurait silencieux, sa seule présence suffisant à l'apaiser quelque peu.

Tout deux se dirigeaient vers le Dakota du Nord, Adja ayant enfin prit la décision de revoir sa famille. Cela faisait un mois déjà qu'elle était partie loin d'eux. Le souvenir de son départ était encore bien ancré dans sa mémoire, les visages blanchâtres de ses frères ne pouvant quitter son esprit. Elle avait crue en cet instant précis qu'elle ne les reverrait jamais, prenant la décision de les quitter avant qu'ils ne l'entraine dans leur folie. Elle avait crue ce jour là que jamais plus, elle ne remettrait les pieds dans la maison familiale, voulant que les affres du passé disparaisse à jamais dans un coin de son âme. Mais tout avait changé en un simple claquement de doigts. La jeune femme avait encore du mal à croire qu'elle gouterait de nouveau aux bras rassurants de sa mère, qu'elle gouterait de nouveau aux rires jovials de ses frères. Elle avait encore du mal à croire que bientôt, elle les reverrait comme avant, comme une famille qui n'avait jamais été détruite.....

Dans sa poitrine, les battements de son coeur se faisaient de plus en plus rapide, ses doigts fins encerclant d'avantage le volant tandis que ses prunelles bleutées ne quittaient pas l'horizon ensoleillé. Adja savait qu'elle devrait se montrer forte à leur arrivée, qu'elle ne devrait pas montrer ses larmes au risque de se vendre elle même. Contrairement à elle, sa mère et ses frères n'avaient aucun souvenirs de ce qui s'était passé jadis. La jeune femme devait donc taire ce bonheur et cette peur qui bouillonnaient en elle telle une flamme trop longtemps endormie.

*****

Légèrement essoufflée, Adja entra dans sa chambre d'hôtel. Il y faisait toujours une chaleur inexplicable, la jeune femme s'avançant vers la fenêtre alors qu'elle entreprit de l'entrouvrir. Un vent frais s'engouffra peu à peu dans la chambre tamisée, Adja posant ensuite ses affaires sur la table à manger tandis qu'elle inspira doucement.

Elle n'avait pas arrêtée de la journée, montant sans cesse les marches de l'université alors que c'était, sans nul doute, la pire de la semaine. Leurs professeurs les surchargeaient de travail. La jeune femme n'avait même pas encore commencé son mémoire que d'autres devoirs s'acharnaient sur eux. Épuisée, Adja s'allongea sur le canapé, ses prunelles se fondant sur le plafond tandis que ses mains se joignirent entre eux comme pour reprendre sa respiration.

Soudain, la sonnerie de son portable retentit dans l'antre de la pièce. La jeune femme arqua légèrement l'un de ses sourcils, ses doigts fins entourant la coque de son téléphone alors qu'elle porta son regard bleuté sur l'écran lumineux. Au nom qui s'y affichait, son coeur se mit à battre plus fortement contre sa poitrine. A chaque fois qu'elle le voyait, c'était comme si un rêve l'encerclait de sa caresse irréelle. Une voix féminine s'échappa du portable telle une mélodie fine et limpide, un fin sourire d'émotion se dessinant peu à peu sur les lèvres de la jeune femme tandis que de légères larmes entreprirent de remplir ses yeux dorées :

Bonsoir ma chérie. Avec tes frères, on voulait avoir de tes nouvelles. Comment vas-tu?

Son ton tintait d'inquiétude, Adja fermant doucement ses prunelles alors qu'elle goutait pleinement à ce chant si longtemps oublié. Comme cela lui faisait du bien de l'entendre. Comme cela l'avait manqué. Jamais elle n'aurait crue pouvoir revivre un tel moment. Sa mère était belle et bien vivante. Elle était belle et bien là, à l'autre bout du fil comme si rien ne s'était passé. Se redressant, la jeune femme ne put retenir un nouveau sourire.

- Je vais bien maman. Je me plait beaucoup dans cette ville je t'assure.

Malgré ce qui s'y trouvait, Ghost Island lui apportait un nouveau souffle, une nouvelle raison d'espérer. Sans Samuel, elle serait peut être revenue auprès de sa famille mais en prenant du recul, elle n'en éprouvait aucun regret. Certes, Adja les aimait plus que tout mais sa vie demeurait désormais ici, auprès de son aimé comme auprès de ses amis. Elle savait que sa mère et ses frères n'attendaient que son retour, qu'ils ne comprenaient pas sa décision cependant, ils devront un jour comprendre qu'elle avait prit définitivement son envol.

Que dirais-tu de venir passer un weekend à la maison? Ton ami serait d'ailleurs le bienvenu. Je dois dire que je suis plutôt impatiente de le rencontrer.

A ces mots, Adja ne put retenir un léger rire. Lors de leur dernière conversation, elle lui avait parlé de Samuel. Bien évidemment, elle était restée plutôt vague sur leur relation, ne voulant pas aller trop vite mais sa mère l'avait contrainte à lui dire la vérité à force de question piège. Ses joues prirent légèrement une teinte rosée aux pensées de son aimé. La jeune femme avait encore du mal à réaliser au bonheur qu'elle vivait. Cela faisait déjà une semaine qu'ils sortaient ensemble, sa présence suffisant à faire battre son coeur alors qu'il lui apportait tout ce qu'elle désirait au plus profond de son être.

- Je lui en parlerai c'est promis.


*****

A ce souvenir, un fin sourire illumina les traits de la jeune femme. A son plus grand soulagement, Samuel avait accepté l'invitation. Adja ne saurait dire quelles en étaient les raisons mais sa présence lui donnait assez de force pour combattre cette peur qui l'oppressait depuis leur départ.

A leurs côtés, le paysage continuait de défiler sous leur yeux. Ils n'étaient plus qu'à quelques mètres de la ville qui avait bercée jadis son enfance. La jeune femme pouvait reconnaître la vaste forêt qui leur faisait face, les hautes montagnes régnant dans le lointain alors que la nature même semblait s'agenouiller à leurs pieds.

- Nous sommes presque arrivés....

Sa voix était à peine aussi audible qu'un souffle de vent, Adja prenant une grande bouffée d'air tandis que le volant semblait bouger sous ses doigts tremblants......

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Samuel E. Jekyll

MessageSujet: Re: Moments qui font que nous sommes un. [pv Adja, Samuel/Berith]  Lun 3 Jan - 0:06

Les paysages se succédaient les uns aux autres alors qu’ils roulaient vers la ville natale d’Adja. À vrai dire il était aussi anxieux qu’elle mais il ne voulait pas le lui montrer. Il se contentait donc de regarder la route en silence afin qu’Adja ne perçoit pas son regard inquiet. Il avait un mauvais pressentiment, autre qu’une éventuelle intervention de la part de Berith. Il ne savait pas comment l’expliquer. Il se contentait donc d’observer le paysage en se perdant dans ses pensées.

****

Quand Adja lui avait dit qu’elle allait passer le week-end chez sa mère, il pensait qu’elle le prévenait juste, qu’il ne s’inquiète pas de ne pas la voir. Mais quand elle lui dit qu’il était invité, il avait hésité durant quelques secondes. Adja aurait probablement voulu se retrouver en famille auprès de sa mère retrouvée et de ses frères guéris. Mais quand il vit son regard face à son hésitation il accepta, comprenant qu’elle aurait plus besoin de lui que jamais là-bas. Adja aura besoin d’un soutien, de quelqu’un qui sait la vérité.
Il avait donc accepté et le vendredi, il prépara ses affaires. Au départ il pensait qu’ils allaient voyager en train ou peut-être même en avion mais elle avait finalement choisi la voiture.

****

Samuel sortit de ses pensées et vit qu’Adja avait les mains qui tremblaient. Ce n’était pas la première fois depuis le début du voyage que ça lui prenait. Son angoisse ne la quittait pas mais elle devenait plus visible à certains moments. Samuel prit délicatement la main droite d’Adja, la détachant du volant, et la serra.


- Ne t’en fais pas… Nous sommes là.

Avant, Samuel aurait dit « je suis là » mais maintenant c’était différent, Berith était bel et bien là et le nier en l’ignorant ne servait à rien. De plus, il savait que si Berith venait à prendre le contrôle, il soutiendrait Adja et il ferait comme s’il était toujours Samuel devant les proches d’Adja. C’était ce petit accord qu’ils avaient passé et il savait que Berith s’y tiendrait, il tenait trop à Adja pour s’amuser avec sa famille. Ce qui inquiétait Samuel était tout autre, il savait que quelque chose clochait dès qu’ils avaient quitté Ghost Island.

****

La voiture roulait depuis quelques minutes, commençant son long voyage : environ 19 heures de route, sans compter les arrêts. Ils seraient à Minot en début de soirée du lendemain. Ce serait long, mais plus rapide et surtout plus confortable que les diligences auxquelles il avait été habitué. Pourtant quelque chose se passa et il su à cet instant même qu’il allait se passer quelque chose là-bas. Quand ils passèrent la frontière de la ville, il sentait comme un poids à la poitrine et un épuisement s’empara de lui. il le dissimula à Adja, mais il su à cet instant qu’il était plus vulnérable : Berith aussi se sentait affaibli et ça, ce n’était pas bon signe.

Qu’est-ce qui se passe ?
Foutu révérant… Il a mis une protection pour contenir tout ceux que le Livre avait emprisonné dans la ville où il a été ouvert. Si on n’a pas traversé la vitre arrière, attiré par la ville c’est parce que nous sommes puissants mais…
Passer au travers nous affaiblit.
Exact. Tu peux souffler, je ne pourrais pas trop prendre le contrôle, même si tu le voulais ça ne durerait pas longtemps.
Dans ce cas on devra exécuter notre plan rapidement.

Quand Samuel avait percuté qu’il serait probablement dans la même ville que le père d’Adja, il se souvient de ce que Berith lui avait promis. Ils avaient donc décidé, Berith et lui, d’en profiter pour tenir cette promesse.
La sensation de fatigue partie brusquement mais Samuel sentait que Berith était toujours affaibli. Heureusement qu’il ne s’agissait que d’un week-end, il pourrait voir combien de temps il pouvait quitter Ghost Island sans risque.

****

Ils roulèrent sans réellement s’arrêter, par moment il obligeait même Adja à en faire pour elle. Il regrettait de ne pas savoir conduire, contrairement à Berith. Ils auraient pu se relayer. Avec toute cette route, Adja serait exténuée et elle risquerait d’être plus sensible face à sa famille retrouvée.
Quand la nuit tomba, Samuel aurait préféré qu’Adja trouve un motel pour la nuit, mais elle lui assura que ça allait et conduisit jusque vers les 20 heures. Ils parvinrent à trouver un motel au beau milieu du Montana. Et chose possible : il était dix fois plus miteux que celui de Ghost Island. Mais la nuit n’était pas chère, ça compensait.
Samuel eut même une petite frayeur quand la porte commença à coincer. Déjà que celles de Ghost Island commençait à l’agacer sérieusement, bientôt il y en aurait une qui volerait en éclat, ce n’était pas pour que ça le poursuive dans le Montana.

La voiture ne t’arrange pas on dirait. Reste calme ou tu vas effrayer Adja, la pauvre est suffisamment fatiguée.
Il n’avait pas tout à fait tort, Adja avait besoin d’un bon lit et s’il défonçait la porte, il faudrait changer de motel et elle n’avait pas besoin de ça.
En jouant un peu avec la clé, il parvint à ouvrir la porte.

Ils ne traînèrent pas pour manger, se contentant d’une boîte de raviolis. Cela fit d’ailleurs sourire Samuel : c’était ce qu’il avaient mangé le soir de leur rencontre.
Une fois le repas fini, il fit la vaisselle pendant qu’Adja allait se coucher. Même s’il se sentait affaibli loin de Ghost Island, il restait toujours en meilleure forme que sa compagne. Mais il ne traîna pas. Il faisait beaucoup plus froid dans le Montana qu’à Ghost Island en temps normal alors avec le dérèglement géologique… C’était comme passer du Sahara à l’Antartique. Il ne souffrait pas du froid : c’était comme s’il avait une part de l’enfer qui brûlait en lui, la chaleur serait donc toujours plus fraîche que lui et le froid ne pouvait éteindre le feu sous sa peau.
Il rejoignit donc rapidement Adja afin de la réchauffer face à l’isolation douteuse de la chambre.

Ils avaient repris la route assez tôt pour ne pas arriver trop tard. Et comme ils s’y attendaient, ils arrivèrent en début de soirée, alors que le soleil se couchait. Quand ils approchèrent de la ville, il sentit Adja se tendre d’avantage et ses mains recommencèrent à trembler. Il s’empara donc une nouvelle fois de sa main afin de la rassurer et de lui rappeler ce qu’il lui avait dit la veille.


- Ne t’inquiète pas, tout se passera bien.

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Dernière édition par Samuel E. Jekyll le Mer 12 Jan - 20:36, édité 4 fois
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Adja Miara

❙ r a c e : Humain
MessageSujet: Re: Moments qui font que nous sommes un. [pv Adja, Samuel/Berith]  Jeu 6 Jan - 18:22

Les mains de la jeune femme tenaient toujours nerveusement le volant. Aux dires de Samuel, Adja acquiesça, de fines larmes scintillants au creux de son regard alors qu'un fin sourire étira ses lèvres. « Tout se passera bien ». Comme elle espérait que ce soit le cas. Comment allait-elle réagir face à eux? Comment allait-elle se tenir quand elle goutera aux bras rassurants de sa mère? Son aimé lui avait murmuré la veille que Berith et lui même étaient auprès d'elle dans cette épreuve, Adja ne pouvant que les remercier d'avantage alors que leurs présence faisaient beaucoup. Comme jadis, Samuel prit l'une de ses mains dans la sienne, ses doigts rugueux entourant sa peau moite tandis que les tremblements s'affaiblissaient au ton de ce contact.

- Je l'espère....

Les yeux émeraudes de celui ci avait comme un impact rassurant sur elle. C'était comme si, en un simple regard, il avait le don de calmer ses appréhensions. Samuel ne montrait nullement ses propres sentiments mais ensemble, ils vaincront cette nouvelle épreuve, Adja se le promettant intérieurement alors qu'elle reporta ses prunelles sur la route déserte.

Ici, le climat était si différent de celui de Ghost Island. La chaleur étouffante avait laissé place au froid glacial, la jeune femme montant un peu plus le chauffage de sa voiture tandis que ses doigts glissèrent de nouveau sur la main moite de son aimé. Tel un étau des plus tendre, Adja l'enlaça silencieusement, sa voix s'élevant dans l'habitacle alors qu'elle murmura :

- Merci. Je suis heureuse que vous soyez là.

C'est ainsi qu'ils finirent la route, les arbres les entourant de ses hauteurs tandis qu'ils s'enfoncèrent dans la campagne la plus éloignée de la ville.....

****

Une petite maison aux allures apaisante commençait à se dessiner à l'horizon. Une voûte de fumée s'échappait de la cheminée, celle ci s'élevant vers les cieux tandis qu'elle vacillait légèrement sous la force du vent. Le coeur frappant de plus belle sa poitrine, Adja entreprit de couper le moteur de sa chevrolet. Sa voix était devenue à peine aussi audible qu'un souffle, ses longs cheveux bruns glissant doucement sur sa peau satinée alors qu'elle la regardait d'un air lointain et inquiet :

- On y est....

Inexplicablement, elle n'était plus sûr de vouloir y aller. Tournant la tête sur le côté, la jeune femme ancra ses prunelles bleutées dans celles limpides de l'homme. Ses traits de visage étaient déformés par la peur, ses yeux luisant d'une certaine lueur alors qu'elle semblait prier Samuel de lui venir en aide :

- Je sais que ça peut paraître stupide mais je sais pas si j'en aurai la force. La dernière fois que j'ai vue ma mère, elle était allongée sur le sol. Sa peau était si froide que mes mains frissonnaient rien qu'aux contact de mes doigts sur les siens. Quand à mes frères..... Ils étaient constamment en train de se droguer sans vraiment s'apercevoir que j'étais là.....

Tant de souvenirs enchainaient son âme comme celui où ses bras avaient enlacés le corps froid de sa mère afin de la réveiller de son sommeil éternel. De la savoir vivante était une chose, de la revoir après cet instant en était une autre. Adja n'était plus sûr d'avoir assez force pour y faire face. Elle avait tellement peur de s'effondrer, de vendre ce qu'elle savait. La jeune femme n'était même plus sûr de réussir à faire comme si de rien n'était.

Brisant le contact oculaire qu'elle avait établit avec son aimé, Adja porta ses prunelles sur le volant. Elle ne semblait, par ailleurs, plus le voir, ses doigts tombant dans le vide alors qu'elle posa brièvement sa tête contre lui. Inspirant longuement, la jeune femme se redressa. Il ne fallait pourtant pas qu'elle abandonne, pas maintenant. Ils auraient fait ce chemin pour rien et elle ne voulait pas leur faire cet affront. Doucement, Adja ouvrit la portière, s'engouffrant à l'extérieur tandis que le froid entreprit de la percer de sa caresse. Entourant ses bras entre eux comme pour se protéger du vent, la jeune femme se dirigea vers Samuel, lui offrant un fin sourire alors qu'elle se posta à ses côtés.

Soudain la porte s'ouvrit. Une femme brune en sortit joyeusement, sa longue jupe noir flottant au gré de l'air tandis que ses yeux pétillaient d'une certaine lueur. Dans des pas précipités, elle se rapprocha d'eux, ses bras entourant les épaules de sa fille alors qu'elle la porta tout contre son coeur.

Ma chérie. Si tu savais à quel point on est heureux que tu sois là.

Adja en restait immobile, frissonnante dans ces bras qu'elle avait apprit à oublier. Elle était bel et bien là, vivante comme auparavant. Sa mère respirait la joie de vivre, cette joie de vivre qu'elle avait tant aimé dans le passé. Retenant ses nouvelles larmes, la jeune femme l'entoura à son tour de ses bras frêles. Merci Berith.... Merci de l'avoir ramené à la vie.... Elle ne saurait dire si le démon pouvait l'entendre mais elle voulait qu'il sache, qu'il comprenne que ce pacte était l'une des meilleures choses qui ne lui soit arrivé. Bien malgré elle, une larme coula le long de sa joue, venant s'abattre sur le tissu coloré de sa mère alors que celle ci se dégagea légèrement d'elle :

Ah non! Je t'interdis de pleurer, sinon on risque de faire une chorale. Entrez je vous en prie, ce n'ai pas le moment d'attraper froid.

A ses dires, Adja ne put retenir un léger rire. Son ton cristallin parcourut la forêt endormie, disparaissant peu à peu dans le lointain tandis que sa mère les entrainait tout deux dans l'antre de la maison. Avec curiosité, celle ci regarda Samuel de haut en bas. Un vaste sourire étira une fois de plus son visage délicat, sa voix tintant de nouveau dans l'air alors qu'elle murmura à l'attention de sa fille.

Dit donc c'est un bel homme que tu nous ramène là. Je suis enchantée de faire votre connaissance Samuel. Je m'appelle Gwenola.

Avançant sa main vers l'avant, celle ci lui adressa un léger signe de tête. En haut de l'escalier, deux jeunes hommes firent leurs apparitions. Leur regard était pétillant mais une certaine méfiance y régnait. En silence, ils enlacèrent leur sœur, leurs prunelles guettant en même temps cet inconnu qui la volait en quelque sorte à eux. Pendant cet instant, Adja luttait pour ne pas tomber. Cette maison avait reprit cette vie qui avait accompagné son enfance. Elle avait l'impression d'y retrouver les rires de Karim et Firmin, elle avait l'impression d'entendre les chants de Gwenola, les chants de sa propre mère.....

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Samuel E. Jekyll

MessageSujet: Re: Moments qui font que nous sommes un. [pv Adja, Samuel/Berith]  Mer 12 Jan - 23:29

Samuel respira profondément alors qu’il voyait la fin de leur long voyage. Il percuta alors qu’il était stressé à l’idée de rencontrer la famille d’Adja. Pendant tout le long du trajet il avait été tellement obnubilé par l’angoisse d’Adja qu’il n’avait pas perçu la sienne. Ces personnes qu’il allait rencontrer… s’ils étaient là aujourd’hui, c’était parce que Berith les avaient ramenées, de la mort pour l’une et de l’enfer de la drogue pour les deux autres. Autre détail : c’était la famille d’Adja. S’il comptait vivre auprès d’elle, il devrait leurs plaire. Il ne voulait pas être l’origine d’un conflit entre Adja et sa famille. De plus, s’il avait leur confiance, peut-être accepteraient-ils sa nature car Samuel ne vieillira pas et à moins que chaque membre de sa famille ne devienne aveugle, ils finiront par découvrir que quelque chose clochait chez lui.
Pas bête comme idée. Si ça t’angoisse tant…
Samuel ne put retenir un léger grognement de mécontentement alors qu’il voyait où Berith voulait en venir. Et c’était hors de question : il ne toucherait pas à la famille d’Adja.
Le sens de l’humour quand tu es tendu, tu ne connais pas.
Samuel ne dit rien, se contentant de respirer profondément en se pinçant l’arête du nez.

Il resta un instant immobile avant de redresser la tête et de tourner son regard vers Adja. Elle avait probablement entendu son petit grognement mais il lui adressa un petit sourire rassurant. La jeune femme avait appris à repérer ses humeurs et certaines de ses réactions, Samuel le savait. Il savait donc qu’Adja avait compris que le grognement était destiné à Berith. Mais il ne lui dirait pas ce que le démon avait dit, même s’il ne s’agissait que d’une plaisanterie.

Ils arrivèrent peu de temps après. Samuel observa les lieux, c’était à l’écart de la ville sans être isolé pour autant. L’endroit semblait paisible et ce décor digne d’une carte postale était tout simplement magnifique.
La voiture s’arrêta et il sortit de sa contemplation pour regarder Adja. Elle était nerveuse et durant un cours instant, il vit dans son regard l’hésitation. Allait-elle finalement faire demi-tour ? Il l’en empêcherait, la raisonnerait. Il oublia alors sa propre angoisse, plus soucieux pour Adja. Allait-elle tenir le coup ?
Quand elle parla, Samuel voulut l’aider, lui donner le courage de continuer. Il lui attrapa donc sa main et y déposa un baiser réconfortant.


- Ne t’en fait pas… Allez, viens là.

Samuel se pencha vers Adja et la serra dans ses bras. Elle ne devait plus y penser. Berith avait modifié l’histoire de cette famille. Dès l’instant où leurs lèvres avaient scellé le pacte, la magie avait opéré et modifié le cours de l’histoire. Seule Adja et lui connaissait la vérité dorénavant.

- Ils t’attendent… Tu verras tout va bien se passer.

Il finit par libérer Adja et la laissa sortir. Il hésita un instant à rester dans la voiture le temps des retrouvailles, mais il se dit qu’elle aurait besoin de le savoir près d’elle. il sortit donc à sa suite.
Il resta tout de même en retrait lorsqu’il vit Adja avec sa mère, observant la jeune femme et sa mère avec un regard nostalgique.
Sa mère et Elizabeth l’enlaçait de la même façon.


Samuel avait 16 ans et il se tenait dans un fauteuil, face à la cheminée de sa chambre où crépitait un feu. Il lisait un vieux livre usé par les années. Une fois de plus, il lisait l’œuvre de Nicolas Flamel. Il la connaissait par cœur et pourtant, il ne pouvait s’empêcher de le relire, espérant trouver une piste, quelque chose qui lui avait échappé lors de ses précédentes lectures.
Un bruit de pas précipité vint jusqu’à ses oreilles et il posa son livre, un sourire aux lèvres.
Une fillette de 5 ans entra dans la chambre et se jeta dans ses bras.
Le regard tendre, il caressa les cheveux de sa petite sœur qui se recroquevillait contre lui.

- Qu’as-tu encore fait Eliz ?

