Partagez | 
 

 Les maux du passé [pv Gabrielle et Adja] [Sujet inachevé]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar

Adja Miara

❙ r a c e : Humain
MessageSujet: Les maux du passé [pv Gabrielle et Adja] [Sujet inachevé]  Mer 11 Aoû - 16:47

Un vaste soleil surplombait le ciel de ses éclats lumineux, le souffle de l'air glissant dans l'université comme des flammes attisées par le vent lointain. Une chaleur étouffante englobait une fois de plus les lieux, le mois de Mars devenant aussi caniculaire que les premières lueurs de l'été.

Le sourire aux lèvres, Adja sortit de sa salle de classe, adressant un léger signe de main à quelques unes de ses connaissances avant de partir sur son propre chemin. Ses longs cheveux bruns flottaient légèrement au souffle du vent, virevoltant tels des papillons libérés de leur prison alors que ses doigts agrippaient doucement le bloc note orangé servant pour ses cours. Cela faisait déjà plusieurs jours que la jeune femme avait reprit ses études, quittant tout les matins sa chambre d'hôtel pour rejoindre l'université de Washington située au dehors de la ville. Inexplicablement, le manque qu'elle ressentait jadis au fond de son coeur s'était comblé, la psychologie faisant partie de ses ambitions depuis sa sortie de lycée.

A présent, Adja se sentait heureuse et épanouie, ayant une ville dans laquelle vivre, des études pour s'y attacher et des amis sincères à ses côtés.... Certes, elle avait apprit à ses dépends que Ghost Island cachait des êtres maléfiques en son centre mais elle était prête à y faire face comme elle se sentait prête d'assumer pleinement ce qu'elle avait fait..... En donnant son âme à Berith, elle avait permis de voir sa famille se reconstruire et même si elle ne comptait pas revenir dans le foyer familiale, cette simple pensée suffisait à la faire revivre. En partant de chez elle et en venant en ces lieux, elle avait quitter une vie de détresse pour une autre plus lumineuse, sa seule rencontre avec Samuel l'enivrant de doux sentiments sereins.

Quittant le court de ses songes, la jeune femme s'approcha du panneau centrale d'affichage, un délicat sourire se dessinant en ses lèvres. Tout en laissant ses cheveux glissés sur son visage, Adja entreprit d'en sortir une affiche aux couleurs bleutées, ses prunelles océans se posant brièvement sur elle avant de la coller à l'aide de pâte à fixe, sur le panneaux déjà bien remplit. Reculant légèrement, la jeune femme ancra de nouveau son regard sur elle, celui ci glissant sur l'écriture fine et délicate qui coulait en son centre.

Besoin de vous confier, de parler de votre passé, je me ferai un plaisir de vous écouter.

Depuis son propre passé, Adja s'était promit de devenir psychiatre, écouter les autres afin de les aider dans leur propre combats.... La mort de sa mère avait chamboulé sa vie, ses frères se murant dans la drogue alors que son père s'était enfui tel un lâche face à ses propres responsabilités.... Seule et impuissante face à la détresse de ses frères, la jeune femme s'était à son tour enfuie en quête d'une nouvelle vie, prenant place à Ghost Island dans l'espoir d'y trouver enfin sa place. Comme elle l'avait tant espéré au plus profond de son coeur, cette ville lui avait apportée bien plus qu'elle n'y aurait crue, sa rencontre avec Samuel puis celle de Berith changeant radicalement le court de son destin. En échange de son âme, le démon avait tout effacé de son passé, sa mère revenant parmi eux tandis que ses frères s'adonnaient à présent à leur études. Certes, à sa mort, elle irait rejoindre les enfers où un autre endroit dont elle ignorait le lieu mais grâce au pacte de Berith, sa famille vivait de nouveau et c'était tout ce qui lui importait.....

Inspirant légèrement, Adja serra ses doigts sur le bloc note, le serrant contre elle alors qu'elle resta un long moment immobile. Leur professeur de psychologie leur avait laissé le soin d'avoir leur premier patient, leur offrant ainsi leur toute première expérience dans le cadre de leur futur métier.
La jeune femme espérait que quelqu'un appel à son aide.... Ce n'était pas une question de notes mais simplement de faire ce qu'elle a toujours désirée, comprendre les maux de ses patients pour en chasser leur sombres pensées.…

____________________________________



J'ai fais le choix de vendre mon âme à celui que j'aime
 
Parce que c'est ma destinée
 
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité

MessageSujet: Re: Les maux du passé [pv Gabrielle et Adja] [Sujet inachevé]  Mer 11 Aoû - 22:21


C'était une chaude journée du mois de mars. Une belle journée en perspective. Gabrielle s'était levée le matin même à six heures tapantes. C'était sa première année de médecine et pour se consacrer entièrement à ses cours et rester dans une ambiance studieuse, elle s'était installée sur le campus. La bourse qu'elle touchait lui permettait de mener un train de vie plutôt agréable et elle ne manquait pratiquement de rien. Les débuts avaient bien sur étés difficiles, d'autant plus que la jeune femme n'avait encore jamais quitté sa famille plus de deux jours. Au début ça avait été un immense soulagement de retourner dans son foyer le week-end, puis petit à petit elle s'était habituée à cette indépendance et ne souffrait plus autant de la séparation. Les premiers jours, elle aurait souhaité être une petite souris pour ne pas avoir à supporter les regards, pour ne pas avoir à croiser les autres étudiants. Réservée, elle ne s'était bien sur pas fait d'amis, mais ça n'était pas un problème, et puis elle ne s'était pas attendue à autre chose. Les grosses fêtes sur le campus se faisaient sans elle et son épave de voiture avait été couverte de pas mal de griffes, certainement faites à l'aide de clés ou de canif, mais elle ne s'en était pas vraiment souciée. Après tout sa titine serait bientôt bonne pour la casse et elle comprenait bien qu'un véhicule comme celui-ci attisait les moqueries... Et les actes de vandalisme. Elle aurait très bien pu se plaindre à l'administration, mais elle ne tenait vraiment pas à se faire remarquer.

