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 Même la mort ne saurait avoir raison de nous (Zack / Sandy)

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Sandy E. Wood

❙ r a c e : Démon
MessageSujet: Même la mort ne saurait avoir raison de nous (Zack / Sandy)  Ven 26 Juin - 22:20




“Friendship is born at that moment when one person says to another: « What! You too? I thought I was the only one”

Même la mort ne saurait avoir raison de nous

Zack & Sandy



Ça faisait aujourd'hui un mois jour pour jour que Sandy était revenue des enfers. Un bon mois qu'elle passait ses journées à se demander si lui parler était une bonne idée. Elle en avait eu l'occasion plusieurs fois et l'avait fait mais jamais sous sa vrai identité. Comment avouer à l'une des personnes à qui l'on tiens le plus qu'on est de retour après qu'il ai fait son deuil. On ne peut pas, on le laisse faire sa vie et on essaye de retrouver un équilibre seul. Le problème c'est que lorsqu'on est amener à croiser cette personne encore et encore on fini par ne plus avoir d'équilibre du tout. Elle avait beau retourner encore et encore la situation dans sa tête, elle avait besoin de Zack dans sa vie. Il était son meilleur ami et il était hors de question qu'elle revienne dans cette vie sans lui. Du moins sans avoir essayé.

C'est pourquoi Sandy était devant la voiture de Zack un lettre à la main. Et tournait encore et encore devant la voiture avant de s'arrêter et de poser la lettre sur son siège. Elle la fixa un instant avant de s'éloigner en toute hâte.

-Maintenant c'est à toi de choisir Zack...


Mon cher Zack,

Je ne sais pas vraiment à quel moment j'ai décidé de t'écrire ou si un jour tu lira cette lettre. Enfin je suppose que si tu lis ces mots cette introduction n'aura pas vraiment lieu d'être. Alors autant commencer par le commencement. Pour dire vrai si je t'écris aujourd'hui c'est que je n'ai pas le courage de te parler. Je souhaite pourtant te dire clairement ce que je ressent et ce qui a été avant que les dernières parties de ce que j'ai été ne disparaissent totalement. Je me sens partir tous les jours un peu plus, sombrer vers cette personne que je dois devenir. Et j’oublie, je ne ressent plus ce que j'aurais du ressentir il y a quelques mois encore. Alors autant te le dire maintenant que je sais encore discerner le bien du mal et le vrai de l'imaginaire.

Il y a quelques mois, deux mois pour être exacte je suis partie de Ghost Island, à vrai dire il n'y a pas que cette ville que j'ai quitté. Je suis partie vers un endroit que certain dirait meilleur mais qui ne l'était pas vraiment. Je suis morte Zack, peux tu le croire ? Moi, morte ?... Et je ne me souviens même pas comment...La seule chose dont je me souviens c'est cette douleur, cette douleur si intense qu'elle vous ronge et qu'elle vous fait perdre tout,qui vous fait oublier tout les bons moments que vous avez pu vivre. Elle les relègue au rang de simple souvenir puis un jour ils disparaissent eux aussi et il n'y a plus que le vide et la mort. J'ai passé 20 années dans cet enfer. 20 longues années pendants lesquelles j'ai perdu peu à peu la raison et durant lesquelles j'ai oublié ma vie. Pourtant dans ce noir, dans cet abysse sans font j'ai réussit à trouver une lumière. Je ne sais pas vraiment comment, ni pourquoi cette lumière était là. Toujours est-il qu'elle était là et que c'est grâce à elle que je n'ai pas totalement sombré dans la folie. Cette lumière avait la forme d'un souvenir, d'un sentiment qui prenait ses traits sur toi Zack. Je m'explique avant que tu ne pense lire les mots d'une femme complètement folle. Je ne sais pas si tu te souviens de l’escapade dans l'asile et de comment cette virée a fini.  Moi je m'en souvient et aussi paradoxal que ça semble être, je ne me suis jamais senti aussi...vivante que ce jour là. J'ai longtemps essayé de comprendre pourquoi et comment mais la vrai raison à tout ça c'était juste le fait que j'étais avec toi. On a partagé beaucoup de moments et pas que des joyeux mais je dois dire qu'ils étaient tous intense. C'est sans doute pour cette raison que je me suis mise à penser à toi. Tous ces moments, toutes ses heures passées ensembles des meilleures aux pires. Ces journées où tu lisais et que j'en profité pour te photographier, ces autres moments où je t'emmenais dans des aventures où tu aurais préféré ne jamais t'être fait embarquer. Chaque seconde de notre vie m'est revenue Zack, pendant 20 longues années ce sont ces moments qui m'ont aidé à tenir. Tu ne trouve pas ça étrange ? Toute ma vie ne s'est résumée qu'à ces moments juste car ils étaient partagés avec toi. Pour m'a part il ne m'a pas fallu longtemps pour comprendre pourquoi c'était le cas. La réponse était tellement simple j'étais amoureuse de toi. C'est pour ça que les moments les plus intenses et me ramenant à mon humanité étaient avec toi. La personne que j'ai été t'as aimé jusqu'à son dernier souffle et même au delà. Quelques fois je ressens encore ce qu'elle ressentait pour toi. C'est à la fois doux, enivrant et douloureux. Elle, enfin je t'aimais, ce qui veut sans doute dire qu'une partie de moi t'aimera encore et toujours, enfin jusqu'à ce que je perde l'humanité qui m'habite encore.  Son seule regret reste le fait de ne pas t'avoir dit qu'elle t'aimait... En fait si elle te l'a dit... je te l'ai dit...je...ce soir là à l'asile quand tout semblant d'espoir semblait avoir disparue. Enfin je voulais que tu le sache. Ce n'est peut être pas une très bonne idée mais je le devais à Sandy... Je me le devais et à toi aussi. Je tenais aussi à ce que tu sache que je ne t'ai jamais abandonné et que je me suis battu chaque minutes pour revenir vers toi.  Je voulais aussi te remercier pour tout, si je suis revenue, si la folie ne l'a pas emporté c'est principalement grâce à toi Zack et à ce lien qui nous a unis et qui je l'espère ne se brisera jamais. Je pense que c'est aussi en partie à cause de ça que je n'ose pas t'affronter depuis mon retour. La peur de voir que plus rien nous unis. Je sais que tu as changer Zack, la vie à continué son chemin avec toi et je pense n'avoir jamais été aussi heureuse que lorsque j'ai pu voir de mes yeux que la roue avait tournée pour toi. Tes amis, ta copine j'envie chaque moments que tu as pu partager avec eux mais savoir que tu as pu les partager me remplit réellement de joie. Il paraît que c'est ça l'amour, être heureux pour l'autre, et ce réjouir de son bonheur. Si je ne l'ai pas comprit tout de suite aujourd'hui j'en comprend toute la portée. Je suis heureuse que tu ais aujourd'hui la vie que tu mérite que ce soit avec ou sans moi.

C'est pour ces raisons que je ne suis pas en mesure de prendre une décision pour nous deux car même si je suis revenu la vie ne m'a pas attendu. Je n'ai pas le droit de faire irruption dans ta vie comme ça. Alors je te laisse le choix Zack. Si tu le souhaite je viendrais te rejoindre ce soir dans ce vieux restaurant à la sortie de la ville où on allez souvent.

Bien à toi Sandy Elisabeth
Wood



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"Les monstres et les fantômes existent. Ils vivent à l'intérieur de nous, et parfois ils gagnent."
- Stephen King


Dernière édition par Sandy Wood le Jeu 16 Juil - 17:32, édité 1 fois
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Zack Johnson

❙ r a c e : Humain...normalement.
MessageSujet: Re: Même la mort ne saurait avoir raison de nous (Zack / Sandy)  Mer 1 Juil - 16:03






Même la mort ne saurait avoir raison de nous


♫ We are the nobodies,
We wanna be somebodies,
When we're dead,
They'll know just who we are ♪

Sur le coup, se rendre à l’adresse indiquée par Sandy lui avait semblé être une bonne idée.  Mais à présent qu’il était devant le bâtiment, sa deuxième cigarette en cinq minutes en train de se terminer – alors qu’il avait promis à Céleste qu’il arrêterait – il reconsidérait son choix.
Il s’était attendu à tout en découvrant cette lettre. Tout. Sauf ça.

Par où commencer ? Sandy qui lui annonçait qu’elle était… morte ?
Comment était-ce arrivé ? Et pourquoi ? Et comment pouvait-elle être là, si elle était morte ? Zack était bien tenté de dire que ce n’était humainement pas possible, mais on était à Ghost Island. L’impossible devenait possible à un tel point qu’il ne serait même pas étonné de voir une licorne se pointer au garage.
Puis… Il y avait toutes les autres choses qui étaient mentionnés dans la lettre. Au départ, il refusait fermement de croire que c’était Sandy. Il pensait à une mauvaise blague. De qui, il ne savait pas, mais une mauvaise blague quand même.  Puis au fil des lignes qui défilaient, des mots et des lettres finement tracées, il y avait ça. L’asile. Seule la vraie Sandy savait ce qu’il s’était passé à entre les murs décrépis de Roosevelt Asylum.  
Sentant les souvenirs désagréables arriver à grand pas, Zack secoua doucement la tête en fermant les yeux. Non, ce n’était pas le moment.

Il était partagé. Entre la joie de revoir sa meilleure amie et… ce qu’il était censé ressentir face à son aveu. Elle lui avait dit qu’elle l’aimait… Merde…
Comment il était censé réagir ?
Une envie soudaine d’éclater de rire le prit. Pour la première fois depuis des mois, il était face à un problème on ne pouvait plus courant et normal dans une ville où plus rien n’avait de sens. Et il ne savait pas comment réagir. C’était… suffisamment ironique pour être souligné.

C’était bien Sandy qui lui avait envoyé cette lettre. Et c’était Sandy qu’il allait voir dans ce restaurant, alors qu’il avait raconté à Céleste qu’il passait la soirée avec Alex et à Alex qu’il passait la soirée avec Céleste. Il devrait probablement se sentir coupable de les baratiner, mais… ce n’était pas le cas. Déjà parce que l’un comme l’autre allait le harceler de question et se mêler de l’histoire qu’il y avait eu entre Sandy et lui. Une histoire qui ne les regardait pas.
A  force de mentir aux autres et de se dire qu’il avait fait le bon choix, il finissait par croire à ses propres mensonges et à avoir bonne conscience.
Il se décolla de la voiture en ajustant sa veste et balança sa cigarette en avançant en direction de la porte. Il connaissait très bien cet endroit pour avoir passé de nombreuses soirées ici avec Sandy.

♦ ♦ ♦

- Dirty Dancing ? demanda Zack sans grande conviction.
- Nan.

Il se redressa et tenta de trouver une position plus confortable tout en réfléchissant. C’était leur passe-temps en attendant qu’on leur apporte ce qu’ils avaient demandés. Cette fois, il devait trouver le film préféré de Sandy sans se servir de son don.

- Hum…
Pretty Woman.
- T’en as d’autres, des comme ça ? lâcha Sandy en levant les yeux au ciel.
- Ben, donne-moi un indice au moins !

Il n’y avait presque personne dans ce restaurant, comme à chaque fois. Alors pourquoi ça prenait autant de temps à arriver ?

- Un cavalier. C’est le seul indice que je te donne.
- Sérieusement ? Bon, je vais voir ce que je peux faire…
L’Homme Qui Murmurait A l’Oreille des Chevaux ?
- Non plus. Je peux savoir pourquoi tu me proposes des films… chiants ?
- Spirit, l’Etalon des Plaines ?
- NAN !

Zack grogna, leva les yeux au ciel et se concentra pour chercher quel était ce maudit film. Ce serait bien plus simple s’il usait de télépathie pour aller chercher le titre mais ce serait de la triche.

- L’Etalon Noir ?
- Non plus !
- Euh, je sèche.
- Un peu d’imagination, merde ! Ce n’est pas compliqué. Deuxième indice ?
- Ouais, au point où j’en suis…
- Crane.

Il fronça les sourcils. Qu’est-ce que c’était que cet indice de m…

- Crane ?
- C’est un nom, mais prononcé à la française, ça devient un  
crâne
- Et ?
- C’est toi qui a fait des études ou quoi ?! Crane, crâne, tête. Cavalier, pas de tête ! Ichabod Crane ?
-
Sleepy Hollow ?
- Ah bah enfin ! soupira Sandy en faisant les gros yeux. Tu commençais à t’enfoncer, là. A ton tour.
- Pour info, j’étudiais l’histoire, pas le cinéma.

Pour toute réponse, Sandy lui tira la langue avant de commencer.

- Ton film préféré est… La Ligne Verte !
- T’as triché. Avoue-le, t’as triché !
- N’impor… Oui, bon d’accord ! C’était juste pour être sûre.
- Mouaiiiiiis.


♦ ♦ ♦

Le restaurant était toujours aussi désert. Au moins quelque chose qui n’avait pas changé.
Un regard circulaire suffit à Zack pour s’apercevoir que Sandy n’était pas encore arrivée. Machinalement, il avança entre les tables et le comptoir jusqu’à la place qu’ils occupaient tous les deux quand ils venaient ici.
Ce fut seulement quand il fut installé, qu’il perçut à quel point Sandy lui avait manqué.


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Dernière édition par Zack Johnson le Mar 14 Juil - 22:22, édité 1 fois
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Sandy E. Wood

❙ r a c e : Démon
MessageSujet: Re: Même la mort ne saurait avoir raison de nous (Zack / Sandy)  Mer 1 Juil - 16:55




“Friendship is born at that moment when one person says to another: « What! You too? I thought I was the only one”

Même la mort ne saurait avoir raison de nous

Zack & Sandy



Ça faisait quoi 10 bonnes minutes qu'elle faisait les 100 pas devant la porte d'entrée du restaurant. Ça faisait 20 années qu'elle espérait être de nouveau ici et là maintenant qu'elle y était elle se dégonflait comme un ballon qu'on aurait craqué avec les dents.  A force la serveuse allez finir par appeler les flics. Pourtant elle n'arrivait pas à ce décider à entrer. Et si il avait décidé de ne pas venir ? Pire si il avait décidé de venir ? Elle paniquait, il n'y avait pas a redire c'était entièrement de la panique qui avait fini par l'envahir. Ça n'avait pas été le cas quelques heures plutôt quand elle avait enfin eu le courage de poser la lettre dans sa voiture ni même lorsqu'elle avait fait le trajet. Mais là devant ce restaurant où elle avait passé tellement de bon moment elle en finissait par perdre le cour de sa propre pensée. Elle n'arrivait plus à arrêter de mâchouiller l'intérieur de ses joues et ses mains avaient eu raison de la robe noir qu'elle avait décidé de porter, la chiffonnant au point que la partie droite ne ressemblait plus qu'à une boule de papier. Pourquoi fallait-il que la vie soit si compliquée ?

Il faut que tu te calme Sandy, vraiment il le faut.

Elle passa finalement une main dans ses cheveux blond laissé libre pour l'occasion et se dirigea vers la porte. Peut importe ce qui ce passait ce soir elle devait y faire face. Un homme la devança et ouvrit la porte devant elle. Elle ne fit pas vraiment attention à lui avant que celui-ci ne lui parle

-Vous comptez entrer mademoiselle ?
Elle le regarda un instant perdu, coupé de plein fouet dans ses rêveries.
-Je...oui...oui

Elle entendit alors le petit carillon et ce son si familier ne put l’empêcher de sourire de nouveau. Son regard se posa alors de façon instinctif  sur leur table. Zack y était assit et à la vue du jeune homme Sandy ne pu s’empêcher de ressentir ce vent de nostalgie qui emmena au plus loin ses doutes et ses peurs. D'un pas pourtant incertain elle déambula à travers les tables avant de s’arrêter à côté de Zack. Il était là, vraiment, si elle s'était écoutée elle lui aurait sûrement sauté au cou juste pour en être sûr. Mais là contre toute attente elle se mit juste à sourire.

-La ligne verte...et je promets que je n'ai pas triché cette fois-ci...

Elle ne su pas vraiment dire si pourquoi elle avait pensé à ce souvenir en particulier mais il lui semblait que c'était la bonne chose à dire. Après c'était pas comme si elle avait plein de choses à dire... Si ? Bon... Elle avait la soirée pour expliquer le reste...



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Dernière édition par Sandy Wood le Jeu 16 Juil - 17:31, édité 1 fois
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Zack Johnson

❙ r a c e : Humain...normalement.
MessageSujet: Re: Même la mort ne saurait avoir raison de nous (Zack / Sandy)  Mar 14 Juil - 22:21






Même la mort ne saurait avoir raison de nous


♫ We are the nobodies,
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La première pensée qui traversa l’esprit de Zack fut « C’est une blague ? ». C’était Beth Wood et non Sandy qui se tenait devant lui. La cousine de Sandy. Pas la vraie et l’unique, celle pour qui il était venu. La phrase qu’elle prononça le laissa perplexe. Comment pouvait-elle savoir ? Et même. Qu’est-ce qu’elle lui voulait.

- Beth ? Qu’est-ce que… ?

Il se mordit la lèvre pour retenir la remarque cinglante qu’il s’apprêtait à lui lancer en pleine face. Il n’avait pas particulièrement envie d’être en froid avec sa nouvelle patronne et encore moins de perdre son job. Il en avait désespérément besoin.
Avec une déception à peine dissimulée, Zack fixa Beth. A quoi est-ce que tout ça rimait ? Il se le demandait. Il était même sur le point de partir d’ici. Il était venu pour Sandy, pas pour elle. C’était leur endroit, leur table et il n’allait pas partager ça avec une autre Wood que Sandy.
Il y avait cependant quelque chose dans son regard qui l’intriguait. Et dans la phrase qu’elle avait prononcée.
Je n’ai pas triché cette fois-ci.
La Ligne Verte.


Elisabeth Wood. Comme la mère de Sandy. Comme le deuxième prénom de Sandy.
Sandy Elisabeth Wood.
Quel intérêt aurait-eu Sandy à signer avec son nom complet ? L’expression de Zack s’adoucit quand il comprit enfin qui il avait en face de lui, bien qu’on puisse y lire une certaine surprise. Nan, c’était bien trop bizarre. Bien trop étrange pour que ce soit vrai.

- Sandy ?