La fillette leva ses grands yeux verts vers son grand frère en fronçant des sourcils. Elle était sourde et muette mais elle commençait à lire sur les lèvres mais elle n’avait saisit que son prénom, n’ayant pas vu les lèvres de son frère bouger avant.
Samuel reformula sa question, mais cette fois par le biais d’une danse gracieuse de ses mains et il mima également chaque mot. S’il voulait qu’elle apprenne à lire sur les lèvres, il devait également bouger les lèvres.

Une autre bruit de pas se fit et Georgia, la femme de ménage, arriva, l’air exaspéré. Il savait déjà ce qu’elle allait dire avant même qu’elle ne commence à parler.

- Monsieur, votre sœur…
- un chaton ?
- Oui. Sans vouloir être indiscrète Monsieur, comment avez-vous deviné ?

Samuel ne répondit pas de suite, observant sa petite sœur qui gardait les yeux accrocher à ses lèvres.

- Ses poignets. Les chatons sont joueurs et ne maîtrisent pas leurs griffes. Vous les avez désinfecté ?
-J'ai essayé Monsieur mais vous connaissez votre sœur, elle ne tient jamais en place..

Samuel regarda Elizabeth qui se grattait les mains. Elle n’aimait pas les désinfectants, sauf quand s’était Samuel qui s’en occupait. Même si cela lui brûlait, elle restait toujours tranquille quand elle était avec lui.

- Vous pouvez disposez Georgia. Je vais m'en occuper

Georgia prit congé du jeune Jekyll et retourna à ses occupations. De son côté, Samuel proposait à sa petite sœur de retrouver « ce petit filou de chat » quand il lui aura désinfecté les mains, dans une suite de gestes rapides et gracieux. Et la petite fille lui répondit de la même façon. Avant de monter sur ses genoux et de l’enlacer de ses petits bras.
Elizabeth enlaçait de la même façon que leur mère, Samuel l’avait remarqué à plusieurs reprises et à chaque fois un petit sourire tendre se dessinait sur ses lèvres.


Une fois de plus, il se demanda comment avait vécu sa famille car après tout l’accord qu’il avait passé avec Berith était que l’épidémie de choléra ne touche pas leur foyer. Samuel revint à lui, légèrement dérouté par ce souvenir.

Samuel observa alors la famille d’Adja avec plus d’attention. Il voyait les frères de la jeune femme qui l’observait au loin. Des frères protecteurs, il savait parfaitement ce que c’était que de se sentir responsable d’une petite sœur.

Je n’aime pas comment ils nous regardent.
Calme-toi, ce n’est rien. J’aurais regardé de la même façon n’importe quel homme qui aurait tourné autour de ma sœur, près à le mettre en pièce s’il lui brisait le cœur.
Samuel, j’ai une idée : on embrasse Adja sous leurs yeux.
Tu tiens à nous tuer ?


Apparemment Berith trouvait cela amusant, mais il entendit dans son rire qu’il était fatigué et cela l’inquiéta. Lui-même sentait la fatigue, probablement dû au long voyage en plus d’être loin de Ghost Island. Il n’en avait pas parlé à Adja, il ne voulait pas l’inquiéter.

Il cacha donc son inquiétude et afficha un sourire courtois quand il vit la mère d’Adja arriver vers lui, débordante d’énergie. Il comprit à cet instant de qui Adja avait le plus hérité. Il serra la main qu’elle lui offrit. Il espérait qu’elle ne remarquerait pas la chaleur anormale qu’il dégageait. En général, les gens ne faisaient pas attention à la chaleur des mains.


- Enchanté Gwenola. Je suis également ravi de faire la connaissance avec la famille d’Adja.

Samuel lança un petit regard vers Adja afin de s’assurer qu’elle allait bien et il fuit mine de ne pas avoir entendu la réflexion de Gwenola à sa fille.
L’ouïe des démons, quelle merveille. Plus rien n’est un secret quand on est dans les parages.
Samuel ne releva pas, mais il dû se concentrer pour ne pas rouler les yeux. Quand il était avec Adja, il avait pris l’habitude d’être naturel, mais avec sa mère à côté et les yeux des deux frères braqués sur lui, il devait faire attention ou ils allaient croire que leur fille ramenait un schizophrène.
Il alla se placer près d’Adja et attrapa tout de même sa main qu’il serra légèrement afin de la rassurer. Il l’interrogea également du regard afin d’être sûr qu’elle allait bien, qu’elle n’allait pas s’effondrer.

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Adja Miara

❙ r a c e : Humain
MessageSujet: Re: Moments qui font que nous sommes un. [pv Adja, Samuel/Berith]  Ven 14 Jan - 12:23

Un fin sourire étirait le visage de la jeune femme mais ses yeux étaient encore bercés de ses larmes. Son corps tremblait sous le poids de l'émotion, ses doigts fins se crispant entre eux tandis que ses prunelles glissèrent dans celles de Samuel comme pour s'y appuyer. Une nouvelle fois, cela l'apaisa. Il avait l'air tout aussi troublé mais il faisait face à ses propres appréhensions pour elle. Adja pouvait le lire dans son regard émeraude, ses mains s'amarrant aux siennes comme pour les bercer de ses chaleurs infinies. Il s'inquiétait aussi de son état, son regard s'ancrant au sien afin de s'assurer qu'elle n'allait pas s'effondrer d'un moment à l'autre. Comme pour le rassurer, la jeune femme lui offrit un doux sourire, sa tête s'inclinant légèrement vers l'avant alors qu'elle lui répondit silencieusement....

****

Une odeur à la fois apaisante et sucrée flottait dans la maison. Doucement, Adja huma cet air qui l'avait tant manqué. Elle était la même qu'autrefois, son enfance l'envahissant de doux souvenirs tandis qu'elle porta son attention sur les alentours. Cinq cadres étaient disposés sur un meuble au ton ancien. Tous affichaient des rires innocents, leurs regards pétillant d'une douce lueur alors qu'ils regardaient joyeusement l'objectif. La dernière fois qu'elle les avait vue, ils étaient éparpillés sur le sol, des morceaux de verres les brisant en leurs centres tandis que les couleurs semblaient s'être éteintes avec le temps. Dans des pas hésitants, la jeune femme s'en approcha. Ses doigts entourèrent la première photo comme n'osant y croire. Karim et Firmin l'encadraient de leurs bras protecteurs, la jeune fille se trouvant au milieu alors qu'elle semblait s'en complaire. Un arbre fleurit les dépassait de sa grandeur, ses feuillages ressemblant à un halo tandis que l'une d'elle avait prit place dans la chevelure légèrement dépareillée de son frère ainé. Ils semblaient si jeunes et insouciants. Une larme coula malgré elle sur sa peau dorée, Adja entreprenant de le reposer alors qu'elle ancra ses yeux bleutées dans ceux de son aimé comme pour le rassurer à nouveau de son état.

La voix claire et jovial de sa mère reprit sa place dans la pièce éclairée, leur intimant d'un geste de la main de se rendre vers le salon.

Ne restez pas dans le couloir. Je vais nous préparer des tasses de thé.

Un nouveau sourire éclaira les traits fins de la jeune femme. Comme Gwenola respirait la joie de vivre d'autrefois, son ton limpide arpentant les murs de la maison tandis qu'elle fredonnait à présent une mélodie celtique. Sa main s'amarrant à celle de Samuel, Adja l'entraina dans la petite pièce à côté. Une cheminée était disposée en face d'eux, ses flammes jaillissant en son centre alors qu'elles répandaient la chaleur de ses crépitements. Deux canapés en cuir l'entouraient comme deux astres accompagnant le règne de leur maitre. Karim et Firmin les suivaient sur leurs traces. Leurs traits étaient inexplicables, leurs prunelles ne lâchant pas la silhouette massive de son aimé tandis qu'ils faisaient attention à chacun de ses gestes.

Une fois assit, ceux ci se mirent spécialement en face de Samuel, prêt à le soumettre à un interrogatoire alors que tant de questions leurs brulaient la langue. Légèrement mal à l'aise, Adja se tortilla sur le canapé. Elle voulait les intimer de rompre leur jeu un peu trop fraternel à son goût mais rien ne semblait les arrêter dans leurs quêtes toutes nouvelles. En les regardant plus profondément, la jeune femme voyait à quel point la drogue les avait rendu différent que maintenant. Leurs visages ressemblaient, par ailleurs, beaucoup plus au sien. Karim laissait apparaitre une barbe de quelques jours, ses cheveux mi-long tombant sur la surface carré de son épaule tandis qu'il avait un air plutôt sauvage et intrépide. Firmin quand à lui, avait un air beaucoup plus studieux, ses cheveux court se dressant en pique alors que ses yeux avaient quelque chose de mystérieux. L'ainé s'accouda fièrement sur le rebord du canapé, ses doigts s'enlaçant entre eux tandis qu'il demanda à l'adresse de Samuel :

Que faites-vous dans la vie?

Les joues de la jeune femme prirent une légère teinte rosée. Se tournant vers son aimé, celle ci lui demanda pardon du regard. Elle ne s'attendait pas à ce qu'ils fassent une chose pareille. Même sous l'effet de la drogue, ils lui avaient montrés à quel point ils pouvaient être sur protecteur à son égard mais elle avait bien souvent été vouée à elle même quand elle en avait le plus besoin. Une part d'elle leur en voulait toujours mais Adja était bien trop heureuse de les retrouvée qu'elle garda ses remords au plus profond de son être. Reportant son attention sur Karim, la jeune femme murmura de sa voix à peine aussi audible qu'un souffle de vent :

- Arrête s'il te plait.....Ne commence pas.

Firmin quitta son silence inquiétant pour répondre en premier à sa sœur. Se courbant légèrement, il prit appui sur ses genoux tandis qu'il ancra ses prunelles dans les siennes :

Nous nous informons juste sur notre futur beau frère. Depuis combien de temps vous sortez ensemble?

Il ne manquait plus que le crayon et le papier pour parfaire à leurs attitudes. Avant de sombrer dans la cocaïne, Firmin s'était engagé au sein de la police. De toute évidence, le pacte l'avait remit dans ce chemin, aucun sourire ne transperçant son visage alors qu'il s'était de nouveau tourné vers Samuel en quête d'y trouver les réponses. Soupirant, Adja porta sa main droite à son visage. Elle était profondément désolé pour son aimé, ne voulant nullement qu'il se trouve dans une telle situation tandis qu'il semblait y faire face sans broncher.....

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Samuel E. Jekyll

MessageSujet: Re: Moments qui font que nous sommes un. [pv Adja, Samuel/Berith]  Sam 15 Jan - 23:29

Quand Samuel pénétra dans la demeure, il sentit une douce chaleur l’envahir. Mais cette chaleur n’avait rien à voir avec le feu qu’il entendait crépiter dans l’âtre d’une cheminée dans une pièce adjacente. C’était celle qui remplissait les foyer où il faisait bon vivre et que certains foyer n’aurait jamais tant leur occupant était glacial.
Il tenait toujours la main d’Adja et il ressentait sa présence entre ses murs. Il avait l’impression que s’il fermait les yeux, il entendrait le rire de la jeune femme lorsqu’elle était enfant.

Il vit Adja s’arrêter devant les cadres qui se trouvaient dans l’entrée et il put ressentir toute sa peine. Il ne s’était pas entièrement lié avec elle mais il pouvait ressentir le chamboulement qu’elle éprouvait. La dernière fois qu’elle avait quitté cette demeure était probablement un de ses pires souvenirs. Il guetta donc le moindre signe de faiblesse, il voulut même dépose un baiser sur sa nuque afin de lui donner la force de ne pas flancher, mais il n’osait pas le faire devant sa famille et encore moins devant ses frères qui guettaient le moindre de ses gestes.
Adja tint toutefois bon. Malgré son aspect fragile, elle avait une force intérieure qu’on pouvait ne pas deviner.

Ils passèrent au salon et comme il s’y attendait, les frères d’Adja passèrent à l’interrogatoire dès que leur mère fut dans la cuisine.
Évidemment, les questions semblaient anodines mais quand on était un démon rien était anodine. Adja le savait d’ailleurs car elle intervint. Samuel posa quand même sa main sur celle de la jeune femme en lui adressant un sourire serein.


- Ne t’en fais pas Adja, c’est normal qu’ils s’inquiètent. C’est le rôle de tout grand frère.

Il adressa un regard compatissant à Firmin afin qu’il sache que lui aussi savait ce que c’était que d’être grand frère. Cela le fit d’ailleurs percuter que suite à son pacte, sa petite sœur avait eu une deuxième chance. Elle avait donc grandi et était devenu une femme. Une femme qui trouva un mari, du moins il l’espérait car même s’il aurait accueilli le prétendant de sa sœur avec un fusil, il aurait été le premier à se réjouir de la voir avec un homme aimant qui aurait su prendre soin d’elle comme lui l’avait fait quand elle était petite.

- J’aurais fait de même pour la mienne…

Samuel ressaisis-toi.
Samuel avait dit cette phrase sur un ton bas, comme pour lui-même, alors que son regard était devenu évasif pendant un cours instant. Il se ressaisit tout de même, rappeler à la réalité par Berith.
Avec de la chance il avait eu la sympathie des deux frères en se plaçant lui aussi comme étant un grand frère, enfin plutôt comme ayant été un grand frère.

Ils attendent toujours une réponse tu sais ? J’aimerais bien voir leur tête si tu leurs disais la vérité.
Oh mais ne t’en fais pas je vais leur dire la vérité.
Vraiment ?
Oui… Enfin, partiellement.
Ne lésine pas sur le « partiellement ».

Samuel ne comptait pas leur mentir mais il n’allait pas dire toute la vérité.

- Je me suis installé à Ghost Island dernièrement donc je n’ai pas encore retrouvé d’emploi mais je compte postuler dans les hôpitaux des alentours pour reprendre mes activités de médecin.
Je ne sais pas pourquoi mais je sens qu’ils vont aimer. Un médecin ça fait toujours plaisir à la belle-famille.
Dans ce cas croise des doigts pour qu’on nous embauche.
Tu sais, un coup de fil et…
Laisse tomber, je n’ai rien dit.


Combien de personne connaissaient-ils ? Quand ils étaient sortis du livre, il n’avait eu le contrôle que peu de temps, à peine quelques jours, le temps que le sceau se fortifie. Il n’avait pas eu le temps d’avoir suffisamment de contacts pour avoir le bras aussi long. Quoique… Avec Berith il pouvait s’attendre à tout.
Durant ce cours instant de discussion avec lui-même, il avait laissé le temps aux deux frères d’évaluer sa réponse. Mais il restait une deuxième question et c’était probablement la plus délicate. Il avait pu laisser de côté les activités de Berith assez aisément mais pour sa rencontre avec Adja. Il réfléchit un court instant avant de trouver la réponse adéquate.


- Notre rencontre était un peu guidé par le hasard. Nous nous sommes croisés en pleine forêt, Adja faisait une de ses randonnées. En discutant nous avons découvert que nous étions tous deux de nouveaux arrivants à Ghost Island et que nous séjournions au même motel. Le hasard a fait que nous soyons voisins.
Vu sous cet angle, on dirait un conte de fée.

Malgré l’ironie de Berith, il était vrai que raconté comme il l’avait fait, cette rencontre avait l’air idéal. Il avait passé sous silence l’état dans lequel il était, le fait qu’Adja se soit perdue et que Berith se soit manifesté cette nuit-là pour prendre l’âme d’Adja. Là tout de suite, s’était plus le film d’épouvante.

- Quand j’ai croisé son regard et que j’ai pris sa main pour la raccompagner… J’ai su.

Samuel avait quitté les frères du regard pour fixer Adja dans les yeux, qu’elle sache que dans cette forêt, malgré ce qui avait pu se passer et la terreur qu’il lui avait infligé, il avait su qu’il allait se lier à elle. Même s’il ne semblait pas savoir de quelle façon, il avait commencé à l’aimer dès cet instant au plus profond de lui.
Il voulait qu’elle le sache et quand Samuel la regardait dans les yeux, il se doutait qu’elle y verrait l’ombre de Berith car à cet instant, s’était tout son être qui lui hurlait « je t’aime ».

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Dernière édition par Samuel E. Jekyll le Sam 22 Jan - 18:38, édité 1 fois
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Adja Miara

❙ r a c e : Humain
MessageSujet: Re: Moments qui font que nous sommes un. [pv Adja, Samuel/Berith]  Sam 22 Jan - 14:00

Les joues de la jeune femme gardaient inlassablement ce ton rosé, sa main fine glissant peu à peu sur la surface de sa peau alors qu'elle ancra ses prunelles dorées dans celles, impénétrables, de son aimé. Comme pour la rassurer, celui ci posa sa main sur la sienne, lui adressant un sourire serein tandis qu'il lui murmura de ne pas s'inquiéter. Le coeur toujours battant, la jeune femme le lui rendit en retour. Elle était rassurée que Samuel prenait sereinement l'interrogation osée de ses frères, ses doigts encerclant ceux, chauds, de son compagnon tandis que son regard se porta de nouveau dans ceux flamboyants de Karim et Firmin.

Au geste tendre de Samuel, l'ainé se redressa d'avantage, ses mains se joignant entre eux alors qu'il toussota légèrement comme pour ne pas se laisser trahir par ses propres pensées. Inexplicablement, il n'éprouvait aucune confiance à son égard. Ne disait-on pas que l'apparence n'était qu'une façade? Qu'elle permettait de cacher la vérité aux yeux de ses interlocuteurs? Sans se déstabiliser, l'homme entreprit de répondre à leurs questions, leur murmurant qu'il aurait fait de même avec la sienne tandis qu'une lueur de regret semblait désormais danser au centre de ses yeux. A ses mots, Adja serra plus fortement la main de Samuel comme pour lui murmurer sa présence. En cet instant, elle pouvait sentir de la tristesse émaner de son âme, son corps restant cependant serein alors que sa voix s'était faite plus basse. Surprit par une telle réponse, Karim baissa doucement la tête, comprenant peu à peu le sens de ses paroles tandis qu'il murmura d'un ton beaucoup moins assuré :

Je suis désolé pour votre sœur.....

Il se sentait profondément gêné, jetant un bref regard à son frère alors que celui ci ne cessait d'épier silencieusement leur invité. Firmin préférait ne rien dire, se contentant de hocher légèrement la tête tandis qu'il ne lâchait pas son regard du sien. Perdre une sœur était la pire crainte de tout frère, ses prunelles glissant sur Adja alors qu'il s'imaginait que trop la souffrance que cela impliquerait. C'était pour cette raison qu'il était ainsi avec Samuel. Être policier n'était pas de tout repos, les viols et les agressions faisant partis intégrante de son métier tandis qu'il y faisait face chaque jours. Qui leur disait que cet homme n'allait pas la battre prochainement? Qui leur disait qu'il n'avait rien à se reprocher alors qu'ils ne connaissaient nullement sa vie? Pour certain, son jugement hâtif pouvait être qualifié de paranoïa mais pour l'ainé, c'était une chose importante à vérifier pour le bien de leur sœur.

Se reprenant, Samuel continua à répondre à leurs questions. Il leur murmura que son ambition résidait dans la médecine, étant par ailleurs, déjà diplômé tandis qu'il cherchait un hôpital pour y exercer. Karim poussa un sifflement admiratif, un fin sourire étirant son visage alors qu'il murmura d'une voix enjouée :

Un médecin dans la famille, on en a de la chance. Bon Adja, moi je te donne mon accord pour que tu reste avec lui.


La jeune femme ne put s'empêcher d'émettre un léger rire, le remerciant tout de même du regard tandis que celui ci avait pleinement baissé sa garde pour elle. Firmin cependant, c'était une toute autre histoire, celui ci restant froid et silencieux alors que cela ne semblait pas le rassurer outre mesure. Un léger silence passa dans le lointain, Samuel réfléchissant quelque instants à la dernière question tandis que sa voix reprit peu à peu son court dans l'air sucré. Leur rencontre semblait s'être faite sous la lueur des étoiles, leurs pas se croisant dans une forêt inconnue tandis qu'un amour soudain les avait frappé sous le signe d'Aphrodite.

A ses côtés, Adja fut frappé par ses dires. Son coeur battait irrégulièrement au creux de sa poitrine, un sourire émue étirant les traits fins de son visage alors qu'elle posa doucement sa tête contre la surface de son épaule. Elle aurait put rester ainsi pendant des heures mais les regards inquisiteurs de ses frères fit qu'elle se redressa presque immédiatement. Karim leva les yeux au ciel, ses bras se croisant entre eux tandis qu'il affichait, dorénavant, un visage des plus jovial mêlé d'amusement.

Un vrai conte de fée. Ça ne m'étonne pas de toi petite sœur.


Ne relevant pas les mots de celui ci, Adja ancra ses prunelles dorées dans celles émeraude de son aimé. Une douce lueur y régnait, lui murmurant intérieurement son amour alors que celle ci fut comme transportée par le poids de ce regard. Elle aurait voulut lui dire à son tour « je t'aime », lui dire que quoi qu'il est put se passer et quoi qu'il se passera dans le lointain, elle l'aimera toujours aussi fortement que la première fois où ils s'étaient rencontrés. Aucun des deux n'avaient sut ce jour là que leurs sentiments étaient plus fort qu'ils ne l'auraient crut mais dorénavant, il n'y en avait plus aucun doute.

En effet.... un vrai conte de fée....


A ses mots à peine audible, la jeune femme ancra son regard sur Firmin. Celui ci se redressa, jetant un dernier regard lointain à Samuel avant de le glisser de nouveau sur sa sœur. Un fin sourire étira son visage emplit de dureté, s'approchant d'elle alors qu'il entreprit de l'embrasser sur le front.

Je dois retourner travailler. Fait attention à toi et n'hésite pas à m'appeler en cas de nécessité.

Adja soupira, arquant légèrement l'un de ses sourcils tandis qu'elle lui murmura par un seul regard d'être plus polie envers Samuel. Se résignant, Firmin tendit sa main en direction de l'homme non sans reprendre son air implacable qui était difficile à décrire.

Ravi de vous avoir connu Samuel et à ce soir sans doute....


Ses mots tintaient d'une légère menace, se faisant violence pour ne pas dire les paroles qu'il avait à l'esprit. Il aurait voulut lui dire qu'il l'avait à l'œil, qu'au moindre faux pas avec sa sœur lui vaudrait de sérieux ennuis mais un simple coup de coude de la part de Karim lui fit ravaler ses dires. Celui ci se tenait, par ailleurs, auprès de son ainé, lui tapotant la surface de son épaule alors qu'il semblait beaucoup plus détendu qu'à leur arrivée. Gwenola arriva quelques secondes plus tard, un plateau chargé d'une théière et de biscuit à la main. Sans prendre vraiment conscience de la tension qui animait silencieusement le départ de Firmin, elle l'embrassa joyeusement sur la joue, lui souhaitant une bonne journée tandis que celui ci disparut sans autre mot. Adja ferma doucement les yeux, inspirant longuement alors qu'elle pouvait sentir une colère silencieuse s'adresser à l'égard de son frère. Sentant les larmes lui venir à nouveau dans les yeux, elle se leva doucement, adressant un fin sourire à Samuel puis à sa mère alors qu'elle murmura d'une voix légère mais aussi faible qu'un souffle de vent :

- Je reviens tout de suite.

Puis, elle disparut à son tour derrière l'encadrement de la porte, sortant au dehors tandis qu'elle pouvait sentir le vent glacial lui fouetter le visage. Elle était à deux doigts de craquer, le comportement de Firmin alimentant ses émotions déjà fragile alors qu'elle posa sa tête contre la surface du mur en quête d'y trouver le calme....

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Samuel E. Jekyll

MessageSujet: Re: Moments qui font que nous sommes un. [pv Adja, Samuel/Berith]  Sam 22 Jan - 23:26

Samuel fit un léger signe de tête à Karim quand ce dernier compris le sens de ses paroles. Il sentait sa gêne et cela sembla lui faire revoir une partie de son jugement. Et il en eut la certitude lorsque celui-ci finit par l’accueillir à bras ouvert dans la famille en apprenant qu’il était médecin.
J’espère pour toi qu’ils embauchent dans la région.
Quand j’aurais le diplôme ça devrait aller.

