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 On est tous des fous qui s'ignore (Sandy/Zack) [sujet fini]

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Sandy E. Wood

❙ r a c e : Démon
MessageSujet: On est tous des fous qui s'ignore (Sandy/Zack) [sujet fini]  Lun 27 Juin - 18:34

    Ghost Island était vraiment loin de tout...à croire qu'on avait implanté cette ville au milieu de nul part rien que par plaisir. Sandy était assise à côté de Zack depuis plus d'un quart d'heure maintenant, elle observait la route commentant sa façon de conduire avec tellement de zèle qu'ils avaient fini par se prendre la tête et ne plus se parler.
    Les pieds sur le tableau de bord elle avait d'abord regardé attentivement ces gros nuages qui se déplaçaient vers Ghost Island puis ces éclaires qui la faisait tantôt frissonner et faisaient tantôt briller ses yeux d'une lueur démoniaque. Enfin elle avait finit par remettre le nez dans les documents qu'ils avaient trouvé plus tôt à la bibliothèque. C'était étrange cette histoire, tout semblait irréelle de ces colons morts à ces esprits. Finalement ils n'avaient pas eu le temps de tout éplucher les nuages menaçant trop leur retour pour qu'ils ne s'attardent en ville.

    -Dis tortue...tu crois que la nécropole était un événement isolé ? Ou que d'autres endroits sont...tu sais hanté ? et...

    Elle n'eut pas le temps de finir sa phrase qu'une éclair s'abattit presque devant eux. La voiture se stoppa net comme ayant subit de plein fouet la foudre alors qu'eux ne semblaient rien avoir. Des trompes d'eau tombé dehors impossible de voir à plus de deux mètres. Sandy regarda Zack à moitié inquiète et réprobatrice.

    -Et bin voilà je te l'avais dit...si tu m'avais laissé conduire on serait déjà au chaud et pas en panne au milieu de nul part !!...J'y pense tu viens pas de la faire réparer ta poubelle?

    Sandy regarda Zack lui répondre avec le même ton qu'elle prenait pour lui parler puis regarda à travers la fenêtre pour voir où ils se trouvaient. Pendant ce temps Zack était sortie de la voiture est devait être entrain d'essayer de réparer sa voiture. Un nouvel éclair tapissa ce décor morbide et Sandy pu apercevoir au loin les traies d'une vieille battisse. En y regardant de plus près et avec plus de concentration elle constata qu'il s'agissait d'une grand établissement, sans doute inhabité. Ils devaient se trouver devant l'ancien asile de Ghost Island pourtant ce n'était pas possible, à moins qu'ils aient tourné en rond un bon moment car l'asile ne se trouvait pas aussi loin de la ville.
    Finalement Sandy sortie de la voiture quelques minutes plus tard une couverture à la main. Zack était trempé et elle se surprit à le couvrir en même temps qu'elle observa le moteur fumant de la voiture.

    -Elle redémarrera pas hein...Et on peut pas rester ici c'est trop dangereux...il y a un asile désaffecté pas loin on devrait y aller...

    Elle ne pensait pas que c'était une bonne idée d'y aller car avec l'histoire de la nécropole qui sait ce qui pouvait se cacher derrière les cloisons de cet endroits. Des histoires avaient couru autour de cet endroits de bien étrange histoires. Mais rester ici c'était beaucoup plus dangereux, un camion pouvait les chopper ou la foudre les atteindre. Ils devaient être maudits c'était ça, mourir happé pas un camion ou pas des zombis aliéné, génial comme choix.

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"Les monstres et les fantômes existent. Ils vivent à l'intérieur de nous, et parfois ils gagnent."
- Stephen King


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Zack Johnson

❙ r a c e : Humain...normalement.
MessageSujet: Re: On est tous des fous qui s'ignore (Sandy/Zack) [sujet fini]  Lun 27 Juin - 22:41

    Pourquoi cela arrivait toujours quand il ne fallait pas ?
    Digne d’un film d’horreur aurait dit Zack. Un orage, une voiture qui tombe en panne, COMME par hasard à proximité d’un asile abandonné… Et COMME par hasard, il n’avait PAS de réseau sur son téléphone !
    En vérité, lorsque Sandy et Zack étaient partis cet après-midi là, le ciel était dégagé. Les nuages menaçants avaient commencés à pointer le bout de leur nez lorsqu’ils se garèrent devant la bibliothèque de Kennewick pour faire des recherches sur la nécropole de Ghost Island. Mais le ciel était devenu trop menaçants pour qu’ils s’attardent alors ils étaient partis en empruntant des documents.
    Depuis qu’ils étaient sortis de là, Zack et Sandy s’étaient considérablement rapprochés. Certes, ils se lançaient toujours des piques à longueurs de journée mais Zack appréciait la compagnie de Sandy qu’il considérait comme sa seule amie avec Adja et Samuel. Dans la voiture, bien entendu, ils s’étaient échangés quelques remarques désobligeantes après que Sandy lui ai fait remarquer qu’il conduisait « comme une tortue ». Zack s’était énervé et lui avait rétorqué qu’étant donné que sa voiture sortait du garage et qu’il s’était endetté jusqu’au cou pour la faire réparer, il n’avait pas envie de la casser bêtement et que le ragoût s’était meilleur réchauffé ! Après quoi, il s’était plongé dans un silence morose alors qu’il observait les nuages devenir noir au-dessus de leur tête.
    Il jeta un regard vers Sandy qui observait les documents, tenté de lui demander ce qu’elle avait trouvé. Ils étaient partis à la hâte et il n’avait pas eu le temps de lire quoique ce soit.

    Zack continuait de bouder, blessé dans sa fierté quand elle lui demanda si la nécropole était un évènement isolé. Il tourna la tête vers Sandy pour lui répondre qu’il n’en savait foutrement rien et que s’il y avait d’autres endroits comme celui-ci, il préférerait mourir que d’y mettre les pieds. L’expérience Candice avait suffit…
    Le jeune homme avait eu du mal à se remettre de son traumatisme crânien et Sandy avait mis un moment avant de pouvoir remarcher de nouveau. Sale môme !
    Au moment où il allait lui répondre, la foudre tomba sur eux et s’abattit sur la voiture. Zack sursauta de surprise. La voiture cala.


    - Non, pas ça… pas ça !

    Désespéré, Zack se frappa la tête avec le volant alors que Sandy lui adressa une nouvelle remarque désobligeante. Il se redressa lentement et tourna la tête vers elle avec une expression blasée, bien tenté de lui faire un doigt d’honneur. Sa poubelle, comme elle disait était une voiture de collection, merde ! Il lui lança un « Va te faire foutre » avant d’ouvrir la portière. Les insultes étaient monnaies courantes entre eux d’eux alors il savait qu’elle ne se formaliserait pas de celle-ci. Il fut trempé jusqu’au os avant même d’avoir atteint le capot de sa voiture. Sa veste en cuir ne lui était d’aucune utilité face à la pluie. Il ouvrit le capot de la voiture. Une fumée nauséabonde s’en éleva, Zack dut se reculer en toussant pour ne pas mourir asphyxié.

    Le moteur était foutu. Même pas besoin d’être un pro pour le savoir. Certains éléments avaient fondu sous l’effet de la chaleur, pas assez de plastique pour isoler le plus important…S’il n’avait pas une réputation à tenir, Zack aurait très certainement fondu en larme. Sa voiture ! Qu’il venait de réparer… Alors qu’il venait juste de payer son du à James ! Ce n’était pas possible ! Quitterait-il cette ville un jour ? On aurait dit que le destin s’acharnait sur ses pauvres petites épaules. Sandy s’approcha de lui, en posant une couverture sur lui, alors que la pluie s’abattait sur eux avec force. Un éclair zébra le ciel.
    Il ne put que constater que la jeune femme avait raison. Sa voiture était foutue.

    Par contre, il ne mettrait pas un pied dans l’asile. Il avait déjà donné. A tous les coups ce truc était hanté et cela allait encore mal finir. Mais ils ne pouvaient pas non plus rester dehors sous la pluie. La voiture était en plein milieu de la route, ils devaient au moins la pousser. Après ils pourraient rester à l’intérieur en attendant que la pluie se calme… Et après ? On fait quoi ? On fait une fondue savoyarde dans la voiture ? Nan, Sandy avait raison… Ils devaient aller à l’intérieur le temps que l’orage passe et aussi pour trouver un téléphone pour appeler James. Il allait encore râler parce que Zack était incapable de faire un trajet aller-retour sans que sa voiture ne tombe en panne. Mais valait mieux ça que rester ici sous cet orage et tomber sur un taré avec un crochet… Parce que c’était toujours ainsi que ça commençait !


    - Je sens que je ne vais pas aimer ça…

    Il referma le capot de la voiture et partit déposer la couverture dans la voiture avant de prendre ses clés et son sac dans lequel il avait quelques affaires sèches. Par chance, le sac était étanche. Et comme il avait prévu qu’ils passeraient un bon moment à l’extérieur, il avait pensé à emmener de la nourriture et des boissons ! Il fouilla également dans sa boite à gant à la recherche d’une lampe de poche parce qu’il avait suffisamment vu de film d’horreurs avec Tina et Jenny pour comprendre qu’il fallait toujours un peu de lumière dans ce genre d’endroits. Il confia le sac à Sandy avant de pousser la voiture sur le côté de la route, priant pour qu’un camion ne l’emboutisse pas quand ils seraient à l’intérieur.

    Il se tourna ensuite vers la jeune femme en poussant un soupir avant de l’inviter à ouvrir la marche.


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Sandy E. Wood

❙ r a c e : Démon
MessageSujet: Re: On est tous des fous qui s'ignore (Sandy/Zack) [sujet fini]  Mar 28 Juin - 0:05

    L'engouement de Zack faisait peur à voir mais ce n'était que trop compréhensible. Quelque chose de malveillant émané de l'asile,quelque chose qu'elle n'aurait pu définir et qui la perturbait au plus haut point. C'était comme sauter en parachute sans parachute, on espère tout au long de la chute que l'atterrissage ne fera pas mal et au final on se maudit d'avoir sauté. Pourtant une part d'elle espérait qu'il insiste pour rester qu'il avait la même intuition qu'elle et qu'il fallait prendre le risque de rester dans cette épave que Zack appelait voiture de collection. Certe dans un tel hui clos il y avait peu de chance qu'ils finissent en vie mais au moins un d'entre eux survivrait, dans l'asile cette chance était moins sur.

    -Ne sois pas aussi bougon ça va être d'enfer...

    Tu parles que ça allez être d'enfer, ça allez être l'enfer. Même si rien ne se passait cet endroit devait être trop chargé pour qu'elle reste indifférente à tous les événements passé. Elle le regarda fermer la capot et prendre le peu d'affaire qu'il avait dans son sac. Le peu de temps qu'elle avait passé sous la pluie avait eu raison de ses vêtements, les orages en plein été c'était souvent le meilleur moyen d'avoir la crève. Elle leva les yeux au ciel, tout semblait noir alors qu'il était tout au plus 6 heure de l'après midi. Elle entendit le soupir de Zack quand celui-ci fut enfin près à partir. Elle ne lui rendit pas tout de suite son sac entament une marche rapide vers l'asile.

    -Je sais Zack ...je sais

    La seule chose qu'on pouvait dire c'est que ça foutait les jetons, toute ces herbes et cette statue d'ange au beau milieu de la cour. Ses traies se dessinait sous les éclaires devenu de plus en plus violent. Sandy marchait à côté de Zack, le frôlant presque pour être sur de ne pas le perdre. Il y avait une règle d'or dans ces fichus endroits, ne jamais au grand jamais se séparer sous peine de mort immédiate. Elle glissa alors sa main dans la sienne avant d'accélérer le mouvement l'incitant à la suivre. D'ordinaire elle n'aimait pas le toucher car un sentiment étrange émané constamment de Zack, de la tristesse, un amour fort et brisé. Et puis un nom persistait constamment dans ses pensées, le nom d'une femme: Christina. Non pas qu'elle en était jalouse loin de là même si quelque fois elle même avait des doutes à ce sujet, non c'était juste que ce nom transporté à lui seul tant de peine. Elle savait que cette peine ne lui appartenait pas alors elle s'efforçait de faire en sorte de ne pas la ressentir.
    Ils arrivèrent assez vite devant une immense porte en chaine massif et elle lâcha finalement la main de Zack. Une énorme chaine bloquait l'ouverture de la porte si bien que même en essayant de la pousser elle ne bougea d'un centimètre. Des inscriptions était gravé sur la porte, des tags fait au hasard à même le bois. Des dates y étaient inscrit, des dates suivit de croix. Il s'agissait de plaque commémorative de fortune. En les lisant Sandy sentit un frisson parcourir tout son corps,si elle n'avait pas été la disciple de Bérith elle aurait depuis longtemps rebroussé chemin.
    Une fenêtre non loin était brisé. Sandy et Zack s'y engouffrèrent non sans mal. Sandy s'écorcha la main sur un vieux débris de verre, blessure qu'elle cacha à Zack. Le temps de régénération des cellules de son corps était devenu incroyable, plus elle buvait le sang de Bérith et plus vite elle guérissait si bien que de simples égratignures ne m'étaient maintenant que quelques heures avant de cicatriser et disparaître.
    Se redressant elle jeta un bref regard autour d'elle. Cet endroits si on faisait abstraction de la décoration était étrangement calme. Ce bâtiment ne vivait pas, tous les bâtiments vivaient, l'absence d'irréel et souvent la preuve de son existence. Sandy s'avança dans le hall, ses vêtements étaient trempé, elle était trempé de la tête au pied mais la seule chose qui attirait son attention était l'horloge murale si bien qu'elle se stoppa net devant elle.

