Partagez | 
 

 Prison Break ou presque !... [Pv Céleste Beauchamp & Theresa Cimballi]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar

Theresa J. Cimballi

❙ r a c e : Almost Human
MessageSujet: Prison Break ou presque !... [Pv Céleste Beauchamp & Theresa Cimballi]  Dim 7 Déc - 20:59






₪۩۞۩Céleste&Theresa₪۩۞۩₪

Prison Break ou presque !...

"A chaque fois, on parie contre le sort... "



Il y avait deux éléments en particuliers qu'il fallait réunir pour obtenir le droit d'appeler une journée, une "mauvaise journée".

Dans ma théorie, il s'agit en premier lieu d'un mauvais réveil. Basique, certainement, mais on se surprendra toujours à vouloir faire la peau du petit ingrat qui a osé troublé notre sommeil si merveilleux... De ce fait, le pardon n'étant pas de rigueur, nous décrétions avec la froideur calculatrice d'un tyrans, que si notre sommeil a été abrégé, c'était la faute du monde entier. A eux de subir notre mauvaise humeur et au diable les règles de sociabilités. Là est le fait, à partir du moment où quelque chose nous gêne à peine les yeux ouverts, nous partons en guerre contre tous les éléments positives -ou que nous aurions pu juger positifs, si notre haine proclamée ne les bannissaient pas-, même après une bonne tasse de thé. Ainsi, le réveil est le premier élément qui nous résigne presque tout de suite à conclure qu'aujourd'hui, la bonne fortune s'était fait la mâle.

Le deuxième élément est pour certains le teint cireux du ciel en sortant de chez eux. Détrompez-vous, le deuxième élément qui caractérise une mauvaise journée, c'est tout simplement cette impression fâcheuse qu'à défaut de bonne étoile, son copain malchance nous a filé rencard dès la première marche des escaliers qu'on essaye dévaler à une lenteur digne d'une personne du troisième âge. Ainsi, si vous pensiez changer le monde ce jour-là, il allait falloir remettre le tout au lendemain, car aujourd'hui, ce sera catastrophique.

Nous concluons donc que, un mauvais réveil précédant une série d'embarras notable à notre bonne humeur sont les deux faits qui peuvent vous faire crier, ironiquement "Jackpot !". Toujours selon moi.

Et c'est toujours selon moi qu'aujourd'hui, c'était le Jackpot.

Ce matin avait été dur. La poupée maudite avec qui je partageais mon âme avait décidé que c'était marrant de faire claquer la porte une bonne centaine de fois pour que je fasse l'effort de me lever. Tout cela parce qu'il s'ennuyait car Monsieur ne pouvait pas allumer la télé tout seul (j'avais mis un code parental quand j'avais découvert qu'il descendait à trois heures du matin pour regarder les programmes de nuit, réveillant presque toute la maison). J'avais décidé de faire un feu de joie avec sa carcasse, savourant l'odeur imaginaire du bois qui brûlait se faufiler dans mes narines, pendant qu'il continuait son vacarme assourdissant. Mais j'avais dû me résoudre à l'attraper et à l'accrocher à la corde à linge, tête à l'envers, le mettant d'une humeur aussi massacrante que la mienne. Car il était seulement huit heures du matin. Et nous étions samedi.

Pour bien commencer la journée, j'ai renversé mon thé. Puis mon jus d'orange. Puis la pâte à crêpe que ma mère avait préparé et mise au frais en y plongeant ma main pleine de doigts dedans. Après avoir nettoyé mes catastrophes, j'avais décidé de me contenter de verres d'eau et de pommes. Pendant ce temps, toujours suspendu à sa corde à linge, Chucky prenait un réel plaisir à me voir enchaîner les gaffes.

Une fois les douze coups de midi passés, j'avais décroché Chucky de la buanderie. L'heure de notre rituelle avait sonné. Chucky détestait plus que tout au monde cette partie de la journée, juste après manger car je l'obligeais à m'écouter lire un passage de la Bible. Une chose qu'il fallait savoir, c'est qu'il avait beau être un tueur en série, j'avais eu pitié de son âme au tout début de notre lien, une fois la peur passée. Le seul soucis, c'est qu'il n'avait pas l'habitude d'être traité ainsi. Mama Anna m'avait raconté que généralement, mes prédécesseurs le mettaient dans un coin et le laissaient pourrir là, sans jamais réellement s'occuper de lui. Quand ils sortaient, ils le mettaient dans un sac qu'ils reposaient à un endroit, jamais trop loin. La différence étant que moi, j'interagissais avec lui. Je lui parlais, j'écoutais ses humeurs, je m'en intéressais. Je le traitais comme... un être vivant. Chose qu'aucun d'entre eux, même pas Mama Anna n'avait fait. Mais pour moi, cela me semblait vital de me rassurer en faisant ça.

La séance prière aujourd'hui avait Rock'n'Roll. Il s'était mis à changer d'humeur comme de chemise avec intensité. Quand je récitais une prière, je sentais soudainement un plaisir malsain et très déconcertant se profiler dans la partie de mon esprit qui lui était consacrée. Et toujours en vers moi. J'avais eu dû mal à continuer en sachant qu'il devait penser à des choses pas très saines avec moi. Bonjour la piété.

Pour nous aérer, j'étais sortie avec Chucky dans mon sac à dos violet. J'avais rendu visite à ma mère à la boutique de fleur où je l'avais aidé jusqu'à la fermeture. Maman, étant très optimiste de nature, m'avait donné des tâches très simples à effectuer en m'indiquant que si ce n'était pas une bonne journée, cela pouvait toujours le devenir. Maman et son optimisme maladif. Après trois pots cassés, j'avais fini par me résigner à m'occuper de la caisse où je me coinçais deux fois le doigt dans le tiroir. Finalement, j'avais dit à ma mère que j'irai allumer un cierge à l'église pour Mama Anna comme tous les samedi.


Donc, j'étais à l'église, assise sur le banc le plus à droite et caché par le confessionnal. Je remettais la chemise de Chucky correctement, tirant un peu dessus pour la lisser. Il était d'humeur neutre. Il semblait m'observer faire, dans une espèce de lassitude d'un quotidien qui a duré plus longtemps que prévu. Quand je l'observais parfois, je voyais son visage. Celui qui hantait mes cauchemars, si je ne prenais pas mes somnifères. Je voyais cet homme au sourire carnassier, aux yeux plus bleus que la mer et aux traits plus ravageur que tout. Oui, l'homme qu'avait été Chucky était réellement magnifique. Mais c'était un tueur. Et mes cauchemars étaient des souvenirs de sa vie d'avant où je ne voyais généralement que le sang couler.

Je ne sais pas ce que j'essayais de faire en général. Lui faire racheter son âme ? Lui donner la possibilité de demander pardon ? Ou était-ce pour moi, moi qui voulais me débarrasser de lui, qui voulait augmenter mes pouvoirs de sorcière pour récupérer mon âme et le détruire ?... Le détruire. Vivre sans Chucky. Qu'est-ce que cela faisait ? Je sentais qu'il avait quelque chose que je ne voulais pas m'avouer. Quelque chose qu'il valait mieux garder sous silence.

Chucky réagit à mes émotions et je sentis une sorte de confusion s'installer. Il n'était pas méchant, pas violant, ni désagréable. Pas de curiosité, ni de moquerie, de la... compréhension. Il comprenait. Mais qu'est-ce qu'il compre...

La porte de l'église claqua et lumière s'éteignit, m'interrompant dans mes pensées et me faisant sursauter. J'entendis le verrou se tourner et je compris en une fraction de seconde que... Le curé était partie.  

Nous enfermant, par la même occasion.

Je mis bien une minute à m'habituer à la soudaine obscurité. Ce n'est pas vrai, ce fichu curé avait trop abusé du vin de messe ! Pourtant, il m'avait vu ! Il m'avait même salué ! C'était le pompon de cette fantastique journée.

"Merci Seigneur, de penser à moi avec autant de bienveillance... "

Même Chucky ne rigolait plus de notre mésaventure. Il était aussi exaspéré que moi. Je me relevais en soupirant et pris mon téléphone pour éclairé l'endroit, devenu soudainement bien sinistre. Je gagnais la porte du fond pour tirer sur le loquet qui ne s'ouvrait pas. J'étouffais un juron qui aurait été impoli au vue du lieu et me rabattue sur la porte dérobée de derrière l'hôtel. Malheureusement, elle était aussi solidement fermée que celle de l'entrée. Je soupirais avant de regarder mon téléphone. Comme je m'y attendais, il n'y avait pas de réseau. Le curé, las d'être interrompu en pleine messe, avait placé des brouilleurs, empêchant la modernité de venir dans la maison du Seigneur. Hallelujah.

Je finis par allumer les bougies qu'il avait pris soin d'éteindre avant de partir, m'étonnant de ne pas l'avoir entendu. J'espérais que la lueur le ferais revenir, craignant un incendie.

Je finis par me rendre que, ça allait être plus compliqué que prévu. Et que surtout, le temps allait être admirablement long. A cette heure-ci, le curé devait dormir d'un sommeil d'ivresse et n'était pas près de se réveiller. Et ce n'était pas les bonnes sœurs parties en séminaire qui allaient me sortir de là. Pendant que Chucky circulait dans l'église, à la recherche d'un je-ne-sais-quoi, je cherchais le moyen de faire du bruit pour qu'on vienne m'ouvrir.