Samuel sentit Berith soudainement fier et amusé. Qu’est-ce qu’il avait encore dit pour le mettre dans cet état ? Il avait encore fait quelque chose dont il n’était pas au courant ? Quand Berith prenait le contrôle, il arrivait que Samuel ait des moments d’absences et il ne parvenait à avoir accès qu’aux pensées que Berith voulait bien partager. Mais en réfléchissant à ses derniers dires et à une discussion antérieure, Samuel finit par deviner.
J’ai le diplôme, c’est ça ? Je possède d’autres choses dans le même genre sans le savoir ?
Rien de bien méchant, on a le permis de conduire. Et je me suis arrangé pour qu’on soit fiché comme n’importe quel citoyen des Etats-Unis, je surveille nos arrières qu’est-ce que tu crois.
Merci, sur le coup j’ai cru que tu avais investi dans une maison close.


Samuel serra un peu plus la main d’Adja afin de la rassurer. Ce petit échange avec Berith l’avait tout de même rassuré. Bien qu’il n’approuvait pas au départ les méthode de Berith, il s’était vite rendu compte que dans cette société, sortir de nulle part n’était pas à son avantage et Berith leur avait permis de se faire discret, du moins jusque là.
Et à cet instant précis, alors qu’il voyait toujours la méfiance de Firmin, il percuta à quel point Berith avait protégé leur secret. Adja lui avait dit que son frère était policier avant de tomber dans l’enfer de la drogue, il pouvait donc aisé faire une recherche sur lui et découvrir qu’il n’apparaissait nulle part. Mais maintenant ce n’était plus le cas. Samuel ne voulait cependant pas savoir comment Berith s’y était pris. Des fois il valait mieux ne pas connaître les méthodes d’un démon.

Quand Firmin se leva, prétextant devoir aller à son travail, Samuel devina ses attentions. Il aurait mis sa main au feu afin de vérifier le casier judiciaire du nouveau petit ami de sa sœur.
Samuel ne laissa cependant rien paraître et adressa un sourire au jeune homme tout en lui serrant la main.


- À ce soir, avec Adja nous ne comptons pas partir, rassurer-vous.

Il avait sentit la menace sous-jacente et son tempérament faisait qu’il ne pouvait qu’y répondre, tout en restant bien élevé. Le but n’était pas de provoquer Firmin mais de lui faire comprendre qu’il était le compagnon d’Adja et le fait qu’il puisse penser qu’il lui ferait du mal l’agaçait au plus haut point. Jamais il ne lèverait la main sur elle alors pourquoi allait-il penser une telle chose. Cela arrivait, malheureusement, mais ceux qui le faisait dégageait une violence et un mépris envers leur compagne que n’était pas présente chez lui.

Il suivit du regard Firmin jusqu’à ce qu’il croisât sa mère et partit. Samuel se sentit plus détendu. Il avait appréhendé ce moment dès l’instant où il avait su qu’il rencontrerait la famille d’Adja.

Ça aurait pu être pire.
Berith avait raison, à part cette légère tension, ça s’était plutôt bien passé et puis le sourire que Gwenola lui adressa lui réchauffa le cœur. Elle regorgeait d’une douceur maternelle qui lui rappelait sa propre mère.
À cet instant, il pensa au père d’Adja. Une femme aussi douce avait dû souffrir en vivant avec un homme aussi violent. Cette pensée renforça le désir de Samuel de voir cet homme mort. Même si ce serait Berith qui ferait le travail, Samuel tenait à être là, sentir sous leurs mains son sang et voir de leurs yeux la vie quitter cet être.

Samuel ne rien paraître sur son visage, un réflexe qu’il avait bien avant de rencontrer Berith. La société dans laquelle il avait vécu lui interdisait de montrer ses émotions et actuellement cela s’avérait plutôt utile.
Mais Samuel sortit de ses pensées quand il sentait Adja lui lâcher la main et sortir de la pièce. Il tourna la tête vers elle mais son regard était fuyant. Il sut alors qu’elle allait craquer. Il la laissa donc sortir et attendu une minute avant de s’adresser à Gwenola.


- Excusez-moi, où pourrait-ce me laver les mains ?

Gwenola lui indiqua la salle de bain et Samuel s’y dirigea. Mais il n’alla pas jusque là, il s’arrêta devant la porte où il vit la silhouette d’Adja à travers la vitre colorée.
Il ouvrit discrètement la porte et sortit la rejoindre.
Une fois arrivée derrière elle, il passa ses bras autour d’elle et la serra contre lui, les mains sur le ventre de la jeune femme.


- Tout va bien Adja… Tout va bien, ce n’est rien.

Il lui murmurait au creux de l’oreille, sachant que des larmes perlaient sur ses joues. Il n’aimait pas la savoir ainsi.
Il sentit alors une décharge familière lui parcourir l’échine. D’ordinaire il lutait quand il était avec Adja, mais quand il tenta de garder le contrôle, une vague de fatigue l’enveloppa. Loin de Ghost Island, il était affaibli.

Berith arrêt !
Je ne fais rien, je pensais plus intervenir ce soir. Notre corps s’affaiblit, il compense.

Visiblement, plus ils étaient loin de Ghost Island et plus ils s’affaiblissaient. Samuel se résigna donc à laisser la place à Berith.

- Ne pleure pas petit ange. Ne t’ai-je pas fait un merveilleux présent ?

Berith ne tenait pas à effrayer Adja, mais il préférait qu’elle le sache maintenant plutôt qu’une fois devant sa mère et son frère. Quand il prenait brusquement le contrôle, elle avait tendance à prendre peur.

- N’aie pas peur Adja. Je ne te ferais rien.

Berith tenait Adja dans ses bras avec la même douceur que Samuel. Il allait devoir faire comme s’il était Samuel. Si Adja commençait à avoir peur de lui, cela se verrait et ça alerterait sa famille.

- Avec Samuel, on est affaibli loin de Ghost Island, je ne sais pas pour combien de temps que suis là, ça peut être quelques heures comme quelques minutes.

Adja devait le savoir car Samuel pouvait reprendre le contrôle n’importe quand, autant qu’elle soit prévenue pour ne pas être prise au dépourvu.

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Adja Miara

❙ r a c e : Humain
MessageSujet: Re: Moments qui font que nous sommes un. [pv Adja, Samuel/Berith]  Mar 1 Fév - 14:20

Les bras croisés, Adja inspira longuement comme pour calmer cette boule d'angoisse qui s'était coincée au creux de sa gorge. Les yeux clos et la tête reposée, elle laissa le vent glacial lui caresser le visage. Peut-être avait-elle fait une erreur en venant ici. Peut-être qu'il était encore trop tôt pour voir cette nouvelle vérité en face. La jeune femme avait tenue jusqu'ici mais le comportement de Firmin avait brisé le peu de force qu'elle avait en elle. De les voir comme avant lui faisait, certes, chaud au coeur mais contrairement à sa famille, elle se rappelait de chaque détails de leur vie passée. Elle se rappelait encore de l'odeur acre de la drogue qui se répandait dans la maison, elle se rappelait encore du corps froid de sa mère quand elle le berçait en vain. Des images à jamais gravées dans son esprit. Des passages à jamais gravés dans son coeur.....

Soudain, la porte s'ouvrit dans un léger grincement, laissant ainsi apparaître Samuel tandis que la jeune femme garda les prunelles fermées comme pour bloquer ses larmes qui n'attendaient que son consentement pour couler. Sans un mot, seulement un geste, son aimé passa ses bras autour de sa taille. A ce contact, Adja tourna légèrement la tête en sa direction, calant son front au creux de son cou alors qu'elle pouvait sentir sa chaleur rassurante entourer son corps tremblant. Doucement, il la rassura de sa voix rauque, son ton grave glissant, telle une symphonie, dans ses oreilles tandis qu'elle acquiesça lentement à ses dires. Qu'aurait-elle fait si il n'avait pas été là? Que serait-elle même devenue si elle ne l'avait pas rencontrée? Samuel était certainement la plus belle chose qui lui soit arrivée et elle ne pouvait que remercier le ciel pour l'avoir mise sur son chemin cette nuit là. Ses doigts glissant sur la peau moite de son aimé, une larme s'échappa de ses yeux pour venir sillonner sa joue rosée. Elle ne pouvait plus les retenir, son coeur frappant inlassablement sa poitrine alors qu'elle entreprit de se blottir un peu plus contre lui.

Un long silence passa dans le lointain, seul le chant des oiseaux se faisant entendre tandis que la forêt semblait en union avec leurs mélodies. Adja se retourna peu à peu. Lentement, ses mains glissèrent sur le torse de Samuel, enfouissant sa tête contre sa poitrine alors qu'elle laissa enfin libre court à ce chagrin trop longtemps enfouit. Elle ne sentit pas tout de suite le changement de Samuel qui s'opérait, ses épaules tressautant sous le poids de ses larmes tandis que ses cheveux glissaient amèrement sur la surface de son visage. Ce fut seulement quand la voix de celui ci brisa la symphonie du vent qu'elle comprit que ce n'était plus son aimé qui se tenait au devant elle. Relevant son regard, elle eut un brusque mouvement de sursaut. De sa voix rauque, il lui murmura qu'il ne lui ferait rien, Adja ancrant ses prunelles bleutées dans les siennes alors qu'elle n'y voyait que la vérité. Inexplicablement, son corps se détendit, sa tête se reposant sur le torse du démon tandis qu'elle ferma de nouveau les yeux. En cet instant, la jeune femme n'avait pas envie de laisser libre court à sa peur. Après tout, Berith faisait partit de Samuel, il l'aidait comme son aimé le faisait à chaque instant. Inexplicablement, sa présence la rassurait autant que celle de l'homme.

- Je le sais.....

Son ton était à peine aussi audible qu'un souffle de l'air, ses mains se joignant entre elles alors qu'elle les amena vers son coeur battant comme une protection contre le froid. Le démon la tenait avec une douceur propre à Samuel, Adja s'y laissant guider tandis qu'elle resta immobile et muette aux creux de ses bras. Après un léger flottement, Berith reprit la parole. Doucement, il lui expliqua que lui et Samuel étaient affaiblis loin de Ghost Island, ne sachant combien de temps il aurait le contrôle de son corps alors que cela pouvait dépendre de quelques secondes, voir de plusieurs heures. A ses dires, la jeune femme acquiesça une fois de plus. En cet instant, elle était prête à lui accorder sa confiance, sachant au plus profond de son coeur qu'il ne toucherait nullement à sa famille. Bien que celui ci prenait parfois un malin plaisir à lui faire peur, il n'en restait pas moins prévenant avec elle, la protégeant de ceux qui lui voulait du mal comme un protecteur face à sa protégée.

Relevant lentement le menton, Adja ancra ses prunelles luisantes dans les siennes. Elle se demandait intérieurement quelle était la cause de cet affaiblissement, l'un de ses sourcils s'arquant légèrement sur la surface de son front tandis qu'elle murmura de sa voix limpide mais basse :

- C'est étrange.... Quel en est les raisons d'après toi?

C'était probablement la première fois que la jeune femme parlait ainsi à Berith. D'habitude, elle présentait toujours des signes de peur en sa présence, ne cherchant pas vraiment à élaborer une conversation alors qu'elle n'amarrait jamais son regard au sien comme ayant peur de sa réaction. Mais là, c'était différent. C'était comme si, pour la première fois, il la mettait à l'aise, ses bras autour de sa taille ayant le même impact qu'avec Samuel tandis que la jeune femme s'y laissait reposer. Reposant sa tête contre le torse du démon, Adja soupira légèrement, séchant doucement ses larmes alors que sa voix reprit le court du silence lointain :

- Je ne tiens pas à ce qui vous arrive quelque chose par ma faute. Si vous voulez qu'on rentre afin que vous repreniez des forces, je vous suivrai.

Sa place était auprès d'eux. Elle était à la fois heureuse et apeurée de voir ainsi sa famille reconstruite mais cette maison n'était plus la sienne depuis qu'elle était partie. La jeune femme en prenait pleinement confiance en cet instant précis et elle voulait que Samuel et Berith le sachent. Soudain, la porte s'ouvrit de nouveau, laissant cette fois ci apparaitre Karim sur le palier alors que celui ci s'accouda nonchalamment sur le cadran de l'entrée.

On vous cherchez partout les amoureux. Le thé est servit si vous ne voulez pas qu'il soit froid.


Il affichait un sourire des plus amusée, adressant même un petit clin d'œil à sa sœur tandis que celle ci lui répondit par un sourire. Heureusement qu'il était là. Contrairement à Firmin, il avait comprit que c'était à Adja de décider avec qui elle voulait sortir, ne s'y opposant plus alors qu'il semblait même vouloir intégrer Samuel au sein de la famille Miara. Sans un autre mot, l'ainé s'engouffra de nouveau dans la maison. Séchant au plus vite ses larmes, Adja amarra une fois de plus ses prunelles dans celles sombres de Berith. Ils devraient faire comme si de rien n'était, la jeune femme étant remplit d'une nouvelle force alors qu'elle prit une grande bouffée d'air frais.

- Nous devrions entrer si nous ne voulions pas les inquiéter plus longtemps. Heureusement que Samuel et toi vous êtes ici sinon je n'aurai pas eu la force de rester d'avantage....

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Samuel E. Jekyll

MessageSujet: Re: Moments qui font que nous sommes un. [pv Adja, Samuel/Berith]  Mer 9 Fév - 16:12

Berith sentit le sursaut d’Adja, ce qui le fit sourire. Elle faisait la différence entre Samuel et lui rien qu’au son de sa voix. Cela le fit sourire. Même s’il l’effrayait, elle resta contre lui et il resserra légèrement son étreinte.
Je n’aime pas la savoir comme ça.
Rassure-toi, moi non plus.

Berith s’inquiétait autant que Samuel pour Adja, il le montrait moins. Et il aimait jouer avec elle, c’était sa façon à lui de lui montrer son affection. Mais ce n’était pas le moment de s’amuser, Adja avait besoin de lui.

Berith jeta un regard vers son reflet et il vit Samuel qui enfouissait sa tête dans le cou d’Adja. Il était tenté de faire de même, mais Adja avait encore trop peur de lui pour qu’il se permette une telle proximité. Elle ne se retirait pas sous son étreinte, c’était déjà une belle avancée. Et quand elle lui parla, elle n’avait plus ce tremblement qu’elle avait d’ordinaire.


- Ce cher révérend avait prévu une « sécurité » au cas où l’on serait libéré. Quand ce gamin a ouvert le Livre, un champ de force s’est créé autour de Ghost Island afin de nous empêcher de nous répandre. Il n’est pas assez puissant pour nous retenir mais loin de ce champ nous sommes affaiblis.

Le ton de sa voix était posé, mais elle restait différente de celle de Samuel, un timbre légèrement différent mais audible que pour ceux qui connaissaient bien Samuel, comme Adja.
Il eut un mouvement de surprise quand il sentit Adja poser sa tête contre son torse. Commencerait-elle à se faire à l’idée que Samuel et lui étaient deux parties d’une seule et même personne ?


- Ne t’en fais pas pour nous. On reste. S’absenter un week-end ne va pas nous tuer.

Berith ponctua ses dires d’un baiser sur le front d’Adja. Elle allait probablement frissonnée ou avoir un mouvement de recul, mais il s’en fichait il voulait qu’elle sache qu’il la considérait comme sienne tout comme Samuel.
Peu de temps après, Karim vint les chercher. Évidemment, leur absence n’était pas passée inaperçue. Berith adressa un sourire au frère d’Adja, imitant Samuel à la perfection.
Une fois Karim rentré, Adja retint Berith un instant afin de le remercier, lui et Samuel.
Il lui remit une mèche en place et s’attardant sur sa joue dans une caresse.


- Nous t’avions promis d’être là pour toi, il ne pouvait pas en être autrement.

****
Berith avait toujours le contrôle après le dîner, quelques heures plus tard. Il avait vu la tension qu’elle avait dans les épaules, angoissée à l’idée que sa famille se rende compte que quelque chose clochait chez Samuel. Mais Berith avait su dissimuler sa vraie nature. Il doit cependant reconnaître que la coopération de Samuel l’avait aidé.

La famille Miara était dans le salon, Adja leur racontait sa vie à Ghost Island, avec un film en fond sonore. Berith avait prétexté un appel à passer pour se retirer dans la chambre d’Adja. Évidemment il n’avait aucun coup de fil à passer. Mais il voulait être sûr de ne pas être dérangé pendant qu’il tenait une promesse.

Berith posa son sac sur le lit d’Adja et l’ouvrit pour attraper un étui en cuir qu’il déplia. C’était un de ses étuis en cuir prévu pour les outils de menuiserie et qui se roulait. Mais ce qu’il contenait était une véritable collection d’armes blanches en tout genre. Il attrapa une des lames et la fit danser à la lumière de la pièce.
D’un regard en biais, il observa Samuel qui tenait lui aussi la lame avec un air déterminé.

Tu es sûr de vouloir être conscient ?
Plus que jamais. Je veux le voir mourir entre nos mains. Ce qu’il a fait subir à la famille d’Adja…


- Parfait… Dans ce cas, allons nous amuser.

Berith remballa ses affaires avant de mettre l’étui dans un sac qu’il avait prévu à cet effet. Il avait dissimulé le tout dans sa valise afin de ne pas mettre Adja mal à l’aise. Il lui avait promis de tuer son père mais elle n’avait pas besoin de savoir qu’il transportait un kit de torture et une arme à feu avec lui.
Il était presque prêt, il ne manquait plus que son revolver qu’il dissimulait dans sa valise. Il l’attrapa et le glissa à sa ceinture.

Avant de partir, il s’avança vers la commode d’Adja où y trônaient plusieurs photos. Il caressa du bout des doigts un de ses portraits où elle était souriante. Elle tenait un diplôme en main et avait cette tenue qu’on les jeunes diplômés. Elle était beaucoup plus jeune, elle devait avoir à peine 18 ans. Mais elle avait déjà ce magnifique sourire que Samuel et lui aimait temps, mais il se faisait rare ces derniers temps et il n’était que pour Samuel…
Il reposa la photo, se promettant de voir un jour ce sourire lui être destiné.
La seconde qui suivit, la pièce était vide.


****
La lumière d’un lampadaire clignotait dans l’obscurité avant de s’éteindre subitement. À son pied se tenait Berith qui venait d’apparaître. Il était face à un immeuble au cœur de Minot. Amir s’y trouvait, il sentait sa présence alors qu’il levait les yeux vers une fenêtre éteinte.

La seconde qui suivit, Berith observait par la fenêtre de l’appartement l’endroit il s’était tenu. Il était dans la cuisine qui était vide, mais il entendait une voix agressive s’échapper du séjour.
Il avança vers la pièce mitoyenne et se retrouva derrière Amir qui était dans son canapé, une bière à la main alors qu’il parlait au téléphone. Berith se figea quand il comprit avec qui il parlait.


- Ça devient ridicule Gwenola. Tu sais que je dois rentrer à la maison et… c’est Adja que j’entends ? Je veux lui parler.

Berith resta dans l’ombre, entendant Gwenola qui lui demandait d’arrêter de l’appeler tous les soirs car elle ne comptait pas annuler le divorce. Amir commença à s’énerver d’avantage quand elle refusa de lui passer Adja, mais Berith finit par entendre la voix de sa compagne et il sentit la colère monter en lui. Qu’il hausse la voix sur elle, qu’il entende la voix de Adja vaciller et il dégainait son arme pour lui tirer une bale en pleine tête.

- Adja, j’aimerais te voir et je suis désolé… Rassure-moi tu n’es plus avec ce taré qui m’a attaqué ?

Berith serra la mâchoire alors qu’il posait sa main sur la crosse de son arme. Mais il se détendit en entendant Adja l’envoyer balader avant de lui raccrocher au nez. Ça c’était leur Adja. Il sentait Samuel qui était fier lui aussi d’entendre Adja reprendre de l’assurance.
L’homme pesta contre son téléphone et le remit sur son socle en laissant échapper un « petite pute ».


- À votre place j’éviterais de l’insulter en ma présence.

Amir sursauta et se retourna pour voir Berith adossé avec sa nonchalante habituelle contre l’encadrement de la porte.

- Vous ! Comment êtes-vous entré ?

Berith disparu sous les yeux d’Amir pour réapparaître derrière lui, dans la même position, adossé contre le mur.

- Un jeu d’enfant. Mais assez parlé.

D’un geste du bras, Berith éjecta l’homme dans la cuisine. Il tomba à peine au sol que Berith était déjà là, près à le cueillir pour le plaquer sur la table de la cuisine.
Même s’il n’y avait pas de sangle, l’homme semblait attaché et bâillonné, comme si ses lèvres étaient collés.
De son côté, Berith posait son sac sur le plan de travail et y fit rouler son étui avant de prendre une lame.
Dans sa main, il fit apparaître une flamme et il y fit chauffer son poignard. Une fois la lame rougeoyante, Berith se tourna vers Amir avec un sourire terrifiant aux lèvres.
Il aimait ce moment où ses victimes savaient ce qui les attendait alors qu’il s’approchait.


****
Berith reposa ses lames dans leur étui et se lava ses mains ensanglantées, en prenant soin de ne pas laisser de traces en essuyant ses empruntes et en brûlant le torchon qui lui avait servi. Un gémissement se fit entendre et Berith reporta son attention vers Amir.
Il n’était pas encore mort, mais Berith allait l’achever. Il avait passé un quart d’heure à le torturer, il aurait bien fait durer le supplice, mais il ne voulait pas que son absence soit remarquée.

Amir avait été transpercé de toute part, mais à aucun point vital. Ses yeux étaient percés et son visage écorché, comme s’il avait été labouré. Des brûlures couvraient son corps, Berith s’était fait plaisir à le brûler par un simple contact avec sa peau.


- Ne vous en faîtes pas, c’est bientôt fini.

Il posa sa main sur son torse et fit sa dernière torture. Un bruit d’éclatement raisonna et une odeur de viande brûlée emplit la cuisine alors qu’Amir gémissait, ne pouvant toujours pas parler. Il cracha du sang. Berith venait de faire exploser un de ses poumons et son foie était grillé.
Berith ferma ensuite les yeux et le corps d’Amir redevint comme si ce quart d’heure de torture n’avait pas existé.
Il laissa Amir se lever et se dernier, le regarda terrifié.


- Je t’avais dit de ne plus ennuyer mon Adja.

Berith dégaina son arme et tira dans la tempe de l’homme. C’était fini. Il avait tenu sa promesse. Son regard devint un court instant rougeoyant. La balle qui avait traversé la boîte crânienne d’Amir disparut et un révolver apparut dans la main du cadavre.
Berith s’était amusé avec lui, mais il n’était pas stupide : laisser un cadavre sanguinolent était le meilleur moyen d’attirer l’attention alors qu’un suicide...
Et Amir avait une situation qui rendait le suicide plausible.

J’espère que la famille d’Adja ne se sentira pas mal.
Berith leva la tête vers Samuel, voyant son reflet dans la fenêtre de la cuisine. Samuel avait assisté à chaque instant, Berith l’avait même sentit l’accompagner, lui suggérant même de frapper à certains endroits plutôt qu’à d’autre afin de le maintenir en vie plus longtemps. Il ne regrettait donc pas d’avoir assisté la main de Berith mais il s’inquiétait pour Adja et sa famille. Après tout il les avait eu au téléphone peut de temps avant de mourir.

- Ne t’en fait pas Samuel, ils iront bien.

Le reflet de Samuel hocha de la tête, espérant que Berith disait vraie.

****
Berith réapparut dans la chambre d’Adja et rangea son sac qui contenait toutes les affaires qui lui avait servit pour le meurtre qu’il venait de commettre. Il se changea afin de ne pas éveiller les soupçons, même en étant le plus propre possible, il y avait toujours un peu de sang qui giclait sur les vêtements.
Il allait enfiler un t-shirt quand Adja entra.
Il posa le vêtement qu’il tenait et s’avança vers elle. Il l’attrapa et la tint contre lui. Il plongea son regard dans le sien.


- C’est fait… Plus jamais il ne s’en prendra à vous.