    -Le calme avant la tempête...

    Vu de l'extérieur sa réaction était réellement flippante, elle semblait ailleurs comme possédé. Mais en réalité il en n'était rien. Elle tourna la tête vers Zack et l'observa un moment toujours dans ses pensées.

    -On va rester en bas, on ne monte pas et on utilisera pas l'ascenseur, on se sépare pas même pour aller au toilette et en cas de force majeur on ne va sous aucun prétexte au troisième étage...

    Sandy lui montra la pancarte sur laquelle était décrit la fonction de chaque étage:

    Rez de Chaussé : accueil-salle des fêtes - salle de rencontre famille/malade
    1 er étage: Bureau personnel – Cabinais médical – Zone de consultation
    2 ème étage: Service pédiatrie (14-18 ans) et malade de rang 1 et 2
    3 èmé étage : Malade de rang 0 et salle de soins

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Zack Johnson

❙ r a c e : Humain...normalement.
MessageSujet: Re: On est tous des fous qui s'ignore (Sandy/Zack) [sujet fini]  Mar 28 Juin - 18:34

    D’enfer…
    Zack préféra ne pas faire remarquer à Sandy que la dernière fois qu’elle avait dit ça, ils s’étaient retrouvés enfermés dans cette fichue nécropole. Mais il choisit de se taire et de lui emboîter le pas.
    Il ne broncha pas quand elle lui prit la main. Il savait que ce qu’ils avaient déjà vécu n’était que de la rigolade comparé à ce qu’ils pourraient potentiellement croiser dans cet asile. La paume de Sandy était plus chaude que la sienne. Et cette chaleur, parmi autant de froideur, était rassurante.

    Le bâtiment se dessinait devant eux, comme une déchirure dans le ciel. Un nouvel éclair illumina la bâtisse alors qu’ils passaient tous les deux devant la statue d’un ange. Zack ne put détacher ses yeux de cette dernière, sentant un frisson le parcourir alors qu’un mauvais pressentiment s’insinuait en lui pour planter ses griffes. Le regard de pierre de la statue semblait les suivre, Sandy et lui, les fixant avec la même froideur que la matière avec laquelle il avait été sculpté. Zack rentra les épaules en sentant la pluie tomber avec plus d’intensité. Ils allaient être malades à rester sous cette pluie, avec ce vent glacial !

    Par chance – ou pas- ils arrivèrent bientôt devant la porte. Massive, elle avait sur ses deux battants, de légères fenêtres. Les deux poignées étaient reliées entre elles par une chaine, celle-ci verrouillée par un épais cadenas. La peinture de la porte était écaillée et on pouvait apercevoir quelques inscriptions au marqueur ou à la bombe. Des phrases lancées sur la couleur terne du bois. Des dégradations mineures mais qui faisaient froid dans le dos. Notamment lorsque l’on tombait sur une inscription dans le genre de celle-ci : « Abandonne tout espoir toi qui entre ici » ou encore « La fureur des morts se manifeste par le sang que ceux-ci versent parmi les vivants ».
    Pas de panique songea Zack. Ce genre d’endroit est un véritable aimant à fêlés sataniques. Pas étonnant que certains écrivaient ce genre de messages tout aussi morbides qu’eux.

    Sandy et Zack s’approchèrent d’une fenêtre qui était brisé. Sandy passant la première, Zack en profita pour jeter un œil aux alentours. Le parc de l’asile donnait la chair de poule, à voir ces arbres morts dont les branches se balançaient dans le vent, telles des mains griffues prêtes à l’attraper. Il réprima un frisson et s’engagea à la suite de Sandy. Le sol était jonché de bouteilles de bières vides, brisées pour la plupart ; d’emballages de bonbons ; de cigarettes fumées jusqu’au filtre ; de choses impossibles à identifier…
    Tout était si calme… Bien trop calme… Zack posa un pied à terre, ses vêtements humides semant quelques gouttes ici et là à chacun de ses mouvements. Il suivit Sandy qui s’avançait dans le hall, enjambant quelques chaises renversées. Un comptoir sur lequel se tenait un vase de fleurs séchées depuis bien longtemps se trouvait face à eux, sous une horloge murale, en panne. Zack dépassa Sandy en espérant trouver un téléphone. Il hocha la tête lorsqu’elle déclara qu’il fallait rester en bas et qu’ils ne monteraient pas. Zack n’avait pas vu le panneau, occupé à chercher un téléphone. Il n’y avait rien sur le comptoir, si ce n’était que quelques cadavres de rongeurs. Il tourna cependant la tête quand elle la lui montra. Malade de rang 0… Rien que le nom fichait la chair de poule.

    - Très bien. Pour le moment, on doit trouver un téléphone. C’est le plus important. Je ne compte pas rester ici jusqu’à ce que la tempête se calme, j’ai déjà donné question endroit flippant.

    Il sortit de derrière le comptoir et prit son sac pour fouiller à l’intérieur. Il en sortit sa lampe de poche qu’il alluma. Il donnerait des vêtements secs à Sandy plus tard, quand ils auraient trouvé le téléphone.

    - On doit d’abord trouver l’alimentation. Sans électricité, on ne pourra pas téléphoner. En espérant que les lignes marchent… Mais je pense que…

    Zack ne continua pas sa phrase. Il faisait très froid d’un coup. Il remarqua que de la buée sortait de la bouche de Sandy et de la sienne. Il fronça les sourcils, ayant comme une impression de déjà vu. Dans le silence angoissant de la pièce, un bruit délicat se fit entendre.

    Tic-tac, tic-tac, tic-tac

    Il tourna la tête vers la provenance de ce son. L’horloge murale. Qui ne marchait pas quand ils étaient arrivés. Enfin, peut-être que Zack n’avait pas très bien regardé.

    - Sandy… Dis-moi que l’horloge marchait déjà quand on est entré…

    Il n’arrivait à détacher son regard de l’aiguille qui continuait son inlassable course en comptant les secondes. Il espérait qu’il avait imaginé qu’elle ne marchait pas. Alors qu’elle marchait très bien. Il était impossible qu’une horloge en panne se remette d’un coup en marche, non ?

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Sandy E. Wood

❙ r a c e : Démon
MessageSujet: Re: On est tous des fous qui s'ignore (Sandy/Zack) [sujet fini]  Mer 29 Juin - 21:29

    Sandy était toujours figé devant cette immense horloge. Il émanait de cet objet un flux étrange comme si il allait être le centre de force invisible qui déjà se répandait dans le hall. Sandy le santait, même sans le voir elle ressentait cet apport d'énergie même si pour l'heure il ne semblait pas maléfique. Un long frisson parcourut cependant sa colonne vertébrale glaçant son sang au passage. Naturellement elle fit un pas en arrière pour se rapprocher de Zack. Il y a quelques mois si on lui avait dit qu'elle aurait besoin de lui pour être rassuré elle ne l'aurait tout bonnement pas cru. Mais aujourd'hui avec ce qu'ils avaient vécu dans la nécropole il était sans doute la personne en qui elle avait le plus confiance. Elle acquiesça de la tête quand il proposa de trouver l'alimentation. C'était sans doute une bonne idée, sans doute meilleure que pas d'idée du tout. Elle n'arrivait toujours pas à détacher son regard de l'horloge murale comme si elle sentait que quelque chose allait arriver et que ce quelque chose passerait par cette horloge.
    Un froid qu'elle ne voulait plus jamais ressentir les enivra soudainement, un froid humide qui rendait tout souffle en vapeur. Ça recommençait encore, elle avait tellement craint que ça se reproduise après cette aventure qui avait faillit leur couter la vie. Inconsciemment elle espérait qu'il ne sagisse que d'un courant d'air anodin mais quand le tic tac de l'horloge se remit en route plus de doute ne fut possible. Elle put enfin décoller son regard de celle-ci pour le poser sur Zack qui semblait maintenant inquiet, ses dires confirmant ce qu'il dégageait.

    -J'aurais préféré Zack...mais ça recommence...

    Sandy et Zack était au beau milieu de hall mais vu la tournure que prenait les choses il fallait mieux se la jouer discret. D'un geste rapide elle lui agrippa le bras oubliant la douceur et d'un pas rapide se dirigea derrière le comptoir. Si l'asile avait connaissance de leur présence ici peut être que ce n'était pas le cas pour les esprits y résident alors ils avaient tout intérêt à ne pas se montrer. Elle passa son doigt devant sa bouche pour lui faire comprendre d'être le plus discret possible. Puis se rapprocha de lui collant presque ses lèvres sur son oreille. Des goutes d'eau glissé de ses cheveux et s'éclataient sur le sol et sur le jean de Zack, elle était trempé jusqu'au os mais ne s'en soucié peu. Elle lui chuchota alors.

    -Le bâtiment nous à repéré, mais sans doute pas les esprits qui y résident. Il faut qu'on économise nos gestes, être rapide mais efficace. Le tout est de partir sans réveiller personne, mais le truc c'est que maintenant qu'il nous tiens l'asile fera en sorte de nous garder il nous poussera à les réveiller.
    Sandy était presque trop calme, sa voix était posé et aucun soubresauts ne venaient la perturber. Intérieurement elle remerciait ce bouquin qu'elle avait l'après mini même sur le pouvoir des lieux chargé d'histoire. Elle en avait conclut que le plus dangereux n'était pas encore les fantômes et les esprit mais bel et bien le lieu en question car il était le marionnettiste et les esprits ses pantins.


    -Je vais voir si le champ est libre...si c'est le cas on ira directement vers la fenêtre par laquelle on est entrée ok...

    Sandy passa aussitôt sa tête au dessus du comptoirs, rien ne bougeait sauf les aiguilles de l'horloge qui depuis ce temps n'avait cessé son tic tac entêtant. Aucun signe de revenant, pas de sentiments étrange. Si il y avait un moment pour partir d'ici c'était sans aucun doute celui-la

    -Maintenant...

    D'un pas rapide et sur Zack et Sandy se précipitèrent vers la fenêtre brisé. Brisé enfin qui l'était car quand ils arrivèrent de nouveau devant celle-ci Sandy n'en crut pas ses yeux. La fenêtre était intact, pire encore elle était impeccablement propre. Toute les vitres du couloir l'étaient. Mais ce qui était le plus inquiétant était le dehors plus que le dedans. L'orage et la nuit avaient laissé place à un soleil éclatant. Les papillons volaient et on aurait presque crut entendre chanter les oiseaux. Sandy n'en revenait pas, c'était impossible. Le jardin qui quelques minutes encore était à l'abandon jonché de racines mortes, de mousse et de ronce était parfait. Tout semblait parfait aussi bien les bougeons en fleur que la fontaine qui crachait de l'eau clair. Son regard se posa alors sur l'ange qui avait attiré son attention plutôt. Il souriait, les paupières closes, un long frisson parcourut son corps. Elle était persuader qu'avant il avait les yeux ouvert et qu'il n'arborait pas un paisible sourire mais un air songeur presque pensif.
    D'un geste presque de dépit elle claqua son poing contre la vitre oubliant complétement ce qu'elle avait dit à Zack quelques secondes plus tôt. Elle frappait maintenant la vitre avec une telle violence qu'elle sentait la douleur envahir son poignet.

    -Non !Non! Non! Pas cette fois non !

    Elle avait peur et semblait presque hystérique. Elle qui d'ordinaire était si froide et ne montrait pas ses sentiments surtout quand ils s'approchaient de la peur. L'asile signait des lors son premier grand coup, agissant autant sur les décors extérieur que sur la jeune fille...

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Zack Johnson

❙ r a c e : Humain...normalement.
MessageSujet: Re: On est tous des fous qui s'ignore (Sandy/Zack) [sujet fini]  Sam 2 Juil - 12:12

    Il se laissa attirer par Sandy sous le comptoir, tentant de ne pas paniquer du mieux qu’il le pouvait.
    Cela recommençait.
    Zack ne savait pas s’il devait partir en hurlant ou pleurer en se demandant pourquoi le sort s’acharnait ainsi sur lui. Il écouta attentivement Sandy, n’aimant guère la tournure que prenaient les choses. Ne pas se faire repérer par un bâtiment ? Génial ! Comment ne pas se faire repérer par une bâtisse censée être vide ? Enfin… Pas si vide que ça, à en croire Sandy. Il ne bougea pas quand la jeune femme risqua un œil par-dessus le comptoir afin de s’assurer que le champ était libre. S’enfuir d’ici et repartir aussi sec, quitte à pousser la voiture pour s’éloigner de cet endroit.
    Au signal de Sandy, Zack bondit de derrière le comptoir et se précipita avec elle en direction de la fenêtre par laquelle ils étaient entrés plus tôt. Le jeune homme était persuadé que quelque chose allait stopper leur course vers la liberté et la sécurité. Un esprit qui se mettrait en travers, une chaise qui volerait dans leur direction. Quelque chose qui leur attraperait les jambes pour les faire tomber. Mais rien cependant. Ils arrivèrent devant la fenêtre. Ils allaient sortir !
    Ou pas.