Mais à part des croix en toc, il n'y avait pas grand chose susceptible de faire du boucan. Au bout d'une bonne heure, je m'assis sous un vitrail, résignée. Chucky apparut près de moi après que j'eus tourné la tête. Je le pris dans mes bras et me rassurant avec l'odeur de bois.

Il n'avait plus qu'à espérer que quelqu'un passe par là...

Quelle mauvaise journée.

©Setsu Nekos

____________________________________



۩۞۩

Invité, this city is mad. Run. Quickly...
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Céleste Beauchamp

❙ r a c e : Je suis techniquement en grande partie humaine. Mais apparemment j'ai du sang de sorcière et d'ange.
MessageSujet: Re: Prison Break ou presque !... [Pv Céleste Beauchamp & Theresa Cimballi]  Ven 12 Déc - 22:03




Prison Break ou presque !...

Ft. Theresa J. Cimballi.


À côté de moi, la sonnette du réveille-matin se mit à résonner dans la pièce. Le chien de mes voisins se mit à hurler dans l’air matinal. Le fantôme de la maison commença à chanter doucement. Il a des choses, qui, à force de les vivre trop souvent, on oublie. Comme si on devenait amnésique aux événements qui nous entourent. C’est peut-être d’ailleurs cela. À force de les vivre jour après jour, notre cerveau finit par les classer dans les détails peu importants, puis finalement les efface parce qu’ils ne sont totalement pas utiles.

Oui, dans cette maison, qui s’apparente plutôt à une espèce de petit manoir, il y a des fantômes du passé plein les caves. D’ailleurs, c’est à cause de cela si je me suis installée ici. Je voulais apprendre à ne pas les fuir, à vivre avec eux, comme s’ils faisaient partie de mon quotidien. Dans cette ville, les événements surnaturels n’étaient pas rares et si je voulais apprendre à vivre normalement, à m’accorder corps et âme à ce lieu, je me devais de faire une chose pareille. Bon, vivre avec des fantômes apportait certains inconvénients, mais cela devenait une activité intéressante, puis on s’habitue peu à peu, jusqu’à les oublier. Comme les routines. Comme les choses normales qu’on oublie.

Je sais je peux paraître un peu bizarre à dire cela. Les gens normaux, d’ailleurs, n’accepteraient pas tout ça de manière aussi calmement. C’est que moi j’ai appris à faire face aux vrais événements de la vie, et à accepter la réalité. Je sais que les humains sont capables de nous encombrer sous le pétrin, et sous le mensonge surtout. L’humain est un menteur, mais c’est aussi un croyant. Ceux qui n’ont pas réussi à trouver leur foi en quelque chose d’autre l’ont trouvé auprès de la religion. Moi j’ai appris à croire à ce que je vis, à ce qui peut s’avérer vrai, et le vrai couvre une bonne partie de ce que l’on appelle surnaturel je le crains bien. Mais d’autres événements n’ont aucun rapport avec le surnaturel… ils peuvent juste être produit par quelques humains idiots et distraits.

Et, je ne suis pas une humaine normale, non plus. Je suis capable de ressentir toute les sortes d’énergies et c’est ce qui me permet de voir beaucoup plus de choses que de simples humains ne pourraient percevoir une seule fois. J’ai appris à me fier à mon don, il ne se trompe jamais… bon, ça a été un peu difficile au début de m’adapter à cette différence, mais dans le fond, ça ne peut que permettre de bonnes choses… ou de mauvaises, mais ça il faut savoir se modérer.

Alors ce matin je me levai avec tous ces détails autour de moi; pourtant, je n’en fis aucune attention. Je m’étirai. Un sentiment en moi m’indiquait que quelque chose allait se passer, aujourd’hui, et cette petite voix intérieure, grâce à mon don, était forte, et jamais elle ne s’était trompée à date. Alors je me suis préparée à faire face à quelque chose de surprenant.

Fin de semaine…

Pas de lycée aujourd’hui. Pas d’école, congé. Ah, ah ! Chouette. J’allais enfin être libre pour mener mes petites enquêtes coutumières; c’est-à-dire paranormales. Je comptais bien m’y mettre dès le petit matin et me mettre à rechercher des lieux soi-disant hantés. Bah ils l’étaient probablement, tout compte fait, et c’est justement cela qui m’intéresse. Depuis que je me suis habituée à mon don et aux lieux, je cherche sans cesse à improuver mon pouvoir, à le perfectionner, à voir ses limites. Ça peut être quelques fois dangereux, mais si je m’en sers modérément… ça peut marcher, très bien même.

C’est une partie de moi, après tout !

Les enquêtes paranormales étaient ce qui m’intéressait le plus dans ma vie. Plus tard, je les mènerai officiellement vers la lumière, élucidant tout mystère… dans mes rêves, bien sûr, car la population reste parfois fermement peu ouverte face à ces phénomènes pourtant réels qu’ils qualifient de bluff. L’Important, pour moi, c’est que j’y crois. Que disait ma mère, déjà, avant de laisser son âme s’envoler au ciel ? « Il faut croire pour voir et non le contraire. »
Et en cette belle journée, à mes yeux, l’église, que je n’avais jamais visitée, s’était révélée la place parfaite au quelle je pouvais m’intéresser et mener mes petites enquêtes, noter les détails et m’amuser à connaître les fantômes en toute catimini. Personne ne me remarquera, après tout, à cette heure, il n’y a plus aucune messe… qui aurait l’idée de trainer dans des lieux aussi sombres ? Ah, les gens comme moi, mais je m’imagine qu’ils sont bien rares et occupés à faire d’autres choses.

C’est en pratiquant qu’on arrive à quelque chose de bien.

Alors je me suis rendue au lieu en question. Mais ce ne fus pas les fantômes qui attirèrent tout d’abord mon attention. Non, une autre espèce d’énergie – celle que j’avais appris comme l’énergie vivante – flottait dans l’air, et je n’ai pas tardé à la ressentir. Elle venait de l’intérieur de l’église, qui, pourtant, semblait fermée à clé. Qui pouvait bien être là ? Un prêtre un peu tardif ? Une personne ayant des privilèges pour aller dans certains lieux ? Une autre énergie aussi se dégageait du lieu. Mais celle-là, je n’aurais jamais su deviner ce qu’elle était. Seulement, ce fut une vague noire qui me renversa littéralement. Elle ne semblait bien pas positive, et cela m’inquiétait.

Qui était à la prise avec quelques mauvaises personnes ?

Je m’approchai de la grande porte centrale. Personne ne prête attention à moi; personne ne passe devant l’église. Alors doucement, je m’adossai contre la porte en bois énorme, et toqua quelques coups dedans, pour m’assurer que s’il y avait une personne dedans, elle m’entendrait. J’étais intriguée de savoir qui était là-dedans et ce qu’elle y faisait.
Un coup, deux coups. En espérant que je ne me suis pas trompée et qu’il y a bien une personne là-dedans. L’énergie est trop forte pour être celle d’un fantôme…

« Il y a quelqu’un ? »

J’entendis ma voix de jeune adolescente résonner lorsque je demandais la question.




codage par whatsername. sur Libre Graph'
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Theresa J. Cimballi

❙ r a c e : Almost Human
MessageSujet: Re: Prison Break ou presque !... [Pv Céleste Beauchamp & Theresa Cimballi]  Dim 14 Déc - 17:50






₪۩۞۩Céleste&Theresa₪۩۞۩₪

Prison Break ou presque !...

"A chaque fois, on parie contre le sort... "



Il y avait une présence, autre que nous.  Je ne l'avais pas remarqué tout de suite à cause de l'obscurité et de ma position entre les bancs. Je la connaissais, je savais qui s'était. Là, près de l'autel, de l'autre côté de l'église, se trouvait une silhouette que j'avais toujours connu. Grande, un embonpoint bien apparent, une silhouette voûtée et au pied trainant qui restait cependant silencieux dans l'obscurité de l'église. C'était le Père Malfred, que j'avais connu étant petite. Il était mort quand j'avais sept ans, lors d'une des répétitions du spectacle de Noël où je jouais le rôle d'un ange accompagnant l'ange Gabriel. Les fausses ailes dans mon dos m'avaient grattés pendant toute la répétition et je suppliais du regard le Père Malfred de me les ôter ou d'abréger au plus vite ces chants de Noël que saccageaient la moitié des servants de messe pré-pubères. Il avait fait une crise cardiaque quand au moment où je le voyais perdre passion parce qu'une des jumelles qui jouait l'âne pleurait parce que sa sœur lui avait dit je ne sais quoi. Il s'était écroulé de tout son poids sur les marches menant à la scène, faisant tomber au passage le berceau en polystyrène. Les plus âgés avaient paniqué et commencé à hurler dans tous les sens en appelant à l'aide. Moi, j'en avais profité pour enlever mes ailes en ange déchu que j'étais et j'étais aller dire aux jumelles d'arrêter de pleurer sinon le Père Malfred allait les priver de goûter. Autant dire, que je n'étais pas une gentille petite fille, mais disons que je ne supportais pas les larmes de crocodile. A sept ans, je ne savais pas vraiment que Père Malfred ne faisait pas de sieste improvisé.