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Adja Miara

❙ r a c e : Humain
MessageSujet: Re: Moments qui font que nous sommes un. [pv Adja, Samuel/Berith]  Lun 21 Fév - 17:27

Les prunelles de la jeune femme étaient toujours ancrées dans celles de Berith, un fin sourire étirant ses lèvres délicates tandis que celui ci entreprit de s'approcher d'elle. Doucement le démon lui remit une mèche de cheveux à sa place, Adja baissant légèrement la tête à ce geste alors qu'elle pouvait entendre son coeur battre plus fortement contre sa poitrine. Samuel et Berith avaient certes le même visage mais elle avait encore du mal à voir en eux une seule et même personne. Bien qu'elle commençait à accepter la présence du démon, la jeune femme avait peur de ses propres sentiments à son égard. Adja ressentait bel et bien du désir envers lui, mêlé dans cette pincée de peur qui ne voulait que disparaître en cet instant mais par ce sentiment, elle avait l'impression de trahir Samuel. Avec tendresse, Berith lui caressa la joue, sa voix rauque tintant de nouveau dans l'air glaciale tandis qu'il lui murmura leur promesse d'être là pour elle. A ses dires, la jeune femme amarra de plus belle ses yeux bleutés dans les siens émeraudes, lui offrant un sourire timide alors qu'elle acquiesça faiblement comme le remerciant de ses mots.....

****

Le repas se déroula sans encombre, Berith jouant à la perfection tandis qu'elle voyait même dans ses gestes, ceux de son aimé. Peu à peu, ses épaules s'affaissèrent comme abandonnant enfin cette angoisse prenante. Une fois le dîner terminé, Gwenola les emmenèrent dans le salon, sa bonne humeur naturelle enivrant le coeur d'Adja alors que ses prunelles brillaient un peu plus d'une forte émotion. Leurs rires résonnaient tel un écho dans la maisonnée, les doigts de la jeune femme entourant une tasse de thé tandis qu'elle leur racontait sa nouvelle vie au sein de cette ville qui avait sut conquérir son coeur. Sa mère et son frère buvaient ses paroles comme fascinés par son récit, Karim laissant parfois échapper un sifflement alors qu'il s'enfonça plus profondément dans le canapé au ton cuivré.

Au bout d'un moment, Berith se leva, leur murmurant avoir un appel à passer tandis qu'il entreprit de prendre congé. Surprise, Adja le regarda partir. Elle ne saurait dire si il s'agissait de la vérité ou un prétexte pour voguer à ses propres affaires mais elle ne chercha pas plus loin, estimant que le démon avait surement une bonne raison pour le faire. Portant sa boisson à ses lèvres, la jeune femme ancra de nouveau son regard dans celui de Gwenola. Celle ci respirait la joie de vivre, aucune marque de sa maladie jadis ne déformant ses traits alors qu'elle quitta sa place pour venir s'asseoir à ses côtés. Avec une douceur maternelle, elle entoura les épaules frêles de sa fille afin de l'emmener contre sa poitrine :

Tu nous avais manqué. Je suis cependant heureuse que ta vie te convienne et également rassurée que tu ne sois pas seule là bas. Tu as trouvé quelqu'un de bien ma puce, un homme qui saura te protéger et t'aimer à ta juste valeur.


Se détachant légèrement d'elle, Gwenola ancra ses prunelles dans les siennes emplit de larmes silencieuses. Sa main douce vint se poser contre sa joue, y enlevant une larme perdue tandis qu'un large sourire étira ses lèvres comme pour accentuer le poids de ses mots. Adja savait pertinemment que derrière ses dires, elle faisait allusion à Amir. Son père l'avait tant fait souffrir, la battant encore et encore quand son haleine était imbibée d'alcool. Elle avait mainte fois tenté de fuir mais son amour pour ses enfants l'avait retenue à chaque fois dans sa décision. Devait-elle lui dire qu'il était venu la voir à Ghost Island? Qu'il demeurait encore ici pour les récupérer? Non.... Gwenola avait bien trop souffert pour savoir la vérité. La voix claire et limpide de sa mère sillonna de plus belle le salon, invitant Karim à les rejoindre alors que celui ci s'engouffra à son tour dans l'étau de ses bras :

Je vous aime tant mes enfants. Promettez moi de faire attention à vous tout en croquant la vie à pleine dent. Vous avez encore tant de chemin à parcourir et tant de chose à découvrir. Promettez moi de suivre la voie qui vous plait et non celle qui me fera plaisir.

Se blottissant contre son épaule, Adja acquiesça comme pour répondre à sa requête. Elle ne lui dira jamais cependant sa propre voie, ne pouvant lui murmurer que son âme s'en irait dès lors que viendrait la mort. Elle ne pourra jamais lui dire ce qu'elle avait fait, sauvant leurs vies en échange de la sienne tandis qu'elle n'en éprouvait aucun regret.....

****

La nuit avait recouvert le Dakota de sa couverture noirâtre, un vent glacial faisant basculer les feuillages alors qu'un feu rassurant pétillait dans l'antre de la cheminée. Recouverte d'une couverture en laine, Adja était recroquevillée sur le canapé. Ses prunelles se fondaient dans les flammes, son souffle se confondant avec celui de l'air tandis qu'elle voguait dans ses propres songes. Berith n'était toujours pas revenu de sa chambre, Gwenola ne lui posant aucune question alors qu'elle avait disparue sans un mot dans la cuisine. Karim était lui même partit de la maisonnée, rejoignant des amis tandis qu'il lui avait juré revenir le lendemain matin.

Soudain, sa mère revint vers elle dans des pas précipités. Son visage, jadis bienveillant et joyeux, avait laissé place à la peur et aux larmes, ses mains, désormais tremblantes, tenant le téléphone comme une bombe à retardement. Inquiète, la jeune femme se redressa. Sans même lui poser la question qui lui brulait la langue, Gwenola lui murmura la réponse tant craint :

- C'est ton père.....

Inexplicablement, son coeur se mit à battre violemment, ses sourcils se plissant à la base de son front alors qu'une colère noir l'enveloppa de son amer étreinte. Serrant les poings, Adja se rapprocha de sa mère, l'implorant du regard tandis qu'elle lui intima de son ton claire mais à peine aussi audible qu'un murmure :

- Raccroche maman....

Prise de panique, Gwenola mordit ses lèvres, tentant ensuite de se calmer alors qu'elle prit une longue inspiration. Dans une voix sans appel, elle murmura à son mari de les laisser tranquille, ne comptant nullement annuler le divorce tandis que celui ci redoublait de violence. Tendant sa main vers elle, la jeune femme l'invita à lui donner le téléphone. Elle ne supportait pas qu'Amir puisse refaire pleurer sa mère, sa haine envers lui redoublant de plus belle alors qu'elle porta l'appareil à son oreille. Les mots de son père ne faisaient qu'attiser d'avantage la colère à son égard, son ton tintant comme un fouet tandis qu'elle lui murmura :

- Ce taré comme tu l'appelle m'a aussi sauvé de toi. Tu n'es rien pour cette famille et tu es encore moins celui que je considère comme mon père. Va au diable Amir et laisse maman tranquille.....

Sans lui laisser le temps de répondre, Adja lui raccrocha subitement au nez, ses yeux bleutés s'amarrant à ceux de Gwenola tandis qu'elle entreprit de la prendre dans ses bras. Sa mère pleura de plus belle contre son épaule, ses longs cheveux glissant sur la surface de son visage alors que la jeune femme la berçait avec douceur comme pour l'alléger de cette nouvelle souffrance....

****

Au bout d'un moment, Gwenola remonta dans sa chambre, laissant Adja seule tandis que celle ci entra dans la sienne. De légères cernes sillonnaient le contour de ses yeux, ses doigts fin entourant le cadran de la porte alors qu'elle s'y engouffra tout en faisant balayer ses prunelles :

- Berith?

Le démon était à côté du lit, sa main entourant l'un de ses vêtements tandis qu'il tourna la tête en sa direction. Sans un mot, seulement un regard, il s'avança vers elle. Adja sentit ses bras s'enrouler autour d'elle tel un étau, celui ci ancrant ses prunelles sombres dans les siennes alors qu'il lui murmura que plus jamais il ne s'en prendra à eux. A ses dires, la jeune femme arqua légèrement l'un de ses sourcils comme cherchant ce qu'il voulait dire. De qui pouvait-il parler? Peu à peu, la promesse lui revint en mémoire, Adja écarquillant les yeux tandis que son coeur battit de plus belle contre sa poitrine. Berith lui parlait de son père, de cet homme qu'elle venait à peine de quitter au téléphone. Ainsi c'était bel et bien finit? Ainsi, il était bel et bien mort....

Demeurant quelques instants interdite, la jeune femme fixa le sol sans vraiment le voir. Inexplicablement, elle s'en sentait soulagée comme si un poids immense venait d'être délaissé. Fermant doucement les paupières, Adja posa sa tête contre le torse du démon. Son corps se muait en tremblement, ses mains enserrant le t-shirt de Berith tandis qu'elle murmura dans un ton à peine audible :

- Merci d'avoir tenu ta promesse......

S'écartant légèrement de lui, la jeune femme amarra de nouveau ses yeux bleutés dans les siens si sombres. Elle comprenait à présent les raisons de son absence mais elle ne lui en voulait nullement comme si cette nouvelle lui apportait enfin une paix intérieure. Son visage était qu'à quelques mètres du sien, Adja s'en rapprochant alors qu'elle déposa sur ses lèvres un tendre baiser comme un gage de remerciement. Cependant, la pensée de Samuel la bloqua brusquement dans ce geste, la jeune femme rompant subitement le court de ce baiser tandis que ses joues prirent une fois de plus une couleur rouge vif. S'éloignant de Berith, Adja entreprit de s'asseoir sur le lit. Elle ne devait pas faire ce genre de chose, c'était comme si elle trompait son aimé avec un autre et cela lui était insupportable. Poussant un profond soupir, la jeune femme porta ses mains à son visage. Ses cheveux bouclés glissèrent sur sa peau telle une caresse, Adja demeurant désormais immobile alors que tout semblait se chambouler dans son esprit.....

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J'ai fais le choix de vendre mon âme à celui que j'aime
 
Parce que c'est ma destinée
 
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Samuel E. Jekyll

MessageSujet: Re: Moments qui font que nous sommes un. [pv Adja, Samuel/Berith]  Sam 5 Mar - 22:49

Berith était curieux de voir la réaction de la jeune femme quand elle comprendrait ses dires. Allait-elle regretter son souhait ? Il sentait que Samuel était inquiet, il craignait qu’Adja se détourne de lui. C’était sa pire crainte chaque fois qu’il montrait sa vraie nature alors qu’il acceptait sa nouvelle condition un instant pour commettre le pire. Mais une fois de plus, Berith constata que Samuel n’avait rien à redouter, Adja l’avait choisi en sachant pertinemment ce qu’il était.

La jeune femme était apaisée, sereine, il le voyait à sa façon de relâcher la tension dans ses épaules. L’appel de son père avait dû la perturber. Mais elle n’avait plus rien à craindre, plus jamais il ne lui ferait de mal. À l’heure qu’il était, il brûlait en enfer. Et avec la petite marque qu’il lui avait faite sur son âme, un joli comité d’accueil allait gentiment s’occuper de lui. Il songea à tout ce que cette ordure devait endurer et un sourire se dessina sur ses lèvres quand il fut ramené à l’instant présent par le baiser d’Adja.

Il ne saurait qui de lui ou de Samuel fut le plus surpris. Elle avait une telle peur envers lui qu’il ne pensait pas avoir le droit à sa tendresse si tôt dans leur relation. Il l’avait déjà embrassée, mais jusque là c’était lui qui faisait le premier mouvement et à cet instant il n’y avait pas ce jeu pervers qu’il instaurait entre eux.

Il n’eut pas le temps de répondre à cette tendresse qu’Adja se défaisait de lui, prise d’une gêne subite. À ce baiser interrompu trop tôt, Berith et Samuel éprouvèrent le même sentiment de frustration. Le démon comprit que c’était vis-à-vis de sa part « humaine », ou du moins ce qu’il en restait, que la jeune femme s’était retirée, comme si elle trahissait Samuel en embrassant Berith.
Il ne la regarda pas quand elle s’éloigna de lui, ne désirant pas qu’elle saisisse son trouble. Dans le miroir, Samuel ne la quittait pas du regard, suivant de la tête ses moindres gestes. Il se promit de lui parler, qu’elle sache que lorsqu’elle embrassait Berith, elle l’embrassait, et inversement. Elle n’avait pas à avoir peur de ça. Mais il savait qu’il lui faudrait du temps avant de lui faire entièrement confiance, lui-même avait eu des difficultés à s’accepter et il y avait toujours des instants où il ne faisait pas confiance à Berith. Mais il savait que pour ce qui concernait Adja, il pouvait lui faire confiance comme il éprouvait les mêmes sentiments pour elle. Ils avaient juste une façon différente de le lui montrer.

Berith finit par quitter son immobilité et s’avança vers elle avant de s’asseoir à ses côtés. Il garda cependant une distance pour ne pas la mettre dans l’embarras tandis qu’il voyait son reflet se rapprocher de celui d’Adja, caressant son épaule du bout des doigts.
Berith ne put retenir un sourire triste, lui aussi désirait la toucher sans la sentir se défaire. Ce n’était pas la peur que le gênait, tant que ça ne tournait pas de la terreur, mais le fait qu’elle lui fuit le blessait quelque part, même s’il avait trop d’orgueil pour le reconnaître.
Il se ressaisit donc rapidement afin de ne pas lui montrer qu’elle était sa faiblesse.


- Tu n’as pas à nous remercier. On fera tout ce qui est nécessaire pour te protéger… et te rendre heureuse.

Il tourna la tête vers elle et captura son regard, sachant qu’elle y verrait également le regard que Samuel lui adressait. Le changement dans la « relation » entre Samuel et Berith était aussi flagrant qu’il était rapide. Il était rare de les voir se battre comme au départ pour prendre le contrôle, chacun acceptait quand l’autre reprenait le dessus. Berith avait accepté que Samuel ne veuille pas briser le sceau et Samuel avait accepté Berith. Mais il arrivait qu’il y ait un éclat entre eux, en général c’était violent, mais ils passaient vite à autre chose puisqu’ils devaient se supporter pour l’éternité.

- Il se fait tard, tu devrais te coucher.

Berith se leva et se permit de déposer un baiser sur son front en lui souhaitant une bonne nuit. Lui-même se sentait fatigué, utiliser ses pouvoirs l’avait affaibli un peu plus.

****
Le silence régnait dans la demeure.
Berith avait installé un lit de fortune au pied du lit d’Adja, il ne voulait pas troubler son sommeil par sa présence après toutes ces heures qu’elle avait passées à conduire.
Il était autour des deux heures du matin quand Samuel ouvrit brusquement les yeux. Berith était reparti durant leur sommeil.
Il se redressa doucement afin de ne pas réveiller Adja et il resta un instant à la regarder dormir. Elle semblait réellement sereine.
Doucement, il se glissa près d’elle et passa un de ses bras autour d’elle. Elle bougea légèrement et eut un mouvement de la tête, entrouvrant légèrement les yeux.


- C’est moi… Tu peux te rendormir.

Il lui avait parlé avec douceur, lui murmurant dans le creux de l’oreille avant de déposer un baiser dans son cou.
L’instant d’après, Samuel replongea dans son sommeil, exténué. Le sort qui entourait Ghost Island devait être puissant pour qu’il éprouve une telle fatigue.


****
Quand Samuel se réveilla, il sentit une place vide à côté de lui. Adja était déjà réveillée et à entendre les rires qui s’échappait de la cuisine, cela faisait un petit moment. Samuel se leva et alla se laver.
Une fois sa toilette achevée et rasé de près, il allait rejoindre Adja qui était avec sa mère. Visiblement, le corps du père n’avait pas encore été découvert, mais c’était une question de temps. S’il travaillait, son employeur verrait son absence et s’il envoyait quelqu’une le chercher, la nouvelle tomberait dans le début de l’après-midi.
Il entra dans la cuisine, adressant un « bonjour » à Gwenola avant de s’avancer vers Adja et de lui déposer un baiser sur le front. L’envie de l’embrasser l’avait saisi mais il n’osait pas avoir un tel élan d’affection devant la mère de sa compagne il trouvait cela peu correct.

Quelques instants plus tard, Gwenola s’absenta de la cuisine, et Samuel en profita pour attraper la main d’Adja et la ramener vers lui. Une fois qu’elle fut contre lui, il l’embrassa, capturant ses lèvres. Quand il se retira, il avait un sourire rayonnant et il sentait que Berith était tout aussi heureux que lui par ce baiser tant désiré.

- J’en ai eu envie toute la nuit. Adja, j’aimerais qu’on parle d’hier soir. J’ai quelque chose à t’avouer.

Samuel ne voulait pas effrayer la jeune femme, mais il voulait qu’elle sache que Berith n’était pas le seul à avoir exécuté Amir. Et il voulait également lui parler par rapport à Berith et mettre les choses au clair car il fallait avouer que ce n’était pas évident de comprendre la situation d’un démon. Beaucoup de légendes présente le démon comme une entité qui possède un être humain alors que la réalité est différente. C’est l’entité ET l’humain qui font le démon. Dès l’instant où l’entité entrait dans le corps de l’humain, elle cessait d’exister comme telle pour faire partie d’un tout avec l’humain qui perdait son humanité. C’était une conception assez complexe à comprendre : la disparition de deux êtres pour former un tout qui mélange les deux caractères.
Adja était une femme intelligente, il savait qu’elle comprendrait vite. Mais il ne pouvait pas lui en parler maintenant, alors que sa mère pouvait tout entendre.


- Je te rassure, ce n’est rien de grave, je veux juste qu’on parle un peu de ma nature, mais pas ici ta mère risquerait de nous entendre, on en parlera plus tard.

Il lui adressa un sourire afin de la rassurer et il l’embrassa une seconde fois, juste avant que Gwenola rentre dans la pièce. Il lui adressa un sourire en la voyant revenir, s’assurant par la même occasion qu’elle n’avait rien entendu.

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Adja Miara

❙ r a c e : Humain
MessageSujet: Re: Moments qui font que nous sommes un. [pv Adja, Samuel/Berith]  Jeu 31 Mar - 9:25

Le visage enfouit entre ses mains, Adja poussa un profond soupir. Ses joues étaient encore rougit par le fruit de ce baiser, ses pensées se chamboulant dans son esprit alors qu'elle pouvait entendre les battements de son coeur marteler plus fortement sa poitrine. En cet instant, elle avait voulut embrasser Berith, éprouvant à présent un sentiment intense de culpabilité tandis qu'elle en était profondément perturbée. La jeune femme aimait Samuel plus que tout mais une part d'elle désirait également le démon comme si son âme la poussait dans les bras de son maître.

Lentement, ses doigts glissèrent sur son visage, ses yeux baignant de larmes alors qu'elle porta ses prunelles bleutées dans le vide. Sans un geste brusque, Berith quitta son immobilité pour venir auprès d'elle, s'asseyant à son tour sur le rebord du lit tandis qu'il laissa une certaine distance entre eux comme voulant préserver son intimité. Laissant tomber ses bras sur la surface pliée de ses genoux, Adja baissa légèrement la tête. Se reprenant, elle amarra enfin ses yeux dorées dans les siens, un fin sourire étirant ses lèvres délicates alors que la voix du démon entreprit de rompre ce moment de silence. Sans lui montrer une once de faiblesse, il lui murmura qu'elle n'avait pas à les remercier. Ils voulaient la protéger, voulant par dessus tout son bonheur tandis qu'à ses dires, les joues de la jeune femme s'empourprèrent de plus belle. Dans le regard de Berith, elle pouvait y voir également celui de Samuel, cette simple pensée suffisant à l'apaiser alors qu'elle acquiesça faiblement comme perdant ses propres mots.

Qu'aurait-elle fait sans eux? Que serait devenu sa famille sans leur aide? A présent, plus aucun obstacles ne semblaient les empêcher d'avancer, son père étant le dernier tandis qu'une fois de plus, les deux hommes qu'elle aimaient s'en étaient occupés.

- Je le suis....

Son ton était à peine aussi audible qu'un souffle de vent, ses longs cheveux bruns glissant sur les deux côtés de son visage alors que son sourire ne devenait que plus tendre et plus serein. Oui, elle était heureuse. Malgré tout ce qui s'était passé, malgré la peur et le doute, elle ne se sentait que plus épanouie, trouvant un équilibre dans sa vie alors que Samuel en était le pilier principal. Un léger silence coula entre eux, Berith se redressant tandis qu'il lui intima de se reposer. Hochant la tête, Adja ferma les yeux, les lèvres du démon se posant sur la surface de son front alors qu'elle pouvait sentir son coeur s'emballer de plus belle à ce contact.....

****


Ses rêves étaient parsemés de sang et de chaos, le visage de son père se dessinant en son esprit tandis que la jeune femme s'agitait dans son propre sommeil. Berith avait décidé de s'installer au pied de son lit, ne laissant qu'une place vide à ses côtés alors que de légers frissons parcouraient son corps frêle et délicat. Au bout d'un moment, Amir disparut, la silhouette de Samuel prenant sa place en ses songes tandis qu'à cette vision, les mouvements de la jeune femme se firent plus calme et plus serein.

Soudain, deux bras vinrent l'enlacer avec tendresse, Adja émergeant faiblement de son sommeil alors qu'elle porta ses yeux endormis sur le côté. La voix calme de son aimé pourfendit le silence lointain, lui murmurant de se rendormir tandis qu'un fin sourire étira les lèvres de la jeune femme. Se retournant, Adja entreprit de se blottir contre lui. En cet instant, elle pouvait sentir son corps chaud frôler le sien, ses bras s'enroulant au devant de sa poitrine alors qu'elle posa doucement sa tête contre son torse musclé. Poussant une légère inspiration, elle se plongea de nouveau dans ses propres rêves, ses longs cheveux bouclés glissant sur la surface de son visage tandis qu'un même sourire éclaira son visage fin comme trouvant enfin cette sérénité absolue....

****

La nuit laissa bientôt place à l'aube, Adja se réveillant avec douceur alors qu'elle porta ses prunelles dorées sur la silhouette encore endormie de Samuel. Il dormait profondément comme épuisé de ce trouver si loin de Ghost Island. Basculant légèrement en avant, la jeune femme entreprit de déposer un baiser sur sa joue avant de se lever. Elle ne voulait en aucun cas le réveiller, celui ci ayant besoin de repos tandis que ses forces semblaient s'amenuir au fil des jours. Sans faire le moindre bruit, Adja enfila un peignoir en soie avant de se faufiler derrière la porte sur la pointe des pieds.

Gwenola préparait déjà le petit déjeuner, un vaste sourire étirant ses lèvres comme un rayon de soleil alors qu'elle vint vers elle pour l'embrasser joyeusement.

J'espère ne pas t'avoir réveillée ma chérie. Samuel dort encore?

A ses dires, la jeune femme acquiesça, portant ses prunelles sur la table de la cuisine tandis que celle ci était recouverte de divers nourritures. Sa mère semblait avoir peur de ne pas avoir assez, voulant à tout prix les gâter alors qu'elle courait de droite à gauche afin de vérifier si elle n'avait rien oubliée. Levant les yeux au ciel, Adja la rassura presque immédiatement, ses doigts entourant sa tasse de café tandis qu'elle s'assit sur l'un des tabourets.

Au bout d'un moment, Samuel les rejoignit. A sa vue, la jeune femme lui offrit un fin sourire, ses yeux pétillant d'un amour sincère alors que celui ci déposa un baiser sur la surface de son front. Toujours aussi rayonnante, Gwenola murmura à son aimé de se mettre à l'aise, l'invitant à se mettre à table tandis qu'elle disparut presque aussitôt dans le salon comme pour leur laisser un moment d'intimité. Une fois qu'elle fut partit, l'homme ramena Adja contre lui. Avec une certaine passion mêlé de douceur, il l'embrassa, la jeune femme se laissant aller à ce baiser alors que ses joues prirent une légère teinte rosée. A ses mots, elle ne put s'empêcher d'émettre un léger rire, baissant la tête dans un geste de timidité tandis qu'elle se blottit une fois de plus contre lui comme pour le sentir d'avantage auprès d'elle. Elle même en avait eu envie, se retenant cependant alors qu'elle s'était contentée de dormir dans ses bras puissants.

