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 Oops, mauvaise porte... (Richard & Ash)

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Aislynn McDanson

MessageSujet: Oops, mauvaise porte... (Richard & Ash)  Ven 10 Fév - 23:20

18H00. Rien de particulier à faire... Je sors une bouteille de whisky et la vide en moins d'un quart d'heure. « Regarde toi, tu es encore seule, tu n'as pas énormément d'amis, tu ne sors pas. ». Je haïssais plus que tout cette petite voix au fond de moi qui m'enfonçais encore plus dès que je broyais du noir. J'entamais une autre bouteille, peut-être qu'en buvant je noierais cette partie de moi...
Encore une gorgée d'alcool, mais je ne ressentais déjà plus sa douce chaleur. Juste un goût amer dans la bouche ; rancœur et désespoir. Nouvelle dose... Petit à petit je sombre dans la nuit....


La maison est bien trop sombre, seule une petite lumière sort de la fenêtre de la cave, j'entends des cris, des coups sourds et le côté rue de mon 'chez moi' est bien trop éclairé... Plusieurs voitures et 4x4 ont braqué leur feux dessus...
Sortez de là ! On sait que votre fille est une bête sauvage ! Nous l'avons vue ! Ouvrez !
Non... Ce n'est pas possible... Ils ont découvert ce que je suis vraiment... Un coup de feu part en l'air, afin d'effrayé ma famille. Mais qu'ai-je fait ? Comment les sortir de cette mauvaise passe ? Bruit de bois brisé... La porte d'entrée n'a pas tenue longtemps... Un étau de glace prend peu à peu mon coeur en otage... Ils vont les tuer... Je mords mon poing pour ne pas hurler ; « quoi qu'il arrive, ne montre pas. Reste cachée et fuis le village. Tu m'as bien comprise Aislynn ? ». Ce sont les derniers mots que m'a dit ma mère, avant que je ne parte, en début d'après-midi.

- LACHEZ-LA ! NOTRE FILLE N'EST PAS UN MONSTRE !
- Ta gueule ! Suis-moi, chien !

Un groupe d'hommes, tous munis d'armes à feu, et quelques uns de torches électriques, arrivent dans la cour de derrière, face aux bois, et face à ma cachette. Ils tenaient mon père et ma mère... Dans la clarté artificielle, je devinais l'arrondis de son ventre... Mon petit frère ou ma petite soeur...
Je suis sûr que la chienne est là ! JE SAIS QUE TU TE PLANQUE DANS LES BOIS ! SI TU SORS, ON EPARGNERA TES PARENTS ! TU AS DEUX MINUTES.

Je ne devais pas y aller... Je suis la dernière des McDanson portant le gène du Loup, je dois rester en vie, quoiqu'il m'en coûte... Mon poing saignait, et mes larmes coulaient de plus en plus, fleuve intarissable...
- TROP TARD ! ALLEZ LES GARS ! FEU... !

Il leva son arma et...


21H33.Un mauvais rêve... Ce n'est qu'un mauvais rêve... J'avais encore trop bu, et je m'étais assoupie. Mes fringues puaient le whisky car j'avais eu la merveilleuse idée de m'en renverser dessus pendant mon sommeil... Vidant ainsi mes dernières réserves. Je me levais et tanguais jusqu'à la salle de bain pour prendre une douche et me changer. Après avoir enfilé un vieux blue jean trouvé, une paire de converses et un débardeur beige, j'avais déjà un peu dé-cuité, mais ce n'était pas encore ça.
Merde je vais pas passer ma soirée là...

Je sortis donc, oubliant mon couteau et ma flasque. Je vagabondais, à moitié ivre, dans les rues de Ghost Island, à la recherche d'un rade où boire quelques verres pour étancher ma peine... Putains de rêves... Ils ne cessaient de me hanter depuis la mort de ma parents, que je sois louve ou humaine, jamais ils ne me laissaient de répits...
Mon vagabondage m’amena devant le « Temple de l'Orgie »... Les lettres fluorescentes qui indiquaient 'Bar et boîte de nuit' dansaient devant mes yeux... Je tâtais mes poches, vérifiant que mon porte-feuille était bien là.
- Aller merde... Autant picoler ici...

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Richard Lewis

MessageSujet: Re: Oops, mauvaise porte... (Richard & Ash)  Dim 11 Mar - 0:10

Quelle belle nuit. Claire, calme, fraiche, ni trop ni trop peu. Charlie m’avait vraiment fait chier ce soir, alors j’m’étais barré. Franchement, je pensais pas qu’on pouvait autant casser les couilles de quelqu’un pour une vulgaire histoire de café.

************

- Mais quoi « il est trop fort » !?
- M’enfin t’énerves pas, je disais juste que j’aimais bien le café un peu moins hard c’est tout…
- Quoiiiii moins hard ?? Alors c’est ça ? Tu fais genre le gros bonhomme et Monsieur fait sa tafiole parce que l’café est un peu fort ?? T’es vraiment sérieux là Richard ?