Je ne sais pas vraiment pourquoi il rôdait toujours dans l'église. Il ne m'était jamais venue à l'esprit qu'une homme pieux est une tâche inachevée ou un quelconque regret sur la conscience l'empêchant de se payer la sieste la plus extrême de l'Autre Côté. Mais, il faut croire que même les hommes de Dieu avaient encore de trois réclamations parmi les vivants. Je lui avais déjà parlé plusieurs fois depuis que j'avais commencé à développer mes pouvoirs, mais le fait étant que je ne savais toujours pas ce qui le retenait ici. Il ne me disait mot que pour rouspéter après le nouveau curé qui buvait le vin de messe en cachette. Après plusieurs temps, j'avais abandonné l'idée de l'aider et maintenant, je ne regrettais pas.

Quand il me remarqua enfin, il s'avança rapidement en promenant son embonpoint, préférant marcher que flotter. J'eus le droit à ses exclamations de vieille personne dans ses moments de nostalgie.

- Ah, ma Theresa Judith ! Que tu as bien grandi ! Dis-moi, quel âge as-tu, maintenant ?
- Vingt et un ans, mon Père.
- Je me disais bien que tu étais une jeune femme maintenant. Mais dis-moi, je ne t'ai pas vue depuis trainer aussi tard depuis bien longtemps !
- Disons qu'avant, j'avais le loisir de m'éclipser avant que Monsieur le Curé ne ferme boutique... Ironisais-je en souriant.

Il esclaffa d'une voix rauque avant de toussoter légèrement. Puis, aussi soudainement qu'il m'avait remarqué, il se mit à errer à nouveau, coupant court à notre conversation. C'était un tic agaçant chez certains fantômes, ils vous parlaient comme si vous étiez la personne la plus intéressante au monde et puis soudainement, comme s'ils venaient de voir Britney Spears en maillot de bain, ils se détournaient de vous et partaient flâner à quelques mètres plus loin. Autant parler à Chucky, au moins lui ne me laissera pas en plan.

Laissant Père Malfred remuer ses démons intérieurs, je partis à la recherche de ma malédiction ambulante. Je la trouvais assise sur chaise, près de la boîte où l'on mettait les sous de la quête. Si j'étais mauvaise langue, je dirais que sa main est assez petite pour se glisser dans la fente. Ce qui est complètement absurde, parce qu'il ne peut pas attraper ni serrer les objets et la notion de l'argent ne lui était d'aucun intérêt. Et je ne suis pas mauvaise langue aussi. Presque.

Il était d'humeur maussade, c'était compréhensible. Si je ne m'amusais pas à trouver des divertissements peu exaltants comme ouvrir toutes les bibles pour chercher les mots que de jeunes adolescents ennuyés par la messe, glissaient pour communiquer avec les suivant. J'avais trouvé quelques ragots datés et des déclarations d'amour perdues, rien de bien intéressant. Je me mis à fredonner une vieille chanson des Red Hot Chili Peppers que Chucky aimait beaucoup. Je le sentis emporté par le rythme qu'il se chantonnait dans la tête et changeant d'humeur instantanément. Le XXI ème siècle était encore une curiosité pour Chucky sortait à peine de son placard. Mama Anna ne le baladait jamais, ne lui montrait jamais rien, c'était nouveau pour lui. Alors quand je lui avais passé des chansons pour voir celles qui lui plaisaient, l'effet avait été étonnamment positif. Du coup, je le lui chantais de temps en temps, histoire de le calmer ou de lui faire changer d'humeur.

- Il y a quelqu'un ?

Je sursautais violemment, me heurtant à un banc et manquant de crier sous l'effet de la surprise. La voix se faufilait dans l'église vide et je reculais vivement, cherchant d'où venait ce son. Je repérais la source vers la porte en bois massif de l'entrée. Sans attendre, je m'y précipitais, dérapant sur la dalle glissante. Je m'écrasais lourdement sur la porte avant de taper pour répondre aux petits tocs que j'entendais.

- Oui, oui, il y a quelqu'un ! Je suis enfermée, est-ce que vous pourriez m'aider ?

L'espoir renait soudainement et je croise les doigts pour qu'enfin, on nous sorte de là. Il commençait à faire froid et j'avais faim. Vraiment très faim.


©Setsu Nekos

____________________________________



۩۞۩

Invité, this city is mad. Run. Quickly...
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Céleste Beauchamp

❙ r a c e : Je suis techniquement en grande partie humaine. Mais apparemment j'ai du sang de sorcière et d'ange.
MessageSujet: Re: Prison Break ou presque !... [Pv Céleste Beauchamp & Theresa Cimballi]  Mar 30 Déc - 15:36




Prison Break ou presque !...

Ft. Theresa J. Cimballi.


J’attendis quelques instants, appuyée contre la grosse porte massive de l’église. Des ondes négatives, positives et fantomatiques ne cessaient de s’en dégager. Le mélange en était assez étrange, et je ne me sentais pas tout à fait à l’aise ici. À vrai dire, si je n’aurais pas sentis la présence d’une humaine dans la bâtisse, j’aurais volontairement fait demi-tour pour rentrer chez moi. C’était la première fois que je vivais cela, et ce n’était pas pour me rassurer. Mais quelque chose me raccrochait, comme si la détresse de quelqu’un me disait de rester ici, et d’attendre un signe de vie.

J’entendis au tout début des pas. Puis, lorsque je me forçai un peu plus, des bruits de voix étouffées. L’une, plutôt fatiguée, me faisais penser à un fantôme. Peut-être était-ce le cas. Peut-être la personne n’était-elle aux prises qu’avec un fantôme normal, certes un peu sombre mais pas dangereux. Ou, au contraire, avait-elle un poltergeist à ses côtés ? Ces esprits-là étaient les pires. Ils s’attaquaient sans raison aux gens qui pénétraient dans leurs lieux favoris. C’étaient, autrement dit, les fantômes tapageurs. Plus que tout au monde je les détestais, et, pour être franche, les craignait. Mais, cette fois, quelque chose me dit que ce n’en était pas un. Et que, le danger ne venait pas d’une créature quelconque mais bien d’une autre raison.

Soudainement, j’entendis la voix d’une jeune femme – j’aurais dis un peu plus vieille que moi, la vingtaine – crier derrière la porte :

- Oui, oui, il y a quelqu'un ! Je suis enfermée, est-ce que vous pourriez m'aider ?

Je ressentis sa détresse au travers du mur qui nous séparait. Apparemment, cette personne avait besoin d’aide, et cela se comprenait. Elle était enfermée dans l’église, et, franchement, il n’y aurait pas lieu plus sombre pour s’inquiéter. Et, comme toute bonne Céleste Beauchamp qui se respecte, je ne pus me permettre de faire demi-tour et de l’abandonner là. Je me devais de l’aider, je le sentais au fond de ma conscience. Et cela ne s’annonçait peut-être pas si difficile que cela, on dirait qu’aucun fantôme n’était, pour l’instant, en jeu, ce qui aurait pu compliquer les choses.

« Depuis quand vous êtes là ? Oh, pardon, j’ai oublié de vous dire qui je suis ! Je m’appelle Céleste. Que faites-vous là ? Il me semble qu’il n’y a pas de messe à cette heure… Comment puis-je vous aider ? Je suis ici depuis peu, je ne sais pas comment je pourrais… »


Mon attention survola rapidement la façade de l’église, hésitant au moyen que je pourrais utiliser pour la sortir de là.





codage par whatsername. sur Libre Graph'


Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Theresa J. Cimballi

❙ r a c e : Almost Human
MessageSujet: Re: Prison Break ou presque !... [Pv Céleste Beauchamp & Theresa Cimballi]  Sam 10 Jan - 10:16






₪۩۞۩Céleste&Theresa₪۩۞۩₪

Prison Break ou presque !...

"A chaque fois, on parie contre le sort... "


- Depuis quand vous êtes là ? Oh, pardon, j’ai oublié de vous dire qui je suis ! Je m’appelle Céleste. Que faites-vous là ? Il me semble qu’il n’y a pas de messe à cette heure… Comment puis-je vous aider ? Je suis ici depuis peu, je ne sais pas comment je pourrais…

La première chose qui me vint à l’esprit, c’était que Céleste était un très joli prénom. Un prénom à la française, bien sympathique à prononcer. J’essayais discrètement dans un murmure à peine audible de le prononcer à l’américaine avant de tester en français. Mon français n’était pas la meilleure langue que je maîtrise, mais j’aimais bien les sons très sophistiques. J’eus un sourire amusé avant de me rendre compte qu’elle attendait ma réponse toute seule dehors, dans le froid.

Je réfléchis alors. Elle était nouvelle ici et si je l’envoyais chercher la clef chez le curé, celui-ci va la prendre pour une folle et appeler la police. Monsieur le Curé n’est pas trop fan des étrangers et ça va s’en dire. Je me souvenais vaguement de la fois où il avait renvoyé une famille tout entière qui venait en vacances ici parce que l’enfant de six ans courait dans les allées pendant la messe. Il avait alors, pendant six semaines attendus devant la porte de l'Église pour veiller à ce que personne ne rentre qu’il ne connaisse pas. Non, je ne tenais pas spécialement à voir ma sauveuse se faire emmener comme une criminelle par la police à cause d’un vieux curé grognon.