La voix rauque de Samuel continua de plus belle à arpenter la pièce, souhaitant qu'il parle de la veille tandis qu'il avait quelque chose à lui avouer. Quelque peu inquiète, Adja amarra ses yeux bleutés dans ceux de son aimé. Elle ne saurait dire si il voulait parler du baiser qu'elle avait échangée avec Berith ou s'il s'agissait du meurtre de son père, son coeur battant plus fortement contre sa poitrine alors que celui ci entreprit tout de suite de la rassurer. L'embrassant de nouveau avec cette même douceur, il lui offrit un second sourire comme pour lui murmurer que ce n'était rien de grave. Rassurée, la jeune femme lui en offrit un en retour, sa mère brisant ce court instant d'intimité tandis qu'elle les poussa d'une voix enjouée, de manger à leurs faims....

****

Montant dans sa chambre, Adja se prépara. Au dehors, un vaste soleil engloba la pièce de ses rayons brûlant, la jeune femme optant pour une robe fleurit alors que Samuel la rejoignit quelques instants plus tard. Avec une certaine timidité, elle s'avança vers lui, dégageant ses cheveux sur le côté tandis qu'elle murmura d'un ton à la fois léger et aussi fluide qu'un souffle de vent :

- Peux-tu m'aider à fermer ma robe?

Elle n'arrivait pas à atteindre la fermeture éclair, ses joues gardant cette même couleur rosée alors qu'elle laissait ainsi faire son aimé. Une fois prête, Adja se retourna vers lui, ancrant ses prunelles dorées dans les siennes émeraudes tandis que sa voix reprit de plus belle à virevolter dans l'antre silencieux de la chambre :

- Si tu veux, on peut aller se promener. Comme ça on pourra parler tranquillement....

Elle était toujours inquiète sur ses dires jadis, ne sachant ce qu'il voulait lui avouer alors qu'elle espérait de tout coeur que ce n'était rien de grave. Gwenola leur avait intimé de sortir un peu prendre l'air, voulant qu'ils profitent de leur visite pour aller faire un tour en ville ou faire une ballade dans la forêt par une si belle journée. Lui offrant un sourire, la jeune femme attendit patiemment sa réponse, un vaste silence glissant de nouveau dans la pièce telle une mélodie tandis que ses yeux ne quittaient pas ceux de Samuel comme pour le percer de son amour....

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Samuel E. Jekyll

MessageSujet: Re: Moments qui font que nous sommes un. [pv Adja, Samuel/Berith]  Dim 3 Avr - 20:58

Samuel sentit qu’Adja était troublée par ses dires, même s’il lui avait intimé que ce n’était rien de grave. Elle était probablement troublée par rapport à la veille. Il fallait avouer que la journée avait été rude. Mais il allait tout faire pour lui faire oublier les évènements passer avec une agréable journée.
Alors qu’Adja allait s’habiller, Samuel se dirigea dans la salle bain afin de se raser. Quand il avait embrassé Adja, il s’était rendu compte qu’il n’était pas rasé et ce n’était pas très agréable.

Alors qu’il passait le rasseoir sur son menton, la tête lever, il vit Berith arrêter le mouvement et poser le rasoir. Quand l’un prenait le contrôle, l’autre pouvait le suivre dans ses mouvements et être un vrai reflet, mais visiblement, Berith avait décidé de reprendre le contrôle de leur reflet.
Samuel redressa la tête et le regarda perplexe. À quoi jouait-il ? S’il espérait qu’il allait se raser à l’aveuglette pour l’amuser il se trompait.


- Tu pourrais attendre qu’on ait fini de se raser avant de commencer ce petit jeu ?

Samuel parla dans un murmure afin de s’assurer que personne ne l’entende. Il ne tenait pas à faire savoir à la famille d’Adja qu’il parlait à son reflet assez fréquemment. Quant à Adja, il préférait qu’elle n’entende pas, avec Berith on ne savait jamais comment la discussion allait tourner.
Je viens juste de percuter quelque chose.
Samuel posa à son tour son rasoir et fixa Berith plus sérieusement. Visiblement quelque chose le tracassait et en général, quand Berith « s’inquiétait » pour quelque chose, ce n’était jamais bon signe.

Tu veux offrir une belle journée à Adja ?
- Évidemment, quelle question.
Dans ce cas, j’espère que la police ne trouvera pas le corps de son père aujourd’hui.

Samuel comprit alors ce qui turlupinait Berith. Adja était au courant de la mort de son père, mais pas sa famille. Comment réagirait-il en apprenant qu’Amir avait été tué peu de temps après les avoir eu au téléphone ? La police les interrogerait probablement mais comme ils avaient dissimulé le crime en suicide, l’affaire serait vite classée. Ce qui les inquiétait n’était pas de l’ordre du juridique mais bel et bien de l’émotionnel. La famille d’Adja serait-elle soulagée ou au contraire affligée ?

- Cet homme a fait de leurs vies un enfer et il les harcelait. Ils ne peuvent qu’être soulagés. Tu te souviens des pleurs de Gwenola au téléphone ?

Berith acquiesça, évidemment qu’il avait entendu les pleurs de cette pauvre femme et il finit par se dire que Samuel avait raison. Quand quelqu’un devient un cauchemar, sa disparition ne peut être qu’un soulagement.
Une fois tout deux rassurés, Samuel repris son rasoir et fut satisfait de voir que Berith le suivait. La discussion était close.

Une fois rasé, Samuel retourna dans la chambre d’Adja, il trouva cette dernière en train de se battre avec la fermeture éclair de sa robe qu’elle ne parvenait pas à atteindre. En le voyant entrer, elle lui demanda de l’aide, alors qu’il s’était déjà mis en tête de venir à son secours.
Il vint derrière la jeune femme et posa une de ses mains sur le bas de son dos et de l’autre main il remonta délicatement la fermeture éclair dans un geste qui se fit caresse.

Une fois cela fait, Adja se retourna vers lui, lui proposant d’aller se promener pour discuter sans être dérangé. Samuel acquiesça et la gratifia d’un petit baiser sur le bout des lèvres. Il la sentait toujours tendue mais elle n’avait pas à s’inquiéter, tout ce qu’il voulait lui dire c’était qu’elle n’avait pas à avoir la sensation de le tromper avec Berith. Ils étaient deux partie d’une seule et même personne. Mais cette nuance n’était pas évidente à percevoir, lui-même avait mis un temps avant de reconnaître ses plus noirs penchants en Berith.


- On peut faire un tour en ville. Je suis curieux de voir où tu as grandi. Et Adja… Ce que j’ai à te dire n’est pas grave, c’est juste un petit point sur… mon cas si on peut dire cela ainsi.

Samuel lui adressa un nouveau sourire rayonnant afin de la rassurer et il l’embrassa sur le bout du nez avec un petit rire taquin. Elle n’avait réellement rien à craindre sur ce qu’il pourrait lui dire.
La voir dans cet état de songe lui donnait envie de parler, mais il avait trop peur que leur conversation soit surprise par inadvertance par un membre de sa famille. Déjà qu’il sentait qu’un des frères d’Adja était soupçonneux, ce serait vraiment gênant si Gwenola le prenait pour un schizophrène ou un détraqué persuadé d’être un démon.


****
Ils avaient pris la voiture afin d’aller en ville, la maison familiale étant trop loin pour y aller à pied, de plus le temps enneigé et son froid mordant n’était pas des plus agréable. Enfin pour les humains. Samuel n’était pas sensible à ce froid, sa température intérieure devait dépasser les 50°C et sa peau devait avoisiner les 40°C. Heureusement pour lui, uen poignée de main ne suffisait pas à éveiller des soupçons, ça aurait été plus gênant si son contact avait brûlé la peau des autres.

Samuel regarda une fois de plus ce désert blanc, songeur. Adja avait grandit ici et à en juger par sa tenue, elle était habituée au température base contrairement à ceux qui n’en avait pas l’habitude. Il se demanda alors comment vivait-elle la chaleur étouffante de Ghost Island. La chaleur y était étouffante et la température devait probablement faire le double des étés de Minot.
Alors qu’il songeait à lui poser cette question, il se souvint qu’il avait toujours quelque chose à lui dire et quand Adja gara la voiture, il se dit que c’était le moment idéal. Ils étaient seule en voiture, pas de passant indiscrets pour entendre. Il se tourna donc vers la jeune femme afin de la rassurer, il voyait qu’elle était toujours un peu soucieuse de ce qu’il avait à lui dire.


- Adja ? Tu sais pour hier, tu n’as spas à être gênée avec Berith. Il est moi, comme je suis lui. Quand on s’embrasse il est là et inversement. Je dois même t’avouer qu’hier… J’avais très envie que tu nous embrasse.

Samuel ne put s’empêcher de sourire légèrement à ses dires. Il n’avait pas l’habitude de se dévoiler ainsi, et avec Adja, il lui arrivait parfois de se retrouver subitement timide et gêné, comme lors de leurs débuts, avant qu’ils ne s’avouent leurs sentiments.
Mais ce qui le gênait davantage, c’était qu’il avait inquiété Adja pour si peu.


- Désolé si t’as eu peur. C’est tout con, je sais mais je ne voulais pas qu’on nous entende par inadvertances. Hier j’ai percuté à quel point tu nous voyais comme différents. J’y suis pour beaucoup aussi. J’ai refusé de le croire pendant un moment. Mais bon, même si parfois j’aimerais réellement être différent de Berith…
Merci Sammy…
De rien, c’est gratuit.

- Il est bel et bien moi et je suis bien lui.

Samuel ne put s’empêcher de sourire à la réflexion de Berith. Il l’avait longtemps rejeté mais aujourd’hui il avait fini par l’accepter. C’était ainsi.
Samuel reporta donc son attention vers Adja, attendant sa réaction. Il ne voulait pas la mettre mal à l’aise, bien au contraire, le but de cette « mise au pointé » était de la détendre sur le cas « Berith ». Samuel avait sentit ce désir mêlé à la peur qu’Adja éprouvait pour Berith et à vrai dire, ce qui lui gênait était la peur et non le désir. Comment pouvait-il être jaloux de lui-même ? Après il n’attendait pas qu’Adja n’ait plus peur de Berith du jour au lendemain et puis il comprenait sa peur. L’important, c’était qu’elle comprenne ce qu’il était et comment il fonctionnait car lui-même avouait que ce n’était pas évident à saisir.


- En tout cas Adja il y a une chose dont tu peux être sûre : je t’aime, de tout mon être.

Il plongea son regard dans celui d’Adja avec une grande intensité. Berith ne lui avait jamais dit ses sentiments, il finirait par le lui dire mais il n’était pas du genre à faire des déclarations, c’est pourquoi Samuel avait insisté, qu’elle sache que même Berith l’aimait profondément, même si ce n’était pas évident. Il fallait avouer qu’il avait une façon bien à lui de montrer ses sentiments.

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Dernière édition par Samuel E. Jekyll le Mar 12 Avr - 13:25, édité 1 fois
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Adja Miara

❙ r a c e : Humain
MessageSujet: Re: Moments qui font que nous sommes un. [pv Adja, Samuel/Berith]  Mar 12 Avr - 9:59

A ses dires, Samuel la gratifia d'un baiser, lui murmurant sa curiosité de voir où elle avait grandit tandis qu'il la rassura une fois de plus sur ce qu'il avait à lui dire. Un fin sourire étira de plus belle les lèvres de la jeune femme. Elle lui faisait confiance, se doutant de plus en plus qu'il s'agissait également de Berith alors qu'elle acquiesça doucement comme respectant son silence présent....

****

Une fois prêt, tout deux partirent en voiture. Contrairement à Ghost Island, le Dakota était un état des plus glacial. Comme habituée depuis son enfance à ce temps enneigé, Adja s'était juste vêtue d'un manteau assez chaud, ses prunelles se fondant dans le lointain tandis qu'elle retrouvait peu à peu ses marques perdues. Quand elle était arrivée dans cette ville qui était devenue la sienne au fil des jours, la jeune femme avait été frappée par la chaleur du soleil, l'appréciant cependant comme goutant à ses bienfaits inconnus. Le temps était certes étrange en ce mois mais il faisait partit du charme de Ghost Island, accentuant cette aura étrange qui avait enivrée inexplicablement Adja dès que ses pas avaient rencontrés les siens.

Un vaste silence englobait l'habitacle telle une douce mélodie, ni Samuel, ni la jeune femme ne le rompant alors qu'ils étaient tout deux, plongés dans leurs propres songes. Aux alentours, le paysage était des plus magique, chaque arbres, chaque herbes se trouvant couverts par la neige. Bien évidemment, les voitures étaient équipés pour rouler sur les routes glacées, Adja manœuvrant à la perfection tandis qu'elle y était, une fois de plus, habituée depuis des années.

Au bout d'un moment, ils arrivèrent enfin aux abords de la ville, la jeune femme garant sa voiture sur un parking presque vide alors que ses doigts fins vinrent entourer le contour de la clef comme pour rompre les ronronnements douçâtre du moteur. La voix de Samuel choisit cet instant pour briser le silence lointain, lui murmurant qu'elle n'avait pas à être gênée pour hier soir tandis qu'il essaya de lui faire comprendre que Berith et lui étaient comme une seule et même personne. Le coeur battant, Adja ancra ses prunelles bleutées dans les siennes émeraudes. Ses joues se teintèrent de rose, la jeune femme baissant ensuite la tête comme foudroyée par le fruit de ses pensées. Samuel ne lui en voulait pas pour ce baiser, au contraire, c'était comme s'il voulait lui murmurer son accord par delà ses mots. Telle une révélation, il lui avoua qu'il avait même eu envie qu'elle les embrasse, Adja relevant son visage alors qu'elle était, comme frappée par le coup de la surprise. Au plus profond d'elle, la jeune femme pouvait sentir un soulagement intense lui parcourir le coeur, le sourire de son aimé la rassurant d'avantage tandis qu'elle lui en offrit un en retour.

Dans cette même douceur, il lui demanda pardon de l'avoir ainsi inquiétée, ne voulant pas que quiconque les entende alors qu'il avait percuté après un laps de temps, qu'il était bel et bien le démon comme Berith était bel et bien lui. L'écoutant avec la plus grande attention, Adja acquiesça à ses mots, comprenant enfin ce qu'il voulait lui dire tandis que sa main vint s'amarrer à la sienne comme pour lui murmurer qu'elle essayerait à l'avenir de les voir comme tel. Elle devait elle même accepter ce qu'elle éprouvait pour le démon, se promettant intérieurement de ne plus s'en sentir gênée alors qu'elle aimait aussi Samuel de tout son être comme de toute son âme.

- Merci de me rassurée. J'avais tellement peur que tu m'en veuille, que je te trahissais par delà ce baiser..... C'était stupide de ma part mais à présent je vois où tu veux en venir et je te promet de t'aimer quel que soit le côté de toi même.

Tout en disant ses mots, Adja entoura le cou de son aimé de ses mains délicates, ses doigts s'entremêlant doucement dans ses cheveux tandis qu'elle posa lentement son front contre le sien si chaud.

- Moi aussi je t'aime de toute mon âme....

A ses paroles, la jeune femme approcha ses lèvres des siennes, lui offrant un doux baiser alors qu'un fin sourire éclaira peu à peu son visage. C'était étrange de se sentir si rassurée comme si un poids avait disparut de sa poitrine pour n'en laisser que la sérénité de l'esprit. C'était comme si, ils avaient une fois de plus brisés une barrière, celle-ci ne servant qu'à les rapprocher d'avantage tandis que la jeune femme ancra de plus belle ses prunelles dans celles de Samuel comme pour s'y perdre éternellement....

****

Plusieurs magasins les entouraient à présent de leurs grandeurs, Adja et Samuel se promenant entre les rues alors que leurs mains étaient entrecroisées dans cette même étreinte. Par moment, la jeune femme montrait à son aimé les bâtiments anciens de la ville, lui racontant leurs histoires tandis qu'elle les connaissait du bout des doigts. Quand elle était petite, sa mère l'emmenait souvent en ces lieux, s'adonnant à sa passion alors qu'elle voyait en ces bâtiments, la splendeur des temps anciens. Adja se rappelait encore de la ferveur qu'elle avait à lui faire connaître leurs histoires, sa voix claire et limpide pourfendant l'air tel un écho tandis que ses yeux brillaient d'émerveillement comme emplit d'un rêve lointain. A cause de son mari, Gwenola n'avait jamais put suivre sa passion, suivant ses ordres comme pour ne pas éclater sa colère alors qu'elle s'était retrouvée mère au foyer au lieu d'une historienne.

Amir avait tellement fait de mal autour de lui, la boisson ne le rendant que plus hargneux tandis qu'il avait même abandonné ses enfants à la mort soudaine de sa femme. Maintenant qu'il était perdu à jamais dans les affres de l'enfer, Adja s'en sentait soulagée, n'ayant plus cette peur au creux de sa poitrine alors qu'ils pourront vivre enfin dans une paix qu'ils avaient mérités. Soudain, une voix retentit tel un écho dans le lointain, la jeune femme se retournant brusquement tandis qu'elle l'avait presque immédiatement reconnu.

Çà faisais longtemps Adja......

A ses propres mots, le jeune homme s'avança vers elle dans un rictus qui ne la trompait pas. Il s'agissait bel et bien de Mathieu, cet homme qui l'avait trompé, meurtrit. Jamais elle n'aurait penser le revoir un jour, Adja baissant légèrement la tête alors qu'elle pouvait sentir une certaine douleur se raviver au creux de sa poitrine. Ses doigts entourèrent plus fortement ceux de Samuel comme pour sentir sa présence, ses yeux se fondant dans les siens tandis qu'elle restait particulièrement silencieuse. Par delà son regard, son aimé pouvait y lire l'amertume et la colère, l'homme s'arrêtant enfin à quelques pas d'eux alors qu'il lui lança dans une même voix désagréable et non courtoise :

Je vois que tu n'as pas perdu de temps depuis que tu es partis sans un mot. C'est qui celui là?

Mathieu ancra ses prunelles sur Samuel qui restait parfaitement immobile. Ainsi, Adja s'était trouvée quelqu'un d'autre, le laissant à l'abandon pour en trouver un plus loin. Quelle garce.... La jeune femme lui appartenait à part entière et ce n'était pas ce mec qui allait lui enlever. Soupirant, Adja amarra ses yeux bleutées dans ceux foudroyants de son ex. Une certaine colère s'insinua en elle comme un poison, ses sourcils s'arquant légèrement à la base de son front tandis que sa voix s'étendit tel un orage dans l'antre de la rue :

- En quoi ça peut te faire quelque chose? Ta copine n'est pas avec toi? Tu sais celle que tu embrassais dans la forêt alors que tu m'avais promis la veille que tu veillerai toujours sur moi alors excuse-nous mais nous devons partir....

Contenant la haine qu'elle ressentait à son égard, la jeune femme s'apprêta à le contourner mais au même instant qu'elle passa à ses côtés, Mathieu la bloqua de tout mouvement comme pour lui intimer de rester contre sa volonté. De toute évidence, Adja l'avait surprit avec une autre mais cela n'empêchera pas de la reconquérir. Il s'en contrefichait royalement du regard assassin que cet homme lui lançait, n'ayant qu'un seul désir de le frapper en plein visage alors qu'il détestait qu'on lui tienne tête....

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Samuel E. Jekyll

MessageSujet: Re: Moments qui font que nous sommes un. [pv Adja, Samuel/Berith]  Mar 26 Avr - 21:05

Un sourire illumina le visage de Samuel quand Adja répondit à ses sentiments en les exprimant dans un baiser.
C’était étrange… Ce baiser, symbole de peur et de damnation éternelle, qui avait marqué leur rencontre par un pacte avait laissé place à un gage d’amour et d’union. Mais le plus étrange, c’était qu’à chaque baiser, Samuel sentait l’âme d’Adja vibrer, comme si chaque baiser renforçait le pacte. Mais contrairement à cette nuit, ce n’était pas la peur qui animait l’âme d’Adja. C’était l’amour qui la faisait vibrer. Elle n’avait dorénavant plus peur de son maître puisqu’il avait laissé place à l’âme sœur.

Après ce baiser, ils finirent par sortir dans la rue glaciale et marchèrent le long de ses trottoirs, semblable à n’importe quel couple.
Samuel tenait Adja par la taille, la ramenant légèrement près de lui afin de la protéger du froid environnant par la chaleur anormale que dégageait son corps. Ce paysage de ville enneigée lui rappelait Chicago, bien que le Chicago qu’il a connu avaient des bâtiments moins modernes avec un climat moins rude.
Il observait autour de lui, écoutant Adja avec attention quand elle lui racontait l’histoire de la ville. C’était apaisant d’avoir la sensation ne serait-ce qu’un instant la sensation d’être normal, loin de Ghost Island qui suintait de phénomènes surnaturels, même Berith s’était retirer un instant. C’était rare mais il le faisait en sachant que ces petits instants aidaient Samuel à continuer. De plus, la fatigue provoquée par l’éloignement de Ghost Island les affaiblissait énormément, donc si un petit retrait pouvait permettre de tenir, Berith le faisait volontiers.

Samuel ne quittait pas Adja des yeux quand elle parlait, accordant un regard rapide à ce qu’elle désignait pour ensuite contempler cet éclat qui la faisait rayonner. Tous ses souvenirs semblaient lui revenir alors qu’elle parlait lui redonnant une vigueur qui s’était estompé depuis qu’elle devait se battre pour ne pas pleurer face à sa famille ressuscitée.
Cette vigueur lui rappela celle qu’il avait eu et une idée lui vint alors à l’esprit. Un retour aux sources pourrait lui faire du bien et puis il voulait faire partager à Adja ce qu’avait été sa vie.

Samuel allait lui proposer d’opter pour Chicago comme prochaines destinations de week-end quand une voix retentit à l’adresse d’Adja. Samuel n’eut pas le temps de se retourner qu’il sentit la jeune femme se raidir. Cela ne suffit pas plus par l’alerter et le mettre sur ses gardes, près à la protéger. Il sentit Berith se « réveiller » et devenir aussi attentif que Samuel à ce qui se passait.
En même temps qu’Adja, Samuel se retourna pour voir Mathieu. Même s’il ne l’avait jamais rencontré, il savait qui il était. Il l’avait vu à travers le regard de Berith quand ce dernier avait lu dans l’esprit d’Adja pour trouver son point faible le soir de leur rencontre. Il avait vu ce qu’il avait fait et comment il l’avait traité. La colère commença alors à monter en lui et il serra un peu plus la main d’Adja pour lui donner le courage de lui tenir tête. Il ne fallait pas qu’elle se laisse intimider par lui.


Je te préviens Sammy, tu as intérêt à lui casser la gueule bien comme il faut si tu ne veux pas que je rapplique.
Ne t’en fais pas, un faux pas et je le bouffe.
J’aime quand tu te mets à parler comme moi.


Samuel afficha un sourire quelque peu mesquin au coin des lèvres quand il observa le jeune homme. Même si parfois il n’aimait pas se sentir comme Berith, cela ne le dérangeait pas le moins du monde à cet instant. Ce type était un connard de la pire espèce. Déjà à son époque cette vermine existait, allant de femme en femme, quand il ne jouait pas avoir plusieurs demoiselles à la fois. Certaines choses ne changeaient pas avec le temps visiblement. Mais que ce vaurien s’amuse à faire ne serait-ce qu’un mouvement brusque envers Adja et il lui arrangerait le portrait. Il sentait qu’un mouvement violent n’allait pas tarder, il avait le regard haineux, regard auquel Samuel répondit par un regard assassin que seul Berith avait lancé jusque là.
Il ramena Adja contre lui dans un geste protecteur, et possessif, afin de bien faire comprendre qu’elle était dorénavant avec lui, qu’elle lui appartenait.