Comment était-ce possible ? Il se sentit idiot. On était à Ghost Island. Bien sûr que c’était possible. Il avait croisé Sandy tous les jours sans le savoir. A chaque fois qu’il avait échangé avec Elisabeth, il parlait en vérité à Sandy depuis tout ce temps.
Il n’eut soudain plus aucun contrôle sur ses émotions et se redressa d’un bond pour la serrer dans ses bras. Peu importe si on le regardait bizarrement. Peu importe comment Sandy allait réagir. Il avait besoin de ça, besoin de serrer sa meilleure amie contre lui, comme si c’était la seule chose qui lui permettrait de confirmer que c’était bien elle et pas une autre.
Il la lâcha enfin et se recula, la détaillant de la tête au pied.

- C’était toi depuis tout ce temps. Et j’ai rien vu.

Pourquoi ne lui avait-elle rien dit ? Les mots de la lettre qu’elle avait laissée à son intention lui revinrent en mémoire. Elle était morte. La question flotta entre eux, sans être formulée. Il n’avait même pas besoin de la dire à haute voix, car Sandy allait la comprendre.
Comment c’est arrivé, Sandy ? Et pourquoi tu ne m’as rien dit ?




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Sandy E. Wood

❙ r a c e : Démon
MessageSujet: Re: Même la mort ne saurait avoir raison de nous (Zack / Sandy)  Mer 15 Juil - 19:38




“Friendship is born at that moment when one person says to another: « What! You too? I thought I was the only one”

Même la mort ne saurait avoir raison de nous

Zack & Sandy




Sandy se mordit les lèvres quand il l'appela enfin par son prénom. Elle ne pensais pas que ce simple mot prononcé aurait un tel effet sur elle. Un long frisson parcouru son corps, un frisson semblable à celui qu'on éprouve lorsqu'on rentre dans un bain chaud presque brûlant. C'était une sensation familière qui enivrait tous ses sens. Cette sensation fut bien vite submergée lorsque sans prévenir Zack se leva d'un bond et la prit dans ses bras. Il était là, si proche, si réel qu'elle ne put s’empêcher de l'imiter, le serrant dans ses bras comme si sa vie en dépendait. Elle était vivante, elle était là, ils étaient là. Si elle n'avait pas été autant bouleversé elle aurait sans doute fait un commentaire sur le fait que Zack était devenu beaucoup trop sensible mais pour une fois elle ne gâcha pas ce moment.  

-J'ai toujours été une grande actrice...

Vous ne pouvez imaginer à quel point à ce moment précis elle avait envie de l'embrasser. C'était comme si toute l'oxygène de son corps ne suffisait plus à la contenter. Mais elle ne pouvait, elle ne devait pas, le risque était trop important. Elle avait besoin de son meilleur ami dans sa vie, trop pour risquer de le perdre. Mais ça ne l’empêchait pas d'en avoir envie.

Quelques jours plus tôt

Sandy avait fait d'étranges découvertes dans le grenier de la résidence. Samuel, Carmen, elle avait du mal à se faire à l'idée qu'elle pouvait être leur descendante. Beaucoup de questions avaient enfin trouvé leurs réponses mais le doute, la peur quand à eux ne faisait que l'envahir de nouveau. C'était sans doute pour ça qu'elle n'avait pas osée ouvrir tout de suite la boite qu'elle tenait entre les mains. Elle l'avait descendu quelques jours plus tôt attendant d'encaisser ses précédentes découvertes. Si elle avait su jamais elle n'aurait ouvert cette boite.

Quand elle l'ouvrit ce fut comme si les maux du monde entier s'abattaient sur elle. Là au chaud sans sa boite en argent une photo qu'elle n'aurait jamais voulu connaître se dévoilait devant elle. C'était elle, elle est Zack mais à une époque qui n'était pas la leur. Elle se surprit à prendre la photo dans ses mains, une date y était inscrit : Logan, Mia. Jusqu'à là rien de bien étrange diriez vous mise à part la ressemblance étrange entre Zack et Logan ainsi que Sandy et Mia. Mais ce n'était pas tout. Sur la photo on pouvait voir clairement que la relation entre les deux individus ne se se cantonné pas à de la simple amitié. Mia était dans les bras de Logan et avait se regard qui ne ment pas, celui qui laisse entrevoir à quel point elle était amoureuse de lui. Sandy allait reposer la photo quand un sentiment une émotion l'envahit. C'était celle de Mia. Elle pouvait ressentir son amour, son bonheur sa joie de vivre face à cet amour mais aussi sa peine, sa détresse quand il fut brisé.

Mia était l'arrière grand-mère de Sandy et il ne lui fallut pas  longtemps pour qu'elle comprenne qui était Logan. Ce fut à cet instant précis que Sandy perdit le contrôle d'elle même. Elle se sentait dans un étau comme si chaque parcelle d'elle même se brisait, comme si la vie avait décidé de lui faire payer une nouvelle fois le choix qu'elle avait fait. S'en était trop pour elle, beaucoup trop, c'est alors qu'elle perdit le contrôle. D'un mouvement elle fit voler le cadre et une aura dévastatrice fit exploser les vitres de sa chambre et des chambres voisines à la sienne. Ses yeux étaient devenus noir et tout ce qui restait d'humain en elle n'était plus. Sans même réfléchir elle sortie de la résidence et se dirigea dans un bar de la ville. Elle ne su dire pourquoi celui là, elle était comme possédée, ses choix et ses mouvements étaient comme guidés. Quand elle arriva près du bar elle entendit un couple se disputer dans une ruelle. Elle se dirigea vers eux avant de les voir s'embrasser fougueusement. La démon pencha alors la tête comme pour mieux observer la scène avant de les séparer d'un geste de la main. Son corps était bouillant, chacune de ses pensées étaient brouillées par la haine et la peine. Elle ne pouvait pas contrôler sa propre vie alors elle pouvait contrôler celle de simple mortel.
D'une main elle empêcha l'homme de bouger et de l'autre elle étrangla sa femme. Elle ne les touchait pas et tout ça n'était que le fruit d'un pouvoir qu'elle maîtrisait sous le feu de la rage. Elle pouvait entendre le couple la supplier et voir la femme pleurer mais elle s'en foutait. Ils souffriraient tôt ou tard elle leur épargnait juste quelques années de mensonges et de pleur. Elle s'approcha alors de la femme et lui murmura à l'oreille.

-Si je lui laisse le choix, te sauvera-t-il ?

Sans même le regarder Sandy lâcha l'emprise qu'elle avait sur l'homme qui au lieu de venir porter secoure à sa femme se précipita dans le sens opposé. Sandy eut un léger sourire, le genre de sourire qui fait froid dans le dos et ne présage rien de bon. D'un mouvement elle ramena l'homme qui alla s'encastrer dans le mur à côté de sa femme. Elle laissa la femme respirer, celle-ci s'écroula au sol reprenant son souffle. La démon se dirigea vers l'homme, du sang coulé le long de ses lèvres mais sa ne l'a fit pas reculer pour autant. Tout comme pour sa femme elle se concentra pour l'étrangler. Peu à peu elle sentait l'homme luter pour prendre son souffle. Elle s'ingéra alors dans son esprit

« Tu le sens n'est ce pas ? Ce besoin, ton corps lutte, essaye de t'envoyer des décharges pour te rappeler qu'il faut respirer. Mais tu ne peux pas, pauvre de toi, tu va mourir et personne ne viendra t'aider... car tu ne mérite pas d'être sauvé.

Sandy le laissa perdre pied, elle le sentie lutter pour sa survit, elle le laissa se débattre comme un poisson hors de l'eau , le serrant toujours plus jusqu'à ce que sa gorge ne finisse par rompre. Quand elle en eut fini avec lui elle le laissa choir sur le sol sans même un regard. Elle se dirigea alors vers sa femme et s'agenouilla à ses côtés. Cette dernière luttait encore pour respirer mais Sandy ne fit rien pour l'en empêcher.

-Il ne méritait pas de vivre et tu le sais...

Elle se pencha sur elle et utilisa une dernière fois ses pouvoirs pour lui faire oublier son visage avant de partir.

Ce n'est que lorsqu'elle rentra chez elle que Sandy retrouva ses esprits. Quand elle comprit ce qu'elle venait de faire ses jambes ne supportèrent plus son poids et elle s’étala sur le sol. Elle se mit à pleurer encore et encore pendant des heures, des jours peut être. Elle perdait pied, elle n'était plus elle, elle survivait dans ce corps qui n'était pas le sien et avec cette partie d'elle qu'elle n'aurait jamais voulu connaître. C'était donc ça être en transition. Elle était un démon mais elle possédait encore son humanité et c'est elle qui maintenant réveillait lui donnait l'impression de se consumer. Elle venait de tuer un innocent sous les yeux de sa femme. Et pourquoi ? Car elle se perdait, elle ne pouvait pas faire face à son côté démon seule. Certes elle avait Bérith et Gomory mais avec eux c'était comme courir sur une pente savonneuse. Elle avait besoin de Zack pour conserver son humanité, elle avait besoin de lui dans sa vie pour rester humaine car elle n'était pas encore prête à vivre sans. Elle avait eut beau se mentir en se disant que c'était mieux pour lui et qu'il n'avait pas besoin d'elle dans sa vie. Ce n'était pas lui qui avait besoin d'elle. Non c'était elle qui avait besoin de lui peu importe ce qu'il était pour elle et ce qu'ils seraient pour l'un pour l'autre. Le lien qui les unissait était immatériel et peut être n'était-il pas destiné à devenir de l'amour mais il était vital pour elle, salutaire.


-Je ne sais pas Zack...J'étais là avec vous et l'instant d'après...La seule chose dont je me souviens c'est...la peur et la douleur...

Sandy eut des frissons rien qu'en repensant à l'enfer.  La douleur, la solitude, la peur, l’angoisse...Rien que le souvenir de ces moments réussirent à faire disparaître son sourire. Elle se recroquevilla sur elle même légèrement comme si le sol s’apprêtait à disparaître sous ses pieds et la ramener en enfer. Puis en regardant Zack elle se rappela qu'elle n'était pas sur le point d'y retourner alors elle haussa les épaules comme pour s'enlever le poids de ses souvenirs.

-Car il m'a fallut quelques semaines pour comprendre que je ne pouvais pas vivre sans toi...

Elle lui avait dit ça sur un ton si clair qu'il aurait pu prendre ça pour de l'ironie. Mais pour une fois ça n'en était pas. Elle le fixa quelques instants avant de s’asseoir.  

-C'est tellement bon d'être à la maison...avec toi.



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- Stephen King


Dernière édition par Sandy Wood le Jeu 16 Juil - 17:30, édité 1 fois
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Zack Johnson

❙ r a c e : Humain...normalement.
MessageSujet: Re: Même la mort ne saurait avoir raison de nous (Zack / Sandy)  Mer 15 Juil - 23:05






Même la mort ne saurait avoir raison de nous


♫ We are the nobodies,
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When we're dead,
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En la voyant se recroqueviller, Zack s’inquiéta. Elle avait expliqué dans sa lettre. Il y avait une explication. Mais la voir ainsi était quelque chose de nouveau. La Sandy qu’il connaissait se tenait toujours fièrement face à une épreuve difficile. S’il lui arrivait de flancher, elle se redressait rapidement. Là, elle l’avait fait mais… pas comme d’habitude. Ce qu’elle avait vécu là-bas devait vraiment être atroce. Ce qu’elle dit ensuite le laissa incapable de dire un mot pendant plusieurs secondes.
Ce fut à ce moment que Zack prit pleinement conscience du lien qui l’unissait à Sandy.  Une connexion très forte. Il ne comprenait que maintenant, qu’une fois qu’il la retrouvait. Un lien puissant qui avait quelque chose de réconfortant et d’effrayant à la fois.

- There’s no place like home*, n’est-ce pas ?

Il eut un léger sourire qui fut interrompu par l’arrivée d’un serveur. Il était plutôt grand et sa maigreur lui donnait une allure chétive.  Zack le garda à l’œil une seconde avant de se tourner vers Sandy :

- Qu’est-ce tu prends ? C’est à mon tour de payer.

C’était leur truc. A tour de rôle, chacun payait pour les deux. La dernière fois, Sandy avait réglé l’addition et aujourd’hui, c’était à son tour.  Zack n’avait pas oublié et il pensait que rappeler à Sandy leurs petits rituels qui n’appartenaient qu’à eux serait un moyen efficace de la rassurer en lui faisant prendre conscience que l’enfer était derrière elle, qu’elle était bien là, à Ghost Island.
Il attendit qu’elle donne sa réponse avant de commander un simple café. Il n’avait pas spécialement faim, ce soir et une longue nuit à discuter avec Sandy l’attendait visiblement.
Ou pas.

Car une seconde après, une drôle de sensation envahit l’air. Son sourire, qui avait brièvement réapparu s’effaça à nouveau. Ce n’était pas la première fois qu’il venait dans ce restaurant, mais jamais encore il n’avait ressenti un truc pareil. Et ils étaient tous les deux les seuls clients, à présent. Zack chercha à localiser la source de ce qu’il ressentait mais… c’était peine perdu. Il lança un regard à Sandy pour voir si elle le sentait aussi ou si c’était juste son imagination.


* Réplique du Magicien D'Oz (1939)qu'on pourrait grossièrement traduire par Il n'y a rien qui vaille la maison





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Sandy E. Wood

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MessageSujet: Re: Même la mort ne saurait avoir raison de nous (Zack / Sandy)  Jeu 16 Juil - 1:57




“Friendship is born at that moment when one person says to another: « What! You too? I thought I was the only one”

Même la mort ne saurait avoir raison de nous

Zack & Sandy



-Tu n'imagine pas à quel point

Elle lui rendit son sourire avant de porter son regard vers la carte des menus. Elle avait beau être revenue des enfers et être passé par de belles portes il y avait une chose qui n'avait pas changé elle avait toujours les yeux plus gros que le ventre. Elle releva la tête à la question de Zack. Cette question eut raison de ses dernières pensées négatives et elle se mit à sourire de plus belle.

-J'espère bien étant donnée que la dernière fois la note était bien corsée.

L'idée même qu'il pouvait se souvenir de ça lui réchauffa le cœur comme si cette simple phrase était  la preuve qu'il ne l'avait pas oublié.

-Pour moi ce sera un crêpe au chocolat avec un supplément chantilly. Un chocolat chaud avec supplément chamalow ainsi qu'un verre de jus d'orange...et...ce sera tout.

Quand elle eut fini elle posa sa tête entre ses mains prête à entamer une longue et épuisante conversation avec Zack. Cela était sans compter sur leur poisse légendaire. Dieu qu'elle aurait aimé que pour une fois elle les laisse tranquille.
Elle sentait comme une étrange aura, une aura qui commençait à les encercler petit à petit. Elle ressentait ce sentiment désagréable que quelque chose de mauvais était en train de se préparer. Machinalement elle chercha autour d'elle avant de voir que Zack lui aussi était alerté. Au regard qui lui lança elle devina qu'il en était arrivé à la même conclusion qu'elle.

-Zack dis moi que ce n'est pas ce que je crois...

Elle n'eut pas le temps de finir sa phrase que son réveil sonna. Machinalement elle essaya de l'éteindre du revers de la main mais à aucun moment elle ne le toucha. Finalement la sonnerie cessa et lorsqu'elle ouvrit les yeux pour se réveiller elle sentie le poids d'un homme sur elle.

-Debout mon amour il est l'heure.  

Il était à contre jour et elle ne pu voir son visage que lorsque celui-ci s'avança pour l'embrasser. Elle lui rendit son baisé non sans le faire durer un peu. Elle ne voulait pas se lever, elle aurait bien laissé le monde tourner sans eux une heure ou deux.

-Et si je ne veux pas Ethan...

Elle lui le regarda d'un air de défi non sans rire légèrement. Elle savait pertinemment qu'il n'aimait  pas  qu'elle l'appel comme ça. Et c'est sans grande surprise qu'il prit son air réprobateur tout en lui attrapant les mains

-Sandy Elisabeth Wood vous allez me payer cet affront

Gomory mima une scène dans laquelle il l'embrassa de force une de ses mains tenant fermement ses mains tendis que l'autre s’amusait à la chatouiller.  La jeune femme se débattait comme un petit diable et le jeu prit une tout autre tournure quand elle passa ses jambes autour de sa taille. L'homme fini par l'encercler totalement et la ramener tout contre lui. Elle allait l'embrasser avec plus de passion quand une petite tornade entra dans la chambre les faisant lâcher prose simultanément.

-Papa !!!!! Maman !!!! Je veux jouer aussi !!!!! Laissez moi jouer !!!!!!

Sandy et Gomory se regardèrent quelques secondes avant de se mettre à rire joyeusement. D'un commun accord ils se levèrent pour attraper leur fils qui voyant ses parents débouler sur lui se mit à courir dans le sens opposé.

-Au secours Yaya !!!! Ils vont me torturer !!!!!!!




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"Les monstres et les fantômes existent. Ils vivent à l'intérieur de nous, et parfois ils gagnent."
- Stephen King


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Zack Johnson

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MessageSujet: Re: Même la mort ne saurait avoir raison de nous (Zack / Sandy)  Jeu 16 Juil - 13:01






Même la mort ne saurait avoir raison de nous


♫ We are the nobodies,
We wanna be somebodies,
When we're dead,
They'll know just who we are ♪


Là, tout de suite ? C’était bien ce qu’elle pensait. Zack allait finir par croire que le simple fait de passer plus d’une semaine sans que le karma lui rappelle que sa vie, c’était de la merde, à grand coup de pelle dans la gueule était mission impossible. Il allait ouvrir la bouche pour rétorquer mais il n’en eut pas le temps.

La sonnerie du téléphone le réveilla brusquement. Il chercha son portable en grommelant, un seul œil d’ouvert. Le jour où il pourrait faire une grasse matinée sans être dérangé n’était pas prêt d’arriver. Et alors qu’il luttait pour décrocher – connerie de clavier tactile – il faillit réveiller Céleste qui se trouvait à côté de lui. Il  eut à peine le temps de poser le téléphone sur son oreille et de formuler une réponse intelligible que la voix de son frère résonna.

- Hey, tête de pioche, il est midi.
- Ouais, et ?
- On est dimanche. Tu vois où je veux en venir ?


