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 Une clope, un fling, un couteau glissé dans une botte (PV Cristiana)

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Aaron T. Sullivan

MessageSujet: Une clope, un fling, un couteau glissé dans une botte (PV Cristiana)  Lun 12 Mar - 15:44

1er avril 2010 : 23h47

Vibrante est la chaleur dans le bitume, les coins de verdure, les murs fissurés de l'ancienne clinique. Insidieuse l'atmosphère qui glisse dans les rues de la ville, sans relâche. Elle ressemble à un torrent galvanisant la violence et la sauvagerie enfouie dans les moindres recoins. Une force inconnue manifeste son identité dans la canicule dont la presse nationale ne parle. Non, juste les journalistes locaux s'y intéressent. Leur hiérarchie n'y prête aucune attention. Ghost Island n'a pas d'importance, personne ne veut rien savoir. Le sénateur ne doit rien savoir et, quand bien même il devinerait que quelque chose de pas normal frappe ses concitoyens américains prisonniers de cette ville étrange, il ne dira rien.

La peur, oui c'est bien ça qui règne ici. Aaron Thomas Sullivan le sait. Il le comprit dès l'instant où le pauvre homme qui lui indiqua où se trouvait la ferme des Fitzgibbons, chez qui il devait effectuer une réparation, posa sa main sur lui. Froide et crispée, contenant toute la terreur que ce vieux corps pouvait supporter, une terreur étouffante qui rendait sa peau glacée et qui lui livra bien plus qu'une information sur la route à prendre.
Le vieux avait les boules, il faisait 30° mais le froid le tétanisait, cristallisait ses vieux os et son regard en une expression qu'Aaron avait mis du temps à saisir. Le père Fitzgibbons avait le même truc dans les yeux, manifestée différemment mais c'était là, un truc pas net, qui l'interrogeait réellement. De retour au garage après sa mission de réparation de démarreur réussie, il avait retrouvé son patron, James Wood et ce garçon secret qui en prenait plein la tronche pour pas un rond par son supérieur orgueilleux et mal baisé, Zack Taylor.

Au fil des derniers jours, l'ex-taulard devait se rendre à l'évidence. Au garage les choses lui semblaient à peu près normales, ses deux partenaires de travail sains. A songer à nouveau à cette déduction, il devint conscient que le terme de « sain » s'opposait à quelque chose de malade, de contaminé par il ne savait quoi. Ghost Island était-elle la proie d'un virus qui rendait ses habitants à moitié gâteux en plus d'être rustres ? Non, ça ne collait pas. Ça ne collait pas et le soir venu il se faisait toujours particulièrement chier. Il ne savait dire si la prison s'avérait finalement plus plaisante que cet endroit. Là-bas, il s'était fait quelques potes, il sniffait un peu de coke discrètement et n'était pas à l'abri d'une rixe quelconque. Bref ça bougeait et il s'éclatait bien plus que dans ce bled de pecnots.

Depuis deux jours néanmoins, en trainant du côté de la seule boîte de nuit de la ville, il avait rencontré quelques types intéressants. L'un connaissait un mec qui dealait du crack, l'autre avait été coffré plusieurs fois pour attentat à la pudeur, viol et agression à main armée et les deux autres, des frères venaient de Kennewick ne ressemblaient en rien à des anges au contraire, une réputation perverse et criminelle les précédaient dans le milieu de la petite pègre mais les flics n'arrivaient pas à leur mettre la main dessus.

Terrifiante est la chaleur du bitume, il fondrait presque par endroits, il mangerait les coins de verdure et s'étendrait à l'infini, noir, visqueux avec son parfum âcre. Les immeubles chancèleraient, les maisons s'écrouleraient et les gens s'enliseraient comme dans des sables mouvants. Ghost Island était moche, avec 10 ans de retard, des pompes à essences qui marchaient quand elles le voulaient mais cette ville renfermait un truc, une force invisible qu'il pouvait sentir bouillonner en lui quand James l'agaçait ou qu'un client se faisait trop pressant. C'était pas si mal de ce point de vue, ça lui donnait envie de se la péter un peu plus, de faire des conneries juste pour entrer un tantinet en résonance avec l'énergie brûlante et sombre de Ghost Island... Ghost Island...