************

Ma foi, les femmes étaient vraiment des êtres imprévisibles… Je voulais juste savoir si elle pouvait moins mettre la dose. Enfin bon du coup maintenant c’est moi qui prépare le petit dej’ à la tanière. Tout ça pour dire que j’avais mis ma veste et que j’avais claqué la porte. Une omega qui s’adressait à moi sur ce ton. Mon père avait peut-être raison, j’étais trop familier avec mes loups. Mais c’était ma façon de fonctionner. Les résultats étaient là, c’était l’important. Après tout la meute n’était-elle pas censée être liée par l’amour ? Ces mots devaient dater d’avant la découverte du café.

J’avais tracé droit dans les rues de Ghost Island, sans me retourner. Tomber sur Caglar aurait été une aubaine, j’étais furieux. Un bon combat à la force des griffes et des crocs m’aurait fait le plus grand bien. J’évitais ce genre d’altercations avec mes subalternes. Les « remettre à leur place », comme disait mon père, n’était pas dans ma nature. Les blesser n’avançait à rien. La colère était un sentiment de la nature, un sentiment qu’il fallait savoir maitriser. Car la guerre engendre avant tout la rancœur. Et ça, en revanche, n’avait rien de naturel à mes yeux. Je ne voulais pas de rancœur dans ce qui était le plus proche d’être ma famille, car on devait pouvoir compter les uns sur les autres, pour toujours.

Perdu dans mes pensées, je me dirigeais à l’aveuglette là ou l’ombre daignait me conduire. Soudain, un mouvement attira mon attention. C’était une jeune femme, dont l’abondante et superbe chevelure d’ébène descendait bien jusqu’au milieu du dos. Elle aurait pu être bien plus que séduisante si elle n’avait pas été imbibée d’alcool jusqu’à la moelle. Sous forme humaine, le nez d’un Loup n’était pas énormément plus sensible que celui d’un humain, pourtant je n’avais pas trop de mal à humer les résidus d’odeurs de whisky qui émanaient d’elle. J’avais pitié, elle était vraiment belle. Je n’avais pas envie de la laisser vagabonder ainsi dans cette ville de dingue. Et puis elle avait quelque chose d’autre, un truc que j’m’expliquais pas.

J’eu une légère hésitation. « Malgré son caractère de merde, Charlie risque de s’inquiéter… » Et puis tant pis. Elle avait qu’à pas me prendre la tête pour des conneries. Les autres me connaissaient moins bien qu’elle, indéniablement. Pourtant, c’était toujours elle qui s’inquiétait pour rien alors que les autres se doutaient bien de mes occupations. La jeune femme mystérieuse était entrée dans un bâtiment glauque évoquant vaguement un bordel un peu minable. L’affichage électrique en néons fluo vacillait. Le « o » de « Temple de l’Orgie » clignotait aléatoirement, menaçant de s’éteindre définitivement.
- Le Temps de l’Rgie… Ça ferait carrément ridicule…
Je riais comme un idiot en essayant de me mettre à la place d’un ivrogne qui lirait l’enseigne. Et puis trêve de jeu. J’avançai d’un pas mal assuré, puis poussai la porte. Assailli par l’affreuse odeur de tabac, de sueur, de sperme et d’alcool, j’entrai. Secoué par une légère nausée, j’essayai tant bien que mal de me diriger vers le bar. J’avais perdu la jeune femme. Dégouté, je commandais une bière brune en me doutant bien qu’on allait me servir un truc dont le gout se rapprochait plus de celui de la flotte que de celui de la boisson ardemment désirée…
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Aislynn McDanson

MessageSujet: Re: Oops, mauvaise porte... (Richard & Ash)  Dim 11 Mar - 10:03

L'endroit empestait, mais l'appelle de l'alcool était le plus fort... Je m'installais dans un coin du bar, aussi loin que possible des types louches qui traînaient par là.
Un whisky s'vous plaît.

Je trempais les lèvres dans le doux breuvage... Qui finalement ressemblait plus à du jus de chaussettes... Tant pis, tant que ça me permettrais d'oublier... Le regard plongé dans mon verre, je me coupais du monde qui m'entoure... Le odeurs n'agressèrent plus mes narines, le vacarme devint murmure... Je repensais à cette terrible nuit... J'aurais dû réagir, me transformer et sauter à la gorge des bourreaux de ma famille. Même si j'avais ordre de ne pas le faire. J'étais une louve et j'avais abandonné ma meute. Les seuls êtres en ce monde qui me comprenaient vraiment et savait mieux que quiconque qui j'étais... Désormais je suis seule. M'apitoyer sur mon sort ne sert à rien... « J'ai causé la mort de mes parents et de leur autre enfant... » Ces quelques mots clignotaient dans mon crâne, comme l'enseigne à l'extérieur, cependant sans aucune lettre manquante... Quelques larmes s'écrasèrent sur le comptoir...


- Un autre whisky, le plus fort possible s'il vous plaît.
- Alors ma joliiiiie, on s'est perdue ?