    Car en effet, la fenêtre était intacte. Elle ne ressemblait plus à ce squelette décharné aux vitres brisées. A croire que quelqu’un avait remplacé la vitre durant le court lap de temps entre le moment où ils étaient entrés et le moment où ils avaient compris qu’ils avaient intérêt à partir aussi vite qu’ils étaient venus.
    Zack eut du mal à ne pas céder à la panique en voyant que non seulement la fenêtre était intacte, mais qu’il faisait également un temps radieux à l’extérieur. Comme si l’orage n’avait fait partie que de leur imagination. Pourtant, ils étaient tous les deux trempés, leurs vêtements humides leur collant à la peau.
    Ce n’était pas possible…

    Zack recula d’un pas, sentant de nouveau le froid l’envahir. Il jeta un regard nerveux aux alentours. Il tourna brusquement la tête en entendant Sandy frapper la fenêtre du poing.
    La jeune femme frappait encore et encore. Zack la voyait peu à peu céder à l’hystérie. Il fut déstabilisé de voir son amie, si calme, même dans ce genre de situation devenir folle d’angoisse. Zack n’eut pas le choix. Il passa ses bras autour de la taille de Sandy et l’éloigna de la fenêtre, reculant avec elle vers le mur opposé. Voyant qu’elle ne se calmait pas, il la retourna face à lui.

    - Sandy ! Sandy ! Calme-toi !

    Il posa ses mains sur les joues de la jeune femme, l’obligeant à le regarder.

    - Sandy, regarde-moi !

    Il ne savait guère comment la faire revenir à la raison. En proie au désespoir, il tentait de la calmer comme il le pouvait.

    - On va s’en sortir, d’accord ? On va trouver le moyen de partir… Je te le promets…

    Il passa ses bras autour des épaules de Sandy, laissant la tête de la jeune femme reposer contre son torse alors qu’il continuait de répéter qu’ils allaient s’en sortir, murmurant presque. En la prenant dans ses bras, il espérait que cela la calmerait même s’il avait des doutes là-dessus. Il était tout aussi paniqué qu’elle mais il savait que s’il se laissait lui aussi aller, ils étaient perdus...
    Ils restèrent ainsi un bon moment avant qu’une voix étrange ne se fasse entendre. Zack ne put s’empêcher de sursauter. La voix venait de l’un des étages. En écoutant plus attentivement, il se rendit compte que…


    - C’est de l’opéra…

    C’était La Traviata pour être exact… Son père était un inconditionnel de Maria Calas. Il lui arrivait de passer des heures dans son bureau à écouter des morceaux d’Opéra, un verre de whisky en main. Zack avait assez entendu chacun des morceaux pour pouvoir les reconnaître.
    Entendre La Traviata à travers plusieurs épaisseurs de mur avait de quoi déstabiliser. La voix se répercutait dans l’asile alors que le jeune homme s’écarta doucement de Sandy. Il repoussa une mèche de cheveux mouillés tandis qu’il observait aux alentours.

    Il fit un bond en voyant deux femmes, habillées de la même manière, avancer vers eux. Il prit Sandy par le bras pour qu’elle les voie elle aussi. Les deux employées de l’hôpital semblaient en grande conversation sans remarquer les deux intrus. Elles avançaient toujours dans leur direction pourtant…
    Zack recula doucement, se demandant ce qui se passerait si les deux fantômes remarquaient sa présence et celle de Sandy. Il songea tout de même avec ironie que le morceau de musique que l’on entendait toujours allait particulièrement bien avec ce moment précis, comme dans un film…
    Zack attira Sandy sur le côté de la pièce. Ils entendaient les deux femmes parler de certains de leurs patients, comme si le temps ne s’était pas arrêté pour elles, comme si l’asile n’avait jamais été abandonné…

    Soudain, les deux femmes s’arrêtèrent et l’une d’elle bifurqua sans raison dans leur direction. Zack n’eut pas tout à fait le temps de s’écarter. Le fantôme continua sa route, traversant le jeune homme qui tomba à genoux au sol en poussant un léger cri de douleur.
    Le paysage dansait devant ses yeux tandis que son cœur avait du mal à garder un rythme normal. Le souffle court, il se sentait vidé de toute son énergie et s’il avait pu, il aurait certainement vomi tripes et boyaux sur le sol de la pièce vu la nausée qui le possédait à ce moment-là. Il avait froid comme jamais, comme si toute chaleur l’avait quitté…

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Sandy E. Wood

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MessageSujet: Re: On est tous des fous qui s'ignore (Sandy/Zack) [sujet fini]  Sam 2 Juil - 18:49


    Elle tapait encore et encore essayant de faire céder la fenêtre sous ses poings même si c'était la fenêtre qui avait raison d'eux. Soudainement elle sentit des mains entourer sa taille fermement et ses mains se débattaient toujours cette fois-ci face à l'air. Elle savait très bien qu'il s'agissait de Zack mais quand il la retourna dans sa direction elle cessa tout mouvement comme surprise par sa réaction. Elle ne le regarda pas tout de suite prête à bondir de nouveau vers la fenêtre. Son souffle était court et ses muscles ne débandaient pas elle n'arrivait pas à se calmer même face à Zack. Sa voix raisonnant dans sa tête comme un avertissement qu'elle ne pouvait entendre. Cependant quand elle sentit les mains chaude de Zack sur ses joues et qu'elle sentit son regard chercher le sien elle se stoppa net. Sa voix redevenait audible et elle comprenait le sens de ses mots. D'instinct elle passa une main sur la sienne. Chuchotant d'une voix maintenant calme.

    -C'est bon je te vois

    Zack passa ses bras autour de ses épaules et elle se retrouva collé contre lui sa tête posé contre son torse. Elle écoutait ses mots qui étrangement la rassuraient même si les pulsations de son cœur trahissaient ses paroles. Elle n'aurait su dire pourquoi mais ainsi près de lui elle se sentit en sécurité, au beau milieu d'un asile hanté le simple fait d'être dans ses bras avait raison d'elle. Elle avait paniqué, elle ne comprenait pas vraiment comment cela avait put être le cas. Elle qui était froide, en y réfléchissant le fait qu'ils soient dans un asile, les peines et les comportement de ses anciens occupant avait peut être fait bloque en elle si bien qu'elle ne put s'empêcher de ressortir ça à sa manière.
    Elle ne sut dire combien de temps elle resta là dans ses bras ne disant mots se contentant de se laisser calmer. Toujours est-il que cette promiscuité lui avait permit de redevenir elle même. Quand soudain une musique retentit dans l'asile elle leva la tête vers Zack comme si il avait la réponse à se phénomène. Rien il lui suggéra juste qu'il s'agissait d'opéra. Elle eut un frisson et quand Zack se recula elle voulut lui attraper le bras mais finit par les croiser comme pour se blottir dans son propre cocon. Son regard chercher une réponse au alentour mais bientôt elle fut attirer par Zack qui lui montra deux femmes, ou plutôt deux fantôme.
    Sandy les observa un instant, elle jugea leur comportement avant de se dire qu'elle n'était pas vraiment des fantômes mais plus un souvenir des lieux. Un souvenir qui se répète encore et encore inlassablement si tôt qu'il est réveillait. Sandy voulut s'approcher d'elle pour mieux les observer, voir de quoi elle était faite mais aussi vite que cette idée arriva Zack lui prit de nouveau le bras l'attirant dans un coin opposé. Elle le regarda surprise, depuis quand était-il si prévenant ? C'était étrange même venant de lui. Soudainement son regard fut interpelé par une des femmes qui brusquement se dirigea vers eux, vers Zack. Elle voulut l'avertir mais il était déjà trop tard la femme venait de traverser Zack qui s'était écroulé sur le sol. Rapidement Sandy arriva près de lui s'agenouillant à ses côtés. Elle posa ses mains sur ses épaules pour l'empêcher de s'affaler sur le sol. A se contact elle frissonna, il était gelé, elle passa une main sur son front et eut le même résultat. Mais qu'est ce qu'elle lui avait fait ? Il était mort de froid.

    -Tu es gelé, faut que tu te réchauffe sinon tu vas tomber en hypothermie...

    Elle frictionna ses bras, mais ses habilles étaient trop mouillé pour arriver à quoi que ce soit alors elle chercha du regard son sac. Il devait avoir mit des fringues la dedans. Le sac se trouvait sous le comptoir, ça c'était du Zack laisser ses affaires derrière lui. Elle voulu y aller mais la salle était maintenant pleine de visiteur et de personnel. Elle n'y arriverait pas sans être elle même touché par l'un d'entre eux. Alors elle fit ce qu'elle s'était toujours interdit devant Zack elle utilisa la magie que Bérith lui avait transmit. D'un geste précis elle fit voler le sac dans toute la pièce. Elle ne maitrisait pas encore cette technique si bien que celui-ci de fracassa contre le mur à côté d'elle.
    A la hâte elle en sortie une chemise sèche, toujours aux côtés de Zack elle entreprit de lui enlever sont sa chemise malgré son opposition

    -Arrête de faire l'enfant ! Laisse moi faire

    Finalement même sans son avis elle réussit à lui ôter son haut. Elle fut surprise constater sur son épaule un plaie pas encore tout à fait cicatrisé. Elle essaya de croiser son regard mais il lui semblât que Zack le fuyait alors sans s'attarder elle lui enfila la chemiser avant de le frictionner de nouveau.

    -Réchauffe toi aller...

    Ses pensées étaient tourné vers cette blessure, elle avait envie de savoir même si ça ne la regardait pas. Depuis quelques temps elle voulait en savoir plus sur Zack, pourquoi il était partie, lui qui semblait plus intelligent que la moitié des hommes qu'elle connaissait. Pourquoi il ne semblait pas avoir de vie en dehors de celle qu'il avait à Ghost Island. Cependant Zack ne semblait pas vouloir en parler alors elle n'en parla pas non plus. Ce n'était pas le moment de se disputer, il lui en parlerait quand il serait près.


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Zack Johnson

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MessageSujet: Re: On est tous des fous qui s'ignore (Sandy/Zack) [sujet fini]  Sam 2 Juil - 20:58

Il luttait pour respirer normalement, pour retrouver son calme. Des grognements de douleurs s’échappaient de sa gorge alors qu’il sentit deux mains lui entourer les épaules pour l’empêcher de tomber au sol. Un regard sur le côté lui permit de voir que Sandy se trouvait près de lui. Une douleur incroyable envahissait sa tête, comme si elle était enserrée dans un étau. Et ce froid… Ce froid qui l’envahissait… Il avait l’impression que quelque chose avait aspiré la moindre parcelle de chaleur de son corps, tandis qu’il tremblait, tentant de se réchauffer comme il le pouvait.
Les deux employées avaient disparu et l’hôpital était redevenu incroyablement silencieux. Il sentait les mains de Sandy, qui tentait de le réchauffer comme il le pouvait. Mais avec des habits humides, il lui serait très difficile de faire partir cette froideur. Sandy sembla y penser. Elle chercha son sac du regard. Sac qui se trouvait contre le comptoir de l’accueil.
Zack sursauta en entendant le fracas qu’il fit lorsqu’il percuta le mur, comme projeté à travers la pièce. Il écarquilla les yeux, détaillant Sandy avec surprise tandis qu’elle sortit une chemise du sac à dos. Etait-ce elle qui avait fait ça ? Ou autre chose… Comme un autre fantôme ?
Il était vrai que Sandy avait changé ces derniers temps mais elle n’aurait jamais pu faire ça… Ce n’était pas possible. Non. C’était forcément un esprit qui avait voulu leur jeter le sac en pleine figure et qui avait loupé sa cible… Ouais… C’était ça…
Le jeune homme n’eut pas le loisir de s’interroger davantage car Sandy commençait à déboutonner sa chemise. Zack reprit ses esprits et tenta de la repousser, bien que faiblement.


- Non… Sandy…

La jeune femme le rappela à l’ordre, lui demandant de cesser de faire l’enfant. Zack se dégagea de sa prise mais elle recommença de lui déboutonner sa chemise trempée. Il ne voulait pas qu’elle la voie.
Au prix de nombreux efforts, Sandy gagna. Sa blessure à l’épaule était à découvert. Zack refusa de regarder la jeune femme alors qu’elle fixait la plaie avec surprise. C’était le seul élément qui permettait à Zack de penser qu’il n’était pas fou et que quelque chose s’était vraiment passé ce fameux soir où tout avait basculé. Une énorme trace de griffe en voie de cicatrisation trônait sur son épaule.
Zack gardait un visage fermé, refusant de dire quoi que ce soit si Sandy lui posait la question. Il ne se sentait pas près. Il passerait certainement pour un fou s’il lui racontait. Lui-même avait du mal à y croire. Pourtant, la blessure était là. Elle mettait du temps à guérir, sa douleur réveillant parfois le jeune homme en pleine nuit alors qu’il se tirait d’un affreux cauchemar.
Sandy ne posa pas de question, ce qui le rassura. Elle l’aida à enfiler la chemise sèche, Zack étant encore trop faible pour le faire tout seul. Ce froid refusait de le quitter.
Elle le frictionna de nouveau, encourageant le jeune homme, toujours tremblant, à se réchauffer.
Etait-ce le contact avec l’esprit qui avait fait ceci ? Comment était-ce possible ?