Posté devant la clinique aujourd'hui désaffectée, Aaron venait de quitter ses nouveaux « amis ». Une soirée passée à picoler, sniffer du crack de mauvaise qualité juste assez pour se sentir pousser des ailes et insuffisamment pour vraiment tomber dans la dépendance. Tout comme lui, ils s'ennuyaient ferme, leur vie manquait de piquant, même les tri-cities ne leur faisaient pas d'effet. Aaron était plus âgé qu'eux et doté d'une expérience dans les coups fourrés en tout genres. L'ex-taulard ne possédait pas la prétention d'être un modèle pour eux mais plutôt le pseudo-chef de la bande qui se devait de proposer de quoi s'occuper, au moins une fois pour imposer leur respect et par extension leur obéissance. Sans trop savoir que faire pour les conquérir, il leur promis toutefois une surprise qui ne les décevrait pas.

Nerveusement, il tira une Marlboro de son paquet, la porta à ses lèvres avant de l'enflammer avec un briquet Parker qui étincela sous la lueur de la lune.

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Ethan Gomory Raven

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MessageSujet: Re: Une clope, un fling, un couteau glissé dans une botte (PV Cristiana)  Dim 15 Avr - 18:55

*Cristiana, malgré ses adorables talents du tueuse professionnels, était humaine autrement dit elle devait se nourrir comme tout le monde sur cette fichu terre. Ainsi, elle entra dans le centre commerciale du coin pour se trouver un sandwich ou un truc du genre à manger. Elle trouva rapidement le rayon et sortit aussi vite qu'elle était rentré de ce magasin qui puait l'hypocrisie et les ménagers mal baisé... Elle aimerait tellement les soulager en s'amusant avec leur mari. Cristiana adorait imaginé ce genre de scène. Une jour, elle le ferait. Prendre un couple en chasse et torturer le mari devant la femme avant de les flinguer tous les deux. Le pied éternel pour notre jeune italienne. Elle n'avait fait que sourire sadiquement tout le long du trajet qu'elle avait fait dans le magasin. Tout le monde prenant ça pour de la politesse ou l’espérant peut-être...

Alors qu'elle se trouvait dans sa décapotable noir, elle mangea son casse-croûte, son portable sonnant soudainement. La sonnerie qui retentit la prévint que son interlocuteur, le seul soit-dit en passant, était son père. Soupirant grossièrement, elle finit d'avaler sa bouché avant de décrocher. *

Qu'est ce que tu veux ?

*Elle n'avait jamais été très accueillante avec son père mais c'était plutôt génétique, ce dernier étant de la même mauvaise herbe. Il ne fut donc pas offusqué et ne rattrapa le mauvais ton de sa fille, ni son manque de politesse en omettant le « bonjour » traditionnel. *

Il fallait que je te parle. Tu es trop lente ! Tu devais être rentrée il y a une semaine. J'ai d'autre affaire pour toi. Alors Cristiana, bouge ton petit cul de tueuse ou sinon, c'est moi qui vais te le bouger.


*Cristiana éclata de rire, un rire grave et sans joie avant de redevenir sérieuse et de lâcher à son père. *

Va te faire foutre ! Tu veux que je fasse ton sale boulot, alors laisse moi faire comme je le veux. Et tu n'as qu'à venir... j'ai maté tous tes petits connards de garde, à ton tour de me tester, papa.


*Accentuant bien sur la PA-PA, elle raccrocha, jetant son téléphone sur le siège passager. Une envie soudaine de faire un carnage. Ainsi elle démarra en trombe sa voiture, faisant criser les pneus sous sa force d'accélération trop grande pour un départ. Elle roula vite, dangereusement. Tout cela parce qu'elle n'avait personne à torturer, à tuer... Cristiana voulait surtout son père. Elle rêvait de lui trancher la gorge après une longue agonie de torture, bien pire que tout ce qu'elle avait pu infligé à ses victimes jusqu'à maintenant. Son père viendrait-il la voir pour faire ce qu'il voulait ? Elle l'espérait et elle serait prête, son meilleur ami et elle l'attendait avec impatience !