Quelques secondes, le temps que l’information monte au cerveau. Zack se redressa brusquement.

- Merde !
- Essaye de te magner, tu connais la patience légendaire de ta mère.
- C’est aussi la tienne, j’te rappelle.
- Là, actuellement, c’est pas contre moi qu’elle est en train de pester. Tu ferais mieux de te magner.

Et Alex raccrocha, sans laisser à Zack le temps de copieusement l’insulter. Et merde, merde, merde. Il ne perdit pas de temps et fila se préparer avant que sa mère ne trouve une bonne raison pour le tuer. La ponctualité, c’était ce qu’il y avait de plus sacré pour elle. Après Richard Gere. On ne déconnait pas avec Richard Gere. Son agitation éveilla Céleste qui le regarda avec un œil tout aussi endormi.

- Tu savais que c'était aujourd'hui que... Je devais voir mes parents ?
- Oui. Et tu as oublié, encore une fois.
- Je suis en retard, je vais me faire tuer par ma mère.
- Dis leur bonjour de ma part.


Il hocha la tête et déposa un baiser sur le front de Céleste avant de partir. Il savait qu'elle aurait voulu venir mais elle partait dans quelques heures donc elle devait rester pour préparer les bagages.
Le temps à l’extérieur était resplendissant. Zack n’avait pas eu le loisir d’avaler quoique ce soit, mais ce n’était pas utile puisque comme d’habitude, on allait le gaver comme une oie avant Noël.

En entrant dans la maison de ses parents, Zack se demanda si le trajet avait été si court que ça. Mais quelle importance. Le principal était qu’il arrive et qu’il ne soit pas plus en retard qu’il ne l’était déjà. En poussant la porte, le vacarme qui régnait dans le salon le frappa de plein fouet. Son frère se tenait devant l’escalier, un verre à la main et visiblement blasé de la situation.

- La vieille peau montre les photos de ses vacances à Caracas. Et elle a eu le temps de proférer 150 malédictions sur mon humble personne entre le moment où je t’ai appelé et ton arrivée. T’as raté le shooting de Mamie en bikini.

Zack vint se placer à côté de lui en grimaçant.

- Ouais, comme tu dis.
- T’as vérifié s’il n’y avait pas d’arsenic dans ton verre ?
- J’aime vivre dangereusement, tu me connais.

Son cadet éclata de rire et le laissa pour se rendre dans le salon et saluer tout le monde.



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Dernière édition par Zack Johnson le Jeu 16 Juil - 14:51, édité 1 fois
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Sandy E. Wood

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MessageSujet: Re: Même la mort ne saurait avoir raison de nous (Zack / Sandy)  Jeu 16 Juil - 14:29




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Zack & Sandy



Quand elle ouvrit la portière de la voiture Louis se précipita vers la porte d'entrée en toute hâte manquant de tomber à plusieurs reprises. Sandy allait lui courir après mais sa mère posa la main sur son épaule. Sandy la regarda comme si elle l'avait toujours connue comme si ce visage si doux n'était pas qu'un simple souvenir.

-Laisse le va, tu sais comme il est quand on va voir Zack et Alex...

Sandy sourit légèrement avant de regarder Gomory se débattre tête la première dans la voiture. Elle pouvait l'entendre pester à tout va contre ce maudit siège qui ne voulait céder. Ce n'est que quelques minutes plus tard dans un bruit laissant penser qu'il venait de casser bonnement et simplement le siège que Gomory sortie la tête de la voiture son petit trophée entre les bras.  Encore endormie on ne sait par quelle miracle une petite tête blonde se lovait contre lui. Sandy leva les yeux partageait entre l'exaspération et l'attendrissement.

-Je t'avais dit que j'y arriverais seul !
-Oui...oui...Tu as de la chance qu'elle ne se soit pas réveillée...
-Le talent très chère...le talent

La petite famille se dirigea vers la porte ouverte par Louis qui n'avait même pas attendu qu'on lui ouvre pour foncer vers Zack. Sandy avait récupéré Isa qui dormait toujours à point fermé. Quand elle arriva dans la pièce principale. Chacun vaquait à ses occupations et Louis était déjà en train de martyriser le pauvre Alex qui n'avait rien demandé à personne. Sandy allait s'excuser pour cette entrée plus que fracassante quand Sharon s'avança vers elle un sourire resplendissant au bord des lèvres.

-Ne t'en fais ma chérie...je peux...si seulement Zack avait pu être une fille...un peu de douceur...

Sharon tendis les bras pour réceptionner la petite qui pour l'occasion s'était réveillée et tendait aussi les bras.

-Je ne vous le fais pas dire...d’ailleurs où est-il ?

Les deux femmes eurent un rire complice tandis que Sharon lui montrait de la tête la pièce voisine. Sandy ne connaissait que trop cette maison. Zack et elle avaient passés tellement d'heures à jouer  entre ses murs devenant parfois des chasseurs de fantômes ou des aventuriers perdus dans un autre monde. Ils avaient grandit dans l'insouciance et le confort de la petite ville qui au fil des années les avait protégé du monde extérieur et de ses vis.

-Il doit être en train de téléphoner à Céleste.
-Merci...

Elle dépassa James, Gomory et Benjamin qui semblaient être en pleine discussion sans pour autant comprendre ce qu'ils disaient. Quand elle arriva à la porte elle s’arrêta quelque instant pour regarder Zack aller et venir son téléphone à la main. Elle entra discrètement pour ne pas le déranger et en profita pour grignoter un bout de gâteau laissé seul sans surveillance tout en s'asseyant sur le comptoir. Quand elle l'entendit raccrocher elle osa enfin parler.

-Bonjour toi !!! Tu en veux ???

Elle lui montra le gâteau qui devait être le sien un léger sourire espiègle au bord des lèvres. Elle le regardait comme si c'était la première fois depuis des années qu'elle ne l'avait pas vu, comme si elle avait un certain manque. Une sensation étrange lui rappelait pourtant que ce n'était pas le cas, à quoi pensait-elle ? La veille encore il s'était vu... Essayant de chasser cette idée elle reprit la parole.

-Je ne sais pas ce que tu a encore fait à Sharon mais elle semble quelque peut remonté contre toi...




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Zack Johnson

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MessageSujet: Re: Même la mort ne saurait avoir raison de nous (Zack / Sandy)  Ven 17 Juil - 0:08






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Allant et venant, Zack souriait tout en parlant avec Céleste. Il aurait aimé qu’elle soit là, mais son travail exigeait d’elle qu’elle parte le soir pour on ne savait quel pays d’Amérique du Sud. Il resta avec elle un bon moment avant de raccrocher, la laissant ainsi préparer ses bagages. Il sursauta en entendant la voix de Sandy. Elle lui désigna une grosse part de gâteau qui fit prendre conscience à Zack qu’il n’avait rien avalé. Mais qu’il n’avait étrangement pas faim. Il aurait bien refusé mais avec sa mère dans les parages, c’était impossible. Elle irait le forcer à manger son fichu gâteau avec un entonnoir s’il le faut. A la remarque de Sandy, il soupira :

- Tu la connais. La ponctualité, tout ça, tout ça. Un accident de voiture n’est pas une excuse pour arriver en retard à une réunion de famille.

Il ponctua sa phrase par un rire tout en partant à la recherche d’une cuillère dans le tiroir à couvert. Il s’approcha de la part qui n’attendait que lui.
Il fut cependant surpris par l’absence de goût. Dans ses souvenirs, c’était meilleur que ça, pourtant. Il eut une légère grimace et reposa l'assiette.

- Elle a oublié le sucre ou quoi ?

C’était étrange de se trouver là, tous ensemble.
Zack se demanda un instant pourquoi il avait pensé ça. Sandy et lui étaient amis depuis qu’ils étaient en âge de marcher. Entre bagarre et quatre cents coups pour rendre les parents fous. Il avait assisté à son mariage avec Gomory et avait attendu le jeune couple à l’hôpital le jour de la naissance de Louis.
En parlant de Louis, la petite tornade sur patte déboula dans la cuisine en hurlant. Zack eut tout juste le temps de poser le verre qu’il avait saisi pour ne pas le laisser tomber quand Louis se jeta dans ses jambes.

- Hey, doucement, toi le « réprimanda » Zack. Tu vas te faire mal à rentrer dans les gens comme ça.
- C’est Tonton Alex qui m’a dit de venir te voir.


Ben voyons. Comme par hasard ! Zack secoua doucement la tête en levant les yeux au ciel. Sharon fit également son entrée dans la cuisine, replaçant ses cheveux et la mine renfrognée.

- Ta grand-mère a renversé du vin sur la nappe. Une nappe blanche ! ça ne va pas jamais partir ! Je te jure !

Elle leur tournait le dos alors qu’elle cherchait de quoi éponger et Zack fit une grimace à Louis pour le faire rire, tout en prenant garde à ce que sa mère ne le voit pas. Il reprit une expression sérieuse quand elle se retourna vers lui. Trop occupée à pester, elle n'avait donc pas vu que son fils se payait sa tête.

- La famille de ton père va me rendre folle, un de ces jours. Et reste pas là, toi, apporte le plateau dans le salon.

Zack leva les yeux au ciel et maugréa tout en se dirigeant vers ce que sa mère lui montrait :

- Respire, Maman. Tu ne reçois pas non plus le Président des Etats-Unis.
- Zack… Juste… apporte ça au salon, tu veux ?


Il lança un regard à Sandy en haussant les épaules et exécuta les ordres de l’adjugeant-chef et sa fabuleuse capacité de le rajeunir de dix ans.



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Sandy E. Wood

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MessageSujet: Re: Même la mort ne saurait avoir raison de nous (Zack / Sandy)  Ven 17 Juil - 1:40




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Zack & Sandy




Sandy éclata de rire quand Zack lui expliqua pourquoi sa mère était remontée contre lui. C'est vrai que Sharon n'était pas toujours facile à vivre. Combien de fois Zack avait-il été privé de sortie par elle. Certes la plupart du temps elle avait raison. Sandy se rappelait de chaque moment qu'ils avaient passé ensemble comme si tous ces souvenirs s'étaient déroulés la veille. Une partie d'elle même se demandait comment cela était-il possible, comment elle pouvait se souvenir avec exactitude de l'odeur qu'avait la cellule de dégrisement dans laquelle ils avaient été enfermé après avoir emboutit la voiture de James alors qu'ils n'avaient que 14 ans. De chaque discutions qu'ils avaient eux. Cette pensée la troubla avant que la remarque de Zack ne la sorte de ses pensées.

-Je ne trouve pas...il est très bon...

Elle ne comprenait pas vraiment la remarque de Zack mais elle n'eut pas le temps d'y penser plus ça car son fils se précipita vers Zack la tête la première tout en hurlant. Dieu qu'avait-elle fait pour avoir des enfants si vivant. Entre Louis qui passait son temps à courir partout comme si l'enfer était constamment à ses trousses et Isa qui ne faisait toujours pas ses nuits elle n'avait plus vraiment de temps pour elle.

-Parrain !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Elle regarda Zack et son fils se moquer de Sharon qui était rentrée quelques secondes après ce dernier l'air plus contrarié que jamais. Sharon avait tendance à être très exigeante envers elle-même et les autres et aujourd'hui ne faisait pas exception. Elle regarda Zack et sa mère discuter, enfin elle regarda Sharon dicter à Zack la marche à suivre tout en se moquant de lui intérieurement.  
Quand Zack sortie de la pièce suivit de près par Louis Sandy resta quelques instants avec Sharon. Cette dernière frottait une tache qui visiblement se trouvait sur sa robe. Elle frottait encore et encore de plus en plus énergiquement comme si sa vie en dépendait.

-Ça va aller Sharon ?  Vous voulez que je vous aides ?

Sharon ne prit pas la peine de répondre murmurant pour elle même quelque chose que la jeune femme ne pouvait entendre. Sandy s'avança vers elle pour entendre ce qu'elle disait.

-Il va tout gâcher avec ses questions...tout gâcher, on lui offre ce qu'il veut mais ça ne suffit pas...non ça ne suffit pas. Il faut qu'il doute, qu'il pose des questions....tout gâcher !  

Sandy n'eut pas le temps de réagir face à cette scène car elle se trouvait désormais dans le jardin de Adja et Samuel un plat de pâte en salade entre les mains. Elle se dirigeait vers la table de jardin accompagné de Zack qui chercher sur son téléphone le film qu'ils allaient regarder ce soir.

-Dirty Dancing
-Nan !
-Pretty Woman
-Non plus....Tu crois vraiment que j'aime ce genre de film sérieusement ?
-Je sais pas t'es une fille il paraît...
Sandy tenta de lui donner un coup de pied non pas sans faire tomber quelques pâtes au passage.

A aucun moment elle ne se demanda comment elle avait fait pour se retrouver ici. Elle n'en avait juste pas conscience. Le repas chez les Jonhson datait de quelques mois après tout....enfin d'après ses souvenirs. Qui plus est cette journée c'était très bien passé alors pourquoi se serait-elle mise à y repenser...



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Zack Johnson

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MessageSujet: Re: Même la mort ne saurait avoir raison de nous (Zack / Sandy)  Ven 14 Aoû - 20:06






Même la mort ne saurait avoir raison de nous


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Elle était marrante, Sandy. Trouver un film qui irait à tout le monde, hein, c'était facile sur le papier, mais dans la vraie vie.

- The Rocky Horror Picture Show ? lança Zack par dépit.
- Nan ! Si c'est pour revoir des travestis danser, j'ai juste à aller au Temple de l'Orgie.
- Mais c'est culte ! Comment tu peux passer à côté de ta vie en ne regardant pas ce film ?
-

Zack réprima un soupir et anticipa le coup de pied bien ajusté de Sandy en déplaçant sa jambe.

- Les enfants, on arrête ! les réprimanda Samuel qui s'escrimait avec le barbecue. Zack, tu peux venir me donner un coup de main ?

Il ignora délibérément Sandy lui tirant la langue. Difficile à croire qu'elle puisse être mariée et avoir des enfants avec une mentalité pareille. Il se dirigea vers Samuel, éclairé par l'un des derniers rayons de soleil de cette fin de journée d'été.

- Tiens-moi ça, deux petites minutes.
- Comment ça se passe
? demanda Zack en attrapant le plat que lui tendait Samuel et en faisant un signe de tête vers Adja, assise à côté de Sandy.
- La grossesse d'Adja ? Sans trop de problème. La seule chose qu'on ignore, c'est le sexe du bébé.
- Tu penches pour une fille ou pour un garçon ?
- Sandy et toi vous avez déjà parié dessus
?

Zack afficha un sourire coupable. Samuel ne prit pas la peine de faire la moindre remarque. Il les connaissait si bien qu'il savait qu'il était inutile de leur empêcher de faire des paris de ce type. Il déposa un morceau de viande sur le plat que Zack tenait. Ce dernier se demandait ce qu'ils avaient tous à vouloir faire des enfants. D'abord Sandy, puis Samuel et Adja. Il était le dernier du groupe à ne pas en avoir. Et d'un côté, ça ne le dérangeait pas tant que ça. A une époque, il avait en projet de fonder une famille, mais c'était un temps révolu. Avec Céleste, la question ne se posait pas. Elle ne pouvait pas en avoir et par ce fait, Zack n'en voulait pas. Son voyage s'était prolongé car son affaire lui donnait du fil à retordre. Cela ne les empêchait pas de se téléphoner tous les jours et de passer plusieurs heures au téléphone. Même si le travail de Céleste l'obligeait à se déplacer, Zack était quand même heureux d'être avec elle.

- Et toi, comment ça se passe avec ta détective de copine ? demanda Samuel, comme s'il lisait dans les pensées.
- Bien. Elle est...

Elle était où, déjà ? Il ne se souvenait plus. Comment avait-il pu oublier un détail pareil ? Comment est-ce que c'était possible ? Zack eut une drôle de sensation durant quelques secondes. Pourquoi il avait l'impression que tout ceci sonnait faux ? Ce repas, cette vie ? Tout semblait trop parfait, trop artificiel. Un malaise lui tordit le ventre.

- Zack ?

Il secoua la tête et offrit un sourire à Samuel qui le regardait avec un air inquiet.

- Désolé. J'ai mal dormi cette nuit mentit Zack.

Il entendit Sandy et Adja rire et tourna la tête dans leur direction. Elles étaient radieuses toutes les deux. Comment douter de la réalité de la situation ? L'odeur de la nourriture, la chaleur du soleil et ses rayons lumineux. Peut-être un peu trop lumineux justement. C'était comme lors du repas chez ses parents, il y avait... une semaine, deux jours ? Il ne savait plus. Il ne souvenait plus ce qu'il s'était passé entre temps, comme s'il s'était endormi là-bas et réveillé ici. Un truc clochait. Il ne savait pas quoi, mais un truc clochait.

- Je... Je vais porter ça, là-bas.
- D'accord.


Zack s'éloigna, tout en tentant de se ressaisir. C'était stupide, voyons. Tout allait bien. Ils étaient tous là, chacun était heureux et il faisait un temps magnifique. Pourquoi douter une seule seconde ? Parce qu’il y avait trop de petits détails qui ne collaient pas. Il se souvenait parfaitement des heures que Sandy et lui avaient passées à l’adolescence, comme si c’était la veille, mais en revanche, la journée d’avant, la veille, donc, il était incapable de s’en rappeler avec précision.  Il ne savait pas où était Céleste précisément et juste avant de s’en rendre compte, il avait presque accepté la situation. Une chose banale, ne pas savoir où se trouvait sa copine à l’heure actuelle, tiens. Et d’ailleurs, où étaient Gomory et les enfants ? Pourquoi n’étaient-ils pas avec eux ?

A nouveau, le malaise se fit sentir et Zack dut se faire violence pour continuer à marcher jusqu’à la table sans lâcher le plat et s’enfuir en courant.  Il se sentit si étranger à tout ça, soudainement. Il devait continuer à agir normalement, cependant. Pour ne pas attirer les soupçons de… De qui exactement ?
Il prit place à côté de Sandy, en grande conversation avec Adja. Il ne prononça pas le moindre mot, plongé dans ses réflexions et tout en continuant à se comporter « normalement ». Mais maintenant qu’il avait mis le doigt sur quelque chose, il lui était impossible de continuer à plaisanter franchement tant qu’il n’aurait pas trouvé la source du problème.
Ce fut donc tout naturellement, que lorsque Sandy s’éclipsa à la cuisine cinq secondes, Zack la suivit en prétextant vouloir l’aider. Il s’assura que Samuel et Adja ne pouvaient pas  les attendre avant de saisir Sandy par le bras et de lui poser directement la question suivante :

- Tes enfants, tu sais où ils sont ?