Il avait réussi à retrouver une respiration calme et régulière tandis que son cœur battait de nouveau normalement. Néanmoins, il avait toujours envie de vomir. Il luttait de toutes ses forces pour ne pas rendre le peu de nourriture qu’il avait avalé dans la journée.
Il commençait à se réchauffer un peu mais ce n’était pas assez. Il tendit une main vers son sac qu’il ramena avec difficulté vers lui tandis que Sandy faisait ce qu’elle pouvait en le frictionnant. Sans se soucier de son regard interrogateur, Zack sortit une petite bouteille d’alcool. Si elle comptait lui demander pourquoi il se trimballait avec ça dans son sac à dos, Zack ne saurait pas quoi lui répondre, à part que dans les cas comme celui-ci, c’était bien utile. Comment la bouteille avait survécu quand alors que le sac avait volé ? Aucune idée.
Après avoir négligemment retiré le bouchon, Zack porta le goulot à ses lèvres pour en avaler une gorgée. Il grimaça avant de soupirer. Quelque chose de fort pour tenter de se remonter. C’était digne d’un film ou d’une série.
Il se laissa aller contre le mur quand Sandy eut fini de frictionner et lui proposa la bouteille quand il eut avalé une autre gorgée.


- Ne me regarde pas comme ça. Tu n’as pas été traversée par une salope fantomatique… ajouta-t-il avec un sourire ironique.

Il se redressa de nouveau, avec un peu moins de difficulté cette fois-ci, la chemise noire qu’il portait encore ouverte. Il sortit de la poche avant un paquet de cigarette avant de se laisser de nouveau aller contre le mur en grimaçant. Le temps qu’il sente à nouveau ses jambes, il avait le temps de s’en fumer une. Il sortit une cigarette du paquet et la mit à sa bouche avant de tendre le paquet à Sandy, se souvenant qu’elle fumait elle aussi. Il se battit avec son briquet de longues secondes avant qu’une flamme jaillisse de celui que Sandy tendait devant son visage. Elle alluma la cigarette à sa place.


- Même pas foutu d’allumer une cigarette tout seul… grommela Zack.

Il sentait son malaise passer peu à peu, les tremblements cesser progressivement et de nouveau des sensations dans ses jambes. Il replia un genou sur lequel il laissa reposa sa main. Après quelques secondes de silence, il tourna la tête vers Sandy.

- Merci. Tu n’avais pas à faire ça. A m'aider à retrouver mes idées claires et à me réchauffer alors que rien ne t'y forçait.

Il lui adressa un sourire avant de porter de nouveau son regard aux alentours.

- En tout cas, on sait ce que ça fait d’être traversé par un fantôme… Une expérience que je ne suis pas pressé de retenter…ajouta-t-il avec un rire forcé

Il tourna de nouveau la tête vers elle :

- Dès que je pourrais être certain de marcher sans avoir envie de gerber ou de tomber, on va trouver le moyen de sortir d’ici.

Il fit un signe de tête en direction de la fenêtre par laquelle brillait un soleil éclatant. Dehors pourtant, ils entendaient le tonnerre gronder, comme la pluie qui tambourinait aux carreaux mais qu’ils ne pouvaient pas voir.
Zack avait la sincère conviction que son tête à tête avec le fantôme, l’opéra qu’ils avaient entendu et l’horloge qui se remettait en marche n’était que de la rigolade comparé à ce qui les attendaient s’ils restaient plus longtemps dans cet endroit.

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Sandy E. Wood

❙ r a c e : Démon
MessageSujet: Re: On est tous des fous qui s'ignore (Sandy/Zack) [sujet fini]  Sam 9 Juil - 22:17

    Sandy pencha la tête pour observer ce que tenté de faire Zack. Il chercha dans son sac quelque chose avant d'en sortir... une bouteille de Whisky, vraiment ? Mais qu'est ce qu'il foutait avec de l'alcool dans son sac. Sandy lui jeta un regard à la fois étonné et interrogateur. Avec le temps l'image qu'elle avait de Zack avait quelque peu changé. Au début elle avait vu en lui ce coté fragile et monotone. Cette facette qu'elle avait vite prit à son avantage en se moquant de lui et en essayant de le faire tourner en bourrique. Puis avec le temps elle ne l'avait plus vu comme ce mec qui travaillait pour son père. Il était devenu Zack, elle avait apprit à lui faire confiance et à comprendre que quelque chose de grave se cachait derrière cette facette. Au début elle avait fait en sorte de ne pas le voir, elle essayait de mettre de la distance entre lui et elle préférant ne s'attacher à personne. Mais après la nécropole tout avait changé, depuis cet après-midi elle s'était attaché à lui plus qu'elle ne l'aurait imaginé et plus qu'elle ne voulait. Il était devenu un ami, son meilleur ami. Elle s'inquiétait pour lui quand il rentrait tard ou inconsciemment quand elle le savait près de Bérith. Aujourd'hui malgré le fait qu'il y avait encore de nombreuses chamailleries sur des choses aussi bénigne que celui qui prendra le volant pour sortir elle ne pouvait tout simplement plus se passer de lui. Quelque part même si elle essayait de se la cacher,elle ressentait pour lui plus que de la simple amitié.
    Finalement elle lui prit la bouteille des mains et le regarda un sourire moqueur au bord des lèvres. Zack buvant au goulot une bouteille de Sky c'était plus ironique que choquant

    -Hey ! j'ai rien rien dit !

    Elle en bu une gorgé avant de grimacer légérement. C'est vrai que ça faisait du bien, de quoi remettre ses idées en place maintenant qu'elle allait mieux. Elle regarda un instant Zack s'adossant contre le mur. Il n'avait pas posé de question sur le fait que le sac s'envole d'un coté à l'autre de la pièce. Ça c'était étrange, pourquoi n'avait-il rien dit ?
    Elle le regarda prendre une cigarette et l'imita avant d'allumer la sienne. Elle le regarda se battre pour allumer sa cigarette avant de s'approcher et de le faire pour lui. Elle l'écouta grommeler avant de lui répondre.

    -Je dirais même pitoyable...

    Elle regardait maintenant devant elle se même sourire ironique au bord des lèvres avant de fermer les yeux soufflant la fumée par la bouche. Il lui avait fait tellement peur qu'elle avait cru qu'il allait y rester. Il avait été tellement froid, comme si toute la chaleur de son corps s'en était allé, comme si il était mort. Quelque instant elle s'était revu tenant dans ses bras frêle le corps de Eliot. Il était si froid, si blanc et si calme. Seul son sang d'un rouge noirâtre lui donnait de la couleur. En fermant les yeux elle revivait cette scène qui l'avait tellement fait pleurer. C'était pour lui, ou à cause de lui qu'elle n'avait jamais plus voulu se lier à personne. Perdre quelqu'un qu'elle aimait l'avait brisé, tellement qu'elle savait qu'une fois de plus aurait été de trop. Alors quand elle avait vu Zack par terre elle avait sentit cette douleur se rouvrir.

    -On est ami non ? C'est ce qu'est sensé faire un ami, s'inquiéter et aider. C'est ce que tu fais pour moi...

    Elle lui avait répondu ça d'un ton neutre en lui adressant un bref regard.

    -T'inquiète pas Zack on à le temps, au moins ça nous laisse le temps de chercher

    Elle le regarda finalement fixement avant de lui dire d'un ton neutre.

    -Dis pourquoi tu ne me demande pas comment j'ai fait pour amener ton sac jusqu'à nous ? Tu l'as vu non ? Je sais que tu l'as vu...

    Elle le regarda un instant avant de lever la main et d'amener à elle un vieux registre posé sur le comptoir. Le livre vola jusqu'à eux avant de s'étaler sur le sol juste devant elle.

    -Je suis télékinésiste...je peux faire voler des objets, déplacer de la matière ou la transformer. C'est arrivé peu après l'histoire dans la nécropole, je ne sais pas ce qui c'est passé...c'est flippant je sais...

    Elle le regarda, essayant de deviner ses pensées. Elle était douée pour mentir même si lui mentir ne lui plaisait pas. Mais en lui disant ça elle était sur qu'il n'allait pas chercher plus loin. Être la disciple d'un démon, si il apprenait ça elle le perdrait pour de bon. L'idée même provoqué un malaise en elle si bien qu'elle se demandait ce qui la relié vraiment à Zack

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Zack Johnson

❙ r a c e : Humain...normalement.
MessageSujet: Re: On est tous des fous qui s'ignore (Sandy/Zack) [sujet fini]  Sam 12 Nov - 23:46

    Zack ne réagit pas tout de suite lorsque Sandy lui avoua qu’elle était télékinésiste. Il fixa le mur devant lui avant de se rendre brutalement compte de la révélation qu’elle venait de lui faire. Il tourna brusquement la tête vers elle, les yeux écarquillés.

    • Tu… quoi ?


    Il reporta son regard devant lui, tentant d’assimiler au mieux cette information, les traits tirés et les sourcils froncés. Voilà qui expliquait tout pour le sac. A vrai dire, Zack avait pensé qu’il s’agissait de la manifestation directe d’un fantôme. Mais il ne lui serait jamais venu à l’esprit qu’il puisse éventuellement s’agir de Sandy… Enfin… Zack ne pouvait pas la regarder comme si elle était une chose effrayante car lui aussi avait son vilain petit secret.
    Depuis la nécropole ? Zack se mit à réfléchir. C’était tout à fait plausible puisque c’était depuis ce moment là que cela avait commencé pour lui également… Et s’il s’était passé quelque chose là-bas pour qu’ils se retrouvent tous les deux dotés de ces mystérieux dons ? Et pour quelle raison ? Devait-il le dire à Sandy ? Après tout, pourquoi lui cacherait-il ceci alors qu’elle venait de lui avouer son secret. A son tour de lui rendre la pareille pour lui montrer qu’il avait confiance en elle. Puisque c’était parce qu’elle lui faisait confiance qu’elle lui avait dit ça, nan ?
    Il soupira et tourna de nouveau la tête vers Sandy.

    • A vrai dire… Moi aussi j’ai quelque chose à t’avouer… Depuis la nécropole, je… Je peux entendre les pensées des gens qui m’entourent… C’est déroutant et je ne peux pa…


    Zack ne put terminer sa phrase car de nouveau, les hauts parleurs se mirent à cracher l’air d’opéra qu’ils avaient entendu un peu plutôt. Zack redressa la tête, surpris. Cette musique rendait l’atmosphère encore plus glauque qu’elle ne l’était déjà. Il resta immobile, surveillant la porte qui donnait sur le hall. De nouveau les deux femmes qui étaient apparus revinrent. Zack se redressa d’un pas et s’écarta précipitamment du meuble. Hors de question que ça recommence. Il saisit Sandy par le bras, l’aida à se relever et longea rapidement le mur, évitant les deux fantômes du mieux qu’il le pouvait.
    Ils se retrouvèrent dans le hall et Zack lâcha la main de Sandy, non sans quitter les deux fantômes du regard. Comme précédemment l’une des femmes s’écarta de la trajectoire pour se diriger vers le meuble.
    Pour une raison mystérieuse, ces deux infirmières revivaient un moment de leur vie dans ce monde, inlassablement. Zack détourna les yeux une fois qu’il vit les deux appariations disparaître.

    • On fait quoi, là maintenant ?


    Il regardait tout autour d’eux, se demandant par quel miracle ils allaient s’en sortir ce coup-ci. Pas de gentille boule de lumière pour les sortir de là. Et les habitants des lieux ne semblaient pas disposer à les inviter pour prendre le thé. S’ils ne voulaient pas d’eux, pourquoi les gardaient-ils ici, cependant ? Tout en fouillant dans son sac, qu’il avait ramassé dans sa course, il se mit à réfléchir.Voulaient-ils les rendre fous ? Pour qu’ils deviennent comme eux ?
    Ou alors prendre possession de leurs âmes. Nan… Ce sont les démons qui font ça, pas les fantômes ! Enfin… Zack ne connaissait pas de démon pour lui demander gentiment. Donc…
    Il faillit se frapper le front avec la lampe de poche qu’il venait de sortir en songeant l’espace d’une seconde à ce qu’il venait de penser. Etait-ce le moment de plaisanter ?
    L’atmosphère était froide, si froide… Ses poils étaient hérissés, aussi bien à cause du froid que de l’endroit et de ses joyeux habitants plein de vie qui vivaient là. Il se laissa aller contre le comptoir. Mais au moment même où il s’y appuya, un cri strident, à vous glacer le sang résonna à l’étage du dessus et se répercuta dans toute la bâtisse. Ce hurlement effrayant fut suivis de pas lourds et rapide comme si l’on courait juste au-dessus de leurs têtes. Zack garda les yeux rivés sur le plafond tout en allumant la lampe de poche. Le halo de lumière éclaira Sandy et lui alors qu’ils étaient presque serrés l’un contre l’autre. Zack ne se formalisa pas de la proximité de Sandy, au contraire. Il la jugea rassurante. Et il fut heureux l’espace d’une seconde que ce ne soit pas elle qui puisse lire dans les pensées. Sinon, sa fierté était bonne pour se briser en mille morceaux impossibles à réparer. Zack murmura, sa voix ayant assez de force pour se porter jusqu’aux oreilles de Sandy.

    • Tu crois qu’il y a quelqu’un là-haut ? Ou que c’est… l’un d’eux ?