Ses pensées l'avaient tellement accaparées qu'elle n'avait pas comprit qu'elle était sortit de la ville. La voilà devant un vieux bâtiment qui semblait plus être un repère pour les SDF ou les droguées plutôt que pour les personnes saines d'esprits. Pourtant sa curiosité l'emporta. Sortant de sa voiture, elle regarda autour d'elle, s'assurant au passage que son couteau ainsi que son briquet était à leur place. L'un sans dans sa poche, l'autre dans botte droite. La chaleur rendait presque désagréable la présence de ses bottes et de son pantalon mais Cristiana avait vu pire, elle ne s'en plaignait pas. Elle décida de commencer la petite visite de ce nouveau lieu aussi sinistre qu'insolite. Passant sa langue sur ses lèvres, elle enleva quelques gouttes de sueur, ses cheveux cachant celle présentes dans son cou et sur ses tempes. Faisant le tour de la battisse, elle ne vit que des pitoyables personnages qui ne valaient même pas le coup que la jeune tueuse leur prête attention. Arrivant devant la bâtiment, elle comprit qu'elle était garé à l'arrière quand elle vit la grande entrée tagué ainsi que les vitre brisées de la porte principale. Pourtant se ne fut pas ce genre de détail qui l’interpella mais plutôt la présence d'un homme. Ce dernier était grand, plutôt baraqué et faisant presque peur... Enfin ce n'était pas le cas de notre jeune mafieuse qui n'avait peur de personne, c'était peut-être d'ailleurs sa pire erreur...

Prenant une légère pause, elle décida d'aller à la rencontre de l'inconnu. Pas de drogue, la menace serait vaine avec ce genre de loubard alors pourquoi pas la drague la plus simple. Elle ne voulait qu'une chose, passer ses nerfs et une cible comme cette homme était tout simplement un cadeau du mec de l'étage du dessus, Dieu. Une proie aussi virile et difficile ne faisait que rajouter au plaisir naissant dans la tête de la belle rousse qui s'arrêta devant l'homme. Et avec lui, elle préférait avoir une approche direct... *

T'as une clope à me passer ?

*Elle avait planté son regard dans celui du bad guy avant de lui pauser la question d'une voix amusée et aguicheuse. Sortant son feu, elle attendit qu'il se décide. S'il refusait... Elle pouvait toujours le planté directement, se serait moins drôle mais pourquoi pas. Ici il n'y avait personne, que des ratés, elle n'aurait aucun problème avec les flics ou autre. La proie parfaite mais certainement pas facile. De ce fait, elle évita les yeux de caniche comme le fond les dragueuses amatrices, jouant la carte de la rebelle... Elle pourra toujours improvisé... *

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Aaron T. Sullivan

MessageSujet: Re: Une clope, un fling, un couteau glissé dans une botte (PV Cristiana)  Jeu 19 Avr - 15:42

Une taffe, puis deux... Concentré sur son geste machinal, Aaron tentait de fermer son esprit à tout les messages provenant de son environnement. Rien à faire, il ne pouvait pas encadrer cet endroit. Néanmoins, il devait se rendre à l'évidence, il ne pourrait partir avant un bon bout de temps et en attendant il devait s'occuper.
Avec une seule boîte de nuit, un bar miteux, un centre commercial qui aurait sérieusement besoin d'être rénové le temps semblerait long, un peu comme un élastique sur lequel on tire et qui étrangement ne se casse jamais.

Avant de rentrer au motel, l'ex-taulard ne pouvait empêcher les souvenirs du passé de remonter à la surface. Le contraste entre son ancienne vie et celle de maintenant, loin de le mettre au bord de la dépression, condensait en lui une rage et une haine rarement éprouvée par le passé. Cette ville lui sortait par les trous de nez et il trouverait un moyen pour lâcher ce trop plein de colère d'une façon ou d'une autre.
Il ne mit pas bien longtemps à comprendre que la criminalité de la ville augmentait malgré la présence de la police. Visiblement ces trou-ducs ne faisaient pas le poids offrant au malfrat potentiel qu'il était un champ de manœuvre extraordinaire, inespéré mais bien là, concrètement.
Que faire pour passer le temps ?