Samuel se redressa subitement aux paroles de l’homme. De quel droit se permettait-il de parler de la sorte à Adja ? Samuel ne pouvait pas laisser passer ça. Même si Adja avait répondu à son ex, lui faisant bien comprendre les choses, il estimait que ce n’était pas assez. Il savait que s’ils partaient sans rien dire il allait fulminer tout le reste de la journée q’il ne lui balançait pas ce qu’il avait sur le cœur.


- Elle au moins a eu la décence de mettre fin à votre relation avant d’en commencer une autre. Et puis je crois que tu es mal placé pour lui faire la moindre réflexion. Tu ne devrais même plus oser lui adresser la parole après ce que tu lui as fait. Tu n’es rien d’autre qu’un de ces résidus de la merde humaine alors si j’étais toi, je baisserais le regard et je changerais de trottoir.

Samuel n’avait pas mâché ses mots, loin de là, et il devait reconnaître que ça lui faisait du bien. Cela lui rappelait même quelques souvenirs de ses voyages quand il allait dans des auberges et qu’on lui cherchait des ennuis parce qu’il était aristocrate. Ça commençait par la provocation, s’ensuivait la joute verbale avant de finir avec les poings. Il se souvient même de certes rencontres qui avait finit par de grands éclats de rire autour d’une chope alors qu’on criait à qui voulait l’entendre que l’aristo avait une âme de vagabond.
Mais cette fois-ci, ça ne se finirait pas dans les accolades et les rires.

Comme il s’y attendait, Mathieu n’appréciait pas la façon dont il lui avait parlé et la réaction ne se fit pas attendre, celle de Samuel non plus.
Il se mit devant Adja afin de la protéger d’un éventuel coup alors que l’homme se jetait sur lui. Samuel ne bougea presque pas, se contentant d’utiliser la force de Mathieu pour la retourner contre lui et le mettre à terre.
Samuel le tenait par un de ses poignets qu’il appuyait contre son dos, le gardant à plat ventre.


- À ta place j’éviterais de me débattre... Je pense que tu tiens à ton poignet.

Samuel accentua sa pression pour l’immobiliser un peu plus et il se rapprocha de Mathieu pour que lui seul puisse l’entendre. La rue n’était pas déserte et plusieurs personnes s’étaient arrêtées, choquées en voyant cet homme attaquer ce couple. Samuel avait vu le petit regard soulagé des passants figés. Si la rue avait été déserte, Samuel aurait réagi tout autrement, mais en publique, il valait mieux éviter de répliquer violemment.

- Je vais te lâcher et tu vas te barrer d’ici. Tout ce que tu auras c’est une douleur au poignet qui disparaîtra dans deux heures avec un peu de froid dessus et un ego quelque peu diminué… Estimes-toi heureux, la prochaine fois je serais moins clément.
Tu ne veux pas m’en laisser un peu ?

Berith avait très envie d’intervenir visiblement. Mais Samuel ne pouvait se le permettre. Loin de Ghost Island, qui sait comment ils allaient réagir s’ils échangeaient trop fréquemment. Et de plus, il ne voulait pas laisser Adja avec Berith volontairement temps qu’elle ne sera pas entièrement rassurée avec cette partie de lui.

Samuel se redressa et libéra l’homme. Un regard autour de lui le rassura, les passants hochaient de la tête avec un petit sourire pour ce jeune homme qui était parvenu à maîtriser son agresseur sans qu’il y ait de blessé.
Mais ce n’était pas l’avis des passant qui lui importait le plus, après tout ils auraient pu avoir l’air outré que ça ne l’aurait pas atteint. Le seul avais qui comptait pour lui était celui d’Adja. Il se retourna vers elle pour capturer son regard et s’assurer qu’elle ne lui en voulait pas d’avoir agi de la sorte.
Il resta cependant vigilant quand il se retrouva dos à Mathieu. Il était peu être toujours au sol, il pouvait très bien se redresser et attaquer une nouvelle fois. Il avait sentit sa argne et sa ténacité.

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Dernière édition par Samuel E. Jekyll le Jeu 28 Fév - 10:43, édité 1 fois
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Adja Miara

❙ r a c e : Humain
MessageSujet: Re: Moments qui font que nous sommes un. [pv Adja, Samuel/Berith]  Dim 8 Mai - 18:51

Le démon, la belle, les amis et les chasseurs.
Moments qui font que nous sommes un



Les longs cheveux de la jeune femme virevoltaient sous l'air du vent, ses prunelles océans ne quittant pas celles étincelantes de Mathieu tandis que son corps tremblait légèrement. Un fin rictus étira les lèvres de l'homme comme emplit d'une colère silencieuse, Adja demeurant immobile alors qu'elle avait une soudaine envie de lui mettre une gifle. Quand ils étaient ensemble dans le passé, elle lui avait toujours été plus ou moins soumise, ne voulant nullement le perdre tandis que celui-ci enchainait les beuveries en lui promettant que c'était la dernière fois. Mais chaque soir, il recommençait, la délaissant quelques peu au profit de ses amis alors qu'elle l'attendait sans rien dire. Mais tout ceci était du passé désormais, trouvant le réel amour auprès de Samuel tandis qu'elle avait prit un peu plus d'assurance et de caractère.

Sans un mot, son aimé la ramena contre lui, ses bras puissants entourant sa taille frêle alors qu'il fusilla Mathieu de ses yeux émeraudes. Peu à peu, sa voix rauque pourfendit l'antre de la rue, les poings de l'homme se serrant amèrement entre eux tandis qu'il détestait qu'on lui parle de la sorte. Comment osait-il lui adresser la parole? Comment osait-il lui faire la moral alors qu'il n'était certainement pas mieux que lui? Adja lui appartenait, à lui seul et personne n'avait le droit de la lui reprendre. Il le traitait de merde humaine mais s'était-il au moins regardé? Avec son air hautain et confiant, il croyait le rabaisser alors que cela ravivait plutôt sa propre personne.

Toi. On t'as pas sonné.

Sa voix claqua tel un fouet, ses sourcils s'arquant à la base de son front tandis qu'il se redressa avec toute la fierté dont il était capable. Crachant au sol avec dédain, Mathieu plissa ses prunelles comme voulant lui faire comprendre qu'il allait regretter le moindre de ses mots. Sans attendre plus longtemps, il se rua sur lui, ses muscles se contractant sous le poids de l'effort alors qu'il entreprit de lui donner un violent coup de poing. Cependant, ses efforts furent vain quand il se retrouva à plat ventre sur le sol, sa tête touchant amèrement les dalles glacées tandis que cet homme le bloquait à présent de tous mouvements. Poussant un juron, Mathieu sentit une profonde frustration parcourir son corps. Samuel venait de l'humilier en public, le jeune homme serrant amèrement ses dents alors que la voix de son ennemi virevolta au creux de son oreille telle une chanson macabre.

Immobile, Adja regardait la scène sans prononcer une seule parole, son coeur battant au rythme du vent tandis qu'elle fut soulagée que son aimé n'ai reçut aucun coups. Comment avait-elle put sortir avec un homme qui n'avait aucune valeur? Comment avait-elle put l'aimer alors qu'il n'avait que du mépris en lui? Finalement, elle devait le remercier pour l'avoir trompé, ses pas rencontrant ainsi ceux de Samuel tandis que lui seul, avait sut l'aimer.

Au bout d'un moment, son compagnon se redressa, libérant Mathieu de son emprise alors que ses prunelles virent peu à peu s'ancrer dans les siennes écarquillées. Elle pouvait en cet instant y lire une certaine tristesse, un fin sourire étirant ses lèvres tandis qu'elle voulait au plus vite le rassurer. En aucun cas, Adja ne lui en voudrait pour avoir simplement voulu la protéger. Brisant son immobilité, la jeune femme accourut jusqu'à lui. Avec douceur, ses bras entourèrent le contour de sa taille, ses yeux s'amarrant à ceux de Mathieu alors qu'elle le foudroya un peu plus de son regard doré.

- Va t'en Mathieu..... Nous avons fais un bout de chemin ensemble mais nous avons plus rien à nous offrir depuis bien longtemps. Vis ta vie comme moi je vis la mienne.....

Son ton était calme et limpide mais une certaine colère y perlait toujours. Par delà ses mots, elle voulait qu'il comprenne que leur histoire s'était terminé bien avant qu'elle ne parte pour Ghost Island. Chacun devait à présent suivre son chemin sans ce soucier de l'autre, Adja ayant tourné la page tandis que Mathieu devait en faire de même.

Poussant un nouveau juron, celui ci se redressa. Il avait le dos courbaturé, son poignet le lançant amèrement alors qu'il entreprit de le masser. Il n'avait pas l'intention d'abandonné, loin de là mais cet ordure l'avait déjà assez humilié pour aujourd'hui. Comme le jeune homme n'avait que faire des dires d'Adja, se contentant de rester silencieux alors que ses prunelles vinrent s'ancrer dans celles impénétrables de Samuel.

Tu ferais mieux de la fermer Adja. J'en ai rien à foutre de ce que tu me chante et tu sais très bien que j'abandonnerai pas. Quand à toi, sache que tu payera pour ça..... un jour ou l'autre tu le regrettera et crois moi que tu n'auras pas autant de chance qu'aujourd'hui.

Sa voix s'étendit dans un même claquement, sa main valide se tendant vers Samuel tandis qu'il le menaça de son doigt. Autour d'eux, les passants regardaient toujours la scène de leurs regards outrés, Mathieu les foudroyant à son tour de ses yeux haineux alors qu'il se retourna de nouveau vers le couple si soudé.

Je reviendrai.....
A ses dires, il se retourna, disparaissant peu à peu derrière un coin de mur tandis qu'il poussa, au passages, quelques personnes qui étaient sur son chemin. Posant sa main à son visage, Adja se détacha légèrement de son aimé. Ses longs cheveux bouclés virevoltaient sous l'air du vent, quelques larmes luisant dans ses prunelles alors qu'elle n'osait pas vraiment regarder Samuel dans le fond de ses yeux. Mathieu venait probablement de détruire cette journée si merveilleuse, Adja en ressentant un sentiment de honte tandis qu'elle murmura enfin dans un ton à peine audible :

- Je suis vraiment désolé Samuel..... Je sais pas ce qui lui a prit. Pardon de t'avoir infligé ça....

A leurs côtés, l'église fit tinter ses carillons, deux pigeons prenant leurs envols alors qu'ils disparurent peu à peu dans l'horizon couvert.

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Samuel E. Jekyll

MessageSujet: Re: Moments qui font que nous sommes un. [pv Adja, Samuel/Berith]  Dim 15 Mai - 20:35

Mathieu n’attaqua pas, percutant visiblement que Samuel était plus puissant que lui. Toutefois, Samuel (ainsi que Berith) sentait que ce n’était pas fini, il avait quelque chose dans son regard qui le mit sur ses gardes. Il avait l’impression que le jeune homme leur cachait quelque chose.
Comme il l’avait sentit, ce n’était pas fini et le jeune homme le lui fit savoir.
À sa déclaration, il entendit Berith ricaner face au manque d’inventivité dont il faisait preuve en reprenant la réplique d’un film qu’ils avaient vu récemment où l’humanité était menacée par des androïdes venus du futur.

L’impertinent finit par s’en aller, laissant le couple seul. Très vite les quelques passants qui s’étaient arrêtés lors de la scène reprirent leurs vacations et en quelques instants, tout fut comme si rien ne s’était passé. Samuel fut quelque peu frappés par la rapidité avec laquelle se déroulaient les choses à présent. Mais il devait s’y faire, ce siècle était assez dingue quand on y repensait, tout devait aller vite.

Samuel finit par se tourner vers Adja. Cette scène avait dû être éprouvante pour elle. Se retrouver face à celui qui l’avait trahi et qui se permettait de penser qu’elle était toujours sienne. Ce genre d’individus s’imaginait que tout leur était permis, hors briser le cœur d’Adja avait été une erreur et si jamais il se permettait de refaire le petit numéro qu’il venait de leur faire, il allait lui faire regretter d’être né.

J’aime quand tu penses comme ça.
Ne commence pas s’il te plait, je ne suis pas d’humeur aux chamailleries.
Bien, ne fait pas ta vieille mégère mal-baisée.
Berith…

L’éclat de rire de Berith lui fit percuter qu’il cherchait à le faire sortir de ses gonds, probablement pour prendre le dessus après une crise de folie ou alors le pousser au meurtre.
Cette dernière proposition était probablement la plus vraisemblable.

Puis la voix d’Adja retentit et, comme à chaque fois, la douceur de sa voix l’apaisa.
C’était étrange de voir comment sa voix pouvait le calmer. C’était probablement un truc de démon, il en discuterait avec Berith. Il avait remarqué que lui aussi se calmait en présence d’Adja.
Il saisit délicatement le vissage d’Adja entre ses mains et plongea son regard dans le sien. Il n’aimait pas savoir que cet abruti puisse encore avoir une influence quelconque sur elle en parvenant à la faire culpabiliser ainsi d’une chose dont elle n’était pas responsable.


- Tu n’as pas à t’excuser. C’est un abruti, tu n’as pas à te sentir responsable pour son comportement. Il ne mérite que ton mépris, rien de plus.

Il se pencha ensuite vers elle et l’embrassa tendrement pour lui chasser toutes ces mauvaises pensées. La journée avait bien commencé et ce ne serait pas une vermine qui allait la gâcher.
Il adressa un sourire réconfortant à Adja et lui prit la main, l’invitant à continuer leur chemin comme s’il ne s’était rien passé. Il était là, elle ne craignait rien, et encore moins quand la « menace » était un ex jaloux du bonheur de celle qu’il avait voulu détruire.


****
Ils continuèrent leur marche et leur pas s’arrêtèrent devant une bibliothèque aux allures anciennes. À son architecture, elle datait probablement du XIXe siècle. Peut-être était-elle plus vieille.
Il s’arrêta un instant et la contempla, lui rappelant son temps… et sa demeure. Elle avait le même toit que la demeure familiale. D’ailleurs, existait-elle encore ? Il se souvenait qu’elle avait survécu à l’incendie de Chicago, mais après la mort de sa famille, il n’avait pas trouvé le courage d’y retourner. Mais après le marché avec Berith pour sceller son âme à son essence et créer le démon qu’ils étaient à présent, ce fut comme si sa famille n’avait jamais péri.

C’est alors qu’il percuta une chose : Élizabeth avait donc grandi et était devenue une femme. S’était-elle mariée ? Avait-elle eu des enfants ? Se pouvaient-ils qu’il ait des petits neveux quelque part sur cette terre ?
Toutes ses questions et aucune réponse.
C’est ainsi qu’une idée germa et prit toute son ampleur. Elle n’avait même pas deux secondes qu’elle l’obsédait déjà et s’il ne l’exprimait pas, ça allait empirer.


- Je dois retourner chez moi.

Il devait y retourner, sa famille y était probablement retournée une fois remise sur pied. S’il voulait retrouver leurs traces et savoir ce que sa petite sœur était devenue, il devait retourner chez lui, en espérant que la demeure existait toujours.
Il percuta alors l’étrangeté de ses paroles et il se tourna vers Adja pour lui expliquer ses dires.


- Cette bibliothèque… Elle me rappelle la demeure de mes parents… Je dois savoir ce qu’ils sont devenus, si ma petite sœur a eu une vie heureuse. Si ça se trouve, j’ai de la famille encore en vie et je l’ignore. Adja, est-ce qu’on pourrait aller à Chicago prochainement ?

Évidemment, il ne comptait pas prendre la route directement, ce week-end était entièrement consacré à Adja et à sa famille. Mais il aimerait bien retourner un jour dans sa ville natale. C’était peut-être ridicule, mais s’il restait des brides de l’humain qu’il avait été là-bas, il ne voulait pas les laisser s’échapper.

Parfois, il avait peur de ce qu’il devenait. Il avait peur que d’ici quelques mois, il oublie ce qu’il avait été et finisse par accepter la fusion. Si partir sur les traces de son passé et de sa petite sœur pouvait lui épargner ce sort, il ne pouvait pas laisser filer cette chance.

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Adja Miara

❙ r a c e : Humain
MessageSujet: Re: Moments qui font que nous sommes un. [pv Adja, Samuel/Berith]  Lun 23 Mai - 11:49

Les prunelles fixées sur le sol, Adja demeurait silencieuse, les mains de son aimé saisissant délicatement son visage tandis qu'il captura son regard pour la rassurer au plus vite. De sa voix rauque mais aussi douce que le vent lui même, il lui murmura qu'elle n'avait pas à se sentir responsable, Mathieu ne méritant que son mépris alors que la jeune femme acquiesça faiblement à ses dires. Comme elle en voulait à son ex-compagnon, son comportement dépassant la raison tandis que ses dires jadis ne semblaient avoir aucun sens. Elle ne lui appartenait plus, sa trahison détruisant leur amour alors qu'elle avait permit à Adja de tourner la page et de trouver ainsi le bonheur souhaité.

Dans cette même tendresse, Samuel se pencha vers elle pour lui faire don d'un baiser, la jeune femme s'y laissant guider tandis qu'elle ferma lentement les yeux comme pour chasser peu à peu son mal être. Reprenant le court de leur marche, les deux amants entreprirent d'oublier cet incident pour se focaliser uniquement sur l'instant présent. Mathieu ne détruira pas leur amour pour l'unique raison qu'il était bien plus fort que tout le reste, Adja en prenant conscience alors qu'elle ancra ses yeux océans sur la silhouette massive de son aimé. Doucement, un fin sourire éclaira son visage, ses doigts entourant plus fortement ceux de Samuel tandis qu'elle se colla à lui comme pour y sentir sa chaleur éternelle....

****

Ses pas foulant les dalles, Mathieu tourna dans une ruelle étroite. Ses prunelles pétillaient d'une colère palpable, ses poings se serrant amèrement entre eux alors que son souffle en était saccadé. Sa fierté en avait prit un coup, cet homme lui volant Adja tandis qu'il l'avait ridiculisé devant tous le monde. Une chose était sur, il allait le payer un jour ou l'autre, le jeune homme s'immobilisant soudainement alors qu'il porta son regard sombre sur le mur élevé à ses côtés. Dans un geste brusque et non contenu, il le frappa de son poing, du sang glissant lentement entre ses doigts tandis qu'il n'avait pourtant que faire de la douleur :

Tu crois avoir gagné mais c'est loin d'être fini....

Sa voix s'était faite murmure, un fin rictus étirant ses lèvres alors que son coeur frappait plus fortement sa poitrine comme tiraillé par cette haine nouvelle. Soudain, une sonnerie lointaine retentit dans l'antre de la ruelle, Mathieu sortant de la poche de sa veste, son portable tandis qu'il entreprit de répondre à cet appel. S'assurant qu'il était seul, le jeune homme amarra ses yeux dans la pénombre, n'y voyant que le vide alors que son virevolta à son tour dans l'air du vent tel un chant dangereux et déterminé :

J'arrive tout de suite mais avant, tu peux faire quelque chose pour moi? J'aurai besoin de faire des recherches sur une certaine personne....

Un fois sa requête exprimée et acceptée, Mathieu mit fin à la conversation, ses pas foulant de nouveau les dalles humides tandis qu'il disparut enfin dans les ténèbres. Ses traits de visage avaient ce quelque chose qui rendait son expression indéchiffrable, ses cheveux noirs flottant sous la brise glaciale alors que nul ne savait ses réels intentions....

****

Au bout d'un moment, les pas de Samuel et Adja s'immobilisèrent devant la bibliothèque centrale, l'homme la contemplant d'un air absent tandis qu'elle s'étendait sous leurs yeux tel un monument historique. La main de la jeune femme ne quittant pas la sienne, Adja ancra à son tour ses prunelles dorées sur la bâtisse. Cette bibliothèque était l'un des emblèmes de la ville, ses gravures et sa présence lui valant l'amour et le respect des habitants alors qu'elle avait survécue à bien des tourments. Combien de fois le maire avait mentionné de la détruire, les personnes ayant protesté à sa disparition tandis qu'ils avaient lutté corps et âme pour la sauver.

Tournant la tête en direction de Samuel, Adja s'apprêta à lui raconter son histoire cependant il parla avant elle, lui murmurant qu'il devait rentrer chez lui tandis qu'il semblait perdu dans des songes qui n'appartenaient qu'à lui. Arquant légèrement l'un de ses sourcils, la jeune femme le regarda d'un air surprit. En cet instant, son aimé semblait si triste, ses prunelles luisant de mélancolie alors que son corps s'en trouvait tendu et immobile telle une statue de marbre.

Revenant soudainement à la réalité, Samuel se tourna vers elle comme pour lui faire part de ses pensées, Adja l'écoutant avec attention tandis qu'un fin sourire étira ses lèvres au fur et à mesure de ses dires. Elle ne pouvait que comprendre ce qu'il pouvait ressentir, la jeune femme voulant l'accompagner plus que tout dans cette démarche alors qu'elle acquiesça silencieusement. Tendrement, ses mains vinrent entourer la taille de l'homme, son regard s'ancrant plus profondément dans le sien tandis qu'elle murmura enfin de sa voix limpide :

- Bien sûr. Tu as tant fais pour moi, à mon tour de t'accompagner chez toi. Si tu le souhaite, on peux même partir demain. Ma mère comprendra et je pourrai retourner les voir une autre fois.

Sans quitter son éternel sourire, ses doigts vinrent glisser sur la joue de Samuel, lui donnant ainsi une tendre caresse alors qu'elle voulait lui faire comprendre que cela ne la dérangeait pas. Ce Week-end n'était pas seulement destiné à elle seule mais à eux-deux. Adja était heureuse de passer du temps avec sa famille, son père n'étant plus là pour les tourmenter mais elle avait fait le choix jadis de suivre son propre chemin et celui-ci était lié à Samuel....

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Samuel E. Jekyll

MessageSujet: Re: Moments qui font que nous sommes un. [pv Adja, Samuel/Berith]  Mar 7 Juin - 21:18

Samuel porta son regard sur Adja, surpris par sa proposition. Il pensait aller à Chicago une autre fois pour que Adja profite pleinement de son week-end. Mais quand il vit l’air rayonnant d’Adja, il se dit que ce voyage improvisé était tentant. Elle semblait si enthousiaste à l’idée de l’aider à retrouver son passé. Un sourire illumina son visage et il déposa un baiser sur le front d’Adja.
Elle était formidable. Chaque jour passé avec elle lui faisait comprendre comment il avait pu en tomber amoureux dès le premier instant. Même s’il n’avait pas les capacités de Berith à percer les âmes, il était persuadé que cette nuit-là, il avait pu voir en elle.


« Merci de comprendre à quel point c’est important pour moi. »

Il se promit toutefois de ramener Adja voir sa famille aussi souvent que c’était possible. Elle avait retrouvé sa famille, il ne voulait pas l’en éloigner à cause de son affaiblissement loin de Ghost Island.
Ils continuèrent paisiblement leur visite de la ville. Samuel ne lâcha pas un instant la main d’Adja alors qu’ils marchaient dans les rues et qu’elle continuait le récit de cette ville qu’il découvrait. Durant leur promenade, Adja rencontra quelques connaissances, des simples camarades de classes aux amis perdus de vue. Chaque fois ils s’arrêtaient, Adja le présentait comme son petit ami et Samuel les saluait d’un hochement de la tête avec un sourire aimable. Puis s’en suivait une courte discussion sur ce que chacun était devenu. Samuel restait en retrait à chaque fois, observant la scène.
Il remarqua toutefois les regards des interlocuteurs d’Adja. Il les intriguait, c’était une chose qu’il déclanchait fréquemment chez ceux qu’il croisait. C’était probablement les restes de leurs instincts de survie qui les mettaient en garde, sentant qu’il n’avait plus rien d’humain, mais leur éducation faisait qu’il n’écoutait pas cet instinct. Ils se contentaient donc de l’observer, intrigué.