Un type venait de débarqué à côté de moi. Le stéréotype du routier : un ventre proéminent tirant un t-shirt maculé de tâches de cambouis et graisse, une casquette toute aussi sale surmontant un visage porcin. Un lueur vicelarde éclairait son regard, et il ne cessait de s'humecter les lèvres, planquées sous une énorme moustache. Des relents d'odeur m’atteignirent... Cigarette, transpiration, et plus globalement : crasse en tout genre... Je pris le parti de ne pas répondre ; Avec ce genre de mec, on se jamais à quoi s'attendre.

- Alors, t'as avalé ta langue ?

Cette réplique, tellement fine et raffinée, me valu un clin plein de sous-entendus... Je descendais mon verre, et un commandais un autre, jouant toujours l'indifférente. Il s'approcha encore plus, laissant à peine une petite dizaine de centimètres entre lui et moi. La théorie de l'espace vital ne lui disait rien visiblement... Et ne parlons pas de l'hygiène...
Maintenant tu vas me suivre ! Je vais te montrer s'qui arrive aux p***s dans ton genre !
Il m'attrapa par le bras et voulu m'embarquer avec lui. Je résistais, bien qu'en moi, le Loup gronda et menaçait de prendre le dessus sur mon côté 'humaine'. Sa main 's'égara' sur ma poitrine, et il me pinça. Je me retournais immédiatement et lui balançais mon poing dans la figure. Le nez céda, et un flot de sang jaillit, salissant encore plus son t-shirt. J'étais totalement dégrisée, et prête à ripostée.


- ELLE M'A CASSE LE NEZ !!!

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Richard Lewis

MessageSujet: Re: Oops, mauvaise porte... (Richard & Ash)  Lun 12 Mar - 1:08

Effectivement, la boisson était tout sauf intéressante. De la pisse en canette en somme.
- Excusez-moi, j’vous ai demandé une bière, pas de…
Interrompu en pleine remarque cinglante, une odeur chatouilla mon nez malgré la puanteur ambiante (Hors RP : Pardon mais j’suis trop fier, C’EST UNE SUPERBE RIME ! xD). C’était l’odeur du sang. Même pas appétissante. La créature qui flairait ainsi devait être à peu près tout sauf gouteuse. A peine une seconde plus tard, ce fut le bruit qui attira plus encore mon attention. C’était un bruit caractéristique qui emplit soudain mon cœur d’un enthousiasme très familier chez les Loups.

- Chouette ! Une bagarre !

Je m’avançai d’un pas rapide vers l’origine des insultes qui fusaient. Un routier injuriait une nana devant le bar.
- Salope va ! Tu vas voir un peu ! J’vais te refaire le portrait connasse !
C’est alors que je la vis. J’avais retrouvé ma muse de la soirée. Je voyais son visage pour la première fois, ses cheveux tombant en cascades de jais le long de ses joues. Elle était encore plus magnifique sous cet angle, surtout qu’elle ne titubait plus. Je n’avais jamais vu personne décuiter aussi rapidement, la jeune femme m’impressionnait. Le gros routard ne lui faisait pas peur. Elle lui tenait tête avec courage. Sans trop savoir pourquoi, j’étais presque sûr que ce type risquait de prendre une raclée en s’attaquant à elle. Elle n’avait pas l’air d’en être à sa première altercation. Dans le doute j’intervins. D’un geste souple et rapide, j’attrapai l’épaule du gros, le retournai pour qu’il me voie bien de face.
- Qu’est-c’que t’as le gringalet ? Tu veux jouer aussi ?
C’était d’un ridicule grossier, la dernière « chose » qui m’avait parlé sur ce ton avait terminé sa journée six pieds sous terre.
- Alors blondinet, toi aussi t’as bouffé ta langue merdeux ?
Alors là, c’en était trop.
- Quoi gros lard ?? Tu me traites de merdeux ?? J’ai au moins 70ans de plus que toi !
C’était partit tout seul, heureusement que personne d’autre n’avait pu entendre ma remarque. Le bordel qui régnait autour de nous avait empêché la diffusion sonore de la réplique et c’était tant mieux. Mais la demoiselle sourcilla. « Pas possible, elle a entendu… » J’avais raison, elle était spéciale. Passé la surprise de ma réponse, le routier qui, lui, avait très bien capté que je l’avais traité de gros lard, m’envoya son poing dans la tronche. J’esquivai sans peine, puis lui cogna la tête contre un tabouret si fort qu’il s’amassa au sol comme l’immonde tas de merde qu’il était.

Autour de nous, les gens demandaient si le type était mort. Moi, je ne voyais qu’elle, ignorant la danse ininterrompue des strip-teaseuses ainsi que le fait que j’étais le centre de l’attention de tous. Elle me regardait avec des yeux tout ronds, comme si elle n’avait jamais vu un type de 60kg étaler un monstre de 130 tonnes. En baissant les yeux, je me rendis compte que ce qui devait le plus surprendre les gens était certainement le tabouret presque fendu en deux par l’impact. Que dire ? Quand on m’agaçait, je ne contrôlais pas ma force. Bouche bée comme un idiot, je fis un pas vers elle.