    Zack s’écarta de Sandy, avançant de quelques pas en direction de l’escalier. La curiosité le brulait tellement qu’il était même près à monter seul au premier étage voir ce qui s’y trouvait.
    Non Zack… Assez de face à face avec les fantômes, tu veux ?
    Il se retourna vers Sandy en dirigeant la lampe vers elle. En voyant ce qui se trouvait derrière elle, son cœur manqua un battement et il sursauta en lâchant un juron digne d’un charretier. La lampe lui échappa des mains. Quand il regarda de nouveau Sandy, le clown n’était plus derrière elle. Car oui, il s’agissait d’un clown. D’un putain de clown avec ce putain de sourire abominable qui donnait plus envie d’achever la bête que de lui acheter un ballon. Zack faisait partie de la génération d’enfants traumatisés par le « ça » de Stephen King. Voir un clown le rendait nerveux en temps normal. Alors le voir, là, dans cette maison de fou, en train de sourire derrière Sandy, pas moyen.
    Quand Sandy lui demanda ce qui n’allait pas, Zack hésita avant de répondre. Il savait qu’elle les haïssait autant que lui voire plus.

    • Si je te le dis, tu vas nous faire une crise cardi… PUTAIN !


    Le clown venait d’apparaître juste à côté du comptoir, bien à la vue des deux jeunes gens. Zack et Sandy eurent le même mouvement, s’élancer pour monter les marches de l’escalier. Le rire sardonique du clown résonna dans leur dos alors qu’ils préféraient mille fois affronter un fantôme hurleur plutôt qu’un clown.


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Sandy E. Wood

❙ r a c e : Démon
MessageSujet: Re: On est tous des fous qui s'ignore (Sandy/Zack) [sujet fini]  Lun 26 Déc - 21:17

    Il pouvait lire dans les pensées ? Vraiment ? Zack, son Zack avec des pouvoirs surnaturels, étrangement elle avait du mal à l'imaginer lire dans les pensées des autres. Lui qui passé son temps à s'occuper uniquement de ses affaires. Elle imaginait déjà toute les grandes choses qu'ils pourraient faire grâce à ce pouvoir avant de réaliser le danger que celui ci pouvait représenter. Si il apprenait qu'elle lui mentait, ce qu'elle était réellement. Elle en eut soudainement la chair de poule. Mais elle n'eut pas le temps d'y penser plus car la musique raisonna de nouveau dans le bâtiment. Zack prit l'initiative de les emmener dans le hall.

    -Je sais pas...Pourquoi tu m'as écouté...on aurait du rester dans la voiture bordel...

    Sandy cherchait du regard quelque chose qui pourrait leur être utile mais aucune brillante idée ne surgit. Ils allaient finir par devenir fou et s'entre tuer. Voilà ce à quoi elle pensait à ce moment précis. Et elle n'arrivait pas à s'enlever cette idée de la tête lui essayant de la tuer à coup de lampe torche et elle essayant de le faire voler par la pensé. Elle se rapprocha pourtant de lui comme pour éviter de penser elle essaya d'établir un contact corporel avec lui. Avec un peu de chance les souvenirs étrange de Zack l'enivreraient assez pour qu'elle ne pense plus comme une psychopathe.
    Un cri affreux et strident eu raison de ses pensées. Un cri suivit de pas lourd et rapide. Elle tourna alors la tête vers Zack qui visiblement n'était pas plus rassuré qu'elle.

    -J'en ai aucune idée Zack...et je compte pas le savoir.

    Elle regarda Zack s'éloigner d'elle, son pouls s'accélérant à chaque pas qui l'éloignait d'elle.

    -Zack s'il te plaie...reste là...j'ai pas envie...

    Elle n'eut pas le temps de finir de parler que Zack c'était mit à fixer quelque chose derrière elle. Elle l'entendit jurer avant de laisser tomber la lampe sur le sol. Son sang se glaça et resta tétanisé de peur de voir surgir quelque chose de plus humain derrière elle.

    -Zack...c'est quoi ?...ZACK !! répond !!

    Zack commença son explication mais la vision d'un clown en face d'eux fut plus convaincante...

    Depuis quand avait-elle peur des clowns déjà ?...Depuis cet après-midi où James l'avait trainé de force au cirque... non ce n'était pas cet après-midi là...c'était dans un endroit plus glauque, un endroit plus similaire à celui-ci. Elle n'arrivait pas à s'en souvenir complétement mais des images de sa mère revenaient en même temps. Elle se revoyait lui donner la main alors qu'un clown venait de rentrer dans la pièce un sourire gigantesque dessiné sur ses lèvres. Sa mère s'était mise à rire aux éclats devant les cabrioles de celui-ci. Sandy quand à elle le regardait les yeux rond d'un enfant qui s'émerveille de rien. Mais quelque chose s'était passé...le clown, il riait encore et encore jusqu'à ce qu'il sorte de sa poche une lame à rasoir. Des paroles raisonnaient ; «sourire plus grand, rouge» des morceaux de phrases et ses rires, les rires de sa mère et celle du clown ils étaient si présent qu'elle aurait voulu se boucher les oreilles. Mais sa mère lui tenait les mains, les serrant presque trop fortement. Puis il y avait eut du sang, le clown venait de se taillader le coin des lèvres. Sandy se souvenait avoir crié encore et encore avant qu'un homme en blanc ne viennent dans la salle arrêter le clown. Sa mère riait encore quand James vint chercher l'enfant. Il semblait si apeuré. Sandy avait toujours cru qu'il s'agissait d'un cauchemar. Mais maintenant qu'elle y repensait cette pièce ressemblait étrangement à une chambre d'hôpital. Elle y revoyait parfaitement le lit jonché de lanières et ce clown...sa mère ils en étaient les prisonniers...En y repensant ce pouvait-il que ce rêve n'en soit pas un ? Que sa mère...non ce n'était pas possible sa mère était partie James avait insisté la dessus.

    D'un bon Zack et Sandy se précipitèrent dans l'escalier. Dans son hélant Sandy emporta le registre qui trônait sur le comptoir. Ils couraient à en perdre haleine et n'arrêtèrent qu'une fois arrivé au 1 er étage. Sandy s'approcha de Zack le frappant de ses poings fermé.

    -Me laisse plus jamais seule !!! Tu m'entend !!Plus jamais.

    Des larmes coulaient le long de ses joues sans qu'elle ne puisse les arrêter et elle tremblait telle une feuille. Elle haïssait les clowns à cause de cauchemar qui n'en était peut être pas un au final. Quand elle se calma Sandy se posa dos contre le mur du couloir se laissant glisser sur le sol parlant pour les rassurer

    -Ce n'était pas réel...c'était une vision...il se sert de nos peur...et les matérialise à la Freddy Krueger.

    Elle tendit soudainement le registre qu'elle tenait dans les mains vers Zack. Et sans explication et lui dit d'une voix maintenant calme.

    -Tu peux regarder si une certaine Elisabeth Wood Smith a était interné dans les années 90...essaye 94...

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Zack Johnson

❙ r a c e : Humain...normalement.
MessageSujet: Re: On est tous des fous qui s'ignore (Sandy/Zack) [sujet fini]  Mar 17 Jan - 20:48

    Une fois au premier étage, Zack se retourna pour s’assurer que Sandy le suivait. Il la vit derrière lui, serrant entre ses mains un registre. Elle s’approcha de lui et frappa le torse du jeune homme avec ses poings fermés, terrorisée. Zack eut un hoquet de douleur et de surprise à la fois en l’entendant crier de ne plus la laisser seule. Le jeune homme posa d’un geste rapide ses mains sur les épaules de Sandy.

    • D’accord ! D’accord ! Zack reprit d’une voix plus douce. Calme-toi, maintenant…


    Ils étaient en sécurité, pour le moment…
    Zack se laissa aller contre le mur. Putain de clown. Il lâcha un soupir, s’affaissant de plus belle. Mais qu’est-ce qui lui avait pris d’avoir accepté, bon sang ?! Ils auraient dû rester dans la voiture. Ils auraient dû rester n’importe où sauf dans cet endroit ! Ils étaient enfermés dans un vieil asile hanté où les fantômes traversaient les gens et où les clowns terrorisaient les petits enfants… Et le bâtiment refusait de les laisser sortir. Pour une raison mystérieuse, il ne voulait pas que Zack et Sandy s’échappent d’ici.
    Zack lutta pour s’empêcher de trembler. La frayeur était passée et elle ne serait probablement pas la dernière de la soirée, malheureusement. Il le sentait gros comme un tank.
    Aussi étrange que cela puisse paraître, le bâtiment semblait avoir une vie propre, tout comme la nécropole. Le temps n’avait pas d’emprise sur les lieux. Par la fenêtre, Zack pouvait voir un soleil radieux briller à l’extérieur alors qu’il entendait pourtant distinctement la pluie frapper sur les carreaux.

    Sandy s’exprima d’une voix blanche. Ainsi le bâtiment se servait de leur peur.
    Il savait qu’elle avait une peur bleue des clowns, tout comme lui. Quand il était enfant, son frère l’avait amené dans un cirque et pour l’effrayer, lui avait dit que le rouge à lèvre des clowns était en vérité le sang des personnes qu’ils venaient de manger. Cela paraissait idiot maintenant que Zack était adulte. Mais en vérité, son frère n’avait pas arrêté la plaisanterie après l’épisode du cirque, le soir même, la poussant jusqu’à surgir de sous le lit de Zack alors qu’il était descendu pour aller boire et lui attraper les pieds pour le tirer, avec un masque de clown sur le visage. Depuis, Zack en avait une peur bleue, d’autant plus que Stephen King était passé par ici avec un clown dévoreur d’enfant. Rien de mieux pour vous faire aimer ces clowns grimaçants…

    Cet endroit allait les rendre fous avant qu’ils ne trouvent le moyen de s’enfuir. Zack sentait l’atmosphère des lieux faire effet sur son esprit. Il sentait la folie s’infiltrer en lui peu à peu. Et aucun moyen de la repousser.
    Une vision s’imposait dans sa tête. Sandy, avec un sourire cruel, lui enfonçant un scalpel dans les côtes. Sandy, par la force de son esprit, lui envoyant toutes sortes d’objets tranchants. Sandy, avec son sang sur les mains et un rire plus qu’effrayant sortant de sa gorge. Il pouvait presque sentir la lame glaciale du scalpel s’enfoncer dans son flanc gauche et un sang bouillonnant et rouge vermeil s’échapper de la blessure.
    Zack rouvrit les yeux quand Sandy lui parla. La vision qu’il avait eue précédemment fut chassée instantanément. Sandy ne lui ferait pas de mal. Pas sa Sandy. Elle avait son caractère mais Zack sentait qu’il pouvait placer sa confiance en elle, plus qu’en n’importe qui dans cette foutue ville. Elle rendait son fardeau moins lourd à porter par sa simple présence et était ce qui lui paraissait être une sorte de meilleure amie, même si Zack préférait crever que de l’avouer.

    Son regard se porta sur la jeune femme, en face de lui, qui lui tendait un registre. Zack fronça les sourcils et se redressa juste assez pour tendre le bras et attraper le registre. Il ouvrit avec précaution l’énorme livre relié, de peur que les pages s’effritent au contact de sa peau. Il feuilleta jusqu’à l’année 1994, sous les conseils de Sandy et parcourut la colonne sans fin de nom. Des noms de familles, suivi des dates et du motif d’admission scrupuleusement répertoriés dans des colonnes. Une quatrième colonne concernait la date de sortie. Ou de mort, selon les cas. Une croix était indiquée si la personne était décédée. Une liste qui paraissait sans fin et qui donnait des frissons. Au premier abord, il ne trouva pas la personne que Sandy lui avait demandé de chercher. Il s’apprêtait à lever les yeux pour lui dire quand son regard tomba sur le fameux nom. Il lut. C’était la mère de Sandy, Zack le savait et le sentait au fond de lui-même. Mais ce qu’il lut dans le registre lui serra le cœur et il n’avait pas le courage de le dire à Sandy. Pourtant, il devait le faire. Zack ferma les yeux. Il poussa une grande inspiration, rouvrit les paupières et posa son regard sur Sandy avant de lire à voix haute ce qui était noté.

    • Elizabeth Wood Smith. Admise le 23 décembre 1994, à 10h07… Dépression post natale. La voix de Zack se brisa mais il devait le dire. Pour Sandy, il devait le faire. Il marqua un temps avant de reprendre : Morte le 17 Janvier 1997. La patiente s’est suicidée…


    Zack redressa la tête vers Sandy, le cœur serré.



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Sandy E. Wood

❙ r a c e : Démon
MessageSujet: Re: On est tous des fous qui s'ignore (Sandy/Zack) [sujet fini]  Sam 21 Jan - 1:56

    Ouaou qu'est ce que ça pouvait faire mal...Sa mère, sa propre mère avait été internet dans un asile à cause d'elle. C'était aussi dur à encaisser que de savoir que son père lui mentait depuis toutes ces années. Dire que depuis ça plus tendre enfance elle avait haït sa mère pour l'avoir abandonné alors qu'au final c'est elle qui l'avait tué. Elle avait tué sa propre mère, elle n'arrivait pas à se sortir cette idée de la tête. Elle s'en sentait brisé, une page de sa vie brulant devant ses yeux en profitant pour lui bruler les mains. Sa mère, Eliot, la liste des personnes qui mouraient par sa faute ne faisait que grandir de façon exponentielle depuis un moment. Et elle avait peur qu'avec ses conneries Zack en fasse partie.