Il se passa cependant quelque chose d’étrange durant leur promenade. Il sentait la fatigue se faire plus pressente quand il serra un instant la main d’Adja avec plus de force sous une impulsion.
Il reçut alors une décharge soudaine mais ne lâcha pas prise pour autant alors qu’il sentait une énergie nouvelle passer en lui.
Quand cette décharge fut passée, il lâcha la main d’Adja, intrigué.


« C’était quoi ça ? »

La question s’adressait plus à Berith qu’à Adja. La surprise l’avait fait parler à voix haute. Il savait que ce n’était pas une simple décharge d’électricité statique, ça respirait la magie. Enfin, si on pouvait réellement parler de magie quand il s’agissait de capacités démoniaques. Il se doutait de ce qui venait de se passer mais il voulait une réponse claire afin d’éviter que cela se reproduise.

« C’était un instinct de survie.
- Explique…
- Quand un démon faibli trop sérieusement, son organisme est constitué de telle façon qu’il peut puiser de la force dans un de ses contractants. Mais rassures-toi, notre Adja ne craint rien tant que tu ne puisses pas volontairement toute sa force.
- Tu veux dire que je peux recommencer sans m’en rendre compte ?
- Oui. Pour l’instant tu ne maîtrise pas assez nos « facultés » mais je ne te laisserait pas aller trop loin. »


Samuel resta silencieux, mais il savait qu’Adja comprendrait que son mutisme signifiait une discussion avec Berith. Il n’aimait pas trop ces petits entretiens en sa présence car elle savait ce qui se passait.
Il écouta Berith avec attention alors que ces pensées étaient confirmé : il venait de prendre un peu d’énergie à Adja. Il hésita un instant à la mettre dans la confidence quand il croisa son regard interrogateur. Elle était sa compagne, il se devait de lui dire la vérité.


« Je ne sais pas si tu viens de le sentir, mais… Dans un élan de fatigue j’ai accidentellement pris un peu de ton énergie. Si tu te sens fatiguée, n’hésite pas à me le dire. »

Samuel ne put s’empêcher de sourire et d’émettre un léger rire à ses dires. Il avait dit cela sans réellement prendre garde à la façon dont il formula ses pensées et il trouva le résultat assez troublant.

« C’est probablement une des choses les plus bizarres que je n’ai jamais dites. »

À cet instant, les douze coups de l’horloge de l’église devant laquelle ils se trouvaient retentirent. Samuel leva alors les yeux vers le clocher. Le temps avait passé si vite. Il ne savait pas à quelle heure était servi le déjeuner chez les Miara mais il se doutait qu’il était temps de rentrer. De plus, il ne savait pas quand le corps du père d’Adja serait retrouvé, sa violence l’avait isolé, il se pouvait donc qu’on ne le retrouve pas avant des jours. Mais dans le doute, il préférait être présent avec Adja quand la police appellerait Gwenola.
Toutefois, il tenait à faire une chose avant de rentrer, cette pensée venait de le traversée alors qu’il fixait l’église.


« On devrait peut-être rentrer. Mais avant, j’aimerais vérifier quelque chose. »

Samuel déposa un baiser sur le front d’Adja et se dirigea vers l’église. Il allait pour entrer mais sa main s’arrêta sur le battant de la porte. Pouvait-il considérer qu’il était encore le bienvenu dans la maison de Dieu ?
« Samuel Elias Jekyll, la foudre ne va pas s’abattre sur nous et l’enfer ne s’ouvrira pas sous nous pieds si tu franchis cette porte. Je trouve ça ridicule mais bon, si ça peut te consoler, vas-y. »
Samuel remercia Berith pour sa compréhension alors, il fallait reconnaître que c’était rare venant de sa part.
Il finit par entrer dans l’Église et s’arrêta un instant devant la beauté de l’édifice. Il allait se diriger vers le bénitier pour se signer quand il s’arrêta de nouveau. Pendant longtemps, les églises étaient ses refuges mais à présent, pouvait-il encore y pénétrer sans blasphémer ?

Samuel finit par s'avancer vers le bénitier, il avait besoin de savoir certaines choses. Il plongea deux de ses doigts dans l'eau sacrée et n’éprouva aucune brulures, à son grand soulagement.

Seul les démons plus bas de la hiérarchie sont affaiblis par l'eau bénite. Par contre, si tu te signes, je ne sais pas comment on va réagir...
Il aurait peut-être mieux fait de ne pas continuer, mais avant de tourner définitivement le dos à ses croyances, il avait besoin de sentir qu'elles le rejetait. Si se signer l'affaiblissait, il aurait la réponse qu'il attendait.
Samuel porta sa main à son front et se signa en murmurant.


« In nomine patris et filii et spiritus sancti. Amen. »

Il se sentit vaciller un court instant, prit d'un violent épuisement. Il avait sa réponse...
À cet instant, il entendit un bruit derrière lui, quelqu’un venait d’entrer dans l’église par une autre entrée que celle par laquelle il était venu.
Un frisson le parcourut mais ne se retourna pas pour voir qui venait d’entrer. Il aurait probablement dû car l’instant d’après, il entendit quelqu’un marmonner en latin et il fut assommer par derrière.

Samuel tomba lourdement sur le sol glacé de l’église. Il se demandait ce qui venait de se passer, mais Berith semblait ne pas répondre. Il ne put cependant se poser d’autre question car un autre coup vint le frapper, toujours ponctué par des paroles en langues anciennes, et il sombra dans l’inconscience. Sa dernière pensée fut cependant pour Adja. Était-elle en danger elle aussi ?

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Dernière édition par Samuel E. Jekyll le Jeu 28 Fév - 10:54, édité 3 fois
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Adja Miara

❙ r a c e : Humain
MessageSujet: Re: Moments qui font que nous sommes un. [pv Adja, Samuel/Berith]  Mer 29 Juin - 9:48

Merci de comprendre à quel point c’est important pour moi. A ses dires, Adja porta ses mains aux siennes comme accentuant le poids de ses mots. Il n'avait pas à la remercier de sa compréhension, Samuel tout comme Berith ayant fait bien plus pour elle alors qu'ils formaient désormais un couple à part entière. Et puis, la jeune femme désirait tellement connaître la vie de son aimé, sa demeure comme sa famille même si celle-ci reposait désormais dans un monde à part.

Reprenant le court de leur marche, Adja continua de faire visiter la ville à Samuel. Tous ses bâtiments lui manquaient, leurs dédales comme leurs histoires la ramenant des années en arrière tandis qu'elle connaissait chaque chemin, chaque passage qui menait à un raccourci. Par moment, ils croisèrent des visages connus, Adja s'arrêtant pour les saluer alors qu'elle leur présenta tour à tour l'homme à ses côtés comme son compagnon. Certains semblaient étonnés, d'autre heureux tandis qu'ils étaient tous au courant de sa rupture avec Mathieu. Certains la prirent dans leurs bras comme rassurés de la savoir épanouie, d'autres se renfrognant légèrement alors que la plupart étaient des amis communs à ceux de son ex.

Une fois les discutions achevées, leurs pas foulèrent de nouveaux les dalles humides, Adja s'excusant de ce contre temps tandis que Samuel la rassura presque immédiatement. Soudain, son aimé lâcha brusquement sa main comme piqué par une décharge, la jeune femme sentant elle-même une fatigue l'enivrer de part en part alors qu'elle porta ses doigts contre sa poitrine. En cet instant, elle pouvant sentir son coeur battre en son fond intérieur, son souffle se confondant avec celui de l'air tandis que sa respiration s'en trouvait saccadée. Lentement, la voix de son aimé perça le silence environnant, Adja portant ses prunelles bleutées sur lui alors qu'il semblait poser une question à l'autre part de lui-même. Respectant la conversation muette entre Samuel et Berith, la jeune femme se contenta de le regarder. Elle ne saurait dire ce qui venait de se passer mais c'était comme si elle avait perdue un peu de son énergie, ses sourcils s'arquant légèrement à la base de son front tandis que cette sensation était à la fois étrange et enivrante.

Au bout de quelques minutes, son aimé ancra ses yeux émeraudes dans les siens interrogateurs, son ton rauque virevoltant de plus belle dans l'antre de la ville alors qu'il entreprit enfin de le lui expliquer. L'écoutant avec une certaine attention, Adja acquiesça. Elle comprenais à présent, un fin sourire étirant ses lèvres tandis que ses doigts s'entrelacèrent de nouveau avec ceux de Samuel :

- Je l'ai sentis. C'était d'ailleurs une sensation assez étrange et soudaine. Ne t'inquiète pas, je vais bien mais si tu te sens trop fatigué de ton côté, nous pouvons rentrer.

Aux dires suivants de son aimé, le rire de la jeune femme se joignit au sien. Il fallait avouer que certaine de leurs conversations pouvaient paraître irréels, voir complètement fous mais qu'importait quand ce genre de chose faisait désormais partie de leur quotidien. Inexplicablement, Adja n'échangerait cette vie pour rien au monde, leur lien n'en étant que plus unique alors qu'elle était prête à lui donner tout ce qu'elle possédait pour le bien de son compagnon et celui du démon. La distance qui les séparait de Ghost Island se faisait de plus en plus ressentir, Samuel en perdant ses forces tandis que la jeune femme en était silencieusement inquiète. Combien de temps pourra t-il encore tenir? Combien de jours avant qu'il ne soit complètement affaiblis? Si seulement, elle pouvait d'avantage l'aider, lui donner encore plus de son énergie, quitte à s'affaiblir elle même.

Adja s'apprêta à lui dire le fond de ses pensées cependant le tintement de l'horloge l'en empêcha. Levant les yeux aux ciel, Samuel porta son attention sur elle comme brusquement pris par des songes qui n'appartenaient qu'à lui. Avec douceur, il lui murmura qu'il souhaitait vérifier quelque chose avant de rentrer, la jeune femme hochant légèrement la tête à ses mots tandis qu'elle le suivit jusqu'à l'entrée de l'église.

- Je t'attends ici.

Sa voix était aussi douce que le chant des oiseaux, un même sourire étirant ses lèvres alors qu'elle entreprit de s'asseoir sur le rebord du mur pendant que Samuel disparut dans l'antre de la battisse. Ramenant ses genoux à sa poitrine, Adja entoura ses jambes de ses bras. Ses longs cheveux formaient des vagues irrégulières, ses boucles se courbant sous l'air du vent tandis que ses prunelles se fondirent dans le lointain. Au plus profond de son coeur, elle espérait que Mathieu ne reviendrait jamais, la jeune femme poussant un soupir alors qu'elle ne comprenait même pas son comportement jadis envers son aimé....

****

Celui-ci se trouvait par ailleurs ici, son dos se collant contre le mur de pierre tandis qu'il guettait les moindre gestes de Samuel. Un fin rictus étira ses lèvres quand il le vit enfin rentrer dans l'église, ses doigts rugueux entourant le contour d'un fusil alors qu'il porta ses yeux sur le côté. Dans un signe de tête, Mathieu fit signe à ses compères que c'était le bon moment pour agir, ses prunelles glissant ensuite sur Adja tandis qu'il murmura de sa voix rauque et à peine aussi audible que le souffle de l'air :

Ne t'inquiète pas chérie, on va bien prendre soin de ton démon....


Ses paroles résonnèrent tel un sarcasme, l'homme redressant légèrement la tête alors que ses sourcils formaient comme un arc de cercle au dessus de ses yeux. Depuis déjà mainte années, il connaissait l'existence des créatures, ce savoir le menant à la traque tandis qu'il était devenu un chasseur et un meneur. Jetant sa cigarette, l'homme à ses côtés entreprit de vérifier leurs matériels. Tout y était, leurs fusils, leur eau bénite et divers gadgets qui leurs servaient à anéantir les forces du mal. Cependant, celui-ci n'était pas vraiment convaincu par cette nouvelle mission, son regard se plantant dans celui de Mathieu alors qu'il murmura de son ton grave :

Tu es sûr qu'il en ai un? Après tout, cette donzelle peut fausser ton jugement. Ce qu'on a trouvé sur lui est infime et ne laisse rien présager sur ce qu'il est vraiment.


A ses mots, l'homme amarra ses prunelles dans les siennes interrogatrices, un même rictus éclairant son visage tandis que sa main serra plus fortement le contour de son arme. Il n'y avait aucun doute à avoir, celui-ci ayant sentit sa force inhumaine tandis qu'il avait comprit sa nature dès lors que Samuel l'avait plaqué au sol. Mathieu ne saurait dire si Adja était au courant de l'existence démoniaque de son aimé cependant elle devra faire un choix. Soit elle laissait faire les choses et revenait vers lui, soit il l'utilisera contre le démon si sa décision restait sans appel.

J'ai sentis sa force quand il m'a immobilisé. Vous pouvez me faire confiance.


Ses amis avaient voulus procéder à un exorcisme mais le jeune homme s'y était fortement opposé. Peut-être que ce connard n'était pas maitre de ses gestes, le démon le possédant entièrement de sa malveillance mais Mathieu prenait cette futur victoire comme l'accomplissement d'une vengeance personnelle et puis, il y avait quelque chose qui le différenciait des autres démons, aucune marque noirâtre faisant scintiller ses prunelles alors qu'il semblait en réel accord avec lui.

Quittant le court de ses songes, le jeune homme invita les autres à le suivre. Leurs pas les menèrent à leur tour dans l'antre de la bâtisse, Mathieu faisant glisser son regard sur les alentours tandis qu'il trouva enfin leur proie. Celui-ci semblait prier, sa voix résonnant entre les murs glacés alors qu'il signa son front tel un fervent disciple de dieu. Quelle ironie, le jeune homme manquant d'émettre un léger rire tandis qu'il intima à ses complices de le prendre par surprise. Slalomant entre les bancs, l'un des chasseurs asséna à Samuel le premier coup. Le bout du fusil vint frapper son crâne de telle sorte qu'il l'assomme, l'homme vacillant sur le sol alors qu'il porta presque immédiatement une deuxième attaque. Peu à peu, leurs voix s'unirent à l'unisson, l'un d'eux portant ses prunelles sur un livre ancien tandis qu'ils entreprirent ainsi de continuer ce rituel quotidien. Tapit dans l'ombre, le révérend regardait la scène sans mot dit, Mathieu lui adressant un signe de tête alors qu'il lui murmurait, par ce geste, qu'ils avaient la situation bien en main. Une fois assuré que le démon ne puisse plus bouger, celui-ci vint s'accroupir à ses côtés, un fin rictus étirant une fois de plus ses lèvres tandis que son ton s'éleva par delà l'autel :

Emmenons le dans l'entrepôt.


Acquiesçant comme approuvant cet ordre, les chasseurs mirent toutes leurs forces pour le transporter. Aidé par le prête lui même, ils sortirent par un passage que seul le religieux en avait connaissance, Mathieu fermant la marche alors qu'il porta un dernier regard en arrière. Adja ne pourrait les suivre de toute manière. Le temps qu'elle comprenne que Samuel avait disparu, ils auront déjà déguerpis, cette simple pensée gonflant sa fierté tandis qu'il quitta enfin son immobilité pour rejoindre ses compères....

****

Ses pieds fouettant l'air dans un mouvement nerveux, Adja amarra ses prunelles bleutées sur l'entrée de la bâtisse. Son aimé n'était toujours pas revenu, la jeune femme commençant à s'inquiéter alors qu'elle hésita mainte fois à vérifier si tout allait pour le mieux. Au fond de sa poitrine, son coeur battait fortement, une mauvaise impression s'insinuant en elle tandis qu'elle n'arrivait pas à le faire taire. Pourquoi avait-elle cette sensation? Pourquoi sentait-elle un danger alors que tout semblait si calme et si serein?

N'y tenant plus, Adja quitta son emplacement pour se fondre dans l'église. Une fois entrée dans la bâtisse, la jeune femme croisa ses bras entre eux comme prise soudainement par de lourds frissons. Elle avait beau chercher, ses yeux glissant sur ses chaque recoins, elle ne trouvait nul trace de Samuel, son coeur continuant sa course en sa poitrine alors que ses doigts vinrent frôler le tissu chaud de son manteau. Il se passait quelque chose d'anormal, ses sourcils s'arquant à la base de son front tandis que ses yeux rencontrèrent l'autel.

Tout à coup, une silhouette se dessina sur les murs glacés, Adja sursautant légèrement tandis qu'elle fut rapidement rassurée d'y voir le révérend. Celui ci joignait ses mains entre elles, un fin sourire éclairant son visage rond alors que sa tunique flottait sous l'air frais du bâtiment. Avec lenteur, il s'avança vers elle, sa voix ayant un côté apaisant tandis qu'il lui demanda de son ton spirituel :

Puis-je vous aider mon enfant?

Lui rendant son sourire, Adja le salua avec respect avant d'ancrer ses yeux dans les siens compatissants. Il devait savoir quelque chose, le mensonge lui étant interdit alors que seul lui pouvait l'aider à comprendre ce qu'il se passait.

- Oui mon père. Je cherche un homme plutôt grand. Il est entré ici il y a environ une heure maintenant et je m'inquiète de ne pas le voir revenir. L'auriez vous vu par hasard?

Faisant mine de réfléchir, celui-ci hocha négativement la tête. Inexplicablement, cela ne fit qu'accentuer son inquiétude, la jeune femme le remerciant chaleureusement tandis qu'elle entreprit ensuite de quitter cet endroit. Ses pas retrouvant de nouveaux les dalles humides de la ville, Adja porta ses prunelles dans le haut ciel. Pourquoi sentait-elle que le révérend lui avait mentit? Samuel ne pouvant ainsi disparaître alors qu'il ne l'aurait pas laisser là sans l'avertir auparavant. Que devait-elle faire? Attendre d'avantage au risque de perdre plus de temps ou prévenir Sandy qui avait, elle aussi, un lien puissant avec Berith. Sans réfléchir plus longtemps, la jeune femme sortit de la poche de son manteau, son portable, ses doigts tapant nerveusement le numéro de son amie tandis qu'elle espérait de tout coeur qu'elle y réponde. Après plusieurs sonneries, la voix de celle-ci se fit entendre, Adja ayant un soubresaut alors qu'elle formula presque immédiatement sa requête comme prise de panique :

- Sandy? C'est Adja. Samuel a disparu.... Je t'en pris, je sens qu'il est danger et il n'y a que toi qui puisse m'aider à le retrouver.

Son amie avait des pouvoirs qu'elle n'avait pas. Bien qu'une longue distance les séparait, elle était la seule à pouvoir la rejoindre le plus rapidement possible, Adja la suppliant tandis que celle-ci rechignait comme n'aimant nullement l'idée de venir en aide à Samuel. Bien qu'elle appréciait Berith tel un père et un mentor, Sandy avait du mal à apprécier son aimé, plusieurs confrontations les menant à cette méfiance alors qu'elle accepta pourtant après plusieurs minutes comme le faisant pour elle et le démon.....

****

Pendant ce temps, les chasseurs avaient enfin rejoins l'entrepôt, ceux ci attachant Samuel à une chaise tandis qu'ils firent en sorte qu'il ne s'échappe pas. En son antre, la noirceur régnait tel un lieu inhabité, aucun meuble, à part une chaise et une table, lui apportant un peu de gaieté alors qu'il faisait presque aussi froid qu'au dehors.

Ses pas foulant les dalles humides, Mathieu jouait avec un poignard. Se rapprochant du démon, il entreprit de le réveiller par un violent coup de poing. Une fois celui-ci retiré de son inconscience, le jeune homme posa la lame de son arme contre le cou de sa victime, ses prunelles sombres s'ancrant dans les siennes embuées tandis qu'il murmura d'une voix à peine audible :

Je t'avais bien dis que c'était loin d'être fini. Tu fais moins le malin à présent.


Donnant brusquement un coup de pied dans la chaise, Mathieu se redressa. Avec une certaine lenteur prédatrice, il tourna autour de Samuel, ses doigts jouant toujours avec le contour de son arme alors qu'il porta son regard dans l'horizon. Son visage fin avait quelque chose de particulièrement dangereux, une certaine lueur brillant dans ses yeux tandis que ses muscles se contractaient sous chacun de ses pas. Tout était préparé pour anéantir le démon, les chasseurs l'encerclant de part en part alors que l'un d'eux tenait toujours le livre ancien. Soudain, le jeune homme agrippa les cheveux de Samuel, lui faisant ainsi rejeter sa tête en arrière tandis qu'il susurra à son oreille tout en gardant un côté haineux et blessé dans sa propre fierté

Pas de bol pour toi, tu t'en ai pris à la mauvaise personne. Ton retour en enfer sera lente et douloureuse. Il n'y a pas de place pour les démons dans ton genre en ce monde....

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J'ai fais le choix de vendre mon âme à celui que j'aime
 
Parce que c'est ma destinée
 
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Sandy E. Wood

❙ r a c e : Démon
MessageSujet: Re: Moments qui font que nous sommes un. [pv Adja, Samuel/Berith]  Sam 2 Juil - 22:57

    Une superbe après-midi, pour une fois il avait fait bon sans faire trop chaud. Le garage avait fermé plus tôt que prévu car James avait voulut faire un inventaire et avait finit par mettre Sandy et Zack dehors. Pour une fois qu'ils pouvaient sortir tranquillement sans que rien ne leur arrive Sandy avait proposé de l'inviter à boire un café et ils avaient finit sur la terrasse de chez Joey à siroter leur boisson. Après quelques blagues douteuses de Joey sur le fait que Sandy ne s'était pas entiché d'un mec depuis l'épisode de Eliot et de nombreux regard insistant Sandy et Zack avaient fini dans un petit parc loin de tout.
    Sandy était maintenant un appareille à la main prenant des photos de tout et de rien pendant que Zack adossé à un arbre lisait un livre dont le titre lui échappait. Elle était absorbé un arbre qui semblait plusieurs fois centenaire. Chaque branche semblait s'être fait dans la douleur et chaque bourrasque de vent faisait craquer chaque partie que ce soit le tronc,les branches ou même les feuilles. Finalement au bout de quelques minutes Zack immergé dans son livre lui parut être un modèle plus attrayant. Derrière un arbre elle prit quelques clichés de lui se faisant la plus discrète possible pour ne pas l'entendre râler.
    Finalement elle finit par s'assoir près de lui regardant les derniers clichés qu'elle venait de prendre. Elle sourit en voyant la tête que Zack faisait, cette même tête sérieuse que quand il travaillait sur une voiture. D'ordinaire elle n'aimait pas prendre les gens en photo mais il fallait avouer que Zack était un bon modèle. C'était un homme beau et attirant il fallait l'avouer, la plupart du temps quand elle était avec lui elle en avait la preuve rien qu'en observant toutes ces femmes qui ne le lâchait pas du regard et celles qui lui lançaient à elle des regards mauvais. Elle ne c'était jamais vraiment demandé si elle elle le trouvait beau et sans doute que c'était le cas. C'était même l'une des raison pour lesquelles elle ne l'aimait pas au début et qu'elle s'efforçait de faire de son mieux pour l'éloigner. Mais le destin en avait choisit autrement et maintenant elle se voyait mal passer ses journées sans lui.
    Soudainement et d'un bon elle sauta sur lui lui arrachant au passage le livre qu'il était entrain de lire. Elle lui fit un sourire angélique avant que sa voix ne brise le silence qui régnait jusqu'à la.

    -Arrête de lire t'es ennuyant !! Tu veux pas qu'on...

    Soudainement une violente décharge l'empêcha de finir sa phrase. Un mal de crane presque immédiat la fit vaciller. C'était d'une violence inouïe tellement qu'elle en pleurait. Des phrases en latin ainsi que des images de Samuel et de Bérith se cessaient de tourner encore et encore. Mais que ce passait-il ou étaient-ils pourquoi ce mal ? Soudainement son portable vibra elle n'avait même pas la force de le lever jusqu'à son oreille. Après un effort qu'on aurait pu qualifier de surhumain sans faire de jeu de mots elle décrocha. La voix d'Adja raisonna et il lui fallut quelques minutes avant de réaliser ce qu'elle venait de dire. Le mal se dissipa aussi vite qu'il n'était apparu et elle passa sa main sur son front comme pour mieux réfléchir.