- Euh… Désolé, mais j’ai horreur des gens irrespectueux, surtout envers des jeunes femmes aussi ravissantes que vous.

Malgré mon aversion pour les humains qui me jaugeaient de partout dans la salle, j’essayais d’offrir mon sourire le plus charmant. Du coin de l’œil, je voyais des types faire la gueule devant ma tentative évidente de drague.
- Puis-je vous offrir un verre ? Dans un endroit plus convenable peut-être. Je connais un bar où la bière n’a pas le gout de l’eau gazeuse.
Les bières de Joey me manquaient vraiment, en plus.
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Aislynn McDanson

MessageSujet: Re: Oops, mauvaise porte... (Richard & Ash)  Lun 12 Mar - 18:47


- Salope va ! Tu vas voir un peu ! J’vais te refaire le portrait connasse !

Apparemment réduire en miette son nez ne lui avait pas suffit. La Louve en moi grondais, mais je m'efforçais de la calmer. Le type bombait le torse, le bas de visage en sang et se rapprochait de plus en plus, le regard haineux et l'attitude pleine de défi. Comme s'il m'impressionnait... Instinctivement je portais la main à la place habituelle de mon couteau pour trouver... Du vide... Et merde... Décidément c'était ma soirée ! Un autre mec approcha, grand, châtain aux yeux bleus, et posa sa main sur l'épaule du boeuf qui me faisait face. Je pris le temps de le détailler... Il n'avait pas une carrure très imposante, pourtant je sentais une force naturelle l'entourer... Ses yeux retinrent encore plus mon attention... D'un bleu étourdissant...

- Qu’est-c’que t’as le gringalet ? Tu veux jouer aussi ? Alors blondinet, toi aussi t’as bouffé ta langue merdeux ?


Que de remarques subtiles et élégantes dans si peu de phrases... On devrait créer un nouveau 'proverbe' pour ce genre de rustre : 'à gros bide à bière, petit cerveau', ou quelque chose dans ce goût là... Je me tenais toujours sur mes gardes, prête à bondir sur l'un ou l'autre, voir les deux...

- Quoi gros lard ?? Tu me traites de merdeux ?? J’ai au moins 70ans de plus que toi !

Je sursautais ; 70 de plus que lui ? Au moins ??? Personne d'autre que moi n'avait entendu visiblement... « Bordel Ash, dans quoi tu t'es encore embarquée... ? » ?. La sacoche à bière venait de se jeter sur lui, et l'esquiver ne sembla lui poser de problème. Lui exploser le crâne sur un tabouret non plus... Quelle vision étrange que de voir un type éclaté la tronche de son adversaire avec un tabouret... Sans lever l'objet en question... Mon agresseur gisait maintenant sur le sol, d'une propreté plus que douteuse, au milieu de débris de bois...ce qui fût, jadis, un tabouret de bar.

- Euh… Désolé, mais j’ai horreur des gens irrespectueux, surtout envers des jeunes femmes aussi ravissantes que vous.

Le feu me monta aux joues : moi, une jeune femme ravissante ? Nan, y avait erreur sur la personne... Je jetais un rapide coup d’œil à ma tenue et aux trous de mon jean... Je risquais un regard à mon 'sauveur'... Il paraissait gêné par la situation ; en même temps il y avait de quoi...

- Puis-je vous offrir un verre ? Dans un endroit plus convenable peut-être. Je connais un bar où la bière n’a pas le gout de l’eau gazeuse.

Nouvelle bouffée de chaleur... Waw quel sourire... En plus il m'invitait à aller picoler avec lui... Non. Je devais refuser... Même si plonger dans ce regard me démangeais, je ne pouvais pas... Mais plus que tout, plus une seule goutte d'alcool ce soir... Ou alors, des litres, afin de plonger dans l’inconscience, loin des cauchemars. J'entendis de nouveau les cris de mon père, et le coup de feu... Le sang de ma famille se répandant des les herbes folles... Le rire de leur bourreau... Je sentis le sang perler dans mes paumes ; sans regarder je devinais les petits croissants sanglants... Une boule de feu monta dans ma gorge... Je devais partir, fuir... Peu importe où, mais quitter cet endroit et les humains qui m'entourent afin de libérer ma rage et ma peine... Un torrent de larmes menaçait de me submerger, et je tremblais comme une feuille.
Reprends tes esprits. Sors dignement de cet endroit, et ensuite... Fuir. Se souler. Oublier jusqu'à la prochaine fois...


- Merci...

Je payais mon dû et sortie calmement du « Temple de l'Orgie », et une fois la porte franchie, m'enfuis en courant dans la nuit, le visage ruisselant de larmes...