    Sandy se claqua la tête contre le mur derrière elle serrant ses cheveux à la racine comme si elle essayait de les extraire de sa tête. Elle essayait de se faire mal comme pour se réveiller d'un mauvais rêve. Mais plus la douleur s'intensifiait plus elle comprenait que ça n'avait rien d'un rêve. Pourtant elle n'arrivait pas à pleurer la colère qu'elle avait contre elle-même surpassant la tristesse.

    -J'ai réussit à pousser ma propre mère au suicide...tu devrais me laisser là et m'éviter pour le restant de ta vie si tu veux vivre vieux.

    L'humour noir c'était la seule chose qui arrivait à sortir dans sa bouche sans sonner faux. Sous ses aires de je m'en foutiste se cachait une profonde plaie qui venait de s'ouvrir encore plus profondément. Elle allait se lever pour faire quelques pas quand tout à coup elle perdit l'équilibre sa tête frappant le sol.

    .....
    Dieu que la lumière était agressive ici. C'était comme si une vingtaine de projecteur était braqué sur elle attendant juste son réveille pour lui bruler les rétines. Où est ce qu'elle se trouvait ? Le sol était étrangement moue et confortable comme...un lit. Mais que faisait-elle dans un lit? Où était Zack ? Pourquoi ne se trouvait-elle pas dans le couloir ? Était-elle encore dans l'asile ? Il fallait qu'elle sorte de là, il fallait qu'elle trouve Zack.

    -Madame Wood...calmez-vous voyons...


    -Qui...quoi êtes vous ? Où est Zack !! Je veux le voir !! Où est-il

    Une silhouette blanchâtre se trouvait à coté d'elle. Cette présence n'avait rien de rassurant bien au contraire, elle dégageait quelque chose de néfaste, de sombre. Comme pour la fuir Sandy essaya de se soulever mais son corps ne lui répondait plus.

    -Élisabeth...nous savons tous les deux que Zack n'est que le fruit de vôtre imagination, il n'a jamais exister



    -Élisabeth...non ! Non, vous faites erreur Zack !!! Bordel tu es où !!!

    -Calmez-vous. Nous avons déjà parlé de ça, vous avez besoin d'être soigné. Zack fait partie de votre imagination quand à vous vous n'êtes pas vôtre fille Élisabeth, réfléchissait Sandy n'a que 5 ans elle est venue vous voir il y a 2 mois. Souvenez vous...il y avait un clown et il a fait peur à votre fille.

    -Non !! Je vous jure, je vous jure que je ne suis pas ma mère...je...Zack...

    Sandy perdait pied. Ses souvenirs c'est vrai qu'elle les avait en mémoire mais ce n'était pas possible elle n'avait pas pus tout inventer. Elle n'avait pas pu inventer Zack,Adja ni même Bérith...c'était ça la solution Bérith. Sandy essaya par tous les moyens de repousser l'homme à ses côtés sans grande réussite. Elle essaya alors de lancer par la pensée des objets qui se trouvait dans la salle mais là encore rien ne se produisit. Était-elle folle ? Était-elle Élisabeth et s'était-elle crée un monde où elle avait prit possession d'un corps qui n'était pas le sien, celui de sa fille... Avait-elle crée un échappatoire à cette prison...

    -Élisabeth acceptez qui vous êtes...faite le pour vôtre fille elle a besoin de sa mère, 5 ans, c'est l'âge où l'on se construit

    Si elle était Élisabeth pourquoi ne se souvenait-elle pas de sa vie ? La seule vision qu'elle avait de James et de Ghost Island était à travers les yeux de Sandy. Mais était-ce réel ou était-elle simplement folle. Tout se mélangeait dans sa tête, réel, imaginaire, elle n'arrivait plus à différencier l'un de l'autre. C'était comme ce calendrier au fond de la pièce qui indiquait l'année 1999...1999 ? Comment était-ce possible...Quand bien même il avait raison en 99 Sandy n'avait plus 5 depuis longtemps. Elle n'était pas folle, elle devait se cramponner à ça et à ce qu'elle était ce n'était encore qu'un tour de cet asile.

    -Taisez-vous !!!Laissez moi sortir !!!!!!!!! Espèce de salaud !


    -Je vois, je vous ai pourtant laissé le choix

    Sans même qu'elle eut le temps de répliquer l'homme se trouvait au dessus d'elle son visage étant alors visible. Sa peau était d'un marron foncé et il ressemblait à ces momies que l'on pouvait voir au British Muséum. Le cœur de la jeune se souleva alors qu'elle essaya de détourner le regard sans succès. Ses paupières étaient figées tout comme son corps et elle assistait à cette scène telle la spectatrices de son propre supplice.

    -Puisque je ne peux vous faire entendre raison nous allons procéder à l'opération...Ne vous inquiétez pas je maitrise parfaitement cette opération. Walter Freeman lui-même m'a enseigné cette méthode appelé bien vulgairement je trouve la méthode du pic-à-glace...

    Un étrange sourire se dessina sur son visage putride quand soudain sa main enserra un instrument long et fin. Sandy ne pouvait bouger alors qu'elle voyait l'objet s'approcher petit à petit de son œil gauche. Elle voulait crier mais même ses lèvres ne lui répondaient plus. Bordel elle allait se faire lobotomiser par un cadavre qui la prenait pour sa mère et elle ne pouvait même pas hurler à sa guise. Elle sentit alors l'objet se poser sur la partie haute de son orbites oculaire gauche. La douleur fut alors immédiate d'autant plus que le pic s'enfonçait de plus en plus en elle. Son œil droit
    fixait l'homme cadavérique et la douleur de l'œil gauche lui faisait perdre pied. C'était horrible, elle hurlait dans le vide, elle voulait pleurer mais la encore rien ne se produisit. Soudainement un « clique » se fit entendre puis l'homme commença un mouvement circulaire.

    -Ne vous inquiétez pas c'est tout à fait normal je suis entrain de détruire les connexions cérébrales du lobe frontal...

    La douleur était insoutenable, plus encore prenante que celle dans la nécropole. Certe il n'y avait pas d'effusion de sang mais c'était une douleur qui vous ronge de l'intérieur, qui vous ronge jusqu'à l'os pour au final ne laisser que de la poussière. L'opération dura plusieurs heures si bien que la douleur fut telle que Sandy finit par s'évanouir...


    ......

    Quand elle ré-ouvrit les yeux Sandy se trouvait de nouveau sur le sol de l'asile et Zack se trouvait à ses côtés. Combien de temps avait-elle été inconsciente ? Un liquide coulait le long de son œil gauche. Passant rapidement ça main dessus elle y découvrit une substance transparente...du liquide céphalo-rachidien. Dans un mouvement rapide elle se tourna et enserra Zack dans ses bras comme pour se persuader de sa présence.

    -Zack tu ne peux pas savoir à quel point tu m'as manqué...

    Dieu que s'était bon de revenir...que s'était bon de ne pas être folle mais dieu qu'elle pouvait sans vouloir d'avoir fait subir ça à sa mère...

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"Les monstres et les fantômes existent. Ils vivent à l'intérieur de nous, et parfois ils gagnent."
- Stephen King
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Zack Johnson

❙ r a c e : Humain...normalement.
MessageSujet: Re: On est tous des fous qui s'ignore (Sandy/Zack) [sujet fini]  Dim 22 Jan - 0:11

    Zack pouvait ressentir la douleur de Sandy. Il connaissait ce vide qui se créait dans l’estomac, le cœur qui se soulevait tout en se serrant. Sandy l’avait découvert par elle-même. Pourquoi James ne lui avait jamais dit ? Pourquoi lui avait-il caché la vérité ? Zack, tout comme Sandy, pensait qu’Elisabeth était partie. Car c’était ce que James avait dit.

    Il ne savait pas quoi dire à Sandy. Les mots refusaient de franchir ses lèvres alors qu’il la regardait.

    • Je suis désolé Sandy… Pour ta mère…


    Il continua de la regarder, ne souriant pas du tout à la tentative d’humour noir qu’elle venait de faire. Il savait que cela servait à rien, mais… Il se redressa et fit quelques pas pour s’accroupir devant elle :

    • Je sais ce que tu ressens. Tu ressens de la culpabilité, tu t’en veux. Mais tu n’es pas responsable, Sandy… Tu n’es responsable de rien. Zack s’interrompit un instant, le cœur serré en pensant à Christina. Ma petite amie est morte, il y a deux mois.


    Pourquoi je lui dis ça, bordel ! Pourquoi je lui dis ça ?!

    • … Elle a été tuée sous mes yeux. Et si je n’avais pas insisté pour qu’on sorte ce soir-là, rien ne serait arrivé. Je me sens coupable au fond de moi. Pourtant… Si on était resté tranquillement dans le salon… Qui dit que l’immeuble n’aurait pas explosé à cause d’une fuite de gaz. Qui dit qu’il n’aurait pas pu nous arriver un accident de voiture à la con sur le trajet ? Pourtant… J’ai voulu l’amener à cet endroit précis, à ce moment précis et le pire est arrivé.


    Zack tut le fait qu’il se soit enfui comme un lâche en découvrant le cadavre encore chaud de Christina. Il tut également le fait qu’il se demandait s’il ne l’avais pas tué. Peut-être était-ce lui, devenu dingue alors qu’il ne s’en était par rendu compte. Peut-être avait-il perdu l’esprit et s’était fait cette cicatrice lui-même pour se convaincre qu’ils avaient été attaqués par une bête sauvage ? Qui savait la vérité ?
    Pourquoi lui racontait-il tout ça ? Il l’ignorait. Sandy lui demandait souvent pourquoi il avait l’air toujours distant, toujours ailleurs. Elle savait à présent pourquoi.

    • La culpabilité, c’est un sentiment débile et irraisonné. Tu avais cinq ans en 1994. Comment tu aurais pu pousser ta mère au suicide ? Et puis… Zack eut un sourire chaleureux à l’adresse de Sandy. Je savais déjà depuis longtemps que je ne voulais pas vivre vieux.


    Au moment où Sandy tenta un geste pour se relever, Zack s’écarta et se redressa lui aussi. Il vit Sandy s’effondrer devant lui. Il s’accroupit précipitamment à ses côtés, l’inquiétude se lisant sur ses traits en voyant la jeune femme inconsciente. Il allait lui toucher l’épaule quand lui aussi fut assailli d’une étrange torpeur. Il tenta de se raccrocher à quelques choses en posant la mains contre l'un des murs qui se mit à tourner autour de lui. Il était déjà inconscient quand son corps toucha le sol.


    * * * *

    Il rouvrit les yeux dans un endroit qu’il ne connaissait pas. Les néons crachaient une lumière blafarde qui l’aveuglait férocement. Il tenta de bouger sa main pour se protéger les yeux mais il ne réussit pas. Quelque chose entravait son poignet. Il voulut voir ce qui retenait son avant-bras collé le long de son corps mais ne réussit pas à bouger la tête. Enfin si, il réussit simplement à tourner la tête quand il entendit une porte s’ouvrir.

    Il reconnut le docteur Gilbert. Le médecin qui le suivait depuis son internement, deux ans auparavant.
    Attends une seconde… Comment pouvait-il reconnaître un type qu’il voyait pour la première fois de sa vie ? Où était Sandy ?
    Le docteur Gilbert s’approcha de lui avec un sourire bienveillant.

    • Vous êtes prêt, Murphy ? Si cela marche, vous pourrez rentrer chez vous.


    • Je pourrais revoir ma fille ? demanda Zack


    Ce n’était pas lui, qui avait parlé pourtant… Il ne comprenait plus rien. Une autre voix sortait de sa gorge, ce n’était pas la sienne.

    • Je suis navrée… Sarah est désormais dans une institution qui prendra soin d’elle. Vous avez tué sa mère devant ses yeux, Murphy. Vous ne pourrez plus jamais la revoir.


    • Mais vous aviez dit que…


    Le médecin se recula, le visage fermé. Il fut suivi d’une infirmière. Celle qui suivait s’approcha de Zack et baissa son masque. Les yeux du jeune homme s’agrandir en reconnaissant le sourire qui se dessinait sur la lèvre de la femme. Il l’avait vu des centaines de fois. Il en était tombé amoureux.
    Christina se trouvait devant lui.

    • Tu veux voir ce que ça fait d’être impuissant quand on se sent mourir ? Ce pauvre Murphy ignore que le gentil et si honorable Dr Gilbert va le tuer et faire passer sa mort pour un accident. Il ne sait pas qu’on a payé le si honorable Dr Gilbert pour qu’il lui arrange un rendez-vous avec la mort en personne….

    • Christina…


    • Qui est cette Christina, Murphy ?


    Murphy tourna la tête vers le Dr Gilbert et murmura d’une voix vide.

    • La petite amie morte d’un jeune homme. Elle a été tuée. En 2010.


    • Christina… Ce n’est pas possible, c’est pas vrai… murmura Zack. Où est Sandy ?!


    • Nous sommes en 1965, Murphy… Le 23 février pour être exact. C’est votre esprit malade qui vous joue des tours.