A part fumer …
Que faire ?

Depuis bien longtemps il se savait un prédateur aussi habile dans un salon mondain que sur un terrain vague. Il devait se rendre à l'évidence. Ghost Island pouvait devenir un terrain de jeu fort plaisant s'il se laissait guider par son instinct, ses pulsions criminelles et bien sur son intelligence. Manipulateur né, Aaron songea que, vu sous cet angle, sa situation serait moins ennuyeuse.
Il jeta son mégot à terre et alluma une seconde Marlboro désormais concentré sur cette nouvelle perspective.

Lorsque le monde est un tas de merde rien ne t'empêche de prendre une pelle et de le nettoyer.

Un sourire glissa sur ses lèvres tandis que son attention fut attirée par un véhicule inconnu se garant non loin. De la visite... A une heure pareille...
Une nana en sorti.
Ses pupilles se dilatèrent joyeusement. Jeune, bien roulée et habillée sexy...
Pour s'aventurer en pareil terrain seule, elle devait posséder plus que la corde de la séduction à son arc. Cette considération suscita son intérêt d'autant plus qu'elle s'avança vers lui pour lui demander une cigarette.
Les yeux de l'homme la dévisagèrent de la pointe de ses bottes jusqu'aux moindres détails de se chevelure cuivrée qui semblait luire sous la clarté lunaire. Il ne lui répondit pas immédiatement se contentant de l'observer avec détachement.
Enfin il tira le paquet de la poche arrière de son jean, l'ouvrit pour le tendre à la fille.

Il la laissa se servir sans accorder une attention particulière à son geste. Cette beauté ne venait probablement pas dans ce coin perdu par hasard quant à lui il s'agissait de son repère provisoire avec sa bande.
Partant du principe que les coïncidences n'existaient pas Sullivan adorait saisir les opportunités, quelles qu'elles soient. Aujourd'hui une splendide rouquine portant des bottes cuissardes lui taxait une cigarette et il en profiterait. Demain se serait autre chose qui attirerait sa convoitise et il ignorait de quoi il s'agirait. Vue sous l'angle de la prédation, de l'anarchie et du crime gratuit, Ghost Island pourrait finalement être une partie de plaisir... hormis James Wood et son caractère exécrable bien évidemment...

La draguer ? Ce genre de nana ne se contentait surement pas de banalités du style : « Salut... Belle soirée pour une rencontre au clair de lune » Nan ! Il ne jouait pas dans un épisode de Melrose Place ! Il attendit qu'elle lui rende le paquet et décida de rentrer dans le vif du sujet:

« Tu te ballades seule ? T'es pas trouillarde. Ce bled est mal famé »

Il aspira une profonde bouffée de tabac qu'il rejeta vers le bas avant de poursuivre:

« Tu dois pas être du genre à te contenter d'un spray anti-agression dans un sac à main de mémère. Je me trompe ? »

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Ethan Gomory Raven

❙ r a c e : Démon. Et ouais.
MessageSujet: Re: Une clope, un fling, un couteau glissé dans une botte (PV Cristiana)  Mer 25 Avr - 12:35

*Cristiana souri intérieurement sentant qu'elle avait juste sur toute la ligne. L'homme n'était pas une petite âme sans défense et jouer la pauvre nana perdue, nunuche quoi ne marcherait pas. Elle prit alors une clope dans son paquet quand l'homme lui tendit, dirigeant son briquet vers la finitude de la cigarette dont le mégot était à présent entre ses lèvres pulpeuses et expertes. Alors qu'elle prit sa première bouffée, elle ne le remercia même pas, se disant que c'était inutile. Elle n'était pas ici pour jouer la carte de la fragilité, elle n'était même pas très doué pour cela. Ce trait de caractère lui donnait un peu trop la nausée pour arriver à en donner l'illusion. Recrachant de façon provocatrice la fumée qu'elle avait aspiré, Cristiana regarda le rebelle qui la fit rire. Il ose me demander si j'ai peur ? Ouhhh, un « bled mal famé ! » L'idée donne la chair de poule ! Cristiana n'avait absolument aucun frisson qui la parcourait et cela fit naître un énorme sourire sur son visage, alors qu'elle porta une seconde fois la cigarette à sa bouche, tout en fixant l'homme. Il l'amusait. Elle savait très bien qu'il la testait, essayait d'en savoir plus sur la présence de la belle rousse. Cet homme n'était pas aussi facile à berner que les autres et Cristiana se sentait totalement prête pour ce nouveau challenge. Ainsi, elle lui répondit après avoir laisser échappé la fumée de sa deuxième bouffée. *