    -Calme toi Adja...ok J'arrive...je vais tenter de faire au plus vite.

    Sandy se leva d'un bon devant le regard interrogateur de Zack. Qu'est ce qu'elle pouvait bien lui dire pour qu'il ne pose pas trop de question.

    -Je dois y aller je t'expliquerais plus tard.

    Elle ramassa ses affaires sur le sol puis se dirigea vers la voiture d'un pas rapide. Cela était sans compter sur Zack qui lui agrippa le bras et commença à la harceler de questions. Sans le regarder et toujours en marchant elle lui dit d'un ton froid et neutre.

    -La question n'est pas de savoir ce qui se passe Zack...Cette fois tu ne peux pas venir je ne pourrais pas te surveiller

    Si Samuel avait disparu au point d'inquiéter Adja elle ne pouvait se permettre de mettre Zack en danger lui aussi. Tout comme Adja il était humain et qui sait qui était sous cette affaire, peut être un autre démon. Si c'était le cas elle même ne ferait pas le poids longtemps alors il fallait mieux éviter les drames pour tout le monde. Et puis il n'était pas au courant pour sa situation et celle de Bérith ni même celle d'Adja. En plus d'un coup physique il fallait d'attendre à un coup moral encore plus frappant. Pour elle il était juste pas question qu'il ne vienne.

    -J'ai aucune idée de ce qui se passe alors tu reste ici point !! Je ne rigole pas Zack tu n'as pas idée de ce qui pourrait t'arriver ni même de ce que tu pourrais apprendre.

    Elle fit en sorte qu'il ne puisse plus bouger immobilisant chaque partie de son corps au prix d'un gros effort. Soudainement il lui rappela quelque chose qui qu'elle avait oublier. Zack pouvait entendre les pensées des gens, certe ce n'était pas encore au point mais ça pouvait être un avantage considérable pour retrouver Samuel. Elle lâcha alors prise et s'engouffra dans la voiture.

    -Me fais pas regretter ça Zack...

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"Les monstres et les fantômes existent. Ils vivent à l'intérieur de nous, et parfois ils gagnent."
- Stephen King
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Zack Johnson

❙ r a c e : Humain...normalement.
MessageSujet: Re: Moments qui font que nous sommes un. [pv Adja, Samuel/Berith]  Mar 5 Juil - 14:15




James les avait libéré plus tôt pour faire l’inventaire des pièces. Et Zack et Sandy avait fini par prendre un verre ensemble pour passer le temps. Ils n’y étaient pas resté longtemps. Les blagues de Joey et les regards douteux dans leurs directions avaient fini par les mettre mal à l’aise tous les deux.
Ils étaient donc dans un parc. Zack se concentrait sur les archives Ghost Island. La nécropole et l’asile étant à présent loin derrière lui, il voulait comprendre par quel miracle cette ville regorgeait d’autant de lieux hantés. Car il était persuadé que ces deux cas n’étaient pas isolés… Il n’en avait pas parlé à Sandy, mais en fouinant à la bibliothèque, si on pouvait l’appeler ainsi, il était tombé sur certaines des archives, notamment un exemplaire du journal d’un certain Anthony Smith, l’un des premiers colons. D’après ce qu’il avait pu lire, la première colonie s’était installé dans le coin après que l’expédition Lewis et Clarke en 1805.  Tout s’était bien passé les premiers mois mais à partir de décembre, des choses étranges commencèrent à se produire. Un mois plus tard, les trois quart de la colonie avaient été décimés. Zack avait la conviction que ce journal serait la clé pour comprendre. Mais malheureusement, il était dans les livres à consulter sur place. Le jeune homme n’avait pas eu d’autre choix que de voler l’exemplaire pour le consulter au calme.
Sandy prenait des photos alors qu’il était adossé à un arbre, plongé dans sa lecture. Il avait du sauter les passages traitant de la jeunesse d’Anthony Smith, car ce n’était pas ce qui l’intéressait. Zack voulait découvrir pourquoi cette ville semblait ailleurs, pourquoi tout avait l’air étrange…Il était concentré, ne remarquant pas que Sandy le mitraillait avec son appareil photo tandis qu’il tournait les pages avec une expression sérieuse. Les deux jeunes gens trainaient de plus en plus souvent ensemble et à présent, la période où ils se lançaient des piques assassines et des clés anglaises dans le garage de James semblait loin derrière eux.
Zack releva la tête au moment où Sandy bondit sur lui pour lui prendre le livre des mains. Il se redressa avec un sourire alors qu’elle reculait.

- Sandy…Rends le moi….

Il était presque à sa hauteur quand elle sembla soudain ailleurs. Il se figea, fronçant les sourcils. [

- Est-ce que ça va ?

Sandy ne lui répondit pas, saisissant son téléphone dans sa poche. Zack en profita pour récupérer son livre et fit volte-face pour le ranger dans son sac. Lorsqu’il se redressa, il entendit Sandy prononcer le nom d’Adja. Il tourna vivement la tête vers la jeune femme qui venait de raccrocher avant de lui annoncer qu’elle devait y aller. Zack courut derrière elle et lui attrapa le bras.[/b]

- Qu’est-ce qu’il se passe ? Adja a des ennuis ? Quelque chose de grave s’est passé ?

Bon d’accord, il ne voulait pas la harceler de question mais quand il s’agissait de quelqu’un qu’il appréciait beaucoup, Zack pouvait se montrer pire que l’Inquisition par moment. Sandy se retourna vivement vers lui et lui dit séchement qu’il n’était pas question qu’il vienne car elle ne pourrait pas le surveiller.
Zack lâcha le bras de la jeune femme en fronçant les sourcils.

- Me surveiller ? Zack grimaça en croisant ses propres bras sur sa poitrine. Je t’en prie, je suis assez grand pour m’occuper de moi.  

La réponse de Sandy eut pour effet de le surprendre encore plus. Elle ne savait pas ce qu’il se passait non plus. Et elle craignait qu’il lui arrive quelque chose… Était-ce dangereux à ce point ? S’il avait été quelqu’un de tout à faire raisonnable, il aurait abandonné et aurait simplement souhaité bonne chance à Sandy en l’accompagnant à la voiture… Ah non pardon… Ce n’est pas du courage, ça… C’est de la lâcheté.
Zack voulut suivre Sandy mais se retrouva dans l’incapacité de bouger alors qu’il ne comprenait pas pourquoi son corps refusait de lui obéir. Soudain, il sut ce qui pourrait faire changer la jeune femme d’avis.

- Sandy… Si tu ne sais pas ce qui se passe… Je pourrais t’aider à le découvrir. Tu sais… Le truc dont je t’ai parlé quand on était enfermé dans l’hôpital…

Le "truc » en question était en vérité le fait qu’il lui arrivait parfois d’entendre ce que d’autres n’entendaient pas. Comme des pensées. Il avait mis un certain temps à comprendre qu’il n’était pas taré mais qu’il avait un semblant de télépathie.
Son argument sembla convaincre Sandy. Comme par enchantement, il put bouger. Il fronça les sourcils, se demandant si c’était Sandy qui avait fait ça. Zack n’était pas le seul à avoir craché le morceau sur certaines capacités. Sandy lui avait avoué qu’elle pouvait se servir de télékinésie.
Zack courut prendre son sac et s’installa à côté de Sandy dans la voiture, ignorant tout bonnement ce qu’il allait découvrir et combien il  allait regretter d’avoir insisté.

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I cannot stop this sickness taking over. It takes control and drags me into nowhere. I need you help.
I can't fight this forever.





Dernière édition par Zack Johnson le Ven 11 Oct - 20:56, édité 1 fois
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Samuel E. Jekyll

MessageSujet: Re: Moments qui font que nous sommes un. [pv Adja, Samuel/Berith]  Lun 25 Juil - 20:47

Samuel avait participé à suffisamment de combat de rue pour reconnaître la douleur familière d’un poing contre sa mâchoire quand le chasseur le réveilla. Visiblement, ceux à qui il avait affaire ne faisaient pas dans la subtilité.
Mais comment l’avaient-ils repéré ? Sa faiblesse dans l’église était un indice de taille, mais les probabilités que des chasseurs s’y trouvent au même instant étaient infimes… et Berith l’aurait averti, il les aurait senti.
Samuel redressa la tête afin de voir autour de lui mais sa vue était floue alors qu’il était grandement affaibli.

Berith… Tu n’as rien ?
À part la même migraine que toi, non. Mais inquiètes-toi plus de ce qu’ils vont nous faire…

Berith avait raison. S’il avait été un simple possédé, un exorcisme aurait suffit. Mais dans le cas où Samuel était une partie du démon et non plus un simple hôte, l’exorcisme serait moins plaisant.
Avec de la chance, il ne connaisse que les exorcismes de base… oh putain l’enfoiré !
Samuel allait interroger Berith sur la raison de ce juron mais la réponse se fit d’elle-même. Bien qu’il n’avait toujours pas retrouvé la netteté de sa vue, la voix du chasseur fut un indice qui ne lui laissa aucun doute sur l’identité du chasseur.

- Oh merde…
J’avais senti que c’était un connard mais là c’est vraiment un gros connard.

Visiblement l’ex d’Adja ne savait pas quand il devait s’arrêter en plus d’être chasseur.
À cet instant, Samuel fut heureux qu’Adja l’ait quitté : les proches des chasseurs ne vivaient jamais vieux. Avec lui, elle était en sécurité au moins.
Bon, il était dans de sales draps. Mais comment avaient-il pu savoir ? Les avaient-ils suivis, Adja et lui dans l’espoir de trouver quelque chose ?

Sammy, tu viens de me donner une idée.

Alors que sa vision revenait à la normale, dévoilant au passage la face de Mathieu qui jubilait littéralement sur place, Berith lui fit part de son idée. Tout en écoutant, il regardait autour de lui pour analyser les lieux, faignant la panique, tout comme le lui suggérait Berith.
L’ancienne relation d’Adja avec Mathieu allait être son point faible, ce qui allait l’aider à disperser le doute chez ses partenaires.

Il va probablement utiliser le sel et l’eau bénite, mais ça ne marche que sur les possédés. Fais leur tes yeux de chien battu et sèment le doute entre eux.

Samuel trouvait l’idée de Berith plutôt bonne, mais il craignait que cela ne marche pas, tous avaient vu son malaise dans l’église et sa température était anormalement élevée donc à moindre d’être souffrant… Mais bien sûr ! La différence de température en Ghost Island et Minot aurait pu le faire tomber malade, s’il avait été humain, et la fièvre aurait pu provoquer un malaise vagal dans l’église. Bon, s’était faible comme alibi mais ça pourrait peut-être être suffisant pour semer le troubles.
Il tourna de nouveau son regard vers Mathieu qui continuait de parler. S’il croyait qu’il allait s’avouer vaincu, c’était mal le connaître. Il était peut-être issu de l’aristocratie, mais il avait appris à se battre et à survivre durant ses plus noires années et ce n’étaient pas maintenant, face à ce petit merdeux qu’il allait baisser l’échine.


- Attendez, nous avez dis démon ? Espèce de malade. Vous vous en prenez toujours ainsi aux copains de vos ex ? Vous les suivez puis les kidnapper ?

Samuel n’haussait nullement la voix, mais sa colère était palpable derrière cette apparence sérénité.
Il pencha légèrement la tête sur le côté, défiant Mathieu du regard avant de se tourner vers un à un de ses comparses.


- Et vous vous y mettez à plusieurs pour attaquer un gars qui a la grippe. Très classe. Et dans une église en plus. Vous osez profanez la maison de Dieu par la violence.
Bonne indignation, mais je doute que ça soit suffisant.

- La grippe ?

Un des hommes semblait perplexe par ses dires, mais comme le disait Berith, ce n’était pas suffisant pour les convaincre. Autant rajouter une couche.

- Oui la grippe, ou l’influenza si vous préférez.

-Ne l’écoutez pas, il ment. C’est ce que font les démons. S’il était malade, il ne m’aurait jamais mis à terre.

Mathieu s’était adressé à ses camarades, et Samuel voyait bien qu’ils étaient toujours hésitant, probablement du fait qu’ils se doutait que Mathieu n’acceptait pas d’avoir été remplacé dans la vie d’Adja.

- Vous voyez un type faire un malaise vagal en pleine église et vous lui sauter dessus en pensant que c’est un démon ? Ma parole vous êtes aussi fêlés que l’autre con qui croit que me tuer lui donnera le droit de revenir vers Adja.

Un nouveau coup fusa, faisant cracher un peu de sang à Samuel.
La violence du coup et sa faiblesse loin de Ghost Island lui voila un instant le regard et lui donna quelques vertiges.
Quelque part, ça donnerait plus de crédibilité à son alibi, s’il a l’air faible et maladive dès les premiers coups, il passerait plus facilement pour un humain.


- C’est un démon. Un humain serait terrorisé.

Il ne démord pas…
Arranges-toi pour nous faire vomir au prochain coup, je vais le pousser à bout.

Samuel redressa la tête vers Mathieu et le défia du regard. Qu’insinuait-il ? Pensait-il que lorsqu’il était humain il avait été lâche ?
On avait affronté divers dangers dans ses voyages et il avait toujours fait face Même s’il avait été humain à cet instant, il n’agirait pas bien différemment. Il préférait mourir en défendant sa vie plutôt qu’en pleurnichant pour sa vie.


- Je n’ai pas pour habitude de me chier dessus à la première menace… Et pour info, tu t’es bien fais latter la gueule par un type qui a la grippe. C’est d’ailleurs ce qui m’a causé ma fatigue et mon malaise.

Cette fois le ton était plus vulgaire et comme il s’y attendait, cela agaça Mathieu qui lui assena un nouveau coup.
Cette fois-ci le coup fut plus violent et comme il l’avait demandé, Berith mit son grain de sel quand Samuel sentit ses boyaux se tordre de douleur. Cela lui provoqua un violent haut le cœur où se mêlait restant de son petit-déjeuner et sang. C’était plutôt convainquant et Berith s’en amusa même en comparant la situation à une scène de L’Exorciste.
Samuel en eut la confirmation lorsqu’un des chasseurs commença à douter sérieusement.


- Merde les mecs, il est peut-être vraiment malade… Un démon ne faiblirait pas aussi vite.

Intérieurement, Samuel souriait, tout comme Berith. Il commençait à semer le vent de la discorde entre les chasseurs. Même si Mathieu continuait de vociférer qu’il se jouait d’eux. Samuel voyait clairement le doute se propager.
Il redressa même la tête vers un des chasseurs et lui adressa ce que Berith appelait le « regard du chien battu », comme s’il le suppliait du regard de lui venir en aide, qu’il faisait fausse route mais qu’il était encore temps pour lui d’intervenir et de réparer son erreur.

Mathieu vit se regard, ce qui sembla l’énerver d’avantage puisqu’il commença à lui donner une rafale de coups. Des coups que Samuel et Berith encaissèrent ensemble. La douleur était étrangement plus supportable lorsque Berith le soutenait ainsi, comme un jumeau qui tiendrait la main de son frère pour l’aider à surmonter la souffrance.

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Adja Miara

❙ r a c e : Humain
MessageSujet: Re: Moments qui font que nous sommes un. [pv Adja, Samuel/Berith]  Lun 1 Aoû - 11:37

Le démon, la belle, les amis et les chasseurs.
Moments qui font que nous sommes un



Un vent frais, glacé virevoltait dans les alentours telle une mélodie amère et menaçante. Comparé à Ghost Island, le Dakota était un état des plus hivernal, Adja en étant cependant habituée alors qu'elle était issue de cette terre, issue de ses origines. Ses longs cheveux bouclés et sauvages fouettaient le vide en une danse sacrée, ses prunelles fixant le lointain sans le voir vraiment tandis que ses mains tremblantes et moites, tenaient son portable en un unique espoir. Ses sourcils étaient arqués à la base de son front, son regard scintillant de peur alors que son imagination l'entrainait dans bien des scénarios macabres.

Samuel était en danger, la jeune femme pouvant le sentir tandis que cette simple idée la terrorisait. Intérieurement, elle espérait que Berith l'aiderait à s'en sortir, que les assaillants de son aimé, que la raison de sa disparition ne connaissait pas la nature réel de sa moitié. Il ne pouvait s'être perdu, cette pensée étant tout bonnement impossible alors que le démon, avait cette capacité, d'avoir un excellent sens de l'orientation. Il ne pouvait être partit sans l'avoir prévenu, cet acte ne lui ressemblant guère tandis que la seule hypothèse restait celle d'une attaque ou celle d'un kidnapping.

Par delà le téléphone, Sandy lui murmura de se calmer, lui promettant ainsi d'arriver le plus vite possible alors qu'elle mit ensuite fin à la conversation, non sans demander où elle se trouvait en cet instant précis. Portant ses mains à son visage, Adja inspira longuement. Elle ne pouvait, à présent, qu'attendre, ses bras glissant le long de son corps tandis qu'elle ancra ses yeux bleutés dans le ciel devenu obscur et pluvieux. Une larme muette sillonna sa joue en quête de parcourir sa peau, la jeune femme la retirant doucement de ses doigts délicats alors qu'elle entreprit de s'asseoir sur le rebord du mur.....

****

Les poings ensanglantés, le visage en sueur et le corps crispé, Mathieu continuait inlassablement de frapper son ennemi. Il ne pouvait s'être trompé, cet homme abritant bel et bien un démon en lui tandis qu'il semblait vouloir à tout prix le protéger pour des raisons qui lui étaient encore inconnues.  Samuel avait beau duper ses comparses, il ne le fera pas avec lui, le chasseur n'en devenant que plus violent alors qu'il agrippa, une fois de plus, le contour de ses cheveux.

Il joue la comédie à la perfection. Putain Henry, tu préfère le croire plutôt que moi?

Relevant la tête en un geste de colère, Mathieu ancra ses prunelles dans celles indécises de son collègue. En cet instant, il ne canalisait plus sa haine envers cet homme qui, non seulement lui avait prit Adja, mais qui en plus, se moquait clairement et ouvertement de lui. Immobile telle une statue de marbre, Henry poussa un profond soupir.

Non....Bien sûr que non mais comme je te l'ai dis tout à l'heure, cette femme peut fausser ton jugement Mathieu. Regarde-le bordel. Gaël a raison, un démon ne faiblirait pas aussi rapidement.

Formant comme un cercle autour des deux hommes, les autres chasseurs acquiescèrent en silence. En cet instant, ils se trouvaient indécis, incapables de percer la vérité du mensonge tandis que l'attitude de cet homme était contraire à celle d'un démon. N'en étant que plus énervé, vexé dans sa propre fierté, le chasseur lâcha brusquement sa proie comme un vulgaire objet avant de se diriger vers une table argentée. Plusieurs instruments de torture y étaient posés, Mathieu entourant l'un d'eux de ses mains rugueuses alors qu'il murmura de sa voix rauque et emplit de cette rage incontrôlée.

Je compte bien vous prouver le contraire et croyez-moi qu'il fera moins le malin après ça.

****

Ses pieds tapant le sol en un geste nerveux, Adja ne cessait de regarder les voitures dans l'espoir d'y voir apparaître celle de Sandy. L'attente devenait de plus en plus insoutenable, le temps passant sous le signe de l'inquiétude tandis qu'elle n'avait nullement le choix que de le voir glisser sous ses yeux impuissants.

Tout à coup, une chose la frappa comme un doute attisant l'antre de son esprit. Une silhouette ne cessait de l'épier, la jeune femme reconnaissant celle arrondie du révérend alors que celui-ci était tapis dans l'ombre de l'église. Arquant légèrement l'un de ses sourcils, Adja se redressa. Et s'il lui avait mentit? Et s'il savait quelque chose? Peut-être qu'on l'avait forcé à ne rien dire. Peut-être qu'il avait été témoin de la scène et qu'on l'avait menacé telle la lame d'une épée perchée au dessus de sa tête. Le coeur battant et le souffle rapide, la jeune femme brisa de nouveau son immobilité afin d'assouvir ses questions silencieuses mais tellement probables.

Conscient d'avoir attiré son attention, le révérend disparut vivement dans l'antre sacré du bâtiment. Bien décidée à retrouver Samuel au péril de sa vie, Adja le suivit, ses pas la menant ainsi à l'intérieur de l'église tandis qu'elle entreprit de s'asseoir sur l'un des bancs bordant les côtés de ce lieu. Joignant ses doigts entre eux, elle baissa doucement la tête dans un geste de prière. Fermant ses prunelles comme pour laisser libre court à sa tristesse, elle attendit patiemment le bon moment pour agir.

Un représentant de dieu ne devait pas mentir, celui-ci prêchant les paroles de dieu alors qu'il se devait d'être franc et sincère envers ses paroissiens. En lui cachant la vérité, en ignorant sa détresse, il trahissait toutes ses croyances, tout ses engagements auquel il s'était juré de servir.  

Vous n'avez pas retrouvé votre ami mon enfant?

Comme elle s'y attendait, le révérend prit place à ses côtés. Son visage était si serein, si calme tel le coeur même de l'église mais son regard était voilé, Adja tournant la tête sur le côté tandis que celui-ci faisait tout pour ne pas croiser ses yeux attristés. Hochant négativement la tête comme entrant innocemment dans son jeu, elle resta quelques instants silencieuse avant de répondre dans une voix limpide et aussi douce que celle du vent :

- Non... Il semble avoir disparut sans aucune explication possible.... Mon père, je vous en prie, c'est un homme bien et je suis loin d'être folle. Répondez sincèrement à ma question. Faites le pour vous-même mais aussi pour celui que votre coeur à choisit. L'avez-vous vu par pitié? Je sais que vous me cachez la vérité mais ne dit-on pas que le mensonge est un péché?
 
Ses prunelles brillaient de tristesse, celles-ci cherchant en vain celles fuyant du révérend alors qu'il se tortillait comme mal à l'aise face à cette franchise soudaine et immédiate. Devait-il lui dire? Il avait la connaissance du diable. Il avait la connaissance de ces démons qui servaient, sans vergogne, l'ennemi suprême du bien, l'ennemi suprême de dieu. L'ami de cette jeune femme en était peut-être un et il était de son devoir d'éradiquer, d'aider à la suppression du mal cependant, cette inconnue le touchait par ses mots, sa détresse comme la pureté d'une rose dans ce torrent de flamme. Ses mains touchant désormais le rebord boisé du banc, Adja refusait d'abandonner. Ses cheveux tombaient gracieusement sur ses épaules, ses yeux océan le suppliant toujours plus du regard tandis que l'homme ne fut contraint que d'y répondre en toute sincérité.

Des hommes l'ont emmenés mais êtes-vous sûr de vouloir les rattraper mon enfant? L'amour peut voiler tellement de choses aux yeux d'un innocent....

Se levant comme n'ayant plus aucune seconde à perdre, la jeune femme le remercia dans un hochement de tête. Elle ne pourrait dire comment il l'avait su, comment il l'avait compris mais Adja n'avait pas le temps de se justifier. L'amour pouvait certes cacher beaucoup de choses mais aucun secret ne liait Samuel à elle. Telle la pureté d'une confiance absolue, ils savaient presque tout l'un de l'autre et c'était ce qu'il faisait tout l'étendue d'équilibre de leur couple.

- Merci pour votre aide et votre franchise... Pourriez-vous me dire exactement où ils sont partis?

****

Au bout d'un moment, la jeune femme retrouva la fraicheur du vent. Ses pas étaient précipités, rapides comme pleinement conscient de l'importance de la situation. Glissant ses prunelles sur les alentours, elle chercha frénétiquement Sandy. Tel un souhait exaucé, elle la retrouva à quelques mètres seulement de sa position actuelle, Adja accourant vers elle dans une démarche vive et décidée alors qu'elle ne fit pas, tout de suite, attention à la personne qui l'accompagnait.

____________________________________



J'ai fais le choix de vendre mon âme à celui que j'aime
 
Parce que c'est ma destinée
 


Dernière édition par Adja Miara le Sam 11 Oct - 13:48, édité 1 fois
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Moments qui font que nous sommes un. [pv Adja, Samuel/Berith]
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