Globalement, le seul moyen qu’elle avait de me sortir de là, c’était soit chercher quelqu’un, soit forcer la porte. Je me penchais vers la serrure. C’était une vieille serrure dont le mécanisme semblait avoir rouillé. Croisant les bras, je cogitais encore un peu. cela allait prendre du temps si elle allait chercher quelqu’un et ce n’est pas dit qu’on la croit. Il valait mieux qu’elle teste la serrure de la porte du fond de l’église. Je me raclais la gorge.

- Céleste ? Heureuse de te rencontrer, je suis Theresa. J’ai été enfermé ici accidentellement. A cette heure-ci, le curé doit dormir, mais il ne faut pas le réveiller, j’ai peur qu’il appelle la police pour rien. Ecoute, voilà comment on va faire. Si tu fais le tour de l’église, il y a une petite porte en bois. La serrure est rouillée et ne devrait pas trop te résister si tu as un couteau, une épingle ou un objet fin et pointu…

Je me tus quelques secondes et jetais un coup d’oeil à côté de moi. Chucky s’était rapproché, piqué par la curiosité. J’attrapais ma marionnette tueuse en série et la tiens fermement contre moi. Il ne désapprouvait pas totalement que je le balade comme ça, parce qu’il trouvait que ça faisait petite fille flippante se promenant avec une poupée terrifiante. Bref, le fantasme du sereal killer maudit. Je continuais d’une voix un peu plus basse :

- Mais fais attention. C’est à côté du presbytère et je ne sais pas qui est présent à part le curé. Il ne faut pas faire beaucoup de bruit…

J’attendis qu’elle me réponde avant de devoir filer au fond de l’église. Tout en attendant sa réponse, j’observais le fantôme du Père Malfred. Debout derrière l’autel, il me refaisait une messe personnelle.

- Mes biens chers frères, mes biens chères soeurs, nous sommes ici réunis pour…

Je sentis le désaccord profond et l’empressement de vouloir sortir de Chucky quasiment tripler. J’en aurais eu un sourire amusé si je n’étais pas vraiment d’accord...


©Setsu Nekos


Spoiler:
 

____________________________________



۩۞۩

Invité, this city is mad. Run. Quickly...


Dernière édition par Theresa J. Cimballi le Mer 4 Fév - 9:44, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Céleste Beauchamp

❙ r a c e : Je suis techniquement en grande partie humaine. Mais apparemment j'ai du sang de sorcière et d'ange.
MessageSujet: Re: Prison Break ou presque !... [Pv Céleste Beauchamp & Theresa Cimballi]  Dim 25 Jan - 22:50



Prison Break ! ... Ou presque.
Theresa & Céleste



L’église était très jolie à Ghost Island. J’avais toujours apprécié ses vitraux à demi-transparents qui brillaient lorsque le Soleil venait les frapper. D’ici, je pouvais aussi les voir, faiblement illuminé par une ou deux bougies derrière certains. Je vis Marie tenant Jésus dans ses bras, Jésus surplombé de son auréole, ici plus âgé, guidant ses apôtres… je n’avais fais que rarement de la catéchèse, mes parents n’étant pas croyants mais voulant me donner un peu de culture religieuse pour épater certaines personnes et mieux m’y repérer dans les croyances des autres. Mais qu’est-ce que je foutais à admirer l’endroit ? Il y avait une pauvre personne qui demandait mon aide à l’intérieur, et moi, comme toujours perdue dans ses rêves, je m’amusais à décrire le bâtiment ! Franchement, parfois, je m’exaspérais moi-même.

Cependant, quelque chose clochait. Je me demandais toujours ce qu’elle faisait là à cette heure. Ma déduction n’attendait plus que ses informations, mais apparemment, elle n’était pas vouée à m’expliquer toute l’histoire. Elle devait être longue, aussi m’abstins-je le temps qu’elle me réponde aux travers des portes. Elle ne me répondit que quelques instants plus tard, où elle se nommait – Theresa, quel joli prénom, j’avais toujours apprécié ceux à consonances anglophones -, et pendant quelques instants je souris à cette pensée encore évasive comme la première. Mais il n’est pas raison de rester planté là ! Bientôt, elle m’expliqua l’idée qu’elle avait en tête.

Céleste ? Heureuse de te rencontrer, je suis Theresa. J’ai été enfermé ici accidentellement. A cette heure-ci, le curé doit dormir, mais il ne faut pas le réveiller, j’ai peur qu’il appelle la police pour rien. Ecoute, voilà comment on va faire. Si tu fais le tour de l’église, il y a une petite porte en bois. La serrure est rouillée et ne devrait pas trop te résister si tu as un couteau, une épingle ou un objet fin et pointu…

C’était plus facile à dire qu’à faire. Je ne sais pas si j’avais quelque chose qui pourrais m’aider sur moi en ce moment-là. Heureusement, lorsque je fouillais les pochettes sur les côtés de mon pantalon, je trouvais une petite épingle fine, qui, je le devinais juste à la voir, pourrait facilement entrer dans une grosse et ancienne serrure digne d’un bâtiment comme celui-ci. Le reste ne serait qu’une question de silence, il faudrait opérer avec toute la discrétion dont je serais capable. Surtout avec l’avertissement que la jeune demoiselle me donna, j’en eus des frissons dans le dos. Une seconde, je m’autorisais à penser à ce qui pourrait arriver si quelqu’un m’apercevait et appelait la police !

Mais fais attention. C’est à côté du presbytère et je ne sais pas qui est présent à part le curé. Il ne faut pas faire beaucoup de bruit…

C’est entendu ! m’exclamais-je.

Malgré tout, je semblais quasiment enthousiasmée. Peut-être parce que cela était l’équivalent d’une petite aventure amusante; comme dans mes livres ! Je dus avouer que je fus excitée de me mettre à l’œuvre. Je pourrais jouer ma future enquêtrice, mais surtout aider une pauvre personne innocente. Car oui, l’important, c’était d’aider, après tout, et je devais sauver cette pauvre demoiselle. Aussi n’attendis-je pas d’autre réponse, je m’élançai sur le côté du bâtiment pour le contourner et atteindre l’arrière. Je vis le fameux presbytère avec les lumières allumées à l’intérieur. J’allais devoir faire attention…

Aussi aperçus-je peu de temps après la porte en bois dont elle m’avait parlée. J’y toquai quelques coups pour savoir si elle était présente.

- C’est bon, je suis prête. Je ne suis pas très bonne pour crocheter les serrures, mais je vais essayer…



Dernière édition par Céleste Beauchamp le Dim 15 Fév - 21:27, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Theresa J. Cimballi

❙ r a c e : Almost Human
MessageSujet: Re: Prison Break ou presque !... [Pv Céleste Beauchamp & Theresa Cimballi]  Mer 4 Fév - 10:39






₪۩۞۩Céleste&Theresa₪۩۞۩₪

Prison Break ou presque !...

"A chaque fois, on parie contre le sort... "



Je marchais sur la pointe des pieds pour rejoindre le fond de l'église, par l'étrange désir de ne pas déranger la messe improvisée du Père Malfred. Chucky n'en pouvait déjà plus et je sentais sa patience diminuer, me faisant grincer des dents par la même occasion. Arrivée à la porte, je m'agenouillais à la hauteur de la serrure et regardais à travers. Je n'arrivais pas à distinguer quelque chose, à part une tâche qui devait être celle d'un vêtement. Ma mystérieuse Céleste portait des vêtements, c'était déjà une chose réconfortante. Il faut vraiment que je sorte de là. Et vite.

- C’est bon, je suis prête. Je ne suis pas très bonne pour crocheter les serrures, mais je vais essayer…

Sa remarque me fit sourire. C'était bien plus louche de dire qu'on savait crocheter des serrures que le contraire. ll n'y avait que moi qui méritais de rester enfermée dans une église pour expier mes crimes... Je sentis Chucky gigoter, ce qu'il ne faisait généralement jamais, mais je compris que s'il pouvait parler, il m'aurait dit que j'aurais mieux fait de le laisser à la maison. Ou alors qu'il avait une crampe à sa jambe de bois. Je deviens folle.

Je fermais les yeux pour réfléchir et lui donner les consignes que j'avais apprise à l'époque où je fréquentais le magicien qui faisait sa représentation juste après mon spectacle de marionnette. C'était un timbré que j'avais aimé pour son originalité, jusqu'à ce que je découvre qu'il entrait chez moi comme il le souhaitait. Avant de le mettre à la porte, j'avais quand même jugé bon de lui demander comment il faisait. Ces conseils m'avaient réellement bien servie pour mes aventures pas forcément toujours très légales...

- Bon Céleste, tu vas bien m'écouter, mais tu peux m'interrompre si je vais trop vite, d'accord ? Ouvre l'épingle à cheveux à 90° que tu as au niveau de la pliure. Plie l'épingle aux 2/3 de sa hauteur. Tu vois ? Tu n'auras besoin que d'une moitié d'épingle pour crocheter la serrure. Maintenant... J'espère que tu as une deuxième épingle...

J'attendis un peu, le temps de me remémorer la suite. C'était toujours plus simple à faire qu'à dire quand il fallait expliquer quelque chose. Surtout que là, si elle cassait l'épingle, à moins d'en avoir une autre encore une autre, je ne voyais pas trop comment elle allait pouvoir faire.

- Prends une autre épingle à cheveux, une fine, cette fois, déplie-la à angle droit en son milieu. Désolée, c'est un peu géométrie...Déplie-la de façon à avoir une bonne prise...