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Sandy E. Wood

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MessageSujet: Re: Même la mort ne saurait avoir raison de nous (Zack / Sandy)  Jeu 20 Aoû - 20:06




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Zack & Sandy




Après s'être chamaillé avec son meilleur ami, Sandy se hâta de rejoindre la future maman qui était assise autour de la table. Adja était réellement rayonnante et de mémoire jamais elle ne l'avait vu si heureuse et épanouit que cet après midi là. Son petit ventre arrondie donnait une envie inexplicable à la jeune femme qui ne pu s’empêcher de poser la main sur se dernier espérant ressentir les coups donnés par le bébé. Elle se souvenait parfaitement de ce qu'elle avait ressentit quand elle avait elle même été enceinte de ses deux petits monstres, cette sensation à la fois enivrante et effrayante de sentir grandir en soit un petit bout homme.
Lorsqu'elles sentirent toutes deux les mouvements du bébé Sandy et Adja se mirent à rire doucement en échangeant un regard complice.

-Tu vas nous faire un petit guerrier Adja...
-Oui je pense aussi...il bouge sans arrêt c'est à se demander si il ne s’entraîne pas déjà  pour jouer avec Louis.

Sandy sourit joyeusement à sa remarque tout en regardant Samuel et Zack en train de jouer au apprenti cuisinier. Le souvenir d'une soirée où Zack avait tenu à faire le repas lui revint en tête. Ça avait été juste catastrophique et il avait réellement faillit mettre le feux à la résidence Wood.  Au final ils avaient finit par commander un plat à emporter chez le chinois au bout de la rue. Sandy avait tout de même tenu à goûter un reste de plat qui n'avait pas entièrement cramé et c'était dit qu'au final elle n'avait jamais rien mangé d'aussi...étrange.

-Je ne sais pas si c'est une bonne chose de laisser Zack s'occuper même partiellement du repas tu sais ?
-Oui c'est pour ça que Samuel est autant attentif.
-Je me disais aussi...
Les deux jeunes filles se mirent à rire de plus belle avant qu'Adja ne redevienne un peu plus sérieuse.
-J'avais une question à te poser Sandy
Sandy avait finit par regarder son amie
-Oui vas-y ?
-Avec Samuel on voulait vous demandez à toi et à Zack d'être le parrain et la marraine de notre enfant.
Sandy laissa échapper les quelques biscuits apéritif qu'elle venait de prendre sur la table et resta quelques secondes silencieuse face à  Adja avant d'ouvrir enfin la bouche tout en essayant d'articuler quelque chose.
-Je ne sais pas quoi dire...je...oui ! Oui..Tu n'as même pas idée à quel point ça me touche.
Elle ne pu s’empêcher de prendre son amie dans les bras. Elle était tellement heureuse, pour Adja et Samuel qui allaient avoir l'enfant qu'ils avaient toujours désiré, pour elle et Zack qui allaient bien trop gâter cet enfant et sans doute une nouvelle raison pour se chamailler. Elle allait de nouveau prendre la parole lorsque Zack fini par s’asseoir à coté d'elle. A aucun moment ce dernier ne prit la parole pourtant Sandy sentait que quelque chose n'allait pas avec ce dernier. Il dégageait une aura  qui avait réussit à mettre mal à l'aise la jeune Wood qui décida de s'éclipser dans la cuisine, prétextant aller chercher des assiettes, et l'invitant ainsi silencieusement à le suivre. Elle savait pertinemment que si quelque chose n'allait pas il finirait tôt ou tard par venir lui en parler alors autant s'en charger tout de suite.
Lorsqu'elle arriva dans la cuisine elle n'eut même pas le temps que prendre la parole que Zack l'avait déjà attrapé par le bras lui posant une question à laquelle elle ne s'attendait pas. Instinctivement elle lui répondit sans même réfléchir.
-Où veux-tu qu'ils soient, ils sont à la maison... Elle resta un instant silencieuse essayant de se remémorer le moment où elle était partie pour venir chez Samuel et Adja sans pour autant y arriver...Enfin je pense...Mais où veut tu en venir ?
-Tu es sûre ?
-Oui...Non...Enfin je sais pas c'est pas important de toute façon. Elle ne voyait pas vraiment où il voulait en venir mais une partie d'elle se doutait que l'issue de la discussion ne lui plairait pas vraiment.
-Crois-moi, ça l'est. Est-ce que les choses te semblent bien normales par ici ?
Elle essaya en vain de se souvenir de son départ puis une image brève de la soirée chez les parents de Zack lui revint en tête.
-Je ne me souvient pas... Et oui tous me semblent normales...Enfin il y a bien eu quelques chose la journée où on est allé manger chez tes parents...Mais je ne sais pas vraiment si je n'ai pas juste rêvé..
-Y'a un truc qui va pas. Tout est trop... parfait.
-Je ne vois pas où tu veux en venir...trop parfait...tu préférerais quoi ? Une vie où on risquerait notre peau à chaque coin de rue...Zack qu'est ce qui ne va pas tu commence à me faire peur ?
-Sandy, je sais que ça parait dingue mais... je crois qu'on est pas vraiment à Ghost Island
Sandy le regarda sans vraiment comprendre où il voulait en venir. Pas vraiment à Ghost Island ? Mais c'était stupide, bien sur qu'ils étaient à Ghost Island comment pourrait-il en être autrement ? D'un autre côté le fait que ce soit Zack qui se mette à lui parler de ça l'inquiété au plus haut point. Zack n'était pas fou, loin de là, alors si il se mettait à avoir de telle pensée c'est qu’effectivement quelque chose ne tournait pas rond.
-Explique moi...
-Tout sonne faux. Depuis quand on a grandi ensemble ? Et depuis quand on est tous les deux parfaitement heureux ?
-Je...depuis toujours...Elle ne pouvait, elle ne voulait pas s'imaginer que ça ai pu un jour être autrement.
-On a jamais grandi ensemble, Sandy. Jamais. Rappelle-toi. Ton ami d'enfance, c'était Eliott, pas moi.
Ce fut la parole de trop, celle qui réveilla Sandy de son doux et profond  rêve. Les souvenirs réapparurent par vague la fracassant au passage. Tous ses souvenirs heureux étaient remplacé par les vrais, des souvenirs de peurs, de solitudes l'envahir alors. Certes il y avait aussi de bon moments de très bon mais ils étaient trop peu nombreux pour l’empêcher de perdre pied....
Peu à peu les éléments de la cuisine se mirent à fondre disparaissant dans l'invisible...

Maintenant seule dans une pièce immaculée qui ne semblait pas avoir de limite Sandy n'arrivait pas à maintenir la rage qu'elle ressentait. Si pour l'heure cette rage était tournée vers son meilleur ami elle restait silencieuse supportant le contre coup qu'avait été la découverte de ce faux Ghost Island et du retour à la réalité. Tout ces sentiments enfouis en elle avaient ressurgit tel à ras de marré la laissant seule, la noyant, sans même lui laisser l'espoir de sortir la tête de l'eau. Elle se souvenait de l'horreur qu'avait été l'enfer, de la douleur et de ce que ce voyage avait fait d'elle, un être plus tout à fait humain mais pas encore démon. Un corps qui bouillonné de rage et de sentiments encore bien trop humain, se livrant une guerre en elle au point de la rendre folle. Et puis il y avait Zack, encore et toujours Zack. Là en face de lui ce qu'elle avait pu ressentir pour lui et ce qu'elle ressentait toujours pour lui lui revenait en pleine face. Des sentiments qui lui seraient pour toujours interdit de ressentir. Elle le haïssait pour ça même si une partie d'elle même savait que ce n'était pas à lui qu'elle devait en vouloir. Mais il n'y avait pas que ça et c'était sans doute pour cette deuxième raison qu'elle lui en voulait le plus. En la sortant de ce rêve il la privé à tout jamais de ce semblant de bonheur qu'elle avait pu toucher, effleurer du bout des doigts.Elle n'aurait jamais cette vie parfaite...Une vie tranquille voir même niaise sans doute et il ne fait aucun doute que cette vie l'aurait ennuyait au final, mais c'était aussi un vie où elle n'avait plus à avoir peur du lendemain.
A cet instant précis ça en été beaucoup plus qu'elle ne pouvait en supporter. Elle se tourna alors pour ne plus faire face à Zack et tout en fixant l'immensité, sa rage se déversa en elle sous la forme de larmes rougeâtre qui vinrent sillonner le long de ses joues. Alors sans même essayer de se filtrer sachant pertinemment qu'elle s'en voudrait d'avoir un jour osez lui dire ça elle s'adressa à lui sans pour autant se retourner.

-Je te hais tellement Zack...

Elle serrait tellement les poings que ses ongles avaient finis par entamer la chaire de ses mains.


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Zack Johnson

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MessageSujet: Re: Même la mort ne saurait avoir raison de nous (Zack / Sandy)  Jeu 27 Aoû - 21:48






Même la mort ne saurait avoir raison de nous


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Elle le haïssait. L’entendre dire ça lui faisait mal. Mais il n’avait pas eu le choix. Aurait-elle longtemps pu vivre dans un monde totalement faux ?

- Sandy…

Il entendait quelque chose qui frappait contre du bois. Sandy lui tournait le dos. Il avança d’un pas dans sa direction, prêt à poser une main sur son épaule dans le but de s’expliquer mais au dernier moment, il se ravisa.  Elle ne lui pardonnerait jamais.
Le bruit se fit de plus en plus fort.

Les gémissements, les murmures et les rires qui fusaient sans raison, passe encore. Mais le plus désagréable était probablement ce pauvre gars, qui se frappait lentement la tête contre l’étagère depuis plus d’une heure. Un « bam » régulier mais qui à la longue portait sur les nerfs et donnait envie de l’aider à se frapper la tête un peu plus fort, histoire de l’aider à atteindre son but, à savoir : s’assommer.

- Zack, je te parles.

La voix d’Alex, sèche, le sortit de sa contemplation. Il tourna la tête en direction de son frère aîné. Il avait cet air qu’il ne connaissait que trop bien pour l’avoir souvent vu ces derniers temps. Zack savait qu’il avait l’envie de se tirer d’ici mais qu’il se sentait obligé de rester. Pour lui.

- Oui, je t’entends.

Alex ne prit même pas la peine de retenir son soupir en se redressant sur la chaise en face de Zack. Il était nerveux. Qui ne le serait pas ici ? Qui ne le serait pas en voyant un membre de sa famille dans ce genre d’endroit.

- J’comprends pas. J’ai beau chercher, je ne comprends pas. T’allais sortir de là dans un mois. Pourquoi t’as fait ça ?

Pourquoi il avait fait quoi ? Un instant, Zack eut du mal à se souvenir. Qu’avait-il fait ?

- Sérieux, Zack. J’en ai marre de tes conneries. J’sais pas à quel moment ça a commencé à partir en couille dans ta tête, mais là, je sature. Pendant que t’es là, c’est moi qui dois gérer tout ce bordel. Entre les parents, les frais, le boulot et toi, je sais plus où donner la tête.

Pour toute réponse, l’intéressé baissa la tête. Il était devenu en peu de temps le fardeau de la famille. Un long silence plana entre eux.

- Un mois, Zack. Tu avais juste un mois à tenir. C’était pas possible pour toi ?

Nouveau silence. Alex perdit patience. Sa voix se fit plus sèche.

- Réponds-moi, putain ! Tu crois que ça m’amuse de venir ici toutes les semaines ? D’avoir peur de recevoir un appel m’informant que t’as fait une connerie ? Tu ne peux pas te contenter de prendre tes putains de pilules et de prendre ton mal en patience, merde ?!
- Alex… Je…

Avant que Zack ne termine sa phrase, son frère se redressa d’un bond, allongea les bras au-dessus de la table qui les séparait pour saisir les poignets de Zack. Des bandages les recouvraient.

- C’est quoi ton excuse pour ça ? Hein ?! Les voix dans ta tête qui t’ont dit de le faire ? Ces histoires de démon, de fantômes, de ville qui n’existent même pas ?! T’as toujours pas compris que Ghost Island, c’était dans ta tête, Zack ?

Il le lâchant et Zack se tassa sur sa chaise, instinctivement. La perte de patience d’Alex avait attiré des infirmiers. Mais ce dernier continua d’hurler, forçant Zack à se redresser et trouver refuge quelques pas plus loin :

- Ils veulent plus te laisser sortir, espèce de taré ! T’es un danger pour ton entourage et pour toi-même !
- Alexander, calmez-vous
lança une voix derrière eux.

Zack savait à qui elle appartenait. Et cela suffit à lui donner davantage envie de disparaitre. Mais il ne fut pas le seul. La voix provoqua des murmures chez les autres patients. Alex se tourna vers leur interlocuteur, un homme plus grand que la normale, aux cheveux châtains.  Le Dr Jekyll affichait un air sévère en direction de l’aîné.

- A crier comme ça, vous rendez les patients nerveux. Et ce n’est pas comme ça que Zack ira mieux.

Ce sera pas grâce à toi non plus songea Zack, tendu. Quand le regard de Jekyll s’arrêta sur lui, il baissa la tête. Alex haussa les épaules.

- C’est plus mon problème, maintenant.

Sur ces mots, il fit volte-face, laissant derrière lui un Zack éberlué. Non, il ne pouvait pas... Il ne pouvait pas faire ça ! Alors qu’il amorça un geste pour retenir son frère, un infirmier se plaça en travers de sa route et le saisit par le bras.

- Alex ! Ne me laisse pas là !

Mais il ne se retourna pas. La porte se referma derrière lui. Zack sentit le désespoir s’abattre sur lui. Immobile, il ne réagit même pas quand on le força à reculer vers le mur. Jekyll se matérialisa devant lui, tel un mur entre lui et le monde extérieur qui venait tout juste de lui filer entre les doigts.

- On dirait que le séjour se prolonge pour vous.

Zack ne prit même pas la peine de relever son air satisfait. Ni même le ton qu’il avait employé. A présent que la seule personne qui comptait pour lui venait de lui tourner le dos, tout ça n’avait plus d’importance.  Il aurait pu se dégager pour rattraper son frère mais il savait très bien qu’il n’aurait le temps de faire seulement deux pas avant que les infirmiers ne lui tombent dessus et sautent sur l’occasion pour l’abrutir de calmants. Et il était hors de question qu’il leur fasse ce plaisir. Ni à Jekyll, ni à ses pantins serviles.

- Bien. Raccompagnez-le, je passerais le voir plus tard.

Hein ?

- Ah, je suis bête. Vous n’êtes pas encore au courant. Désormais, je serais en charge de votre dossier.

Merde.
Il était mal. Très mal.
C’était certain. Il n’allait jamais sortir d’ici.



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Sandy E. Wood

❙ r a c e : Démon
MessageSujet: Re: Même la mort ne saurait avoir raison de nous (Zack / Sandy)  Sam 29 Aoû - 19:54




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Même la mort ne saurait avoir raison de nous

Zack & Sandy



La blancheur immaculée de la pièce perdait peu à peu de sa splendeur. Une sensation de vide envahit alors Sandy qui avait plongé son regard dans l'infini qui se dessinait devant elle. Seule la voix de Zack lui rappelait qu'elle n'était pas si seule dans cette immensité. Toutefois sa voix semblait étouffé, lointaine, comme si le jeune homme ne se trouvait déjà plus derrière elle. Si elle n'était pas en train de pleurer sans doute se serait elle retourner pour lui faire face. Mais là, elle s'interdisait de lui montrer à quel point elle était touchée par ce qui venait de se passer.

Ce n'est que quand le décor changea radicalement qu'elle se tourna, espérant y trouver le réconfort d'un ami vivant la même expérience qu'elle mais là encore l'immensité lui fit face. Mais malheureusement pour elle, elle n'avait plus rien de blanche et de pure, non, elle était sombre rougeâtre et étouffante. Rapidement un décor qu'elle ne connaissait que trop se dessina devant elle. Une étendu sans fin, un relief mordant et une chaleur torride. C'était l'enfer, l'enfer prenait forme devant ses yeux et son impuissance flagrante. Il était hors de question pour elle de revenir dans cet endroit, elle ne pouvait pas de nouveau vivre cette expérience. Intérieurement elle savait pertinemment qu'elle ne pourrait pas survivre une seconde fois à ses flammes. Si seulement elle avait eut un endroit où se cacher sans doute se serait-elle mise à courir...Si seulement...

La chaleur était étouffante et cette odeur, non cette odeur était juste insupportable et il y avait aussi ces cris, entêtant.... Là seule dans cette pièce, les mains liées au dessus de la tête, la pointe de ses pieds touchant difficilement le sol Sandy n'arrivait même plus à se souvenir de qui elle était et de où elle se trouvait. Seule la douleur lancinante, immuable bercé ses jours. Cette douleur aussi terrible soit-elle était au file des jours devenues, un réconfort, comme l'indice d'une vie qui était et existait encore. Lorsqu'elle reprit connaissance il lui fallut un effort démesuré rien que pour ouvrir les yeux. Une énergie qu'elle ne possédait plus depuis longtemps qui pourtant surgissait du néant. Et cette odeur, mon dieu si elle avait eu la force de déglutir sans doute en aurait-elle vomie.

Naviguant entre conscience et inconscience Sandy n'arrivait plus à émerger totalement. Les cris qui l’entouraient la maintenait dans un état de veille constant. Il y avait pourtant quelque chose qui s'éveillait en elle à chaque retour. Une douleur physique qui la rongeait de plus en plus. Une douleur qui à son apogée aurait raison d'elle et la plongerait dans la folie. Ce n'est qu'au but de quelques heures de lutte contre son propre corps qu'elle réussit à reprendre totalement conscience. Si elle avait su, elle ne serait pas donné tant de mal pour revenir. Une douleur incommensurable l'envahit soudainement et alors que son regard était jusqu'alors obsédé par ce qu'il y avait devant elle, elle pencha la tête pour regarder l'origine de cette douleur. C'est alors qu'elle comprit d'où venait cette odeur. Son corps, toute la partie gauche de ce dernier plus précisément était noircit par les flammes. Une partie de la chair de son avant bras était déjà dans un état de putréfaction avancé quand l'os lui n'était pas visible. Face à cette vision la douleur devint alors plus grande et elle se mit à hurler. Elle hurla si fort que sa gorge ne put en supporter plus et elle ne put prononcer la moindre parole.