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Richard Lewis

MessageSujet: Re: Oops, mauvaise porte... (Richard & Ash)  Lun 12 Mar - 20:54

Les émotions défilèrent sur son visage comme un train sur sa voie ferrée. D’abord la surprise, un brin de joie, de la gêne, puis de l’angoisse, de la peur, de la tristesse. Elle posa simplement l’argent qu’elle devait sur le bar crasseux, m’adressa un faible sourire en me gratifiant d’un remerciement quasi inaudible, avant de disparaitre dans la foule vers la sortie. J’étais définitivement sur le cul. Elle m’avait entendu causer, une telle acuité sensorielle n’était pas décelable chez n’importe quel humain de bas étage. Certainement pas dans un endroit pareil. Je ne pouvais pas la laisser s’enfuir sans poser quelques questions. Un coup de barre en fer sur l’arrière du crâne me tira brutalement de mes pensées.

- Alors comme ça t’as tabassé notre pote ? Tu sais à qui tu t’adresses petit con ?!

Décidément, le genre humain avait totalement perdu son sens inné de conservation de l’espèce. Le coup m’avait d’abord vaguement sonné, puis doucement plongé dans mon état habituel de fureur tranquille. Je redressais la tête avec une lenteur mesurée. Trois gonzs encore plus obèses que celui d’avant étaient là, en travers de mon chemin. La foule avait évacué tant bien que mal un espace de combat à peu près délimité. Je foudroyais les trois clampins du regard.

- A quel moment vous comptez essayer de fuir ? Fis-je très sérieusement.

L’un d’eux eut un rire grotesque, puis se stoppa net en se rendant compte de l’état de choc de ses comparses. Le coup de barre que j’avais reçu sur la gueule aurait pu tuer n’importe qui de normalement constitué. Mes adversaires reculaient progressivement à chacun de mes pas. Hurlant dans la rage du désespoir, celui qui semblait « gouverner » ces abrutis se jeta sur moi avec ce qui était en fait une barre à mine couverte de rouille, certainement extraite d’un des camions. Je laissais délibérément l’arme s’abattre sur mon épaule en écartant légèrement mon visage. Le coup manqua tout de même de briser la clavicule au moment du choc. Je l’avais foutrement mauvaise. Le routier prépara un nouveau coup. Cette fois, j’interceptais la barre de la main gauche. La mine sombre, je lançais un regard meurtrier à celui qui se retrouvait désormais à la place de la victime. Il n’en fallut pas plus aux trois gros pour décamper sans demander leur reste. Je pouvais enfin laisser échapper la petite larme qui voulait sortir de mon œil depuis que mes os avaient bouffé au moins 100kg de force d’impact. Je balançai rageusement l’arme au sol. Je jetai un regard furtif à la porte de sortie.

- Personne d’autre ?

Un homme déglutit brillamment. Je pouvais enfin partir l’esprit tranquille. Une fois dehors, je me concentrai sur les odeurs. J’étais incapable de retrouver sa piste, même avec mon odorat naturellement supérieur. C’était vraiment la merde. Il fallait à tout prix que je mette la main sur elle. Je sondai rapidement les lieux de mon œil de Loup.

- Voici une planque fort appropriée.

Je me ruai dans le coin de pénombre, ôtai mes vêtements le plus vite possible. Nu dans les ténèbres, je laissai ma mère la Lune m’envahir de son aura bénéfique. La douleur déchirante prenait lentement possession de me corps. Je sentais mes os s’allonger, les poils pousser, mes muscles se déchirer pour prendre une autre forme. Je laissai échapper un hurlement lugubre. Quelques minutes plus tard, c’était terminé.

Je me sentais presque mieux ainsi, plus libre. Je n’avais plus aucun mal à trouver ce que je cherchais. Portée par un vent favorable, l’odeur de ma « proie » vint à mon museau. La différence ce soir étant que je ne comptais pas manger. Je me propulsais vers l’avant avec toute la force de mes quatre membres jusqu’à arriver enfin en vue de ma cible. La demoiselle semblait en pleine détresse, assise en larmes contre un arbre, la tête posée sur les genoux, les mains en protection dans les cheveux. Je m’approchais d’un pas mal assuré, toujours sous la forme d’un grand loup au pelage châtain.
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Aislynn McDanson