J'essayais de faire la même manipulation avec mes doigts pour mieux me souvenir. Je ne l'avais pas fait depuis un certain temps. Je continuais.

- Insère le crochet de fortune la partie inférieur de l'armée. La « poignée » du crochet-épingle doit être dirigée dans le sens d'ouverture de la serrure. Tu vas devoir tourner ta clef vers la droite. Exerce une petite pression sur le crochet en appuyant avec ton pouce. Maintenant, insère la petite épingle dans la partie supérieure de la serrure et tortille-la jusqu'à ce que la serrure s'ouvre. Augmente la pression avec le crochet en même temps que tu tournes.

Je me tue pour la laisser se concentrer. J'espérais avoir été assez clair et qu'elle allait réussir, parce que je commençais à faire une overdose de l'odeur de l’encens qui régnait ici. Et surtout, je commençais à avoir une faim de loup.

- Céleste ?


©Setsu Nekos


____________________________________



۩۞۩

Invité, this city is mad. Run. Quickly...
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Céleste Beauchamp

❙ r a c e : Je suis techniquement en grande partie humaine. Mais apparemment j'ai du sang de sorcière et d'ange.
MessageSujet: Re: Prison Break ou presque !... [Pv Céleste Beauchamp & Theresa Cimballi]  Dim 15 Fév - 21:47



Prison Break ! ... Ou presque.
Theresa & Céleste



Lorsqu’elle se mit à me parler de « comment crocheter une serrure avec des épingles », je plissai les yeux, commençant à me perdre dans ses paroles. Je n’avais jamais crocheté de serrure et j’avais un peu de misère à suivre ses directives mine de rien. Ma cervelle tenta tant bien que mal de placer les étapes en ordres. Je tentai de suivre attentivement, et avec mes mains adroites, je fis comme ses directives m’indiquaient. Malheureusement, je fus bloquée lorsqu’elle m’annonça que je devais avoir un deuxième accessoire de ce genre. Là, je n’étais pas sûre d’être aussi équipée qu’elle se l’imagine. Pour m’en assure, je tendis ma main dans mes poches, espérant en trouvant une deuxième épingle dans le même genre.  J’oubliais quasiment que j’avais encore mon sac à dos rempli de matériel. J’espérais que je trouverais ce dont j’aurais besoin dedans, aussi bien le descendis-je doucement de mon dos, le déposa par terre et ouvrit tous les compartiments qu’ils avaient.

Malheureusement, je n’ai rien trouvé de ce dont j’avais besoin pour aider cette demoiselle. Aussi baissai-je les épaules en soupirant, fouillant dans la dernière proche – la mieux cachée – en dernier espoir. Je n’y trouvai aucune épingle là, mais ma main rencontra un manque rondelet fait de bois sculpté finement. Cela me prit quelques secondes avant de comprendre sur quoi je venais de tomber, et je faillis crier de joie, mais cela se traduisit par un petit « yeah » en murmure enthousiasme. Je croyais bien ma dernière chance arrivée, et pourtant, je sortis de mon sac l’instrument qui me facilitera les choses; mon bon vieux couteau suisse. Depuis mes treize ans je l’avais celui-là, c’était en voyage dans les Grands-Lacs avec mes parents à l’époque, mon père me l’avait acheté comme souvenir, prétextant qu’il me serait très utile plus tard. Je ne l’avais pas cru, ne voyant pas l’option qu’offrait l’objet, mais maintenant, je le remerciai silencieusement, lui adressant une courte prière comme j’avais apprise auparavant.

- Écoute, Res – si tu permets que je te surnomme ainsi, ça fera plus court – je pense que je vais y aller avec la manière moins douce. J’ai un couteau suisse, alors j’imagine que ça se fera mieux ainsi.

Un instant, je me stoppai. Une seconde, dans quoi mettais-je mes pieds ? C’était fou, j’allais violer une loi et ouvrir la porte d’un important édifice sans aucune autorisation ! Voulais-je des ennuis ? La réponse la plus idiote me passa par la tête : Oui. Enfin, non. Pas vraiment. C’était ça ou laisser une personne enfermée à l’intérieur d’une église… la question se posait-elle vraiment ? Je ne pense pas, aussi secouai-je ma tête pour retourner à mes pensées qui pourraient aider Theresa. Eh puis tant pis si les autorités me découvraient là, j’avais de bonnes raisons – enfin, dans ma tête, c’était une bonne raison. J’aurais pu demander de l’aide, mais cela ne me tentais nullement pas, je risquais de déranger le curé.
J’allais y aller seule.

- C’est bon.

Doucement, je sortis la plus fine lame qu’il m’était donné sur le petit couteau suisse. En retirant mon souffle, je l’insérais discrètement dans la serrure. Je me retins encore une fois de crier de joie, car elle avait réussis à entrer à l’intérieur comme une clé adaptée l’aurait faite. Je l’entendis lorsqu’un court déclic résonna de la serrure, et que doucement, je tentai de tourner la lame pour qu’elle déverrouille la porte…

Revenir en haut Aller en bas
avatar

Theresa J. Cimballi

❙ r a c e : Almost Human
MessageSujet: Re: Prison Break ou presque !... [Pv Céleste Beauchamp & Theresa Cimballi]  Mar 17 Fév - 18:21






₪۩۞۩Céleste&Theresa₪۩۞۩₪

Prison Break ou presque !...

"A chaque fois, on parie contre le sort... "


Commençait alors, une longue attente où je respirais le moins possible tout en écoutant les différents bruits de Céleste. Je me doutais bien que mes instructions étaient durs à suivre pour quelqu'un qui n'avait jamais ça. Mais je misais sur le fait que la voix avec laquelle je dialoguais depuis quelques minutes déjà était celle d'une adolescente rebelle qui n'avait pas peur de passer à l'action. Chucky l'espérait aussi et bien qu'il avait envie de voir le visage de notre sauveuse, je ne pouvais que partager son envie tout en pensant à une bonne pizza.

J'espérais aussi que Céleste n'allait pas se défiler et aller réveiller le curé. C'était la dernière chose à faire si elle voulait rentrer chez elle cette nuit. Et dans cette ville très pieuse, il était un peu mal vue de venir déranger le curé pour une autre urgence qu'un décès ou une naissance. Ce vieux fou avait bien fait comprendre à tout le monde que son dévouement au Seigneur comprenait certaines closes. Et le sommeil en était une. Je n'allais pas envoyer cette pauvre jeune femme à abattoir, je tenais trop à la remercier quand je sortirais.

Enfin, si je sortais.

- Écoute, Res – si tu permets que je te surnomme ainsi, ça fera plus court – je pense que je vais y aller avec la manière moins douce. J’ai un couteau suisse, alors j’imagine que ça se fera mieux ainsi.

Je grimaçais. C'était peu conventionnel d'utiliser un couteau suisse et en temps qu'artiste, mon cœur souffrait que la réalisation de cet art du crochetage de serrure se termine aussi grossièrement. Mais mon estomac et mon partenaire maudit me faisaient bien comprendre que ma fibre d'artiste pouvait aller se faire voir. J'étais un peu d'accord là-dessus, j'avais vraiment envie de sortir. Je commençais à avoir froid et ce n'était les quelques cierges qui brûlaient qui allaient me réchauffer. Et ce n'était pas avec le Père Malfred que j'allais m'en sortir.

- C'est bon.

Je lâchais ma respiration et faillis m'écrouler contre la porte pour pouvoir l'ouvrir. Tout doucement, la porte s'ouvrit et fit grincer ses gonds. L'air frais de la nuit m'enveloppa soudainement et j'en inspirais une grande bouffée. J'étais heureuse de pouvoir enfin sentir la fraîcheur nocturne et enfin, je pouvais découvrir le visage de ma sauveuse.

Il était beau, d'ailleurs. Très beau. A la fois doux et vivant. C'était une belle jeune fille, plus jeune que moi mais de peu, de taille moyenne avec de beaux cheveux très fins et d'immenses yeux qui vous regardaient tant d'intérêt qu'ils en étaient touchant. Voici donc, Céleste. Sans plus attendre je lui offris un immense sourire.

- C'était une évasion parfaitement réussie, très chère ! Lest', si tu me permets le diminutif, laisse-moi te proposer une pizza avec toute la garniture que tu souhaites !

Mais à l'instant où je terminais ma phrase, je vis la lumière du presbytère. Coinçant Chucky sous mon bras qui savourait la liberté retrouvée, je saisis la main de Céleste.

- Par contre, il va falloir courir !

Sans m'attendre, je m'élançais direction ma voiture, à l'autre bout du terrain en tirant la main de ma sauveuse.


©Setsu Nekos

____________________________________



۩۞۩

Invité, this city is mad. Run. Quickly...


Dernière édition par Theresa J. Cimballi le Mar 10 Mar - 19:31, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Céleste Beauchamp

❙ r a c e : Je suis techniquement en grande partie humaine. Mais apparemment j'ai du sang de sorcière et d'ange.
MessageSujet: Re: Prison Break ou presque !... [Pv Céleste Beauchamp & Theresa Cimballi]  Sam 7 Mar - 21:41



Prison Break ! ... Ou presque.
Theresa & Céleste



Pourquoi je restais ici, moi ? Cette phrase n’arrêtait pas de revenir dans ma cervelle, même lorsque je tentai de la chasser, allant même jusqu’à faire le geste avec ma main. Les yeux plissés, je me rendais bien compte de ce que je faisais. De toute manière, dans ma vie, j’ai fais des trucs bien plus « rebelles » ou dangereux, vous pouvez me croire. Mais jamais, jamais, je n’avais cherché à entrer par infraction dans un lieu. Autrement il fallait que je l’avoue, mais ce n’était pas ma force. Par contre, le fait d’y penser ne me troublait de moins en moins, car c’était mesure de nécessité.