Des larmes coulaient le long de ses joues et la peur ainsi que la douleur se lisaient parfaitement sur son visage. Maintenant qu'elle était réveillé et pleinement en possession de son esprit elle savait très bien ce qui l'avait mise dans cet état. C'est alors que l'horreur s'invita près d'elle sous une forme, une silhouette brumeuse de ce qui devait s'en doute faire référence à un corps humain, sans visage. Elle pouvait l'entendre clairement dans sa tête.

-Tu es réveillée....Très bien nous allons pouvoir monter d'un niveau...

L'entité était terrifiante, elle possédait une aura à vous faire glacer le sang. La jeune femme savait pertinemment que cette arrivée n'apportait rien de bon. Elle n'eut pas le temps de répliquer que déjà une lame entailler son dos de plusieurs centimètres de profondeur. Elle ne pouvait plus crier ni hurler mais ses larmes parlaient d'elles mêmes. La lame avait été posée sur le coté droit de sa nuque avant de mordre la chair et de descendre sous son omoplate gauche entraînant avec elle une coulée de sang qui s'étala sur le sol avant de s'évaporer par la seule chaleur de ce dernier. Maintenant seule maîtresse, la douleur s’immisçait  dans l'esprit Sandy lui faisant oublier Ghost Island, son enfance, sa famille, ses amis...Zack. Elle oubliait peu à peu leurs visages, leurs voix, les moments heureux qu'elle avait pu passer avec eux. Seule la douleur et le vide l’habitait...



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Zack Johnson

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MessageSujet: Re: Même la mort ne saurait avoir raison de nous (Zack / Sandy)  Sam 5 Sep - 20:48






Même la mort ne saurait avoir raison de nous


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Le bureau de Jekyll ne donnait aucune échappatoire. Aucun tableau dans lequel se plonger et faire semblant d'être subjugué pour ne pas avoir à écouter. Aucune plante verte qui pourrait malencontreusement capter son attention. Que des murs blancs, sobres, et tristes. Tout comme cet endroit.
Depuis combien de temps Zack était dans ce bourbier ? Il ne le savait pas. Il avait perdu le compte. Il ne se rappelait plus de rien. Il ne savait plus où il était ni depuis quand. Il ne savait plus ce qu'il avait fait pour être ici, ni pourquoi il avait l'impression d'avoir vu Jekyll ailleurs qu'ici.
Et le silence faisait maintenant partie intégrante de sa vie.

Cela faisait plusieurs minutes qu'il gardait les lèvres scellées, sous le regard inquisiteur du docteur. Et il avait l'intention de continuer sur sa lancée. Pourquoi parler puisque tout ce qu'il dirait n'aurait aucun sens aux yeux de tous ?
En voyant Jekyll se redresser, il sentit ses muscles se crisper.

Bien, Zack. Maintenant que je suis responsable de vous, il faudrait qu'on revoit votre dossier.

Voix faussement amicale. Ça ne prenait pas avec lui.

– Quand vous êtes arrivé ici, vous teniez des propos incohérents sur une ville. Ghost Island. Vous vous en souvenez ?


Zack ne répondit pas. Bien sûr qu'il se souvenait de Ghost Island. Comment oublier ?

– Cette ville n'a jamais existé que dans votre tête. Les choses que vous y avez... vécues ne se sont jamais produite.

Menteur.

Jekyll parut absorbé par la lecture du dossier qu'il tenait devant lui. Zack se surprit à calculer le temps qu'il faudrait au brave docteur pour appeler du renfort si son patient se faisait la malle. Et aussi la dose de calmant qu'on lui injecterait, ainsi que les jours qu'il passerait dans un état léthargique sans la moindre notion du temps, ni même de sa propre existence.

– Qui est Sandy ?
– Ma meilleure amie.


Zack avait répondu sans même réfléchir. Et il regretta instantanément. Car en répondant, il laissait Jekyll s'introduire dans sa tête. Et il refusait que ça arrive. Jekyll posa un regard qu'on aurait pu qualifier de doux et compréhensif sur lui. Sans doute pour le mettre en confiance. Le lien médecin-patient, tout ça, tout ça.  Un lien qui n'existerait jamais entre Zack et lui, pour la simple et bonne raison que Zack ne lui faisait pas confiance. Il ne faisait confiance à personne ici.

Zack. Sandy n'existe pas. Ni Berith. Ni aucune des personnes dont vous parliez sans cesse.

Il ment. Tu le sais, Zack.

Cette voix... Cette voix qui revenait, encore et encore, directement dans son esprit. Zack ferma un bref instant les yeux. Il ne devait rien montrer. Son visage devait être un masque. Inexpressif. Il devait rester inexpressif.

Vous savez, il y a une explication logique. La schizophrénie est beaucoup plus répandue qu'on l'imagine.

Qui est le véritable fou, ici ? Toi ? Ou lui ?

Cette voix familière qui semblait provenir des entrailles de la Terre. Gutturale, glissant sur sa peau, comme le ferait du papier de verre sur un meuble verni. Il l'avait tant entendu qu'il pourrait la reconnaître entre mille.
Pour se donner une contenance, il baissa les yeux vers l'un de ses poignets.

Tu sais très bien qui t'a fait ça. Et ce n'est pas toi, contrairement à ce qu'ils racontent ici pour te garder le plus longtemps possible. Ton frère a tort. Tu n'es pas un danger pour les autres. Les autres sont un danger pour toi.

Zack ?

Il redressa la tête. Sans s'en apercevoir, il avait commencé à se masser la tempe. Un geste machinal, qui lui prenait souvent quand il se trouvait face à quelque chose qu'il ne comprenait pas. Ou quelque chose qui le perturbait. Comme cette voix, ces fichus bandages – il était incapable de se rappeler comment ils étaient arrivé là – ou même cette conversation.

– Vous aviez fait des progrès, récemment, si je ne me trompe pas. Vous aviez réussi à reconnaître que Sandy n'avait jamais existé.
– C'est faux. Sandy est réelle.
– Non, Zack. Sandy Wood n'existe pas.
– Menteur.


C'est ça, Zack. Sandy est réelle, ne l'oublie pas. Sandy est réelle et elle t'a laissé tomber. Au moment où tu avais le plus besoin d'elle, elle t'a tourné le dos.

Non. Sandy n'aurait jamais fait ça. Jamais. Ils avaient vécus trop de choses ensemble pour qu'elle lui tourne le dos.

Ce n'est qu'un juste retour des choses, après tout. Toi aussi, tu l'as laissé tomber. Et tu l'as remplacé bien vite. Tu n'as pas mis longtemps avant de tomber dans les bras de Céleste. Comme si Sandy n'avait jamais été importante à tes yeux.

Ferme-la murmura Zack.
Pardon ?
– Pas vous... Berith.

A travers ses yeux clos, Zack pouvait deviner l'expression de Jekyll. Il les rouvrit. Comme il l'avait pensé, le docteur le fixait.

– Berith ? Le démon ?
– Oui.
– Et qu'est-ce qu'il vous dit ?
– Demandez-lui, il est derrière vous.


Jekyll se retourna vivement avant de regarder Zack à nouveau. Comment ne pouvait-il pas le voir ? La fumée noire, avec sa forme humanoïde tranchait sur les murs blancs. On ne pouvait voir que ça. Zack n'avait jamais vu une telle obscurité avant de le voir pour la première fois.  Il absorbait toute la lumière. La forme se fondit derrière l'épaule gauche de Jekyll, narguant à la fois le docteur et Zack, le seul des deux à pouvoir le voir.

Il ne te croira pas. Tu auras beau hurler à qui veut l'entendre que je suis là, personne ne te croira. Tu ne sortiras jamais d'ici. Jamais. Mais rassure-toi, moi, je serais là.

Sa dernière phrase sonnait davantage comme une réalité qu'un avertissement.

Chaque jour se déroula ainsi. Sa séance avec Jekyll tournait au vinaigre car Berith intervenait, semant la zizanie en bombardant Zack de petites remarques, de souvenirs de ce qu’avait pu être sa vie à Ghost Island. Et si Jekyll tentait de le convaincre du mieux possible que tout était dans sa tête, quand il y parvenait un tant soit peu, Berith réduisait ses efforts à néant. Pourtant, dans le peu de souvenir qu’il gardait de Ghost Island, le démon n’avait jamais été son ennemi. Jamais.
Pourquoi lui en voulait-il donc à ce point ? Pourquoi le harcelait-il ?
Il perdait totalement la notion du temps. Il parlait à Jekyll pour se retrouver la seconde d’après, dans cette chambre déprimante en compagnie de Berith qui le harcelait du soir au matin. Il sentait son état mental s’aggraver et savait qu’il ne pouvait absolument rien y faire.

D’immenses cernes sous les yeux, Zack avait du mal à rester concentré sur la voix de Jekyll tout en ignorant Berith qui continuait son manège comme d’habitude. Il n’en pouvait plus.

- Parlons de Christina.

Un rire nerveux s’échappa de la gorge de Zack. Un son si étrange qu’il lui semblait appartenir à une autre personne.

- Non. On ne parlera pas de Christina.
- Pourtant…
- Non, docteur. Je ne veux pas en parler.


Il secoua la tête lentement et fermement. On s’aventurait sur un terrain glissant. Il voulait bien laisser Jekyll et Berith le harceler à tour de rôle, mais il voulait qu’on le laisse en paix avec Christina.
Mais Berith, qui ne perdait pas une occasion d’enfoncer le clou ne l’entendit pas de cette oreille. Zack vit du coin de l’œil son ombre se matérialiser à côté de lui, si près qu’il n’avait qu’à tendre le bras pour traverser l’écran de fumée.

Ah oui, tiens. Je l’avais presque oubliée, celle-là. Toi aussi, d’ailleurs, non ?

Il se fit violence pour ignorer ses propos. Et pour ne pas exploser.

- Pourquoi refusez-vous d’aborder le sujet ? Vous ressentez de la culpabilité ?

Normal que tu te sentes coupable. C’est toi qui aurais dû être à sa place. C’est à cause de toi qu’elle est morte. Elle nourrit les vers pendant que toi, tu continues sur ta lancée de briseur de vie. Chris, Sandy et bientôt, Céleste sera la prochaine.

Il prit sa tête entre ses mains, au bord de la crise de nerf.

- Votre refus d’en parler montre bien que vous n’avez pas fait votre deuil. Et c’est peut-être la raison pour laquelle vous avez tout inventé. C’était vous au volant de cette voiture et vous avez la culpabilité du survivant, ce qui est normal.

T’entends ça, Zack ? La culpabilité du survivant. C’est sûr que ce n’était pas beau à voir. Elle a été mise en pièce, la pauvre.

- FERMEZ-LA !

Il s’était redressé, fusillant Jekyll du regard. Berith eut un rire avant de disparaitre pour réapparaitre derrière le docteur.

- Je veux simplement qu’on me laisse tranquille, c’est trop demandé ?!
- Zack… Je vous conseille de vous calmer.
- Sinon quoi ?


Il savait très bien ce qui allait lui arriver. Injection et réveil en salle d’isolement. Mais si ça lui permettait de pouvoir dormir sans Berith pour lui murmurer des choses affreuses à l’oreille, il prenait le risque.

Et ça n’avait pas raté. Ils lui étaient tombé dessus à trois, au moment où Zack fracassait une chaise contre un mur après que Jekyll lui ai imposé une seconde fois de s’asseoir. Il se rappelait juste du moment où la porte s’était ouverte brusquement et où il avait reçu un coup en plein visage. Le reste, c’était le néant. Au fur à mesure qu’il mettait les derniers éléments en place dans son esprit, Zack eut le plaisir d’y voir Berith posté dans un coin, attendant son heure. Il ne le laisserait jamais tranquille. Il continuerait à le tourmenter. Jusqu’à ce que Zack ne puisse plus se battre contre lui.
Et il n’avait plus envie de se battre. Il voulait simplement que ça se termine. Qu’on le laisse mourir s’il tentait de s’ouvrir les veines.
Dos au mur, assis sur le sol, il porta un regard épuisé en direction de l’ombre.

- Pourquoi tu ne me laisses pas ? Qu’est-ce que tu me veux ?

La fumée avança vers Zack qui ne se recula pas. Pourquoi faire après, tout ? Berith avait déjà gagné.
La lumière vacilla quelques secondes quand l’humain leva la tête vers le démon.

Tu veux que ça s’arrête, hein ?

Il y un tintement et quelque chose de brillant tomba sur le sol, entre lui et Berith. Baissant les yeux, Zack découvrit quelque chose qui avait la forme d’un petit rectangle en métal. Une lame de rasoir.

Fais-le.




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Sandy E. Wood

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MessageSujet: Re: Même la mort ne saurait avoir raison de nous (Zack / Sandy)  Mer 9 Sep - 15:06