MessageSujet: Re: Oops, mauvaise porte... (Richard & Ash)  Mar 13 Mar - 19:27

La forêt, mon seul refuge... Je trouvais un grand chêne et me blottie entre ses racines. Les odeurs de terre, de feuilles mortes m'enveloppaient comme un cocon. Ici je me sentais mieux, j'étais enfin loin des humains et je pouvais laisser libre court à mes larmes... Les images de la terrible nuit défilaient sans arrêt dans ma tête, je savais que même en changeant de forme je ne parviendrais pas à les tenir à distance, et la boisson non plus n'y changerais rien. Je serrais plus encore contre l'arbre, espérant puiser un peu de réconfort... Je fermais les yeux : inspirer puis expirer calmement pour refouler les larmes, et calmer les tremblements de mon corps. Ce qui n'eut aucun effet...
Combien de temps s'était écoulé depuis que je m'étais tapie ici ? Surement quelques petites minutes, cependant la douleur, aiguille glacée harcelant mon coeur, les rendaient tellement plus longues... Je repensais à l'inconnu qui avait pris ma défense dans le 'bar', et que j'avais laissé en plan, le remerciant à peine... La vie en société, humaine ou lupine, ne serait donc jamais pour moi... Trop de choses m'empêchaient de tisser des liens avec l'une ou l'autre espèce, et de toute façon je ne savais toujours pas comment m'y prendre... Boarf, il fera tel que tant d'autres... Il m'oubliera, et ne se souviendra que d'une rencontre étrange avec une nana toute aussi déjantée...
Mes pensées ne cessaient de divaguer dans les eaux sombres et froides du désespoir et de la solitude... Mes larmes ne tarissant point... Merde ! Quelle andouille je faisais... Incapable de panser mes blessures, elles ne faisaient que se rouvrir un peu plus à chaque fois... Qu'est-ce que mes ancêtres penserait de moi, Aislynn McDansons, dernier Loup de la famille... Tellement d'espoirs reposaient, et reposent toujours sur moi... Je devais continuer à avancer ; seule.
Je sentis une présence, bien que furtive. J'étais observée... En bougeant le moins possible, j'écartais mes mains de mes yeux et jetais quelques brefs regards autour de moi... Je distinguais une silhouette, dressée sur quatre pattes, se dirigeant d'un pas hésitant vers moi.... Juste un loup qui furetait, et ne sentant aucune menace de ma part, il laissait probablement sa curiosité prendre le dessus, afin de venir reniflée l'intruse...

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Richard Lewis

MessageSujet: Re: Oops, mauvaise porte... (Richard & Ash)  Ven 16 Mar - 23:14

M’avait-elle reconnu ? Probablement pas. Elle ne semblait pas non plus apeurée. Pourtant on ne rencontrait pas souvent de loups en chair et en os, seuls, et encore moins de cette taille. Quelque chose ne tournait décidément pas rond chez elle, et je comptais bien mettre le doigt dessus. J’hésitai à reprendre forme humaine, mais nous n’étions pas intimes et je me refusais d’apparaître nu comme un vers sous ses yeux critiques de ravissante jeune femme.

Je fis quelques pas encore. J’étais à moins de deux mètres. Toujours pas de réaction. Elle me fixait d’un œil vide et insupportablement triste. Des larmes s’écoulaient abondamment le long de ses joues. Je me laissai descendre contre terre, puis posait doucement ma tête sur mes membres antérieurs. Je lui adressai un regard plein de compassion pour tenter de calmer sa douleur. J’en profitai pour étirer mon épaule endolorie par le coup que j’avais reçu un peu plus tôt.

Tandis que nous nous faisions face en silence, attendant l’un comme l’autre qu’un premier pas soit franchi, des éclats de voix me parvinrent avec le vent. Il y avait de l’animosité. Un coup de feu retenti. Les humains étaient des êtres étranges et fragiles. Mieux valait tout bonnement les éviter, pour la plupart. Ils aimaient se massacrer pour un oui ou pour un non. Ils étaient avides de pouvoir, de richesse. A un point qu’ils ne savaient que détruire ce qui les entourait pour atteindre leurs objectifs. Viendrait surement un jour où les créatures ne pourraient plus préserver l’écosystème des erreurs de l’Homme.

Les cris se rapprochaient. Environ cinq ou six individus. Les larmes cessèrent soudain de couler des yeux de la belle brune. Elle se leva d’un bond, les pupilles rivées sur l’origine de la cohue. Je vis des souvenirs atroces défiler dans ses yeux. Tout son corps se figea enfin. Un air résigné passa sur son visage au moment où les Hommes entrèrent en scène. Il y avait les trois plaisantins qui avaient failli me fracturer la clavicule. Trois autres « tantes » s’étaient joints à eux. Ils s’étaient armés de carabines de chasse pour certain, de haches et de revolvers pour les autres. Canons et lames me désignèrent furieusement.

- Le voilà le Monstre ! Il s’est caché mais on a tout vu ! C’est qu’un putain de démon, ‘faut éradiquer cette saloperie.

Une horreur que je ne connaissais pas s’afficha sur le visage de la jeune femme. Tout allait basculer d’un moment à l’autre, et ça n’allait pas être tout rose.
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Aislynn McDanson