    Murphy acquiesça. Christina semblait différente. Sans doute était-ce la lumière des néons. Sans doute était-ce l’atmosphère qui régnait dans cette salle. Sans doute était-ce ce rêve étrange. Zack brûlait d’envie de la serrer dans ses bras mais les liens qui l’entravaient l’empêchaient de faire tout mouvement.
    Ses cheveux luisaient, en pleine lumière. Son visage était pâle comme la lune. Ses yeux semblaient injecter de sang. Elle se pencha vers Zack pour déposer un baiser sur ses lèvres. Zack se laissa faire.
    Il rouvrit les yeux. Le sourire bienveillant de sa petite amie s’était transformé en un rictus. Du sang coulait d’une plaie béante sur son front. Et une partie de ses boyaux pendaient dans le vide, là où elle avait été éventrée.
    Zack voulut hurler mais son cri resta bloqué dans sa gorge. Il écarquilla simplement les yeux, muet d’horreur.

    • Tu m’as tué, Zack. Tu m’as abandonnée, là-bas… Tu t’es enfuie comme un lâche !


    • Tu n’es pas réelle ! T’approche pas de moi !


    • Murphy, ce que vous voyez dans cette salle est tout à fait réel ! Cela ne durera pas longtemps.


    • Tu t’es bien gardé de dire à Sandy que tu t’étais enfui, n’est-ce pas ?


    • J’avais peur ! hurla Zack, sentant qu’on lui plaçait des électrodes sur le côté de son crâne.


    • Menteur ! crièrent Christina et Murphy, d’une même voix.


    Le Dr Gilbert passa devant Christina, vérifiant que les sangles étaient bien ajustées. Christina souriait d’une manière terrifiante. Où était Sandy ? Il fallait qu’elle vienne le tirer de là ! Sandy allait arriver ! Elle allait arriver et le délivrer !

    • Je ne rentrerais jamais chez moi, n’est-ce pas ? demanda Murphy.


    • Sandy est très bien loin de toi, Zack ! Je m’assurerais qu’il ne lui arrive pas la même chose qu’à moi…Eloigne-toi d’elle ! Tu détruis tout ce que tu touches…


    • Vous allez rentrer chez vous, Murphy. Cela ne sera pas douloureux, je vous le promets.


    • Tu n’es pas réelle. Tu n’es pas elle… murmura Zack en fermant les yeux.


    La main du Dr Gilbert se maintint sur le levier et l’abaissa d’un coup sec. Zack hurla en sentant les ondes lui envahir le corps pour détruire une à une ses neurones. Son corps fut secoué de soubresauts légers mais douloureux. C’était tellement insupportable.
    Murphy ne comprenait pas ! Le Dr Gilbert avait promis ! Il lui avait dit que ce ne serait pas douloureux. La douleur, Zack ne sentait que ça ! La colère de Murphy était en lui comme s’il ne faisait qu’un avec lui-même. La colère et cette fichue douleur !

    • Prends garde, murmura Christina à l’oreille de Zack. Des fois, il arrive qu’on se coupe la langue en la mordant trop fort… Fais un bon voyage, mon cœur…


    Du sang coula de la langue de Zack, qui la maintenait serré entre ses dents, ses mâchoires crispées à cause du choc électrique qui lui grillait le cerveau...

    * * * *

    Zack rouvrit les yeux. Il n’était plus dans cette salle. Mais dans le couloir. Avec Sandy à ses côtés. Il porta une main tremblante à son front et découvrit avec horreur qu’une cicatrice semblait avoir élu domicile à cet endroit-là.
    Ce n’était qu’un foutu cauchemar pourtant, non ?
    Il plaça un mèche de cheveux sur la cicatrice, espérant de cette manière la dissimuler. Personne n'avait besoin de voir ça... Personne !
    Il se laissa aller contre le mur, le regard vide, soudainement très las. Il regarda Sandy avec indifférence quand elle émergea à son tour de son propre cauchemar. Il ne réagit pas quand elle le serra dans ses bras. Il répondit, ailleurs :

    • Moi aussi… Je suis heureux de te revoir.


    Il sentit un liquide chaud couler de son nez et s’écarta de Sandy pour s’essuyer du revers de la main avec lenteur et pour constater que c’était du sang. C’était normal. Avant que le Dr Gilbert ne s’occupe de lui, il saignait toujours du nez. Il se mit à sourire. Il saignait du nez depuis le soir où il avait tué Ellie. Cette salope voulait le quitter… Les dix coups de haches, elle les avait pas vu venir, hein ? Cette catin n’avait pas vu qu’il tenait la hache dans ses mains quand il était allé lui dire au revoir. Et la môme qui braillait ! Une vraie sirène incendie celle-là ! Impossible de la faire taire.
    Zack ou plutôt Murphy se mit à rire, devant l’air interloqué de Sandy. Il contempla un instant le sang qui était désormais sur sa main tout en souriant.

    • Ce n’est pas grave, Ellie… Cela m’arrive tout le temps.


    Sandy/Ellie le regardait avec surprise, comme s’il avait dit une énormité. Quoi, elle était encore pas contente, celle-là ?
    La pauvre Sandy ignorait tout danger qui planait sur sa tête. Car si Zack n’aurait jamais pu lui faire de mal, ce n’était pas le cas de Murphy. Après soixante-dix ans d’inactivité, il se réveillait avec un énorme sentiment de rage contre la terre entière. Et prêt à se défouler sur la première personne à portée de main…




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Sandy E. Wood

❙ r a c e : Démon
MessageSujet: Re: On est tous des fous qui s'ignore (Sandy/Zack) [sujet fini]  Mer 25 Jan - 0:39

    Au contact de Zack Sandy eut soudainement très froid comme si elle venait de se coller contre la parois d'une vitre en plein hiver. Il était froid, glacé...comme quand un des fantômes était passé à travers lui. Quand il s'écarta d'elle Sandy leva la tête vers lui, interdite. Du sang coulais de son nez et une étrange lueur traversa son regard. Un long frisson la traversa de part en part comme si une part d'elle comprenait que quelque chose n'allait pas. Pour ne rien arranger un sourire étrange se dessina sur le visage du jeune homme ainsi qu'un rire à faire pleurer une fillette.

    -Ellie ?...Zack tu es sur que tout va bien ?

    *Bing*

    Sans même la voir venir alors qu'elle s'approchait pour voir si Zack allait bien celui-ci la gifla avec force. Le coup fut tellement violent que la jeune femme fut déséquilibré et tomba à même le sol. Sandy n'en revenait, le coup avait été si rapide qu'elle en était choqué. Mais si il n'y avait eut que ça...Zack...comment avait-il pu faire ça ? Sandy sentit alors les larmes lui monter au yeux. Certe le coup qu'elle venait de prendre lui avait fait horriblement mal et laisserait sans doute des marques mais le fait qu'il s'agissait de Zack rendait ce geste plus douloureux qu'il n'était. Sandy posa sa main sur son visage, du sang coulait de sa lèvres inférieur.

    Rapidement, enfin avec presque rapidement et trouvant appui sur le mur derrière elle Sandy se releva pour faire de nouveau face à Zack non sans laisser un écart raisonnable entre elle et le jeune homme. Elle n'en revenait pas Zack, le même qui était toujours tellement doux venait sans raison de la mettre à terre. Rien qu'en pensant à cette idée Sandy ne pu retenir des larmes qui roulèrent le long de ses joues rougit par la colère et la peur.

    -Pourquoi ?

    -La ferme salope !

    Dans un nouvelle élan Zack s'avança vers elle pour la frapper de nouveau. Elle ne su pas réellement pourquoi mais Sandy n'osa pas bouger. Au lieu de courir elle resta contre le mur terrifié à l'idée que Zack la frappe de nouveau. Elle aurait du partir elle le savait mais quelque chose en elle lui interdisait de courir. Elle savait que si elle se mettait à courir Zack la suivrait, et elle savait aussi qu'elle serait obligée au final d'utiliser la magie contre Zack. Étrangement même si il venait de la frapper et qu'il s'apprêtait à le refaire Sandy ne pouvait se résoudre à lui faire du mal.

    *Bang*


    Une nouvelle fois Zack leva la main sur Sandy. Mais cette fois-ci même si le coup fut plus violent Sandy réussit à ne pas finir au sol. Zack venait du lui mettre son poing en plein dans le visage touchant même son œil droit. Serrant les poing Sandy s'efforça de ne plus pleurer. Elle s'efforça de garder tout le calme qui lui rester encore pour chercher à lui parler. Cependant la douleur était telle qu'elle ne put s'empêcher de s'écarter de Zack cette fois ci de 5 bons mètres.

    -Zack !!! Arrête !! je t'en pris arrête !!!

    -C'est qui Zack ? L'homme pour qui tu as voulu me quitter ?

    Sandy commençait à comprendre la situation, Zack n'était plus vraiment Zack en cet instant. En d'autres termes il était possédé. Sandy n'avait que faire de savoir qui était dans le corps de Zack tout ce qu'elle voulait c'est qu'il parte. Mais vu le comportement agressif du nouveau Zack elle savait que la discutions ne mènerait à rien.
    Alors quand Zack approcha de nouveau Sandy fit en sorte de le maintenir à distance en faisant tomber sur son passage tout ce quelle trouvait. Elle courra aussi vite qu'elle le pu mais quand elle arriva devant la cage d'escalier Sandy se stoppa net. Que devait-elle faire ? Monter ? Descendre ? Elle avait en tête tous ces films d'horreur où les gens monté le plus haut possible pour échapper au tueur. Et elle s'était toujours dis qu'ils avaient une réaction complétement idiote car souvent il finissait étripé où sauté par la fenêtre pour finir la nuque brisée. Sandy se décida alors à descendre mais avant elle essaya de gagner tu temps en fermant les portes derrière elle. Elle trouva de quoi bloquer la porte puis se dirigea vers le rez de chaussé à toutes jambes.

    -Je suis désolée Zack...

    Au rez de chaussé Sandy pu enfin essayer de reprendre son souffle. Elle croisa son reflet dans le miroir et pu constater que Zack ne l'avait pas loupé, son œil commençait à bleuir et sa lèvre avait doublé de taille. Mais elle jugea qu'elle n'était pas à plaindre, après tout ce n'était pas elle qui était possédée par un fantôme complétement fêlé. D'où elle était elle pouvait entendre le rythme linéaire des coup contre les portes des escaliers. La jeune femme essaya de reprendre son souffle et de réfléchir à un moyen de faire revenir le vrai Zack.
    Mais étrangement le sol lui paru d'un coup extrêmement agréable. Elle pouvait bien se reposer un peu, de toute façon Zack n'arriverait pas à passer la porte de si tôt. Sandy s'adossa alors au comptoir et se laissa glisser sur le sol. Elle était tellement fatiguée...depuis combien de temps n'avait-elle pas dormit...cela faisait des semaines qu'elle était ici et elle n'avait jamais réussit à trouver le sommeil. Sandy ferma alors les yeux...quelques secondes...les coups contre la porte devenant le tic tac d'une horloge qui finalement...ne firent plus un bruit.
    Dans un soubresaut Sandy se réveilla de son presque sommeil

    -Bordel c'est quoi ça encore !!!

    Mais Sandy n'eut pas le temps de chercher des réponses car plus aucun bruit ne venait de l'étage au dessus d'elle. Avait-elle dormi ? Depuis combien de temps Zack était-il silencieux ? Sandy eut soudainement un frisson. Et si il avait réussit à descendre. D'un pas lent Sandy s'approcha des escaliers pour vérifier si la porte était toujours fermé. Mais alors même qu'elle s'avança vers la cage d'escalier Zack surgit de nul part tenant fermement une hache dans les mains. Il donna un coup vers Sandy comme pour la lui planter en plein estomac
    Sandy fit un bon en arrière manquant même de tomber. Dans sa précipitation et en oubliant qu'il s'agissait de Zack Sandy le propulsa contre un mur qui se trouvait à quelques mètres de là. L'énergie qu'elle utilisa pour le faire voler à travers la pièce la fit tressaillir et de nouveau Sandy se trouva genoux au sol. Sa tête lui faisait tellement mal qu'elle cru un instant qu'elle allait exploser. Les mises en garde de Bérith lui revenait en tête mais il était alors trop tard du sang coulait déjà de son nez ainsi que de ses yeux et elle n'arrivait plus à trouver la force de respirer.
    Si le nouveau Zack revenait à la charge avec sa hache Sandy ne donnait plus cher de sa peau...