Alors sache que le jour où j'aurais peur n'est encore pas arrivé et... ce genre d'endroit « mal famé » me faire vibrer excitation... Tu dois pas connaître ce genre de sensation vu que tu as l'air totalement blasé.

*Elle eut tout juste le temps de prendre une nouvelle bouffée de cigarette quand il ajouta une chose plutôt hilarante. D'ailleurs, notre belle tueuse se mit à rire franchement : Une tactique de drague ? Peut-être... Mais une partie de ce rire était totalement réelle ce qui était plutôt inédit pour la jeune rousse. Fixant l'homme mal rasé, baraqué et pourtant avec un sex apple plutôt efficace, elle dit sur le même ton que ses dires précédent. *

Moi ? Je n'ai jamais de sac à main et en plus j'ai... disons une arme bien plus efficace.

*Rejetant la bouffer d'une cigarette qu'elle avait prise au milieu de la phrase, elle lança un regard concupiscent et provocateur à l'homme. Elle fut totalement satisfaite de savoir qu'elle avait vu juste. Cet homme n'aurait pas vraiment aimé de voir une pauvre pimbêche l'accoster.

Cet homme devant elle lui faisait penser un peu à son père. Une apparence baraquée, de dur à cuire avec un regard stricte et sans aucune compassion. Évidemment, l'homme devant elle n'avait aucune autorité sur elle, contrairement à son géniteur et surtout, ce bad guy lui donnait des envies perverses mélangeant sexe et torture, alors que son géniteur n'allait que souffrir et encore le jour où elle le tuerait et plus les jours passaient, plus elle y pensait. Comment faire pour y arriver ? Comment s'y prendre ? Etc... Un programme qu'elle mettait en œuvre, ayant enfin compris que la seule chose qui la bloquait c'était lui ! Mais avant, Cristiana allait passé ses nerfs et ses envies perverses avec cet homme, qui elle en était sur, ne lui résisterait pas beaucoup... *

Et toi ? Je dirais que ce genre d'endroit est ton genre sans vraiment aimé y être, non ?

*Cristiana le regarda tout en fumant délicatement sa clope qui était déjà consumé de moitié. Même si cet homme semblait très facile à cerné, l'instinct de la jeune tueuse lui soufflait que c'était bien plus complexe que cela mais que ça allait lui plaire. Elle n'y avait qu'une seule chose maintenant : Elle avait hâte de voir ce qu'il pouvait donné sous l'effet de son couteau et de la jeune femme. Elle y arriverait même si cela demanderait qu'elle fume plusieurs clopes alors qu'elle n'en raffole pas vraiment... Une de temps en temps et encore. Ah, que ne ferait-elle pas pour faire un peu mumuse ! *

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Aaron T. Sullivan

MessageSujet: Re: Une clope, un fling, un couteau glissé dans une botte (PV Cristiana)  Dim 13 Mai - 15:38

La nana jouait plutôt pas mal la carte de la provocation. Elle lui paraissait très jeune malgré ses manières pétries de l'assurance de roublarde qui n'en est pas à son premier sale coup. Néanmoins le contraste qu'elle lui offrait entre sa bouille de jeune fille à peine sortie de l'adolescence et son comportement l'intriguait. A Los Angeles il rencontrait souvent ce genre de jeunesse perdue dans la délinquance mais bien souvent ces gamins travaillaient à la solde de quelqu'un de plus âgé et restaient, dans presque tout les cas, sous l'influence de stupéfiants.