MessageSujet: Re: Oops, mauvaise porte... (Richard & Ash)  Sam 17 Mar - 12:32

Le magnifique loup fit encore quelques pas vers moi,réduisant encore l'espace nous séparant. Il ne semblait pas avoir peur de moi, chose plutôt étrange... Il s'allongea face à moi, posa délicatement son museau sur ses pattes, ne me quittant plus des yeux. Quel étrange animal... J'avais la très forte impression qu'il Je n'osais pas tendre la main vers lui, de peur de le faire fuir... Je me rendis compte que mes larmes ne s'étaient toujours pas taries...
Éclats de voix. Coups de feux. Autant de bruits déchirant le silence de la nuit, et me rappelant de terribles souvenirs... Des Hommes étaient en battue... Immédiatement mes yeux séchèrent. Ils venaient par là... Je me redressais, prête à faire face. S'ils apercevaient ce loup, ils le massacreraient, je ne doutais pas du fait qu'il ait entendu le raffut, mais il ne paraissait pas décidé à partir.. Mais qu'est-ce qui ne tournait pas rond chez lui ?! Je lui lançais un regard dur, espérant le faire fuir, et qui sait, lui faire comprendre que sa place n'était plus là, mais caché dans les bois... Soit il ne comprit pas, soit il fit semblant de ne pas comprendre. Campé sur ses quatre pattes, lui aussi faisait face au danger. Six types déboulèrent devant nous, armés jusqu'aux dents... Merde... Le cauchemar recommence... Leur attitudes, armes et jurons laissèrent un goût amer de déjà vu dans ma bouche... Celui qui à dit que 'tout n'était qu'éternel recommencement' avait donc raison...


- Le voilà le Monstre ! Il s’est caché mais on a tout vu ! C’est qu’un putain de démon, ‘faut éradiquer cette saloperie.

Je reconnus quelques uns de nos agresseurs ; ils étaient présent lors de la bagarre au Temple de l'Orgie. Je ne parvenais pas à savoir s'ils en avaient après le loup, ou après moi... Je m'étais encore fourrée dans un guêpier pas possible...

- Et les gars, regardez qui voilà... Mamzelle Sainte-Nitouche qui explose des nez... On n'a qu'à lui faire sa fête à elle aussi !

Leur très cher ami m'avait donc pris pour une fille de joie... Je ne pensais pourtant pas en avoir la tenue, ni le maquillage... La Louve en moi bouillonnait, et je dû user de toute volonté pour ne pas me transformer et leur sauter à la gorge... Ou mieux : les priver de leur 'fierté'... Bien que l'idée soit franchement bizarre, et crade, c'était tentant de les voir pliés en deux, pleurant leur virilité perdue... Je ne pus m'empêcher de sourire ; un sourire de carnassier prêt à bondir sur sa proie pour la déchiquetée...

- Qu'est'ce t'as à sourire ? J'vais t'en passer l'envie moi !

Le type, mesurant une bonne tête de plus que moi, et deux fois plus large, se jeta sur moi, son énorme 'bide à bière' en avant, le couteau prêt à me tailler en pièce... J'évitais le coup in extremis, en me dégageant sur le côté ; juste assez pour m'écarter de la trajectoire de la lame, mais tout en étant proche pour lui rendre son coup. Mentalement je remerciais les quelques professeurs qui m'avaient transmis quelques notions d'arts martiaux. Je mis mon agresseur au sol, récupérais son arme, et le frappais à l'estomac, afin de le neutraliser pour un petit moment. Pas très martial comme attitude, mais là ma peau était jeu... Je fis de nouveau face, me plaçant entre le loup et la 'bande' ; ils ne l'approcheraient pas, et ne toucheraient pas un seul de ses poils couleur noisette... Mon instinct 'd'alpha' prenait le dessus, considérant l'animal comme un membre de ma meute, et décuplant mon 'besoin' de le protéger...

- Le prochain qui s'approche, je lui enfonce ça dans le bide. Dégagez de là.

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Richard Lewis

MessageSujet: Re: Oops, mauvaise porte... (Richard & Ash)  Sam 17 Mar - 13:22

Je n’avais pu décrocher lors de l’altercation. Je reconnaissais là un magnifique spécimen de technique, bien qu’imparfait. Pratiquant moi-même l’art martial nommé « Aïkido » depuis près de soixante-dix ans, je riais intérieurement en me disant qu’elle avait besoin de quelques leçons supplémentaires. Néanmoins la grosse sacoche gémissait au sol, neutralisée pour les dix prochaines minutes. Elle se mouvait avec grâce et sans la moindre appréhension. Le doute n’était plus possible. Elle n’était pas humaine. Les gestes précis, souples, la musculature fine mais bien plus développée que la moyenne. Résultat sans conteste d’une vie menée à la dure, trop pour qu’un être fragile puisse le supporter.

- Le prochain qui s'approche, je lui enfonce ça dans le bide. Dégagez de là.
Un homme eut un rire sinistre en braquant son fusil sur elle. Il était temps pour moi d’intervenir. Je m’avançais calmement au-devant d’eux, un grondement sourd émanant de mon poitrail, le regard menaçant de chasseur brillant au fond de mes pupilles.

- Putain vous avez vu la taille de la bestiace ? Il fait au moins deux têtes de plus qu’un loup gris celui-là !

Chose que Miss Cheveux d’Ebènes ne semblait d’ailleurs pas remarquer, me dis-je en riant intérieurement.

- Alors c’est ça ton loup-garou Allan ? Okay il est plus gros que la moyenne, mais franchement je pense que t’as trop forcé sur la bière !
- Va t’faire foutre ! J’l’ai vu j’te dis ! Ses cheveux étaient exactement de la même couleur et tout !