Ça m’est déjà arrivé une autre fois, en revenant de mon école, il y a plusieurs années, mes parents avaient oublié de me laisser un trousseau de clé afin d’ouvrir la porte de ma maison. Et les voisins étaient absents pour je ne sais trop quelle raison. Ah, oui, probablement qu’ils étaient en vacance. Ils l’étaient souvent, de toute manière, mais là, ça n’a pas fait ma veine. Heureusement, j’ai usé d’une petite branche toute mince, et j’ai réussi à ouvrir la serrure qui me bloquait le chemin. C’est un peu étrange comme histoire, pourtant je vous jure que c’est vrai. Je pourrais vous en raconter plein, des histoires semblables, mais là… Ce n’est pas le temps ! J’ai une mission !

Vraiment, je me demandais comment ça se faisait que Theresa savait crocheter les serrures. Limite ça faisait peur. Limite.

Mais je n’avais pas le temps de m’obstiner à ce sujet. Parce que j’avais déjà un autre qui me préoccupait beaucoup plus; où allions-nous une fois que je l’aurais « sauvé » de cette situation désavantageuse ? Où nous enfuirons-nous si la porte s’ouvre avec une espèce de gros grincement et que les gens aux alentours se réveillent ? Il ne fallait surtout pas que cela arrive, sinon nous serions vraiment coincées dans la bout jusqu’à la tête ! Je ne m’imaginais vraiment pas les flics au derrière. Franchement, je ne suis pas ce genre de fille.

Et c’est alors que la serrure n’a pas résisté vraiment. Enfin, je pus me reculer, laissant de la place à la porte qui s’ouvrit lentement, me révélant la petite Theresa. Petite, c’était bien le mot; elle faisait beaucoup moins que ma taille, mais elle était plutôt jolie, avec des beaux cheveux bruns, des traits souriants, amicaux. Je n’eus aucun mal à lui faire confiance dès que nos yeux se croisèrent, mais nous allions nous faire avoir si on ne se dépêchait pas.

Je souris lorsqu’elle me proposa une pizza, mais m’inquiéta lorsqu’elle saisit ma main et m’entraîna dans une course folle plus loin. Je fus un peu surprise par sa familiarité, mais j’acceptai sans broncher ce joli surnom dont elle venait de m’offrir. Lest. Habituellement, mes amis m’appelaient Cel, mais je devais avouer que ça me plaisait encore mieux. Elle se dirigea bientôt vers une voiture, et je remarquai qu’elle avait coincé sous son bras une espèce de poupée étrange.

Une poupée étrange qui semblait dégager un drôle d’énergie. Je ne pus m’empêcher.

- Et lui, c’est… ?

Revenir en haut Aller en bas
avatar

Theresa J. Cimballi

❙ r a c e : Almost Human
MessageSujet: Re: Prison Break ou presque !... [Pv Céleste Beauchamp & Theresa Cimballi]  Lun 20 Avr - 15:00






₪۩۞۩Céleste&Theresa₪۩۞۩₪

Prison Break ou presque !...

"A chaque fois, on parie contre le sort... "



Pizza, pizza, pizza.

J'en avais drôlement envie maintenant que je l'avais proposé. Et Chucky s'impatientait aussi de pouvoir rentrer. Heureusement pour moi, il ne se semblait pas se souvenir qu'il y avait la final du concours de chant qu'il aimait bien regarder en ce moment. J'imagine que j'aurais dû manger de sa bonne humeur au centuple. Depuis qu'il avait découvert la télé celui-ci, il ne s'en passait pas. A croire que la boîte à image lui donnait l'impression de ne pas être la seule chose étrange dans ce monde. Après tout, il avait bien passé ces derniers siècles enfermé dans des pièces la plupart du temps, donc je pouvais comprendre sa fascination pour l'évolution technologique dont il n'avait pu être témoin.

Mais ceci étant que je me débattais avec mes clefs de voiture dans ma poche. Finalement, je réussis à ouvrir ma vieille 1990 mercedes benz qui me tira la tête tout de même quand je m'installais côté conducteur. J'attendis que ma sauveuse prenne place pour répondre à sa question.

J'avais balancé Chucky par terre, près de mes pieds mais d'une façon à ce que je ne sois pas gênée. Celui-ci me faisait comprendre que j'allais le regretter. Etant donné que Monsieur est malade en voiture, ne pas pouvoir être près d'une vitre allait être infernale. T'inquiètes, pour moi aussi ça le saura. Mais en attendant, je me démarrais.

- Lui ? C'est Robert. Chucky, pour les intime.

Une vague d'agacement le saisit et j'en souriais presque. Je sortis en trombe du parking en faisant crisser les pneus.

- Ma famille marionnettiste génération en génération. Il est un... un "cadeau" de mes ancêtres.

J'insistais peut-être un peu trop sur le "cadeau" pour que ça fasse normalement. Mais la pauvre, je ne pouvais pas lui dire que c'était une poupée maudite d'un tueur en série comme dans le film. Elle venait tout de même de me tirer d'une église en plein milieu de la soirée. Bonjour l'image que je pourrais donner. Chucky, lui, s'en fichait bien. Il semblait même se réjouir d'avoir une personne de plus à faire fuir. A ce jeu-là, il était assez doué. La dernière fois, c'était le livreur de lait qu'il avait fait tourner en bourrique comme ça. Le pauvre bonhomme attendait sagement que je vienne le régler pendant que cet imbécile s'amusait à se déplace à chaque fois qu'il tournait la tête. Résultat, on ne nous livrait plus le lait.

A l'évocation de se souvenir, je sentis le bout de bois savourer ses plaisanteries. Mais, je lui fis comprendre que s'il tentait quelque chose avec elle, il passait par la fenêtre. Maudit ou pas. Cependant, ça ne l'arrêta pas et je frémis en le sentant bouger contre mon pied. Je détestais ça, quand il venait me toucher de lui-même. Encore, quand je le prenais moi, ça allait puisque je faisais l'action, moi, vivante et en chair et en os. Mais quand c'était lui... Bien sûr, il le savait. Alors parfois, il essayait de me réveiller comme ça la nuit. En me caressant les cheveux ou les pieds... Horrible.

Je pris le sentier à droite de la sortie de l'église. Ce chemin était plus long et pleins de nid de poules, mais au moins, si on nous suivait, la végétation recouvrait déjà la voiture. J'entrepris de faire la conversation à ma passagère.

- Alors Céleste, tu es nouvelle donc. Tu viens d'où ?



©Setsu Nekos

____________________________________



۩۞۩

Invité, this city is mad. Run. Quickly...
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Céleste Beauchamp

❙ r a c e : Je suis techniquement en grande partie humaine. Mais apparemment j'ai du sang de sorcière et d'ange.
MessageSujet: Re: Prison Break ou presque !... [Pv Céleste Beauchamp & Theresa Cimballi]  Lun 20 Avr - 17:15




Prison Break ou presque !...
Theresa Cimballi & Céleste Beauchamp
Je tentai tant bien que mal de suivre cette fille. Elle était pas mal vive et dynamique. Un peu comme moi. Cette pensée, de trouver une personne qui me ressemblait bien, me fit sourire. Amusée, je courus derrière elle, rattrapa sa voiture – une voiture malheureusement banale, moi qui n’est pourtant pas difficile en véhicule – ouvris la portière qui menait sur le siège passager alors qu’elle s’installa en avant, tout en répondant à ma question un peu étrange. Car, oui, ma question était assez étrange, même si elle ne sembla pas le remarquer; je n’avais pas dit « quoi » mais bien « qui » dans mon interrogation. Je n’y avais pas réfléchis, mais maintenant, ce simple mot déclencha une certaine réaction dans ma tête, que je ne compris pas tout de suite. Mais lorsque je fus assisse, et qu’elle m’expliqua d’où il venait, j’eus un petit déclic dans ma tête, que je tentai de cacher par un petit commentaire qui se voulait sarcastique :

- Chucky ? Comme la poupée méchant dans les films d’horreur, là ? Sympathique. Elle est hantée, c’est ça ?

Je me sentis un peu gênée, car cette remarque aurait pu sonner un peu sarcastique, limite un peu moqueur. Alors je me mordis la lèvre inférieure. Mais je n’avais pas le choix, il fallait que je lance cette remarque, sinon j’allais m’en vouloir. Car depuis que je l’avais senti, je savais que cette poupée n’était pas normale. Elle devait cacher un secret bien ancrée, mais Theresa le cachait bien en tout cas, car elle ne sembla pas broncher une seconde. Alors, du coup, avant de continuer, je me permis de répondre à mon tour à sa question :

- Je viens de la Californie. Crescent City.