Mais cette rouquine possédait tout ses esprits et dégageait une farouche indépendance. Dénuée de crainte et même « excitée » à l'entendre de s'isoler dans un endroit pareil, elle piquait sa curiosité lui qui, comme elle le disait si bien, restait blasé, s'ennuyait ferme dans cette ville.

Encore une fois la carte de la provoc'. Elle affirmait posséder une arme bien plus efficace. Oui cette fille était excitante mais tout aussi vénéneuse. Pour une gosse... Si elle ne basculait pas dans la drogue et arrivait à rester en vie dans le milieu de la pègre elle deviendrait une criminelle redoutée peut être même une psychopathe fichée dans toutes les brigades du pays et néanmoins introuvable.
Il jeta le mégot dans un caniveau et tira une autre clope de son paquet. La flamme étincela dans la nuit et il aspira une profonde bouffée.

« Bien vu »

La gamine sentait bien les choses. Cet élément lui donnait-il une information sur sa maturité ou sa capacité à maîtriser rapidement les éléments de son environnement ? Il rejeta la fumée vers le ciel bouché, sans étoiles sous l'air lourd, trop lourd pour la saison et la regarda dans les yeux.

« Ce bled est moche. Même l'hosto derrière nous est abandonné, les magasins et la plupart des baraques. L'avantage c'est effectivement de rester anonyme, de faire ce qu'on a à faire dans son coin sans trop se soucier des poulets qui ne m'ont pas l'air très dégourdis. Mais c'est moche et après avoir vécu là où j'ai vécu, là où j'ai fait les pires coups de ma vie... Ouais tu résumes bien la merde... Kiffer être quelque part sans forcément y être particulièrement attaché »

Aaron ménageait ses mots, n'ayant aucune envie d'entrer dans le rite stupide des confidences si cher à deux individus dont les chemins se croisent dans la solitude de la nuit.
Mais il s'ennuyait trop et les mecs aussi. Il en revenait à sa réflexion pour mettre un peu de piment dans leurs soirées sans pour autant se mettre la police à dos. C'était simple, toute embrouille, tout crime semblait simple comme bonjour à Ghost Island. Restait à trouver un bon coup.

« Et toi qu'est-ce -que tu fiches par ici ? Toute seule ? T'as pas des copines avec qui traîner pour vous faire un putain de ciné, fumer un splif et rentrer faire dodo dans vos petites pioles de lycéennes ? »

Oui, la fille lui plaisait. Il adorait ses cheveux cuivrés et sa tenue provocante, le timbre rauque de sa voix et ses yeux concupiscents. Mais il ne lui sauterai pas dessus, non. Elle devait avoir plus d'un tour dans son sac, enfin dans sa botte et quelque chose lui disait qu'il possédait tout intérêt à engager la conversation pour la connaître un peu mieux, sonder le terrain miné qu'elle lui offrait non sans attentes. Son réseau à Ghost Island restait limité car totalement inintéressant. Chacun menait sa petite vie tranquille sans chercher à flamber et foutre la pagaille et ça, ça l'emmerdait.

Féru de son expérience dans la ville réunissant à la fois l'image la plus prestigieuse des États-Unis et une délinquance aussi meurtrière que bien organisée, Aaron voulait faire mumuse avec Ghost Island et ce,de toutes le manières qui soient.

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Ethan Gomory Raven

❙ r a c e : Démon. Et ouais.
MessageSujet: Re: Une clope, un fling, un couteau glissé dans une botte (PV Cristiana)  Dim 8 Juil - 17:16