Celui qui avait parlé le premier fit une mine déconfite et blasée. La jeune femme, elle, eut un rictus. Comme un éclat de compréhension qui traversa son regard tandis qu’il était posé sur moi. Les cinq hommes restant se disputaient. Ils voulaient m’abattre, aucun doute, mais ils ne savaient pas trop quoi faire de la « gamine ». Lorsqu’ils se retournèrent, je n’étais plus là. La surprise sur leur visage devait être hilarante. Ce qu’ils n’avaient pas vu, c’est que j’étais juste derrière eux.

- Tant pis, annonça Allan.

Il braqua son canon sur « Ma protégée ». Au moment où il s’apprêtait à appuyer sur la détente, je sautai, les crocs déployés sur son bras. Dans un hurlement de douleur, je le privai de sa main qui tenait l’arme. Le temps passé de la surprise, un autre gars fit feu. J’esquivai habilement. Les plombs furent pour ma proie et l’homme qui se tenait à côté de lui, les envoyant tous deux au Commencement. Je me tournai vers le tireur, me jetai sur sa gorge. Il tomba à la renverse, sans sa pomme d’Adam que je recrachai amèrement sur le sol. Il se noya dans son propre sang. Je fis volte-face en me demandant ce qu’il était advenu des deux autres. Ils gisaient au sol, sans vie, la « jeune femme » se tenait au milieu d’eux. J’avais raison. Elle n’était pas plus humaine que moi.
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Aislynn McDanson

MessageSujet: Re: Oops, mauvaise porte... (Richard & Ash)  Dim 18 Mar - 9:41


Je me retrouvais face à face avec le canon d'un fusil de chasse... Je ne bougeais pas, prête à morpher au moment où mon adversaire tirerait ; le seul inconvénient était qu'après ma transformation, je devrais tous les faire disparaître de la surface de la Terre, pour qu'ils ne dévoilent pas mon secret... Au point où j'en était... Le Loup noisette vient s'interposer, grondant pour les mettre en garde... Cet animal, bien que je commençais à douter du fait que ce soit un loup ordinaire, me surprenais de plus en plus...

- Putain vous avez vu la taille de la bestiace ? Il fait au moins deux têtes de plus qu’un loup gris celui-là!

- Alors c’est ça ton loup-garou Allan ? Okay il est plus gros que la moyenne, mais franchement je pense que t’as trop forcé sur la bière !

- Va t’faire foutre ! J’l’ai vu j’te dis ! Ses cheveux étaient exactement de la même couleur et tout !


Ainsi nos agresseurs avaient quelques suspicions eux aussi... Je venais enfin de comprendre... Le mec qui m'avait sauvé la mise dans le 'bar', n'était pas un banal humain, mais un Loup-garou, ou un Fae, quoique la première hypothèse me paraissait être la meilleure ; il était bien plus grand qu'un loup normal, et donc que moi-même lorsque je prenais ma forme lupine. Nos assaillants commencèrent à se chamailler au sujet du sort qu'ils me réservaient... Je ricanais... S'ils savaient ce que MOI j'allais faire d'eux... La Louve en moi prenait le dessus sur l'humaine, et je n'allais pas tarder à morpher... Visiblement le sort du Loup en était jeter : ils allaient le tuer... Je ne les laisseraient pas faire... Lorsqu'ils nous refirent face, mon 'compagnon' avait disparu... Derrière eux...


- Tant pis, annonça le dénommé Allan.

Le canon se retrouva de nouveau braqué sur moi... Le doigt se rapprocha de la détente, comme au ralenti... Et la main fut arrachée par de puissants crocs... Le coup de feu qui m'était destiné tua deux acolytes du tireur. Je morphais et laissais l'autre loup s'occuper de lui. Les deux derniers hommes étaient bouches bées, et hésitaient entre la fuite et me tuer... je ne leur laissais pas le temps de se décider : je bondis sur le premier et lui arrachais la gorge, maculant mon pelage de rouge. Je recrachais le morceau de viande, et me jetais sur le second, dont le jean était s'était assombris à l'entre-jambe... Pitoyable... Je le plaquais au sol, et fit claquer mes mâchoires, de plus en plus près de son visage... Jusqu'à mes canines frôlent son nez...

- Pitié...


Je grondais et l'occis de la même manière que son camarade. Je m'assis ensuite entre les deux cadavres, et fixait le loup noisette ; il fit volteface, prêt à en découdre... Je lu la surprise dans son regard lorsqu'il découvrit mon carnage ; pourtant il ne semblait pas si surpris que cela... Se doutait-il de quelque chose dès le départ ?
Je le regardais toujours, attendant je ne sais quoi, mais attendant tout de même... Je ne voulais pas me retransformer : mes émotions et sentiments se lisaient sur mon visage comme dans un livre ouvert, et je ne voulais pas me justifier. Me rendant compte que j'avais le museau, le poitrail et les pattes pleins de sang, je commençais à me débarbouillée, sous l'oeil amusé de mon sauveur.

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