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Zack & Sandy



La douleur était telle qu'elle en prenait le pas sur sa raison. L'obscurité dans lequel son esprit tenté de la préserver était des plus sombres. Seule dans un corridor sans fin elle avançait sans but. De part et d'autre du couloir des portes closes rythmées ses pas. Ses mains glissées le long de celles-ci sans pour autant pouvoir les ouvrir. Elle pouvait entendre le bruit de ses pas, la plante de ses pieds touchant le sol glaciale. Où était-elle ? Un songe ? Une nouvelle torture inventée par son tortionnaire ? Pourquoi ne pouvait-elle pas ouvrir ces portes ? Tant de questions se bousculaient en elle si bien que la douleur non existante de son corps ne lui sembla pas être déroutante. Non ce qui la perturbait le plus était ces cris incessant venant de toute part. Elle était encore en train d'avancer quand son corps se stoppa net la faisant pivoter l'obligeant à faire face à une porte. Elle pouvait clairement entendre une discussion entre deux hommes de l'autre côté de la pièce « C'est faux, Sandy est réelle ». Elle connaissait cette voix, elle semblait si familière. Pourquoi était-elle si familière ?Une sensation étrange envahit alors son corps comme si chaque parcelle de son être se souvenait de l'homme derrière cette porte. Qui était-il ? Elle posa alors la main sur la poignet et tenta de l'ouvrir en vain. Elle était comme perdue au beau milieu de ses souvenirs. Une voix lui intimé de se souvenir de ce homme, lui conjuré de se souvenir de lui comme si son simple souvenir pouvait lui permettre d'ouvrir un passage. « Non Zack. Sandy Wood n'éxiste pas » Zack ? Pourquoi n'arrivait-elle pas à se souvenir. Une douleur incommensurable la frappa alors comme et elle sentit une force tenter de la retenir. Comme si quelqu'un ou quelque chose tentait de la réveiller pour l’empêcher de se rappeler « Il faut que tu te rappel Sandy et il le faut maintenant » .« Menteur ». Cette voix, encore une fois. Elle réanima un trouble en elle qui se soldat par une profonde et intense décharge. « Zack ! ». Elle se souvenait, une vague d'émotion et l'envahit soudainement la faisant perdre l'équilibre. Elle s’étala alors sur le sol  les mains toujours collées contre le bois de la porte. Des lumières au loin commençaient à éclairer le couloir dans lequel elle se trouvait. Tout comme elles ses souvenirs reprenaient places dans son esprit. Tout ceci n'était pas réel...le fruit de son imagination...de ses souvenirs...de ses cauchemars. Quand les derniers rayons lumineux l'atteignirent Sandy avait reprit ses esprits et elle comprit en quelques secondes l'endroit dans lequel elle se trouvait. Un asile, l'enfer de Zack était un asile. Il fallait qu'elle le sorte de la avant que la toute la raison de ce dernier ne ce soit volatilisé. Elle enfonça alors la porte qui se trouvait en face d'elle espérant y trouver Zack. La déception fut grande quand elle s'aperçut qu'il ne s'agissait là que d'un vulgaire placard à balais. Des tenus de médecins et d'infirmières étaient entreposés sagement de part et d'autre de la pièce. Elle ne savait pas très bien comment, ni où elle trouverait Zack mais une chose était sûre. Si ce cauchemar était aussi réel que le précédent elle devait à tout prit faire en sorte de ne pas se faire remarquer pour arriver à lui le plus rapidement possible. Elle se débarrassa alors de ses affaires, qui il fallait bien le reconnaître n'étaient là qu'une simple robe blanche taché de son propre sang. En changeant d'univers ses blessures avaient totalement disparut et c'est avec soulagement qu'elle s'aperçut que son corps n'était plus en décomposition. Elle trouva assez facilement une tenue d'infirmière même si elle constata que ce n'était pas vraiment sa taille. « Géniale moi qui voulait me fondre dans la masse, je ressemble à une caricature vulgaire de sage femme... ». Elle ne chercha pas à en trouver une autre, le temps jouait contre elle et elle n'était pas venu se la jouer reine du shopping alors elle se précipita en dehors de la pièce.
Au début elle croisa des malades et des employés qui ne la remarquèrent pas vraiment. Une force en elle la guidait vers Zack comme si elle savait de façon sûre où trouver le jeune homme. Il fallait croire que même dans cet enfer leur lien ne s'était pas brisé pour autant. Plus elle se rapprochait de lui, plus les regards des protagonistes de cet enfer semblaient la dévisager.  Et il ne fallut pas longtemps avant qu'un homme tout de blanc vêtu  ne l'interpelle. « Vous n'avez rien à faire ici...ce n'est pas vôtre monde... ». Il n'avait n'y avait pas été par quartes chemin pour lui faire comprendre qu'il savait qui elle était. Au moment même où il finit sa phrase un petit groupe de malade ainsi que deux infirmière se tournèrent vers elle. Leur visage n'avait plus rien d'humain et si Sandy n'avait pas était un démon elle en aurait sûrement eut une sueur froide. Elle se contenta alors de les regarder ses yeux bleues laissant place à un regard des plus noirs. Ses yeux n'avait plus d'iris, plus de pupille.« Putain j'ai pas le temps pour vos conneries... » D'un geste elle envoya valser le premier homme contre un mur, tête la première. Le son que fit son cou en s'écrasant contre ce dernier ne laissa aucun doute quand à l'était de sa nuque. D'un simple geste, elle venait de le tuer. Elle en fit de même avec les deux infirmières avant qu'un malade ne se jette sur elle la poignardant en plein dans l'épaule. La douleur ne sembla pas la gêner et elle lui sourit alors sadiquement tout en inclinant la tête. A cet instant précis il n'y avait plus rien d'humain en elle. La rage, le peur et l'urgence avaient permis à la démone qu'elle était de prendre place et de laisser de côté l'humaine qu'elle était. « Aie... ». Tout en feintant d'avoir mal elle  posa sa main sur le cou de l'homme et ne tenta pas de l'étouffer, non elle se contant de serrer le poing pour le broyer purement et simplement. Une fois fait elle éclata une table contre le plafond de la pièce et sans même avoir besoin de se salir les mains elle empala le reste des malades. Sandy était dans un état qu'on aurait pu assez facilement appelé un état de fureur. Combinait avec le fait qu'elle se trouvait dans un rêve son pouvoir ne semblait plus avoir de limite. Son propre sang coulait le long de son corps et tachait déjà cette nouvelle tenue. « Moi qui voulait faire bonne impression... ». Elle continua alors son chemin non sans tuer toute forme de vie sur son passage. Avait-elle réellement conscience qu'il ne s'agissait là que d'image et non d'être humain. Il pourrait être réconfortant de le croire mais je ne pense pas que fut le cas à ce moment précis. Son esprit était focalisé sur une seule et unique chose trouver Zack et le sortir de ce merdier avant qu'il ne l'emporte.
Une fois devant la porte un homme qu'elle ne connaissait que trop lui barra le passage. Sur son uniforme elle pouvait lire clairement l'insigne« Docteur Jekyll »qu'il portait fièrement. « Sérieusement Zack...De tous les mecs possibles  faut que ce soit lui ton médecin traitant... » Sans qu'elle n'eut le temps de répliquer le docteur cala sa main sur son cou et la plaqua contre le mur. « On ne dérange pas un patient pendant sa thérapie... »Elle tenta de se défaire de l'emprise qu'il avait sur elle en empoignant son poignet. Elle eut beau serrer de toute ses forces elle ne réussit pas à le faire lâcher prise. « Tu n'y arrivera pas...il serra trop tard... » Un cour instant l'image de Zack envahit son esprit elle assistait à une scène qui eut pour effet de la mettre hors d'elle. Elle voyait Zack allonger dans son propre sang, un dernier souffle de vie quittant son corps tandis qu'elle franchissait la porte qui les séparait. Était-ce une vision du futur ou une image que le monstre en face d'elle lui envoyait. Elle ne voulait pas et ne pouvait pas attendre de savoir ce qu'il en était. Ses yeux étaient toujours aussi noir, une nouvelle fois tout trace d'humanité venait de la quitter et sans même qu'elle n'en prit conscience elle envoya le docteur à l'autre bout du couloir dans un fracas qui fit trembler les portes.De là où elle était elle avait pu entendre ses os se briser et le bruit de sa chair mordu par une barre de métal qui venait de transpercer son crâne de part en part. Elle se précipita alors vers la porte de la chambre de Zack. La vision qu'elle eut alors la troubla à tel point que la démone laissa immédiatement place à l'humaine qu'elle était, ses yeux redevenant aussi bleus et clairs qu'à l'origine. Elle était devant Zack, c'était bien lui, elle pouvait le sentir au plus profond d'elle, au plus profond de sa chair, de son être. L'état dans lequel il était lui fait froid dans le dos, que lui avaient-ils fait ? Elle ne put se contrôler et se précipita vers lui quand elle remarqua qu'il venait de s'entailler le poignet droit. Il allait s'ouvrir le second poignet quand elle arriva près de lui et le força à se défaire de la lame. « Zack ! Je t'en pris...arrête ». Elle avait posé la main sur son poignet pour empêcher son sang de couler. Elle qui quelques secondes plus tôt était si sûre d'elle voyait sa main trembler sans qu'elle ne puisse l'en empêcher. Zack était l'homme qu'elle aimait, elle avait beau se convaincre du contraire, essayer de l'oublier de lui donner la chance qu'il méritait de vivre une vie normale avec une fille qui lui apporterait autre chose que la mort et la désolation, elle ne pouvait s’empêcher de ressentir cette douleur au fond de son être en le voyant ainsi. Comme si elle était sur le point de perdre la personne pour laquelle elle était encore vie, la personne qui donnait un sens à sa chienne de vie de démon, c'était dure de se l'avouer mais c'était le cas. Le voyant se débattre elle reprit le contrôle de ses émotions et serra plus ferment sa main avant d'arracher une partie de sa tenue pour bander son poignet. Une fois fait elle posa sa main sur son menton pour l'obliger à la regarder et plongea ses yeux dans les siens. «Je suis trop égoïste pour te laisser partir...alors cesse de te débattre...ça ne sert à rien... »
Soudainement un bruit les interpella et elle se leva pour aller voir ce qui se tramait dans le couleur. Samuel était en train de se débattre pour s'extirper de la barre qui l'empalé. Comment était-ce possible ? Ce pouvait-il que Zack soit tellement en prise avec ce lieu maudit qu'il empêchait Samuel de mourir ? Quelle ironie tout de même...Inquiète elle se tourna vers son meilleur ami avant de se précipiter vers lui. Il fallait qu'elle le réveille au plus vite, il fallait qu'il lâche prise qu'il laisse ses démons partir, qu'il se pardonne. Mais pour l'heure il fallait qu'ils sortent de là. Qu'ils soient en sécurité le temps...le temps que quoi ? Elle verrait bien le temps voulu. « Allez mon grand me laisse pas tomber...pas cette fois ». Elle l'aida à se relever non sans mal et se dirigea vers la sortie. Là ils purent constater que Samuel avait réussit à le libérer de son piège et alerte ils se mirent à courir. Elle ne su dire combien de couloir, de détour ils prirent mais lorsqu'ils arrivèrent devant une porte, leur seul salut fut d'entrer dans la pièce qu'elle cachait. Sandy l'ouvrit sans ménagement et laissa Zack entrer le premier. « Putain de merde encore un placard... » Alors même qu'elle allait fermer la porte elle vit Samuel au font du couloir et ferma la cette dernière à clef derrière eux. La pièce était remplit de vieux matériel cassé et ils bloquèrent la porte avec une des étagères. Une fois fait ils s'éloignèrent le plus possible de l'entrée et se laissèrent choir sur le sol. Elle pouvait entendre Samuel frapper contre la porte sans retenu faisant trembler la petite pièce. Sandy se tourna alors vers Zack qui n'avait de toute évidence pas reprit ses esprits. Doucement elle posa sa main sur sa joue comme pour établir le contact avec lui. Il semblait tellement effrayé, elle aussi l'était mais le mal qui le rongeait alors était plus violent que la simple peur de voir surgir Samuel dans la pièce. « Zack reviens je t'en supplie j'ai besoin de toi, il faut que tu revienne » Elle tournait le dos à l'entrée mais le bruit des coups devenait plus violent et quand elle se tourna elle s'aperçut que Samuel donnait des coup de hache dans la porte. Le temps leur était compté, elle n'était pas apte à faire face à cette furie, ce n'était pas son combat, c'était celui de Zack. Seul lui pouvait les sortir de là. Quand elle se tourna de nouveau vers son ami une larme échoua le long de ses joues. La peur avait prit le pas sur la personne sûre et fière qu'elle était. Si Zack ne se réveillait pas ils allaient mourir tous les deux ici. Il fallait qu'elle tente qu'elle que chose. « Reviens moi Zack... » Elle conclut sa phrase par un baiser doux, chaste et pur. Le genre de baiser qu'elle s'était interdit, le genre qui lui rappelait ce que voulait dire être en vie. Elle espérait que ce soit l'électrochoc lui permettant de refaire surface. Même si il la repoussait, même si elle n'était pas son choix, elle espérait que ce qu'elle ressentait pour lui soit suffisant, soit assez pour eux deux, assez pour tromper une nouvelle fois la mort.





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"Les monstres et les fantômes existent. Ils vivent à l'intérieur de nous, et parfois ils gagnent."
- Stephen King
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Zack Johnson

❙ r a c e : Humain...normalement.
MessageSujet: Re: Même la mort ne saurait avoir raison de nous (Zack / Sandy)  Sam 19 Sep - 21:48






Même la mort ne saurait avoir raison de nous


♫ Just one more time before I go
I'll let you know
That all this time I've been afraid wouldn't let it show
Nobody can save me now, no ♪



Contre sa peau, la lame était glaciale.  Zack fixait ses reflets, ses contours et bien entendu, le côté tranchant qui semblait patienter tranquillement en attendant son heure. Berith était sérieux ? C’était vraiment ce qu’il voulait ?
Zack eut un rire. Cette fois, on y était. Il ne pouvait pas tomber plus bas.

Fais-le et tout sera terminé.

L’intonation qu’avait utilisée le démon tenait davantage de l’ordre que de l’invitation.  Zack redressa la tête, fixa la fumée noire et au bout d’un moment, il lâcha :

- Non.

Avant de laisser tomber la lame à côté de lui et de la faire glisser plus loin.

- Tu veux que je me taille les veines ? Tu n’as qu’à le faire.

La fumée eut un mouvement vif, se fondant sur la gauche. Zack eut un mouvement de recul, cette fois-ci. Etait-ce une bonne idée de dire non à un démon en colère ? Alors qu’il était enfermé avec lui ? Si Berith décidait de s’en prendre à lui, il serait seul. Personne ne viendrait. Certainement pas pour un type qui voyait des démons et tenait des propos sur une ville qui n’existait pas. Autrement dit, personne ne prendrait le patient d’un hôpital psychiatrique au sérieux.
Il se redressa doucement, s’aidant du mur, sans quitter la fumée des yeux.

· Tu ne gagneras pas.

La lumière au-dessus de sa tête vacilla un instant. Une demi-seconde. Cela suffit à Berith pour disparaitre, laissant un Zack éberlué dans la cellule.
Il était parti ? Berith l’avait enfin laissé ?
Il se laissa à nouveau glisser au sol, prenant sa tête entre ses mains.
Il l’avait fait. Le démon était parti.

Un tintement résonna juste à côté de lui. Il sursauta et leva les yeux vers la source du bruit. La lame de rasoir avait repris sa place initiale. Entre lui et l’endroit où se tenait Berith quelques minutes auparavant. Un frisson glacé parcourut sa colonne vertébrale alors qu’il s’était figé.  Il était pourtant seul, ici. Qu’est-ce qui avait bien pu faire bouger la lame jusqu’à lui ? Quelque chose lui disait qu’il n’avait pas du tout envie de connaître la réponse.

- T’es vraiment chiant, tu sais ?

Zack tourna vivement la tête vers cette voix familière. Alors qu’il était seul quelques instants avant, voilà qu’ils étaient deux. Alex, adossé au mur, allumait une cigarette avec nonchalance.

- Tu ne peux pas faire ce qu’on te dit, pour une fois ? Tu rendrais service à tout le monde en faisant ça.
- Ouais, tu l’as dit.


Une autre voix, qu’il connaissait également très bien. Céleste, de l’autre côté de la pièce croisait les bras. Zack sentit son cœur s’emballer. Comment était-ce possible ? Qu’est-ce qu’ils faisaient tous là ? Que… ?

- Si j’étais toi, je le ferais à l’horizontal. C’est plus rapide. Et je préfère que tu meurs vite avant que je passe l’arme à gauche par ta faute.  

Si on lui avait planté une dague en plein cœur, ça n’aurait pas été aussi douloureux pour lui que les paroles de Céleste. La seule réponse qui lui vint fut le silence. Alex se redressa, ajustant sa veste en cuir.

- J’écouterais ta copine. Elle ne sait pas encore quel effet ça fait, de se sentir abandonné par quelqu’un qu’on aime au moment où on en a besoin.  Et comme nous savons tous les quatre que tu la laisseras tomber à un moment ou un autre…

Tous les quatre ? Comment ça, tous les quatre ?

Il eut la réponse. Entre Alex et Céleste se matérialisa un visage qu’il avait connu. Ses cheveux châtains tombaient en cascade sur ses épaules.

- On ne peut définitivement pas compter sur toi lança Sandy. Tu es comme le soleil, quand on s’approche trop de toi, on finit par brûler.

Elle avança d’un pas lent, jusqu’à Zack qui ne bougeait plus.  L’ancienne Sandy.  Celle qui était encore humaine. Celle qui était morte.

- T’as pas été pressé de demander à Berith ce qu’il m’est réellement arrivé, hein ? T’as préféré gober la version qui t’arrangeait.  Moi, partant de Ghost Island ? Sérieusement ? Tu es censé savoir mieux que quiconque que je n’ai rien connu d’autre que cette ville.  

Les mots restaient en travers de sa gorge. Il était incapable de dire quoi que ce soit. Les voir tous les trois, dans cette cellule, à lui recracher au visage tout ce qu’il avait à se reprocher était probablement bien pire que tout ce qui avait pu lui arriver avant. Quand on est occupé à courir pour sauver sa vie, on n’affronte pas le regard des autres, de ceux qu’on était en train de décevoir.
Sandy, Alex et Céleste semblaient d’accord sur un point : Ils seraient bien mieux sans lui.

- Quel drôle de retournement de situation, pas vrai ? Tu te retrouves à ton tour enfermé dans un endroit d’où tu ne peux pas t’enfuir, abandonné de tous. Qu’est-ce que ça fait, Zack ? De savoir que personne ne veut venir t’aider ?

D’un bond rapide, Zack se redressa et s’élança vers la porte. Il s’acharna sur la poignée, tirant, frappant contre le battant. Il devait à tout prix sortir d’ici.

- Tu ne peux pas t’enfuir déclara Sandy dans son dos. C’est inutile. Te voilà coincé avec nous, petit veinard.  Et ça tombe bien, quelqu’un voulait te parler.

Non songea Zack. Non, laissez-moi sortir d’ici maintenant !
Il appréhendait la venue de ce « quelqu’un ». Au fond de lui, il savait déjà qui cela pouvait bien être. Il le savait, il le sentait et refusait tout simplement de l’entendre lui cracher sa haine au visage, elle aussi.  Il tira encore plus fort sur la poignée, avec davantage d’énergie.  Comme si ça allait lui permettre de sortir. Mais tout, plutôt que de lui faire face, tout plutôt que…

- Fuir est ce que tu sais faire de mieux, hein, Zack ?

Elle était là. Zack n’avait pas besoin de se retourner pour voir son visage.  Il se figea.
Pas toi. Par pitié, pas toi.
Quand il fit volte-face, Christina se tenait derrière lui, à la place de Sandy qui était maintenant en retrait, souriante.  Il recula, faisant quelques pas sur le côté pour éviter Chris le plus possible, non sans la quitter des yeux.  
Ce n’est pas elle. Tout est dans ma tête. Rien de tout ça n’est réel. Réveille-toi.

- J’ai froid, Zack. Il fait noir. Je suis toute seule.
- Arrête…
- Il fait si froid. Pourquoi tu n’es pas là ?


Ses gémissements le torturaient de l’intérieur. Il secoua la tête, fermant les yeux,  cherchant un moyen de s’échapper.

- Je suis perdue, Zack. Pourquoi n’es-tu pas avec moi ?
- ARRÊTE !


Un silence. Plus personne ne parlait. Il pensa au début qu’ils étaient partis. Comme Berith l’avait fait. Il espérait être à nouveau seul dans cette pièce. Mais lorsqu’il ouvrit les yeux après de longues secondes, ils étaient toujours là. Le fixant. Immobiles, comme ces affreuses statues de cire. Au bout d’un moment qui lui sembla durer une éternité, un rire fusa.
Sandy vint se placer à côté de Chris, tranquillement, comme s’ils étaient simplement en pleine réunion de famille, un dimanche après-midi et non dans une cellule d’isolement, à tourmenter son esprit rongé de remords.
La silhouette de l’ancienne Sandy se superposait à la nouvelle, le temps d’un battement de cil alors qu’elle riait toujours.

- Tu ne penses pas qu’on va partir comme ça ? On a tout notre temps, Zack. On va tous rester ici, à discuter du bon vieux temps.
- Va-t’en…
- Oh non. Tout ça ne fait que commencer... Tu veux qu'on s'en aille, tu sais ce qu'il te reste à faire.
- Va te faire foutre, Sandy !
- Vraiment ?


En un rien de temps, ils furent tous devant lui, à quelques pas. Leurs voix s'entremêlaient, se superposaient, hurlaient, murmuraient... Elles résonnaient dans sa tête et peu importait qu'il se bouche les oreilles pour ne plus les entendre ou qu'il leur hurle de se taire. Ils étaient là, au-dessus de lui, le harcelant sans lui laisser la moindre seconde de répit.
Ce n'est pas réel, Zack. Rien n'est réel, réveille-toi, maintenant !
Mais rien ne changeait. Il était toujours là, recroquevillé, à leur merci.

- Pourquoi tu ne le fais pas ? De quoi tu as peur ?
- Arrête de fuir !
- Fais quelque chose d'utile pour une fois !
- STOP !
hurla Zack.

Les yeux clos pour ne plus les voir, il était à deux doigts de craquer. Les personnes qu'il avait connues se succédèrent, chacune ajoutant sa voix à celles des autres, jusqu'à ce que tout ne devienne qu'une assourdissante cacophonie. Elles le rendaient fous. Ils étaient si nombreux et Zack si seul. Il n'y avait qu'un moyen de les forcer à se taire pour de bon.

La lame se retrouva au creux de sa paume avant même qu’il n’ait le temps de formuler sa pensée. Pour qu’ils s’en aillent, tous, il devait le faire.
Si j’étais toi, je le ferais à l’horizontal. C’est plus rapide.
D’un geste rapide, Zack retroussa une de ses manches.
Ils ne voulaient pas dégager ? Il allait les forcer à le faire. Ils ne voulaient pas se taire ? Maintenant, ils allaient la fermer.