*la bad guy qui était au côté de la jeune femme la ravissait. Un nouveau défit aussi intéressant que distrayant. Elle fuma plusieurs bouffé, laissant l'homme la regarder plus en détail comme si elle ne voyait rien. Chaque geste ainsi que chaque parole qu'elle disait était calculer ou plutôt une habitude depuis qu'elle avait commencé dans « ce métier » si l'on peut l'appeler ainsi. Elle aimait donner une impression de naïveté sans trop en faire cependant, sinon le jeu serait gâché. Elle espérait que l'homme à ses côtés, bien plus vieux qu'elle et pourtant qui n'avait pas perdu de son charme, bien au contraire... Elle le trouvait fortement à son goût et ne paraissait pas aussi fragile que toutes ses tapettes qu'elle avait eu dans son lit sans pour autant ne versé une seule goutte de sa propre substance de plaisirs, préférant les vider de leur sang. Cristiana ne se retint pas lorsque le beau brun commença à critiqué l'endroit qui était aussi sordide qu'il le décrivait et pourtant, Cristiana le trouvait excitant comme elle l'avait affirmé précédemment mais elle n'avait pas dit pourquoi. Une bonne raison pour que l'homme se trompe et la crois « folle » même si elle aimait dire que ce n'était pas totalement faux... Elle savait ce qu'elle était et pourquoi, ne le regrettant pas le moins du monde et essayant justement de nourrir cette partie d'elle petit peu par petit peu, chaque jour.

Elle ne détourna pas le regard quand il plongea ses yeux sombres dans les siens, savourant le contact qui aurait presque pu faire naître une chaleur au plus profond d'elle-même mais voilà, elle n'était pas une de ses jeunes pucelles qui se sentaient basculer dés qu'un homme un peu trop sexy s’intéressait à elle. Une chance pour la belle rousse qui était persuadée n'avoir aucune chance avec ce beau mâle si elle était ainsi.
Jetant peu de temps, après lui,elle jeta son mégot qui ne tomba pas dans les égouts mais elle s'en ficha. Un mégot de plus ou de moins dans ce monde pourrit, pourquoi pas !?

L'homme devant la belle italienne la croyait si naïve que Cristiana eut un mal fou à contenir un fou rire sadique. Cela ne fut qu'empirer par les propos de l'homme. Elle pencha la tête d'un côté, faisant tomber sa belle chevelure en cascade, un sourire se dessinant sur son visage. *

Tu crois vraiment se que tu viens de dire ? Moi lycéenne !

*Explosant de rire, la jeune femme posa une main sur son ventre, sentant son être entier vibrer sous l'effet de son rire moqueur. Pourtant, elle ne lâcha pas l'homme du regard, se disant qu'il la croyait vraiment aussi jeune... Celle-là on ne lui avait jamais fais. Elle se redressa, tout en balançant ses cheveux en arrière grâce à ses mains. Le fixant intensément, elle laissa apparaître un léger sourire avant de lui parler d'une voix fine mais emplit de sadisme. *

Quand j'avais l'âge de ses petites pucelles de bas étages, j'avais déjà tuer plusieurs fois et depuis je n'ai pas arrêter, mon grand!

*Plongeant les mains dans ses poches, elle le fixa, son sourire n'ayant en aucun cas déserté son jolie minois. Elle ne cherchait en rien à impressionner l'homme mais plutôt à lui faire comprendre que sa taille menue et qui semble si fragile avait bien plus de ressource qu'au premier coup d'yeux. Bizarrement, elle n'avait pas envie de le planter... du moins pas pour le moment et ce genre de chose n'arrivait jamais à Cris... En fait, cela ne lui était jamais arrivé. Peut-être parce que l'homme devant elle, semblait être aussi psychopathe qu'elle et cela plaisait à la jeune femme mais pas au point de lui faire mouiller sa petite culotte. Elle évitera juste de sortir son arsenal pour faire joujou comme elle adorait le faire. *

[/b]Et toi ? Si cet endroit te fait tant pitié pourquoi ne pas aller autre part ? Il y beaucoup de chose qui sont bien plus agréable à faire... et ce n'est pas ici qu'on les trouve...[/b]

*La jeune femme regarda vaguement l'endroit ayant complètement oublier pourquoi elle était venue à l'origine quand elle regarda son véhicule. Il faudrait bien qu'elle s'en occupe sinon ça allait embaumer la voiture d'une odeur pestilentielle. Regardant à nouveau Aaron, elle se demanda à quoi tout ça allait les amener. En général, elle voyait un beau mal, quelque soit son âge, elle le séduisait, l’emmenait dans un hôtel et le liquidait avec toute la jouissance possible mais l'homme devant elle ne lui donnait pas la même envie... Avec lui, le sexe venait avant le sang... Une chose inhabituelle chez la jeune italienne... Ghost Island avait plus de ressource que prévu... Et elle aimait ça. *