Et pourtant, lorsque j’entendis le moteur de la voiture gronder, je ne pus m’empêcher de me sentir mal à l’aise. Cette fille, tout comme sa marionnette pas mal flippante, n’étaient pas normaux. Et à Ghost Island, je sais de quoi je parle. Une tonne de gens ne le sont pas. Croyez-moi, j’en ai côtoyé plusieurs ces temps-ci. Même les gens normaux à l’école ne se croisent pas à chaque corridor. Et puis, l’énergie que dégageait « Chucky » était assez négative, voire dangereuse. Ça ne pouvait pas être une marionnette normale. Ça ne pouvait pas. Et j’en étais décidée, j’allais tirer cette vérité hors de la bouche de Theresa. Je venais de la sauver, après tout, j’avais le droit de savoir avec qui ou quoi j’allais sympathiser.

- Je ne rigole pas. Il a des trucs pas nets qui se passent ici.

Et, pour ajouter de la pesanteur à mes paroles :

- Alors dis-moi que je ne suis pas la seule à douter que tu n’es pas comme les autres.

J’allais sûrement la surprendre, mais je préférais aller droit au but. Depuis quelques temps j’avais appris à me comporter ainsi; à ne pas craindre ce qui m’entourait, non, pire, à l’accepter. Ce fut difficile, mais maintenant je n’ai nulle besoin d’arguments pour comprendre que même les histoires les plus folles peuvent être réelles. Et Theresa, était, tout comme moi, belle et bien différente, à un autre degré. Et Chucky était vivant. Vraiment.

- Avoue, ce mec est vivant. Je sais pas comment, mais cette marionnette est vivante. Je suis désolée de te pousser ainsi, mais je veux savoir si je roule avec un être fou ou…

Je plissai les yeux en voyant la tête de Chucky bouger, et je fis les grands yeux. Alors je ne me trompais pas. Et cette fille était au courant, sinon elle réagirait exactement comme moi. Oh mon dieu. C’était quoi, ce truc ? Une malédiction ? Un objet hanté ? Une chose est sûre, dans son état, il ne devait pas être tout à fait dangereux. Un pantin de bois, quoi. Et cela m’étonnerait que Theresa ne lui ait prêté des espèces de mini-armes.

- Il n’a pas l’air d’apprécier que tu l’aies mis comme ça. Il préfère être où ? Je peux le prendre, s’il risque de te bloquer. Je n’ai pas peur. J’ai déjà conduit avec un fantôme, tu sais.

Ou alors je me trompais et elle était tout à fait normale et elle allait me prendre pour une folle.
code by Silver Lungs
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Theresa J. Cimballi

❙ r a c e : Almost Human
MessageSujet: Re: Prison Break ou presque !... [Pv Céleste Beauchamp & Theresa Cimballi]  Sam 23 Mai - 9:33






₪۩۞۩Céleste&Theresa₪۩۞۩₪

Prison Break ou presque !...

"A chaque fois, on parie contre le sort... "



Je ne pus m'empêcher d'éclater de rire.

Ce n'était pas nerveux, juste complètement dingue. Voilà des années que je fais tout pour cacher la nature de Chucky et la mienne et voilà qu'en même pas dix minutes, tous mes plans tombent à l'eau. Il faut dire que cette Céleste de Californie était bien plus perspicace que ne l'a jamais été aucune des personne que j'avais rencontré depuis. Mais cela voulait surtout dire qu'elle savait de quoi elle parlait.

Comme un code secret, comme une langue qu'on est seul à connaître, mon regard changea à jamais sur elle. Elle était du côté de ce monde obscure au voile fin entre la réalité et la fantaisie. Mon monde était paranormal et aujourd'hui, j'y inscrivait une nouvelle personne. Cela ne s'expliquait pas, mais j'étais heureuse. Heureuse de pouvoir enfin peut-être partagé tout ce que cet univers avait été pour moi. Partager tout ce que j'avais vécu en temps que petite sorcière gardienne d'une poupée. J'étais en tout bon terme, soulagée. Et je comptais garder cette Céleste dans ma vie et tant pis si elle n'est pas d'accord.

Je bifurquais à droite et sautais sur quelques bosses avant de regagner la route principale.

- Céleste, pour ta sécurité, tu ne devrais pas aborder les choses comme ça. Si je n'avais pas été une gentille sorcière, je pense que tu aurais eu des problèmes. Dis-je, d'un ton sérieux, une fois mon calme retrouvé.

Cela avait jeté un froid, mais je préférais savoir qu'elle ne recommencerait plus. Après tout, je n'avais pas tort. J'espérais juste qu'elle comprenait que ce n'était pas un reproche, mais juste un conseil. Je venais inconsciemment de me rendre compte que je lui avais avoué que j'étais une sorcière. Géniale, Superman a révélé qu'il était Clark. Bon, autant continuer.

- Chucky abrite l'âme d'un tueur en série qu'une des mes ancêtres, Mathilda Bishop, l'une des plus puissantes sorcières de Salem a maudit avant qu'il ne l'a tue. Voici mon héritage maudit auquel je suis reliée à la vie, à la mort. Je ressens absolument toutes ses émotions. Il est capable de se déplacer de lui-même, mais sache que tu ne le verras jamais faire ; il est trop rapide, trop silencieux et aussi il déteste qu'on le regarde faire. Il ne peut plus tuer à cause de moi. Je suis sa Gardienne.

Je sentis le dit concerner se sentir flatter pour une raison que j'ignorais. Je ne l'avais pas du tout complimenté ou quoi que se soit, mais il fallait croire qu'il était heureux pour un rien. J'observais du coin de l'œil la réaction de la jeune demoiselle. J'espérais qu'elle était assez ouverte d'esprit pour comprendre de quoi il était question. Mais mon instant me dit que c'était largement le cas.

- Ce n'est donc pas un fantôme. Il est toujours vivant. Et il n'aime absolument personne.

Je ne pus m'empêcher de sourire en y pensant. Je me penchais légèrement et l'agrippais avant de le poser sur le tableau de bord. Celui-ci me fit comprendre qu'il n'appréciait pas que je ne regarde pas la route et que je le manipule en même temps. Je lui tirais discrètement la langue pour lui faire passer le message : va voir ailleurs si j'y suis.

Je m'engageais dans le centre ville pour trouver la pizzeria la plus proche encore ouverte sans aucun doute possible.

- Et toi, Céleste ? Pourquoi es-tu de ce monde ?


©Setsu Nekos

____________________________________



۩۞۩

Invité, this city is mad. Run. Quickly...
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Céleste Beauchamp

❙ r a c e : Je suis techniquement en grande partie humaine. Mais apparemment j'ai du sang de sorcière et d'ange.
MessageSujet: Re: Prison Break ou presque !... [Pv Céleste Beauchamp & Theresa Cimballi]  Sam 13 Juin - 15:20




Prison Break ou presque !...
Theresa Cimballi & Céleste Beauchamp
Ok, je ne pouvais plus faire marche arrière sur mes paroles maintenant. Je déglutis lentement, espérant que je ne me trompais pas. Mais je ne pouvais pas. Les signes étaient clairs, nets et précis, tout autour de moi : la poupée, son agissement, mais surtout l’énergie que les deux dégageaient. L’une, étrangement négative, déplaisante, qui emplissait l’atmosphère : et je reconnus directement que c’était lui que j’avais détecté de l’autre côté de la porte de l’église, en pensant qu’il s’agissait d’une identité démoniaque. Alors penser que cette jeune personne d’apparence bienveillante et sympathique soit reliée à lui, c’était bizarre. Vraiment. Mais, après tout, nous étions à Ghost Island, et tout était donc possible.

Elle éclata soudainement de rire sous ma remarque. Or, j’étais bel et bien sérieux, et cela paraissait à mon regard, à mon expression. Je compris alors, et me mis à paniquer au fond de moi. Alors elle se moquait de moi. Je devais m’être trompée. Je devais avoir inventé tout ces trucs. Elle était une personne toute à fait normale, qui ne croyait pas en ces conneries. Heureusement, ses paroles me mirent dans le droit chemin. En effet, elle avait repris son sérieux, et cela me soulagea un peu, car je sus dès lors que non, je ne m’étais pas trompée, non, je n’allais pas passer pour une folle, non, elle n’était pas normale. Le temps de digérer cette information… Ça allait être facile. J’en avais vu de toutes les couleurs, après tout.

- Oui, mais tu es une gentille sorcière, alors je n’en ai pas, dis-je, sarcastique. De toute manière, j’aurais viré folle si tu ne m’aurais rien dit.

Je ne voulais pas lui dire pourquoi, mais je savais très bien que ressentir des trucs pas normal la concernant, oui, ça m’aurait rendue folle que jamais elle ne me dise rien et me laisse éternellement incertaine sur son identité. Comme ça, c’était une sorcière ? Intéressant. Elle ne se promenait toutefois pas sur un balai, elle n’avait pas un nez crochu, elle était même plutôt jolie avec ses traits jeunes. Je grimaçai.

- Une sorcière. Ah, impressionnant.

Je ne m’étais pas rendue compte que j’avais prononcé le dernier mot en Français. Ça m’arrivait souvent, cela devenait un réflexe, malheureusement peu de gens ici savait parler cette langue et ne me comprenait. Je secouai la tête tristement, revenant à la réalité. Je n’étais pas inquiète, rien. Je venais juste de découvrir ce que je voulais entendre, et un rapide sentiment de satisfaction est venu me prouver que j’avais eu raison de vouloir savoir avec qui je trainais.