Les mâchoires serrées pour retenir un gémissement de douleur, résolument concentré sur la chose la plus stupide qu’il n’ait jamais faite, il s’y attela avec une précision qu’il ne se connaissait pas. Il desserra le poing quand il eut tracé cette ligne qui ne tarda pas à rougir. La douleur, vive et brûlante s’atténua très vite quand une autre sensation s’empara de lui.
Les endorphines. C’était ça, le mot.
La sensation de bien-être qu’on ressentait après s’être ouvert une veine. Au lieu de hurler de douleur ou de paniquer en voyant tout ce sang, il se sentait étrangement bien. Il redressa la tête en arrière, posant les yeux sur eux, ces gens qui le harcelaient juste avant. Ils étaient toujours là, Zack entendait toujours leurs voix, mais à une plus faible intensité.  Mais ce n’était encore pas assez. Une mare de sang commençait à grossir à côté de lui.
Définitivement pas assez.


Il s’apprêtait à entailler l’autre bras sur la longueur, comme il l’avait fait avec le premier. Il avait d’ailleurs déjà commencé quand la porte s’ouvrit à la volée. Zack se força à rester concentré. Son esprit lui jouait à nouveau des tours, il le savait. Ce n’était qu’une piège de plus.
La voix de Sandy parvint à ses oreilles et il secoua la tête comme pour la repousser.
Une main  arracha la lame de rasoir de celles de Zack.

Non !
S’il ne terminait pas, ils allaient tous revenir. Il n’y en avait qu’une qui restait. Sandy. Encore et toujours, Sandy. Fidèle à elle-même. Elle l’empêchait de finir ce qu’elle l’avait encouragé à faire quelques minutes plus tôt ? Pour quelle raison ? Lui dire encore des choses affreuses mais qu’il méritait pleinement ?

- Je suis trop égoïste pour te laisser partir... Alors cesse de te débattre... ça ne sert à rien disait Sandy.

Zack la fixa sans dire un mot. Il avait cessé de se battre. Il faisait ce qu’elle voulait. Ce qu’ils voulaient tous. Leur rendre service en mourant pour de bon. Mais dans ses gestes, dans ses paroles, il y avait quelque chose de différent chez Sandy. Quelque chose qu’elle n’avait pas auparavant.
L’esprit embrumé par le sang qu’il était en train de perdre en grande quantité, il n’arrivait pas à mettre le doigt sur ce qu’il trouvait de si différent chez cette Sandy-là. Ni la raison pour laquelle elle semblait refuser de le laisser continuer.
Il y eut un bruit et elle s’écarta de lui pour aller voir l’origine de ce raffut. Zack chercha la lame de rasoir du regard pour terminer ce qu’il avait commencé avant de comprendre que Sandy l’avait gardée. Et qu’en prime, elle avait bandé sa plaie au poignet droit. Il était focalisé sur le désir de continuer qu’il ne l’avait pas remarqué. Il allait arracher le bandage, sur lequel une ligne écarlate se dessinait et s’épaississait déjà quand elle revint vers lui à grand pas.
Sandy l’aida à se relever et Zack dut se cramponner à elle pour ne pas tomber quand il sentit un vertige le saisir. Il aurait voulu la lâcher mais il avait la désagréable impression que s’il le faisait, il serait incapable de se redresser à nouveau.
Il ne comprenait plus rien. Était-ce la même Sandy qui l’avait accablé de reproche avant ? Non, ce n’était pas la même. Celle-ci... C’était la véritable Sandy Wood.
Qui venait encore une fois pour l’aider.
Qui risquait encore une fois sa vie pour lui.

Zack voulut s’écarter d’elle, lui dire de partir sans se retourner et de quitter cet endroit en le laissant ici. Mais les mots restèrent une fois de plus bloqués à l’intérieur de sa gorge. Il se contenta donc de la suivre. Il ignorait ce qui faisait ce boucan qu’ils entendaient. Il le découvrit quand Sandy l’escorta jusqu’à la porte.
Jekyll était là. Furax.
La peur lui tenailla l’estomac en le voyant se diriger vers eux.
Okay, il voulait mourir, mais pas entre ses mains. Certainement pas.
Ce fut pourquoi il suivit Sandy, ou plutôt, il se laissa tirer par Sandy, dans les couloirs de ce maudit hôpital.

Quand Zack pensa que c’était fini, que Jekyll allait bientôt les rattraper, Sandy bifurqua si soudainement qu’il faillit s’écraser sans ménagement contre la porte qu’elle ouvrit. Luttant pour garder les yeux ouverts, Zack fit son possible pour l’aider à bloquer la porte. Mais c’était comme si toute force l’avait abandonné. Ils reculèrent d’un même mouvement, laissant le plus d’espace possible entre eux et la pièce. Et quand il sentit le mur derrière lui, Zack se laissa glisser au sol, imité par Sandy.
Et maintenant ?
Avec un peu de chance, il mourrait avant que Samuel ne défonce entièrement la porte. Ce qu’il était d’ailleurs en train de faire, au vu des coups répétés qu’il entendait. Son seul regret, à l’instant, c’était que Sandy risquait d’y passer aussi. Alors que si elle s’était contentée de le laisser faire, elle n’aurait pas eu à se soucier de lui.
Une fois de plus, il était un fardeau et un danger pour les autres. Sandy voulait le sauver, oubliant de se sauver elle-même. Ils allaient donc mourir tous les deux par sa faute.
Encore une fois, il fut sur le point de lui dire de s’en aller. Et encore une fois, aucun mot ne franchit ses lèvres. Il s’était pourtant entaillé les poignets, pas les cordes vocales. Alors pourquoi n’arrivait-il pas à dire à Sandy de s’enfuir ?
La porte allait céder. Les coups devenaient de plus en fort.
Si seulement Sandy pouvait lui redonner le rasoir.
S’il mourrait, là, tout de suite, tout serait terminé et elle serait en sécurité. Il en était certain. C’était à cause de lui qu’elle était dans ce pétrin. Parce qu’elle était restée pour lui.
S’il n’avait pas perdu tout ce temps à lutter contre eux, dans la cellule d’isolement, il aurait vu à quel ils avaient raison. Maintenant, c’était trop tard. Ils étaient coincés ici.
C’est de ma faute. Je devrais déjà être mort. Pourquoi je suis incapable de faire ce qui a déjà été prévu pour moi ? Pourquoi je suis incapable de mourir sans entraîner les autres avec moi ?
Les visages des personnes qu’il avait déçues se succédèrent dans son esprit. A l’heure actuelle, tous seraient plus heureux s’il avait eu le courage de se jeter d’une falaise ou sous les roues d’une voiture.

Il se sentait partir lentement. Il luttait toujours pour garder les yeux ouverts, refusant de les fermer tant que Sandy était là. Mais plus les secondes passaient et plus il sentait sa résistance effilocher.  Chaque coup que Samuel donnait sur la porte était un coup porté sur l’espèce de bouclier mental qu’il avait érigé malgré lui pour ne pas mourir trop vite. Son corps refusait de le laisser partir.
Et Sandy aussi.
Elle se trouvait à présent devant lui, une main posée sur sa joue, le suppliant de revenir. Revenir ? Revenir où ? Pour qui ? N’avait-elle pas compris qu’il était dangereux pour elle ? Elle devait s’en aller. Elle avait encore une chance de s’en sortir. Pour lui, c’était trop tard.
Et c’était mieux ainsi.

- Reviens-moi, Zack suppliait Sandy.

Et sans lui laisser le temps de réagir, elle déposa sur les lèvres de Zack un baiser. Un baiser dont les sensations étaient si réelles qu’elles balayèrent le reste.
Zack sursauta en comprenant.
C’était ce baiser qui était réel. Le reste ne l’était pas. Cet hôpital, ces voix, ce médecin qui avait l’apparence de l’un de ses plus proches amis, son propre frère qui l’abandonnait à son sort... Rien de tout ça n’était réel.
Réveille-toi.


A nouveau, cette pièce blanche. Zack se trouvait à quelques pas de Sandy. La blancheur éclatante qui les entouraient brûlaient sa rétine. Baissant les yeux vers ses poignets, il vit les blessures se refermer, comme si rien ne s’était passé. Le sang et la douleur disparurent.
Mais pourquoi se sentait-il toujours aussi mal ?
Il prit une grande inspiration et ferma les yeux. Sans les ouvrir, il dit calmement :

- T’aurais dû me laisser là-bas... Tant que je suis en vie, les gens autour de moi sont condamnés. Tu n’aurais pas dû me sauver, Sandy...

Il ne voulait pas voir son expression à ses mots. Il ne voulait pas l’affronter. Il voulait juste que tout ça s’arrête. La dernière fois qu’ils se trouvaient dans cette pièce, elle lui avait dit qu’elle le haïssait.  Et il comprenait pourquoi, maintenant...



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I cannot stop this sickness taking over. It takes control and drags me into nowhere. I need you help.
I can't fight this forever.



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Sandy E. Wood

❙ r a c e : Démon
MessageSujet: Re: Même la mort ne saurait avoir raison de nous (Zack / Sandy)  Mar 29 Sep - 17:58




“Friendship is born at that moment when one person says to another: « What! You too? I thought I was the only one”

Même la mort ne saurait avoir raison de nous

Zack & Sandy



Elle n'en pouvait plus de cette pièce, de cette blancheur qui lui tapé sur le système. Elle avait juste envie de hurler et de cogner contre les mûrs mais même ça ne lui était pas permis, pour cause, il n'y avait aucun mûr visible. Son seul réconfort à l'heure actuelle était le fait que Zack et elle avaient réussit à se sortir de l'asile dans lequel Zack s'était bien barricadé. Mais c'était un bien maigre réconfort face à l'idée de ce qui allait leur arriver après ça. La rage laissa alors place à la peur, la peur de ne plus pouvoir sortir de cet enfer, d'être à jamais coincé dans ce monde de chimère. Et c'est à ce moment précis que Zack eut la brillante idée de parler. « Oui Zack j'aurais du te laisser là-bas...Tu as raison...Après tout tu sème la mort sur ton passage...C'est ça que tu aimerais entendre ? Sans toi Zack je serais morte à la nécropole, à l'asile et en enfer...Vas tu un jour le comprendre...le fait que tu n'es en rien la cause des malheurs qui t'entoures ? Bien au contraire» Elle le regardait mais comme elle s'y attendait à aucun moment Zack leva les yeux pour la regarder. Peut être en aurait-il était autrement si ils n'avait pas été de nouveau envoyé dans un autre cauchemars.
Un vent frais caressa alors son visage et une lumière l'éblouit. Était-elle morte ? Peut-être, plus rien n'avait d'importance au final, le principal c'est que Zack quand à lui reste en vie. Non seulement car elle l'aimait mais parce qu'il ne méritait pas de mourir comme ça. Il ne méritait pas de mourir dans cet endroit minable avec la personne qui l'avait tué à ses côtés. Lorsqu'elle ouvrit les yeux Sandy était toujours contre Zack la tête posée contre la sienne. Plus aucunes douleurs n'entravaient sa respiration et seules ses vêtements étaient les témoins de ce qui quelques heures plus tôt venait de ce dérouler dans l'asile. Quelques heures ? Réellement ? Son esprit était tellement embrouillé qu'elle n'arrivait plus vraiment à savoir si elle s'était assoupit quelques heures, quelques jours voir même quelques années. La seule chose qui la perturbait alors été le manque de douleur mais bien vite cette préoccupation fut vite relayé au second plan quand elle se décolla de Zack et tourna la tête vers lui. Soudainement son souffle se coupa et la peur de voir son meilleur ami mort à côté d'elle la tétanisa. Doucement elle approcha la main de son visage et sa chaleur la rassura lui permettant de reprendre son souffle tout en passant sa main sur sa joue comme si elle essayait de le réveiller d'un songe. « Zack...Réveille toi...Je suis tellement désolée »Elle avait peur qu'il ne se réveille jamais. Elle avait peur de se retrouver seule, sans lui, d'être confrontait à ce qui les attendait. Sans le soutient et l'aide de Zack elle ne donnait pas cher de sa peau. L'asile avait tenté de les tuer une fois, il ne faisait aucun doute qu'elle essayerait de nouveau. Zack devait se réveiller au plus vite pour qu'ils puissent chercher un moyen de sortir avant que les morts ne décident une nouvelle fois de prendre possession d'eux et de les forcer à s'entre-tuer. Ce mettre dans la merde, c'était devenu au fil des jours leur spécialité mais il y avait une autre spécialité dans laquelle ils faisaient des miracles, la survit. Elle espérait que cette faculté leur sauverait encore une fois les fesses.



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Zack Johnson

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MessageSujet: Re: Même la mort ne saurait avoir raison de nous (Zack / Sandy)  Mer 7 Oct - 22:44






Même la mort ne saurait avoir raison de nous


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Ouvrir les yeux était la chose la plus difficile à faire, en ce moment. Contre sa peau, le sol était glacial, tout comme l’air autour de lui.
Pourquoi ouvrir les yeux ? Quelle bonne raison avait-il de le faire ? Cette voix qui l’appelait, peut-être ? Cette voix qui le suppliait de se réveiller, de manière pressante ? Ainsi que cette main qu’il sentait sur sa joue ?
Zack se redressa avec un sursaut. Il lui fallut quelques secondes pour reconnaître cet endroit.  Et là, maintenant, il regrettait d’avoir ouvert les yeux. L’asile Roosevelt, dans toute sa splendeur, avec ses murs décrépis, ses éclats de verre au sol et la hache qui trônait non loin d’eux. Zack s’aida de ses mains pour reculer,  pour mettre le plus de distance possible entre lui et cet objet maudit. Les souvenirs qui y étaient liés n’étaient pas jolis à voir et là, tout de suite, il préférait faire comme s’il ne le voyait pas. Tournant la tête vers Sandy, il fut rassuré de voir qu’elle était vivante, qu’elle allait bien et qu’il avait échoué dans sa tâche.

- Bordel de…


Et sans finir sa phrase, comme saisi d’une impulsion, il se jeta sur Sandy pour la serrer dans ses bras. Rien ne pourrait effacer ce qu’il s’était passé ici, mais il s’en voulait tellement d’avoir été si faible, de ne pas s’être battu suffisamment.
Il avait failli tuer Sandy.

- Je suis désolé, Sandy. Je suis vraiment désolé.

Elle avait failli mourir par sa faute, parce qu’il n’avait pas été assez fort pour repousser l’esprit qui l’avait possédé. Ce salopard l’avait eu par surprise.  
Il pourrait rester des heures ainsi, à serrer Sandy contre lui et à s’excuser mais il savait qu’ils étaient pressés par le temps. Ce fut pourquoi il s’écarta et prenant la main de sa meilleure amie, il l’aida à se redresser.

- Tirons-nous d’ici.

Partir au plus vite. Mettre le plus de distance possible entre cet endroit et eux.  Ils étaient au rez-de-chaussée.  La porte était condamnée, car lorsque Zack s’avança pour tirer sur la poignée, elle resta bloquée, refusant purement et simplement de s’ouvrir. Et la dernière fois qu’ils étaient allés dans la grande salle, ils avaient fait une rencontre pas très sympathique.
Okay, pas de panique. Surtout, pas de panique.
C’était en paniquant qu’on faisait n’importe quoi.
Se forçant à réfléchir calmement, Zack dut faire appel à toutes ses notions d’histoires. En général, les vieux sanatoriums avaient un tunnel par lequel on évacuait les cadavres. Ce genre de conduit oppressant menait à l’extérieur.  S’il y avait eu d’autre choix, Zack ne se serait certainement pas aventuré par là, mais actuellement, leurs options étaient plus que limitée.
Derrière eux, l’horloge au-dessus du comptoir se fit entendre.  Comme à leur arrivée.
Tic-tac. Tic-tac.
Dans peu de temps, normalement, la voix désagréable de Maria Callas chantant La Traviata devrait résonner dans la grande salle. La boucle temporelle dans laquelle était bloquée l’asile allait repartir. Peut-être qu’en trouvant la faille, l’instant de flottement entre la fin de la boucle et le début, peut-être arriveraient-ils à sortir de là. Le bâtiment refusait de les laisser sortir ? Zack allait créer lui-même la sortie.
En passant avec Sandy, il ramassa la hache qui trainait par terre. C’était parfois pour abattre une cloison. Ou une porte. Ou le putain de clown fantôme qu’ils avaient vu plus tôt.

Ils longèrent le comptoir, sans lui accorder un regard. Zack chercha des yeux la porte qui devait selon toute logique, mener au tunnel souterrain. Ou du moins à la morgue. Les tunnels se trouvaient près de la morgue. C’était plus pratique, ça faisait moins de distance à parcourir et surtout, cela évitait qu’un patient se retrouve nez-à-nez avec le cadavre qu’on était en train d’évacuer.

- Tu ne vas pas du tout aimer mon idée, Sandy… Mais alors, pas du tout…dit enfin Zack, en s’écartant d’une porte qui n’était pas la bonne.

Elle allait l’insulter à coup sûr. Il se tourna vers elle, gêné.

- On ne peut pas sortir par l’entrée principale, comme tu le sais.  Mais dans ce genre de bâtiment, il y a toujours un tunnel qui permet de…

Zack interrompit sa phrase en entendant un bruit au-dessus de leur tête. Quelque chose qui ressemblait à des pas lourds à l’étage. Il leva les yeux, comme s’il était possible de voir à travers le plafond.  Non, décidément, il ne fallait pas trainer.
Il saisit Sandy par le bras pour qu’elle avance avec lui le long du couloir. Plus vite ils trouveraient ce tunnel et plus vite ils pourraient sortir de là.
Zack occulta toute autre pensée de son esprit. Il refusa de penser au clown, aux esprits tarés qui peuplaient cet endroit, à la boucle temporelle. Il ne gardait en tête que son but : trouver le tunnel.