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Zack Johnson

❙ r a c e : Humain...normalement.
MessageSujet: Re: On est tous des fous qui s'ignore (Sandy/Zack) [sujet fini]  Dim 29 Jan - 0:05

    Quelle étrange sensation de se voir revenir à la vie. Quelle étrange sentiment de pouvoir à nouveau aspirer l’air, goulument, jusqu’à en être ivre. Cela faisait bien soixante-dix ans qu’il attendait une occasion pareille ! Pourrir dans cet endroit, sans pouvoir en sortir… Il était bien plus proche de l’enfer que beaucoup d’hommes pouvaient s’imaginer. Ils pensaient tous que l’enfer était une sorte de caverne souterraine, avec des flammes sortant du sol et des petits diablotins qui vous plantaient un trident aussi rouge que leur peau dans les fesses. Mais ce n’était pas l’Enfer. Ce n’était qu’une vision collective. Chaque homme, chaque femme avait son propre Enfer. Ses propres démons pour le torturer, pour le faire souffrir mille tourments jusqu’à la fin. Revivre le pire moment de sa vie, de manière infinie. Se retrouver dans l’endroit où l’on avait le plus souffert. Vivre encore et encore la mort d’un être cher. Se retrouver piégé dans une enveloppe translucide, sans pouvoir toucher quoi que ce soit, ni pouvoir se manifester aux vivants. C’était ça, l’Enfer. Pour Murphy, c’était se retrouver ici, dans cet asile où il avait échoué après avoir tué sa chère Eléonore. C’était se retrouver dans cet endroit où la confiance qu’il portait à son médecin avait conduit à sa perte. Soixante-dix ans, ici ! Enfermé sans pouvoir en sortir ! L’horreur à l’état pur.
    Ce n’était pas faute d’avoir essayé pourtant ! Pas faute d’avoir tenté de s’échapper, par tous les moyens possibles. Mais dès qu’il mettait un pied à l’extérieur, il se retrouvait là où il ne voulait pas être. Dans cet asile de merde. Comment s’en échapper ? Aucune idée. Il avait cherché, cherché, tourné en rond durant des années, insensible à la vie qui continuait alors qu’il n’en faisait plus partie, insensible à toute cette mascarade. Il était le témoin silencieux de certains sévices sexuels que quelques internes s’amusaient à faire sur les patientes. Il avait assisté à des soins intensifs, à des méthodes peu orthodoxes pour soigner la maladie mentale. Les électrochocs, la lobotomie… Il était particulièrement révulsé par le spectacle qu’un patient soigné aux électrochocs pouvait donner, étant passé par là, lui aussi.
    Puis les traitements avaient changés. On les gavait de médicaments à présent, même si certains préféraient les bonnes vieilles méthodes. Les malades étaient pourtant dans le même état qu’après une lobotomie. A la différence près qu’ils étaient abrutis par les calmants. Ils avaient le regard vide et il était impossible de comprendre, à moins d’avoir été l’un d’eux, ce que cela faisait.
    A force de tourner en rond, Murphy avait tenté de sortir par un autre moyen. Il avait tenté de posséder les visiteurs. Mais il n’avait pas encore assez de force à l’époque pour pouvoir rester assez longtemps. Il avait tenté de parler à cette infirmière, qui faisait de la magie noire. Mais cette conne était morte avant. Quand on ne savait pas comment maitriser une force surnaturelle, on y laissait le plus souvent sa vie. Murphy avait assisté à sa mort. Elle fut d’ailleurs à vomir. S’il avait eu un estomac, il aurait probablement tout rendu sur place. Mais il ne pouvait même pas gerber en paix ! Sa foutue condition d’esprit l’en empêchait.
    L’hôpital avait fermé et il lui avait été désormais impossible de sortir. Dix années à tourner en rond et à emmagasiner de l’énergie inutile puisque plus personne ne mettrait les pieds dans cet endroit. Plus jamais. Condamné, il était difficile de rentrer.
    Et personne n’était assez fou pour s’attarder ici.


    Puis là, ce soir, le ciel lui tendait peut-être la main. Deux jeunes inconscients, qui se retrouvaient piégés dans cet endroit morbide où l’horreur et la mort régnait. Deux jeunes idiots.
    Murphy avait vu là son billet de sortie. Il lui suffisait de posséder l’un d’eux. La fille avait quelque chose de peu commun. Une grande force mentale, étonnante d’ailleurs. Puis il y avait autre chose. De l’obscurité en elle qui l’empêchait d’entrer. Murphy n’avait jamais vu ça. Il ne savait pas sur quoi il était tombé mais il savait qu’en tentant de s’en prendre à elle, il serait face à un obstacle de taille. Quant au garçon… C’était autre chose. Il avait été fragilisé mentalement. Entrer en lui ne serait pas aussi facile qu’il ne l’aurait souhaité, mais c’était toujours ça. C’était lui son billet de sortie.

    Seulement les choses ne se passèrent pas comme prévu. On lui faisait payer le meutre de sa femme d’une manière sournoise, sans même que Murphy ne s’en rende compte. Les traits de la jeune femme blonde se superposèrent sur ceux d’Ellie. Et de nouveau, la folie meurtrière qui l’avait conduit dans cet asile l’avait saisi. Murphy se retrouvait pris dans une spirale infernale, poussé par la folie et par l’envie féroce de tuer Ellie, encore une fois. La trahison de la femme qu’il avait aimé était cuisante, comme la première fois.

    Le premier geste qu’il eut pour elle fut un coup. Il la toisa avec mépris quand elle porta la main à sa joue. Pourquoi, disait-elle ?! Elle savait très bien pourquoi ! Elle le savait mieux que lui ! Alors qu’il lui avait tout donné. TOUT ! Et c’était comme ça qu’elle le remerciait ? Il lui répond d’un véhément « La ferme, salope ! » avant de la frapper à nouveau.

    Elle l’appelait Zack. Qui c’était celui-là ?
    La présence intelligente qu’avait été Murphy n’était plus. Il aurait pu savoir que ce « Zack » désignait le garçon qu’il possédait. Mais comme il revivait le meurtre d’Ellie, encore une fois, ses pensées n’étaient plus qu’un désordre apocalyptique.
    Une nouvelle fois, il lui répondit non sans une certaine colère, la folie brillant dans les yeux du corps qu’il possédait.
    Impossible de reconnaître Zack quand on savait qui il était.
    Murphy eut un sourire de mépris pour elle alors qu’il voyait la peur qu’il lui inspirait. C’était bien le moment d’avoir peur ! Elle n’aurait jamais dû le tromper et le quitter. Elle ne pouvait s’en prendre qu’à elle-même.

    • On avait tout pour être heureux, Ellie. Je t’ai tout donné. Et toi… T’as tout foutu en l’air pour un connard qui ne te connait même pas ! hurla « Zack ».


    Elle fit volte-face, le fuyant. Pour couvrir sa fuite, elle fit tomber tout un tas d’objet sur son passage, pour faire obstacle. Oh que non ! Elle n’allait pas s’enfuir. Il ne la laisserait pas faire. Alors qu’elle courrait au loin devant lui, il pestait tout en tentant d’enjamber un à un les obstacles. Quand il vint à bout du dernier, elle avait déjà bloqué la porte et s’était enfui dans la cage d’escalier.

    • ELLIE !


    Il frappa la porte de toutes ses forces, la colère augmentant d’un cran au fil des secondes. Elle ne s’en tirerait pas comme ça ! Il leva la tête pour regarder comment passer outre de ce nouvel obstacle. Il revint sur ses pas, se souvenant de l’emplacement de la hache en cas d’urgence. Au bout du couloir.
    Il avança rapidement, ne souhaitant pas laisser le moindre temps supplémentaire à sa chère et tendre.
    Quand il la vit, rouillée par les années, mais intacte, il eut un nouveau sourire. Il brisa la vitre de secours d’un coup de coude efficace et écarta les bouts de verre pour se saisir du manche. Il revint à la porte au pas de course.
    Elle l’avait trahie. Elle avait tout gâché. Tout ça pour un foutu beau parleur, alors qu’il trimait comme un malade pour les nourrir, elle et la môme.
    Il inspira puis se recula pour porter le premier coup de hache dans la porte. Un coup qui résonna dans tout le bâtiment. Le second, puis le troisième... La lame s’enfonçait peu à peu jusqu’à ne plus obtenir la moindre résistance. Quand il eut forcé un passage assez grand pour le laisser passer, il s’y engouffra, non sans s’érafler le bras au passage.

    Il resta silencieux, descendant les marches avec précaution. S’il avait fait un boucan monstre, il devait néanmoins bénéficier de l’effet de surprise. Sa main serra le manche de la hache avec force. Elle ferait moins la maline quand elle se la prendrait en pleine face. Et cela, il pouvait l’assurer aussi sûr que la Terre était ronde.
    Elle était devant lui qu’il surgit. Elle avait peur.
    Il tenta de l’atteindre mais la lame rencontra le vide. Il allait lui porter un nouveau coup quand il se sentit projeté en arrière par une force invisible. Son dos heurta le mur avec douleur. Il lâcha son arme sous la puissance du choc. Il glissa au sol.
    Mais il n’y avait pas que ça. Ce n’était rien comparé à ce qu’il sentit une fois l’engourdissement passé.
    Il se redressa, posant une main sur le sol alors que la douleur tirait ses traits. Un regard en arrière lui apprit qu’un tuyau sortait du mur. Et lui avait transpercé la peau. L’extrémité rouillée était rouge de sang. Il jeta un nouveau regard à Ellie, dont les traits se brouillaient pour devenir ceux d’une jeune femme qu’il ne connaissait pas. Il s’appuya au mur, ses mouvements n’étant plus ce qu’ils étaient. Il se sentit partir.

    Zack ne comprenait plus rien. Il pouvait sentir le sang couler de sa blessure sans savoir comment il s’était fait ça. Sandy se trouvait en face de lui, à genoux. Elle semblait effrayée. Du sang s’écoulait de ses yeux et de son nez. La vision de Zack se troubla alors qu’il sentit un lourd sommeil peser sur lui. Il murmura doucement alors qu’il s’affaissait :

    • Sandy…


    Il espérait qu’elle allait bien. Sa dernière pensée avant de sombrer dans les limbes de l’inconscient fut pour elle.
    Zack s’affaissa au sol.


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I cannot stop this sickness taking over. It takes control and drags me into nowhere. I need you help.
I can't fight this forever.



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Sandy E. Wood

❙ r a c e : Démon
MessageSujet: Re: On est tous des fous qui s'ignore (Sandy/Zack) [sujet fini]  Sam 4 Fév - 23:21

    La douleur...encore la douleur quand allait-elle enfin partir. Elle n'en pouvait plus, là allongé sur le sol elle attendait le retour de Zack ou plutôt de cet homme qui avait prit le corps de Zack. Il allait la tuer pourtant elle n'avait pas peur. Elle avait plutôt des regrets, le regret de laisser son père seul , celui de ne pas avoir vengé Eliot et par dessus tout celui de ne pas avoir eut le courage et la franchise de s'avouer et d'avouer à Zack qu'elle l'aimait. Elle avait gagné une entrée direct vers l'enfer pourtant ce n'était pas ça qui la préoccupé le plus, sans elle comment Zack allait-il sortir de là et comme allait-il redevenir lui-même.
    Plus aucun son, seul le bruit de son cœur faiblissant lui rappelait que le temps lui était compté. Elle ferma alors doucement les yeux le sol devenant agréablement confortable. Le temps avait finit par s'arrêter, la douleur aussi devenait plus douce et elle se sentait partir. Elle était prête à partir quand la voix de Zack brisa ce silence en un murmure. Un simple murmure où elle pu l'entendre l'appeler. Une force étrangère poussa alors Sandy à lutter contre la mort qui l'enlaçait alors. Serrant les points la jeune femme se battait contre elle même pour ouvrir les yeux. Cette bataille lui sembla longue et terriblement douloureuse mais quand enfin elle posa son regard vers Zack affaissait sur le sol, inconscient un élan inconnu concentra en elle les vestiges de ses dernières forces la poussant à ramper jusqu'à lui.
    Quand elle arriva près de lui des larmes de douleur, de tristesse et de peur glissèrent le long de ses joues noircis par la poussière. Elle glissa sa main sur la joue de Zack comme pour l'obliger à ouvrir les yeux. Tendis que l'autre main cherchait désespérément son pouls. Il était en vie...c'est la seule chose qui comptait, elle n'aurait pas pu se pardonnait de l'avoir tué. Elle n'aurait pas pu le supporter dans l'enfer qui l'attendait maintenant. Elle appuya alors sa tête contre la sienne cherchant un certain réconfort dans se contacte comme ne voulant aucunement mourir seule. Ses yeux se refermaient lentement et toutes forces venaient de quitter son corps. Les larmes continuaient à couler tendis que son souffle la quitté lentement. Il fallait qu'elle prévienne Bérith pour qu'il vienne pour lui car elle savait que pour elle il était trop tard. Dans un ultime combat contre son corps Sandy réussit à communiquer avec Bérith de façon très sommaire lui faisant simplement comprendre qu'il devait la rejoindre au plus vite. Mais cet ultime message eu raison de ses dernières forces, sa poitrine lui faisait tellement mal comme si quelqu'un prenait appui sur elle. Pourtant elle trouva la force de lui dire dans un souffle presque inaudible.

    -Je suis désolée Zack...C'est de ma faute...je...*Sandy toussa, du sang coula alors entre ses lèvres.* t'aime...

    Ses dernières paroles étaient décousues et elle ne savait même pas si Zack avait pu les entendre. Mais ses mots aussi simple qu'ils pouvaient l'être finir par l'apaiser un peu. Lui permettant alors de fermer les yeux. Elle s'en voulait tellement pour tout, pour la nécropole, pour l'asile, pour l'état dans lequel il était maintenant. Mais Bérith allait arriver et il allait prendre soin de lui maintenant qu'elle partait. Sandy ferma alors les yeux son souffle diminuant jusqu'au final ne plus être.
    Un vent frais caressa alors son visage et une lumière l'éblouit. Était-elle morte ? Peut-être, plus rien n'avait d'importance au final, le principal c'est que Zack quand à lui reste en vie. Non seulement car elle l'aimait mais parce qu'il ne méritait pas de mourir comme ça. Il ne méritait pas de mourir dans cet endroit minable avec la personne qui l'avait tué à ses côtés.





END

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"Les monstres et les fantômes existent. Ils vivent à l'intérieur de nous, et parfois ils gagnent."
- Stephen King
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