Sentiment qui fut bientôt doublé par celui d’une certaine surprise lorsqu’elle m’expliqua tout à propos de Chucky. Ça alors, l’esprit d’un meurtrier dans une marionnette animée, vivante, ça faisait vraiment peur au fond. De quoi faire flipper, ça je le savais bien. Or, quelque chose en moi m’interdisait de me montrer apeurée. Peut-être parce que j’avais mes preuves à faire devant ces deux nouvelles âmes. Alors je tournai le regard vers la poupée, le détaillant de la tête aux pieds.

- C’est vrai qu’il a l’air vivant. Il a quasiment la classe.

Je sentis un sourire se dessiner sur mes lèvres en me rendant compte des paroles que j’avais prononcées. Je venais de traiter un meurtrier – bon qui ne pouvait plus tuer, on s’entend - de classe. Ah bah. Je change.

- Ah, d’accord. Je prends note. Ne pas te courroucer, c’est la règle d’or, ajoutai-je en inclinant la tête vers l’obj… euh, l’être.

La question de Theresa me surprise, mais je devais lui répondre, maintenant que je savais qui elle était, elle. Sinon, ce n’était pas du jeu. Et puis je sentais que je pouvais lui répondre, lui faire confiance. Elle s’était montrée plutôt franche avec moi jusque-là.

- Je vois et je ressens des trucs que les gens normaux, eux, ne voient ni ne ressentent.

Ça avait été clair comme explication. Alors je m’obligeai à un peu plus aller dans le profond.

- C’est compliqué. Je vois les morts et je peux les entendre. Je les ressens, surtout. Je ressens les énergies, on dirait. Comme tu vois, je sentais que tu étais différente parce que tu dégageais une sorte de… d’énergie différente. Pareil pour Chucky. J’ignore d’où ça vient. Tout ce que je sais c’est que depuis mon enfance je vois ma grande sœur qui est censée être décédée juste avant ma naissance. Et euh… après un certain événement, ça s’est amplifié, tu vois.
code by Silver Lungs
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Theresa J. Cimballi

❙ r a c e : Almost Human
MessageSujet: Re: Prison Break ou presque !... [Pv Céleste Beauchamp & Theresa Cimballi]  Jeu 6 Aoû - 10:20






₪۩۞۩Céleste&Theresa₪۩۞۩₪

Prison Break ou presque !...

"A chaque fois, on parie contre le sort... "


Elle, j’allais bien l’aimer.

Pour qu’elle vienne à dire que Chucky avait la classe, je me disais que ce n’était pas plus mal. Elle était du même monde que moi. J’étais curieuse de savoir comment cela se faisait-il qu’elle puisse ressentir et voir autant de choses comme ça. Etait-ce dans ses gènes, comme moi ? Etait-elle une sorcière au pouvoir diminué ? Ou alors une médium, c’était tout à fait possible aussi. Mais il n’empêche que j’étais sacrément contente de rencontrer quelqu’un comme moi.

A Ghost Island, ça courait les rues des gens comme nous. Mais personne ne semblait décidée à se parler de ce petit problème. Mon ami Zack m’avait dit que ce n’était pas si simple que ça et que tout le monde constituait un danger. Je me demandais si Céleste avait quelqu’un à qui se référer dans ce domaine-là. Je passais la main dans les cheveux au même moment où j’embrayais pour passer la cinquième.

- Dis-moi, je suis la première personne que tu rencontres, non ? Je veux dire, dans ce style.

Quelque chose me disait que c’était un peu plus compliqué que ça, mais j’espérais qu’elle avait tout de même quelqu’un pour la protéger. Parce que posséder un don, c’est hyper cool, mais ce n’est pas un don offensif ni défensif. Dans mon jargon, j’appelais plutôt ça un « don à catastrophes », ce qui n’était petit dire quand on voyait la tronche de Chucky.

Celui-ci semblait intéressé par la nouvelle venue. Je dû me retenir de lui mettre un coup de pied quand ses pensées glissèrent d’une manière peu approprié. Heureusement pour lui, il se rattrapa vite et j’eus l’insatisfaction de ne pas avoir pu lui faire connaître le dessous de ma chaussure. J’espérais que Lest’ n’avait pas senti ce petit accrochage entre deux âmes liés. Même si je n’avais aucune raison de lui cacher quoi que ce soit, remarque.

Nous regagnâmes la ville et les lieux éclairés par la vie nocturne. Je distinguais au loin l’enseigne de la pizzeria et mon estomac sembla me remerciait bruyamment. La vraie délivrance fut quand je me garais sur le parking et que je claquais vivement la portière pour me diriger vers le sauveteur d’estomac tout en écoutant la réponse de la jolie demoiselle.

Au même moment où je poussais la porte de la pizzeria, je me rendis compte que j’avais laissé Chucky dans la voiture. Ou plutôt, une aura malfaisante me fit comprendre que j’avais oublié quelque chose de néfaste sous le siège de la voiture.

Ah, ces poupées maudites. C’est comme des rats, ça finit toujours par revenir. Tant pis pour lui.

J’offris un immense sourire à Céleste.

- Alors, une idée de pizza, mini médium ?

Ironiquement, c'était moins qui faisait cinq centimètres de moins qu'elle...

©Setsu Nekos

____________________________________



۩۞۩

Invité, this city is mad. Run. Quickly...
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Céleste Beauchamp

❙ r a c e : Je suis techniquement en grande partie humaine. Mais apparemment j'ai du sang de sorcière et d'ange.
MessageSujet: Re: Prison Break ou presque !... [Pv Céleste Beauchamp & Theresa Cimballi]  Ven 21 Aoû - 22:17




Prison Break ou presque !...
Theresa Cimballi & Céleste Beauchamp
Je ne fus pas vraiment surprise par la question de cette Theresa. Je savais que Ghost Island était l'habitat de plusieurs personnes anormales. Si j'aurais été à sa place, ma curiosité m'aurait aussi poussé à le demander. Je réfléchis à ma réponse. Non, je n'avais pas vraiment croisé de personne qui s'avouait ouvertement posséder un don. Elle devait bien être la première à répondre à mes certitudes. Mais c'était aussi parce que je le lui avais demandée, alors qu'avant, je n'osais pas vraiment. Je prenais apparemment de l'assurance... Ou de la folie.

- Dans ce style ? Genre sorcière, tout ça ? Plus généralement, je ne pense pas. Il ne passe pas une journée sans que je croise une personne qui semble faire émaner d'elle une énergie différente. D'ailleurs, je n'ai jamais osé lui dire, mais je crois que Zack - tu sais, le mec qui travaille au garage - fait partie de notre monde... Mais ça, je ne lui ai pas demandé, je ne peux en jurer.

À son air surpris, je compris qu'elle le connaissais. Mieux, qu'elle savait des détails sur lui.

- Oh, j'ai raison...

Je n'osais pas penser quel don il avait, mais il n'était pas normal, ça, c'était sûr. Je coulai un dernier regard vers Chucky alors que la jeune sorcière se garais rapidement devant la pizzéria, et que nous débarquions de sa voiture. Lorsqu'elle entra dans ce petit restaurant dynamique, je remarquai qu'elle s'arrêta quelques secondes, l'air de réfléchir. Tiens, elle n'avait pas sa marionnette. C'était peut-être ça qui la tracassait. La demoiselle partageait un lien très étrange avec Chucky, ça, je n'en doutais pas, et il n'était donc pas surprenant qu'elle réagisse ainsi. Mais elle se décida avant même que je puisse ajouter quelque chose, et je souris lorsqu'elle me demanda ma sorte de pizza.

- Je suis plutôt classique. Pepperoni fromage, généralement, c'est ma préférée. Tu sais, mes parents se plaignaient toujours de mon ''originalité qui laisse à désirer''. Quand ils commandaient de la pizza... C'est à peine s'ils ne me la laissait pas choisir. Rah là là, ça me rappelle des bons souvenirs, parce que tout de suite après, nous allions à la plage. C'était le paradis, la Californie,
rajoutai-je avec l'accent typique des surfeurs californiens, pour la faire rire.

Peu après, on s'installa à une table, et je me décidai à prendre la parole, à commencer à discuter de tout et de rien. Parce que j'appréciais sincèrement Theresa, et j'adorais connaître quelques détails sur la vie des gens. Puis, j'avais enfin rencontré quelqu'un qui me ressemblait par son ''pouvoir''. Nul doute que j'allais être capable de lui parler encore des heures, si elle tenait debout par une heure pareille. Moi, je me sentais d'attaque pour la soirée. Cette fille m'intriguais sincèrement. Et c'est ainsi qu'on passa le restant de notre soirée à discuter de tout et de rien, parlant de chaque détail qui nous venait à l'esprit, tant en rapport avec cette ville de fou qu'avec nos passés parfois douloureux, mais souvent rigolos dans les meilleurs souvenirs.

Une belle amitié s'était déjà créée entre elle et moi, je pouvais en jurer.
code by Silver Lungs
Revenir en haut Aller en bas

Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: Prison Break ou presque !... [Pv Céleste Beauchamp & Theresa Cimballi]  

Revenir en haut Aller en bas
 
Prison Break ou presque !... [Pv Céleste Beauchamp & Theresa Cimballi]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Connaissez-vous Prison Break ?
» [UploadHero] La Grande évasion [DVDRiP]
» Prison break me voila... [terminé]
» Prison Break [Feat. Deathstroke]
» Prison Break du clando - Menzo

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
GHOST ISLAND || don't fall asleep... :: Ghost Island :: Ghost Island's Church-