Plusieurs portes refusaient de s’ouvrir. Zack préféra ne pas perdre de temps à s’acharner dessus. Si vraiment, parmi celles qui s’ouvraient, il ne trouvait pas la bonne, il reviendrait s’occuper de celles qui étaient verrouillées avec la hache.  Uniquement si les autres ne menaient nulle part.
L’une d’elle donnait sur une grande cuisine, à l’abandon, comme le reste des pièces. Les éclats de verre brisés crissèrent sous ses Rangers. Il préférait ne pas savoir ce qu’il s’était passé ici. A voir l’état de la pièce, le personnel avait dû quitter les lieux dans l’urgence.
Au fond, on pouvait voir deux portes. L’une des deux devait sans aucun doute donner sur la réserve. Et avec un peu de chance, la seconde conduirait au tunnel. Mais oui ! Les tunnels ne servaient pas qu’à transporter les cadavres. Mais également pour les livraisons.
Il n’était pas sûr que les Services d’Hygiènes et Sécurité aient appréciés, mais dans le temps, on s’en foutait un peu.
Zack le sentait. Le tunnel était derrière cette porte.

Un bruit dans leur dos les força à se retourner. Mais il n’y avait personne.  Rien d’autre que le désordre de la pièce.  Quand Zack reporta à nouveau son attention sur les deux portes du fond, il eut la désagréable surprise de voir une silhouette devant. Il eut un mouvement de recul.

- Vous ne pouviez pas crever, comme les autres ? C’était trop compliqué pour vous ?

La voix qui s’échappait de la silhouette ne lui était pas inconnue. Il ne savait pas quand et où il l’avait entendu, mais elle lui était familière. Elle appartenait à un homme, visiblement furieux contre eux.

- Ici, c’est mon monde, mes règles !

Quand l’autre en face d’eux fit un pas en avant, Zack retint un juron sous la surprise. C’était le serveur du Diner dans lequel Sandy et lui allaient fréquemment. Voilà pourquoi cette voix lui était familière ! Comme il s’appelait, déjà ?

- Je vous offre un monde parfait, ça ne vous plait pas. Je tente de vous piéger avec vos plus grandes peurs, ça ne suffit pas !

Mais de quoi parlait-il ? Quel monde parfait ?
Et là, comme une baffe en pleine gueule, Zack se souvint de tout. La vie rêvée qu’ils auraient pu avoir à Ghost Island et à laquelle il avait arraché Sandy. L’asile dans lequel il avait été interné et où il avait tenté de se suicider. Le coupable se trouvait en face de lui, en train de monologuer de façon pas très cohérente.
Il était pas content ? Qu’il s’estime heureux de ne pas finir avec la hache de Zack en travers de la tête.  Parce que là, ce n’était pas l’envie qui manquait. La seule chose qui retenait Zack était son sens moral, sens moral qui était mis à rude épreuve. Il recula lentement en direction de la porte par laquelle ils étaient arrivés, Sandy derrière lui.

- Vous voyez ce que vous m’obligez à faire ? Je dois faire le travail moi-même !

Il avait hurlé ces derniers mots, renversant d’un geste colérique les objets hétéroclites qui se trouvaient sur l’immense plan de travail. Il faisait à Zack l’effet d’un gamin à qui on avait refusé une sucette.

- Mon pauvre garçon ! lâcha-t-il malgré lui, avec un air faussement peiné. Excuse-nous, on aurait dû laisser tes créations dérangées nous faire la peau. Tu veux qu’on reste là, pendant que tu fais ton petit caprice ?

La remarque et le sourire sarcastique qui allait avec ne furent pas au goût du jeune homme. Un projectile le frôla de quelques centimètres.  Encore un qui n’avait pas le sens de l’humour.

- T’as pensé à faire un stage de gestion de la colère ? T’en aurais bien besoin ! lança Zack, reculant toujours avec Sandy derrière lui.

En vérité, Zack était effrayé. Mais face à un adversaire comme celui-là, capable de jouer avec ses peurs, il préférait ne pas le montrer. Ce n’était pas l’idée la plus sage du monde, de le provoquer, mais ce connard l’avait bien cherché.
Où sont ces putains de fantômes quand on a besoin d’eux ?




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Sandy E. Wood

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MessageSujet: Re: Même la mort ne saurait avoir raison de nous (Zack / Sandy)  Dim 18 Oct - 21:52




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Zack & Sandy



Après quelques minutes Zack se réveilla enfin. Le soulagement de voir son meilleur ami reprendre conscience devant elle lui fit oublier quelques instants où elle était et ce qui venait de ce passer quelques heures plus tôt. Elle avait tellement eut peur de le perdre.  Soudainement alors qu'elle s'attendait à tout sauf à ça Zack se jeta sur elle, la prenant dans ses bras comme si le jeune homme voulait se persuader lui même qu'elle était bien réelle. Instinctivement Sandy posa ses mains dans le dos de son meilleur ami le serrant contre elle comme si sa propre vie en dépendait. « Je le suis aussi Zack...pardonne moi ». Le corps de Zack avait peut être essayé de la tuer mais ça n'était pas réellement lui. Comment pouvait-elle lui en vouloir alors qu'il n'était pas conscient ? Elle par contre avait tenu consciemment à les faire entrer dans l'asile et c'est en pleine possession de ses moyens qu'elle avait faillit tuer Zack. Oui pour se défendre, pour survivre, mais sa vie fallait-elle mieux que la sienne ? Certainement pas. Elle s'en voulait pour ça, pour avoir faillit tuer l'être qui partageait ses galères et qui l'avait sauvé quelques semaines plus tôt. « Oui partons avant...partons » Elle ne voulait et ne pouvait imaginer le pire alors elle se contenta d'éviter de leur porter la poisse en évoquant fantômes ou autres monstres qui pourraient bondir pour tenter de les tuer une nouvelle fois. Elle attrapa la main que Zack lui tendait le suivant en silence ne prenant même pas l'initiative de mener l'expédition. Non étrangement, son corps et son esprit ne semblaient plus être au commande comme si elle était devenue une poupée de chiffon. Elle se contenta juste de suivre Zack non sans frissonner à chaque courant d'air qui venait mordre sa peau. Elle n'aurait su dire à quoi était du ce contre coup. Pour dire vrai même si son esprit ne se souvenait plus des aventures qu'elle venait de vivre, son corps quand à lui commençait à perdre peu à peu de sa force et de sa vigueur. Comme si il devenait lasse, comme si il en venait à préférer le silence. Ce n'est qu'en entendant de nouveau la voix de Zack qu'elle sortie de son état de comas. « Je ne vais pas aimer quoi? ». Il ne lui fallut pas longtemps avant de comprendre où il voulait en venir et effectivement la perspective de traîner dans le couloir de la mort n'était pas très rassurante. Un instant elle voulu protester mais aucun son ne sortie de sa bouche. Une partie d'elle savait pertinemment que Zack avait raison. Un bruit ce fit entendre à l'étage et la perspective d'une nouvelle attaque ce fit plus grande si bien que Zack ne ce fit pas prier pour l’embarquer dans sa recherche. Comme quelques minutes plus tôt elle se contenta de le suivre ne prenant même pas l'initiative de tester quelques portes. Cet état ne lui ressemblait pas pourtant...Leur course fut vite interrompu par une homme qui visiblement semblait être furieux contre eux. Pourquoi ? Était-ce encore un fantôme ? Il leur parla de différents monde où ils les avaient enfermé. Sandy ne comprit pas tout de suite la portée de ses mots avant que la dernière phrase de Zack vienne la percuter de plein fouet. « T’aurais dû me laisser là-bas... Tant que je suis en vie, les gens autour de moi sont condamnés. Tu n’aurais pas dû me sauver, Sandy... ». S'en suivit la douleur qu'avait été le réveille du monde parfait d'où Zack l'avait tiré ainsi que celle physique des enfers. Ce qu'elle avait vécu  était inscrit dans sa peau, dans sa chair et dans son esprit. Elle comprenait maintenant pourquoi tout son être semblait être retenu en otage par une épaisse fumée. Elle entendit Zack répliquer à le tortionnaire d'une nuit. Il était devant elle comme si il voulait la protéger de ce que cet homme pouvait lui faire. Instinctivement elle eut un léger sourire en se rappelant à quel point Zack avait pu changer depuis qu'elle était partie. Elle resta alors derrière lui comme si pour une fois elle acceptait consciemment que Zack prenne les choses en main. Pour dire vrai à cet instant précis la jeune démon était en prise avec ses propres démons et elle n'avait pas remarqué la peur que l'homme occasionné sur son meilleur ami. Si elle l'avait sentie il ne fait aucun doute qu'elle s'en serait prise directement à l'homme qui venait de leur faire vivre un véritable enfer. « Zack..Essaye de ne pas aller trop vite avec lui...histoire qu'il souffre un peu... » Sans même qu'elle ne s'en rende compte ses yeux étaient devenu noir comme à chaque fois que l'humaine en elle perdait le contrôle face à une situation dangereuse.



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Zack Johnson

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MessageSujet: Re: Même la mort ne saurait avoir raison de nous (Zack / Sandy)  Dim 18 Oct - 23:16






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Avant même qu’il ne trouve quoi répondre à Sandy, leur adversaire prit les devants. Avançant d’un pas tranquille, comme si son accès de rage d’il y avait quelques instants n’avait jamais eu lieu, il eut un petit rire qui fit oublier à Zack son intention de dire quelque chose à Sandy.

- C’est marrant,  comme vous vous entendez bien, maintenant.


Zack arqua un sourcil, fixant le jeune homme d’un air méfiant. Il n’aimait du tout la tournure que les choses étaient en train de prendre. Il le vit se tapoter la tempe de l’index. D’une voix à travers laquelle on pouvait constater son état mental mais qui n’en demeurait pas moins effrayante, il s’adressa à Zack et Sandy :

- J’ai eu accès à vos souvenirs et à vos sentiments les plus profonds. Toi,
ajouta-t-il en se tournant vers Sandy, tu as beau en vouloir à Zack d’être rapidement passé à autre chose et d’avoir oublié trop vite, tu ne peux pas t’empêcher de penser à lui sans …
- Ta gueule.


C’était plus fort que lui. Zack n’avait pas pu se retenir.  L’autre était trop près. Ils avaient beau reculer vers la sortie, il semblait se rapprocher un peu plus.  Zack ne maîtrisait plus la situation – l’avait-il seulement maîtrisé ? Jusque là, il n’était qu’un pion dans le jeu tordu d’un adversaire qui venait tout juste de se montrer.

- .. sans arrêt. Et au plus profond de toi, tu le hais pour ça.

Ses mots affectèrent Zack plus qu’il ne l’aurait voulu. Car ils étaient vrais. Sandy avait toutes les raisons du monde de le détester. Et pourtant, elle était là, avec lui. Elle lui avait sauvé la vie. Zack ne pouvait plus faire l’autruche. Il savait très bien les sentiments qu’avait Sandy pour lui, mais les accepter, ce serait… dramatique.

- Quant à toi, joli cœur…

Zack se ressaisit en comprenant qu’on s’adressait à lui.

- N’est-ce pas à cause de Sandy que vous vous retrouvez encore ici ? Je n’ai pas choisi cet endroit. C’est votre subconscient qui l’a fait. Ce trou à rat vous terrifie et vous n’aurez jamais dû y entrer.  Une fois de plus, tu as suivi les conseils de Sandy et vous avez encore failli mourir ce jour-là.  Et c’est à cause d’elle que tu es encore à Ghost Island, pas vrai ? Tu voulais partir de cette ville mais tu ne l’as pas fait... Après toutes les choses qu’elle t’a cachées, tu es restée pour elle.

Satisfait de la petite bombe qu’il venait de lâcher, il les fixait, tous les deux. Une seconde plus tard, Zack sentit la main de Sandy s’agripper à sa veste en cuir pour le forcer brutalement à se retourner.  En la dévisageant, il s’aperçut qu’elle était furieuse.

- Sandy, qu’est-ce que…
- C’est pas vrai, hein ? T’aurais pas pu me cacher ça ?
- Oh que si, il l’a fait.


Se rapprochant d’eux, l’autre tordu croisait les bras. On aurait dit un acarien au salon de la moquette. Heureux d’avoir quelque chose à se mettre sous la dent. Désemparé, Zack ne savait pas quoi répondre.

- T’es vraiment trop con cracha Sandy en le poussant violemment.

Zack percuta le plan de travail derrière lui, renversant quelques ustensiles.  Alors que le type riait, Zack se redressa, furieux à son tour.  Immobile, il fit face à Sandy, la fusillant du regard. Elle lui reprochait ça ? Elle lui reprochait vraiment ça ? Ce n’était pas croyable.

- Je te trouve franchement injuste pour quelqu’un qui a « oublié » de me dire qu’elle était la disciple d’un démon. Et pas n’importe quel démon, non ! Il fallait que ce soit Berith, tu sais, le démon qui a fusionné avec mon ancien voisin de pallier !
- Injuste ? Je t'aimais Zack...Si j'avais su...
- Si tu avais su quoi ? Une chose que je n’ai pas préféré te dire quand toi, tu m’en as caché des tas ?


Alors que la situation dégénérait entre Zack et Sandy, le responsable ne perdait pas une miette de la dispute…




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Sandy E. Wood

❙ r a c e : Démon
MessageSujet: Re: Même la mort ne saurait avoir raison de nous (Zack / Sandy)  Lun 19 Oct - 18:25




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Même la mort ne saurait avoir raison de nous

Zack & Sandy



Et là l'homme ce mit à parler. Dieu qu'elle aurait donné cher pour ne pas entendre ce qu'il avait à dire. Lorsqu'il se tourna vers elle pour lui parler des sentiments qu'elle avait pour Zack son cœur rata un battement, puis un second. Se faire dire à haute voix ce qu'elle essayait d'enfouir au plus profond d'elle même était sans doute pire que se prendre un coup franc en plein visage. Et pour couronner le tout Zack était là à côté d'elle et profitait tout comme elle de cette vérité. La douleur qui se réveilla alors au plus profond de son être lui noua la gorge et elle ne répliqua pas laissant Zack tenter d'arrêter l'homme.
Puis une nouvelle bombe la fit sortir de ses gongs. L'homme lui indiqua que Zack était resté à Ghost Island pour elle. Son esprit se contenta alors d'ignorer cette révélation comme si l'idée même que Zack puisse être resté dans ce trou à emmerde pour elle était bien trop énorme à gérer. Intérieurement la culpabilité de ces derniers mois ressurgit et comme pour essayer de se persuader du contraire elle confronta Zack. Son meilleur ami ne démenti pas et ce fut le coup de grâce pour elle. Elle le poussa alors le traitant de con. Elle lui en voulait de ne pas avoir eut le courage de lui dire ça. Si il l'avait fait, si elle avait su...sans doute se serait-elle comportait différemment avec lui. Elle l'aurait sans doute poussé à partir ou on contraire...elle aurait été différente, tout aurait été différent...  « Si je t'ai menti Zack, ce n'était que dans le but de te protéger...Toi c'est quoi ton excuse !? »« Mon excuse ? Peut-être que pour une fois, j’avais l’impression de maîtriser quelque chose dans ma vie, non ? Parce que je ne sais pas si tu te souviens, mais depuis un léger petit moment, les choses sont  « légèrement » incontrôlable » Sandy ne pouvait plus lâcher Zack du regard  si bien qu'elle ne portait plus attention à l'homme qui signifia sa présence. «Le contrôle, c'est pour contrôler sa vie qu'il t'a si vite oublié...Sandy tu le sais très bien...ça fait un moment que ça trotte dans ton esprit...Tu sais pertinemment que tu rendrais sa vie incontrôlable et c'est ça qui te détruit, ça te détruit de l'aimer au point de réaliser que tu n'es pas le meilleur choix pour lui» « va te faire faire foutre » Elle avait levait la main vers les deux hommes comme pour les faire taire et s'était de nouveau tournée vers Zack. Il avait raison, elle le savait mais la jalousie qui brûlait en elle parlait à sa place « Deux mois...deux putains de mois...c'est le temps qu'il t'a fallu pour m'oublier sérieusement ? J'ai traversé les enfers, la mort pour revenir pendant que toi tu m'oubliais dans les bras d'une autre...C'est vrai qu'au final tu ne me devais rien...mais m'a tu seulement cherché ou t'es tu contentais de faire comme si je n'avais juste jamais existé ?»« Si j’avais su où tu étais, crois-moi que je serais allé te chercher moi-même pour te sortir de là.  C’est ce qu’on fait, quand on a une confiance aveugle en quelqu’un.  Parce que tu vois, j’ai une confiance aveugle en toi et en Berith, alors que vous passez votre temps à me mentir pour soi-disant me protéger, comme si j’étais incapable de supporter la vérité. Je vais te dire, Sandy. La seule et unique chose que je t’ai caché, depuis qu’on se connaît, c’est ma décision de rester à Ghost Island.  Alors, oui, je te trouve injuste de me reprocher ça et de m’en vouloir pour le fait que je ne t’ai pas cherché alors que Berith a tout fait pour que je te pense en vie et en sécurité quelque part, parce que justement, il savait que je serais prêt à tout pour te ramener » Ça faisait mal, l'entendre de l'inconnue était quelque chose mais l'entendre de la voix de l'homme qu'elle avait aimé et qu'elle aimait encore la détruisait encore un peu plus. Oui bien sur le fait que Zack lui disait qu'il aurait bravé l'enfer pour la retrouver avait quelque chose de plaisant mais cette vérité était douce amer car elle lui rappelait que sa chance était passée. Zack avait sa vie, elle, elle devait s'en créer une nouvelle sans lui et elle n'arrivait tout bonnement pas à s'y résigner. Elle avait alors baissé la tête laissant quelques mèches de cheveux couvrir son regard. Non elle ne pleurait pas même si elle avait horriblement mal et c'était ce mal qu'elle voulait lui cacher. « Tu te fermes aux autres parce que tu as peur de souffrir et quand tu estimes que quelqu’un peut faire la différence, tu as peur de te retrouver toute seule. Et c’est ce qu’il se passe ici. T’es juste morte de trouille à l’idée que je te laisse tomber. »Il avait raison et tous les deux le savaient. La solitude c'était elle qui berçait ses journées et c'était en parti à cause d'elle qu'elle se trouvait là aujourd'hui. Elle le haïssait au même titre qu'elle se haïssait et cette rage aurait pu être dévastatrice si l'autre homme n'avait pas eu la brillante idée de reprendre la parole. « Vous êtes pitoyable...vous vous vantez d'avoir un lien immuable alors qu'au final c'est lui qui causera votre perte... ». Ça fut la parole de trop et sans même se concerter avec Zack tout deux tournèrent la tête vers l'homme avant d’abattre leur poing dans son visage. «Bordel ça fait du bien »



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