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Aaron T. Sullivan

MessageSujet: Re: Une clope, un fling, un couteau glissé dans une botte (PV Cristiana)  Ven 27 Juil - 16:31

Assurance, charme et ce quelque chose d'animal dégagés par la jeune rousse suscitait un intérêt scientifique à l'esprit calculateur de l'ex-taulard. Sans lui montrer un quelconque appui dans la façon de l'observer, il comprenait que la bestialité qui émanait d'elle ne ressemblait en rien à celle d'un chaton abandonné sur un terrain vague, non. Cette fille possédait l'instinct du prédateur, exactement comme lui. Et que font deux cougars se croisant sur le même chemin de terre ? Ils s'interrogent du regard, se jaugent mutuellement avant de décider de continuer leur route ou de s'affronter ou même choisir de courir après le même gibier car c'est plus sympa en meute.

Lorsqu'elle se mit à rire en laissant ses cheveux cuivrés glisser en cascade sur son épaule, le type arqua un sourcil avant de tirer une profonde bouffée et rejeter la fumée vers le bas. Sa boutade de la prendre pour une lycéenne avait fonctionné à merveille. Mais l'espace d'un instant il croyait réellement avoir affaire à une gosse et le contraste avec cette première considération devenait criant. D'abord son rire qui possédait quelque chose de cruel, de particulièrement machiavélique. Les prunelles de Sullivan se dilatèrent lorsque la fille lui révéla avoir tué plusieurs fois et ne pas vouloir s'arrêter en si bon chemin.

Il jeta le mégot à terre après avoir écrasé les résidus de cendre de l'extrémité en le roulant entre ses doigts d'un geste lent et précis.
Était-elle sincère ou voulait-elle l'impressionner en inventant n'importe quoi ?
Il doutait.

Dans un bled pareil, une petite nénette jouant à Calamity Jane serait rapidement sous les verrous. Les flics de Ghost Island seraient donc à ce point incompétents ? Tant mieux pour lui. Néanmoins la coriace assurance de son interlocutrice titillait la perversion de son esprit calculateur, elle lui laissait entrevoir qu'ici tout était permis. Ça lui plaisait bien. Il s'imaginait déjà séquestrer une belle nana et lui en faire voir des vertes et des pas mures dans un endroit glauque avant de lui exploser la cervelle avec son 9 millimètres.

A sa question, il tira son smartphone de la poche intérieure de son blouson jean.
Nan, personne ne lui avait rien envoyé sur facebook.
D'un geste souple, il rabattit le clapet en cuir de la housse de l'appareil, campa ses mains dans les poches avant de son jean et ne répondit pas immédiatement à la rouquine.
Non, il l'observa avant d'enchaîner, le regard dur et froid. Elle venait de considérer son véhicule, un peu en retrait, visiblement préoccupée.

« Vois-tu, c'est con à dire mais j'ai pas le choix. Si j'avais pu rester à Los Angeles je l'aurait fait. Mais je me suis foutu des bouffons à dos et pas des tendre. J'ai bouffé de la taule et, maintenant que je suis dehors, mieux vaut pour moi que je me fasse tout petit. Parait-il que ce bled est le parfait endroit pour disparaître, en quelque sorte, de la surface du monde. Bah c'est pas étonnant, qui aurait envie de venir ici de son plein gré ?... Je te le demande... »

Il tira les mains de ses poches et fit un pas vers la fille. Elle sentait bon.

« Un problème avec ta chiotte », fit-il en avisant la voiture d'un signe de tête. « Je trouve que tu lui portes beaucoup d'intérêt... »

Bien entendu il ignorait ce qui se cachait dans le véhicule. Mais une intuition, un pressentiment le conduisait à se questionner, à vouloir en savoir plus... bien plus...

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Une clope, un fling, un couteau glissé dans une botte (PV Cristiana)
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