Avec les semaines ce genre d'incident ne s'était plus reproduit et la jeune femme avait pu cessé de camoufler les rayures à l'aide d'un gros marqueur noir. Oui, Gabrielle était une adepte du plan B. Il était inconcevable qu'elle dépense son argent pour refaire la taule déjà bien abîmée. Elle préférait garder ses économies pour une éventuelle future voiture et pour financer ses études.

Malgré son physique attrayant, la jeune femme était très loin d'être populaire mais ça lui convenait parfaitement. Plus jeune elle avait déjà profité de ce genre de statut et savait très bien que ça ne rendait personne plus heureux. Ça ne faisait que faciliter les coups de poignard dans le dos et l'arrivée de profiteurs autour de vous. Tout n'était qu'apparence et tout n'était qu'une façade superficielle. Le retour de flamme avait été douloureux, très douloureux la concernant, et elle avait tiré leçon de tout ça. Elle avait rendu les gens envieux, s'était jouée d'eux... Et l'un d'entre eux lui avait fait payer le prix de son arrogance par la plus terrible des punitions. Et les quelques cicatrices qui lui restaient de cette nuit là semblaient être toujours là pour lui rappeler cette période de sa vie.

L'avantage des études en médecine était que les horaires de cours étaient très arrangeants. Ainsi, presque toute la semaine Gaby n'avait cours que le matin. Vendredi était sa plus grosse journée, de huit heures à dix-sept heures. Mais comme aujourd'hui, elle n'avait qu'une seule et unique heure de cours qu'elle venait tout juste de terminer. Comme à son habitude, Gabrielle s'était éclipsée de l'amphithéâtre et avait entreprit de traverser le campus pour se rendre dans sa chambre et recopier ses notes au propre, en tout premier lieu. Ce jour là en revanche, elle avait fait un détour afin de se rendre dans l'immense hall de l'université afin de jeter un coup d'œil au panneau d'affichage central. Sur ce dernier se trouvaient les informations les plus futiles mais aussi les plus utiles : les jobs disponibles pour les étudiants. Gabrielle en aurait eut bien besoin mais jusqu'à aujourd'hui n'avait pas trouvé son bonheur.

Cette fois-là, une affiche au ton bleuté attira son attention, d'ailleurs comment ne pas la louper. La jeune femme passa poliment devant une étudiante aux longs cheveux bruns qui tenait un bloc note entre les mains pour s'approcher et lire ce que comportait l'affiche.

« Besoin de vous confier, de parler de votre passé, je me ferai un plaisir de vous écouter. »

Sacrée introduction qui toucha aussitôt Gabrielle. Il s'agissait là certainement d'un projet concernant les élèves en psychologie. Etant donné l'apparence peu formelle de l'affiche, écrite à la main sur fond bleu, il ne s'agissait sûrement pas d'une éventuelle proposition émanant du psychologue de l'université, en admettant qu'il en exista un. Besoin de vous confier, de parler de votre passé... Gabrielle avait-elle jamais parlé de son viol à quelqu'un ? Pas à son souvenir. D'autant plus qu'elle n'avait jamais eu personne à qui en parler. D'ailleurs certains auraient sans doute pensé que c'était bien fait pour elle que ça lui apprendrait à se pavaner sur ses talons du haut de ses quatorze ans. Même ses parents elle les avait tenu à l'écart de toute cette histoire. Ils étaient au courant, certes, puisqu'ils l'avaient soutenue tout au long du combat qu'elle avait mené contre son violeur mais n'avaient jamais rien su de la façon dont les choses s'étaient déroulées exactement. D'ailleurs même Gaby ne se rappelait pas très bien. Les choses étaient floues et ce soir là elle avait perdu connaissance. Peut-être était-ce une bonne chose après tout, cet état d'inconscience. Elle n'avait pas à revivre tous les détails glauques de son expérience, bien qu'elle n'avait eu aucun mal à les imaginer après avoir découvert son état devant le grand miroir de la salle de bain quand elle était rentrée chez elle en larmes.

Je me ferai un plaisir de vous écouter. Ha! En revanche cette phrase était bien mal tournée et la jeune femme la prit avec sarcasme. Un plaisir, quel plaisir ? Quel plaisir y avait-il à entendre quelqu'un révéler les moments les plus traumatisants de sa vie ? Le tout était d'avoir une note satisfaisante. « Le patient est dépressif à tendance paranoïaque après avoir vu sa mère se faire assassiner dans une station essence. » Bravo, ça valait au moins du B+ une connerie pareille. Fallait-il se prétendre psychologue pour faire une telle conclusion ?

Le visage de Gaby s'était nettement assombri à présent et elle resta muette, plantée sur place. Elle ne s'était toujours pas remise de son agression après cinq ans mais n'avait jamais pensé à voir un psychologue pour se vider un peu. D'abord, parce que c'était bien trop cher. Ensuite, parce qu'au bout d'une heure il l'aurait coupé dans son récit douloureux pour lui annoncer que la séance était terminée.
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Adja Miara

❙ r a c e : Humain
MessageSujet: Re: Les maux du passé [pv Gabrielle et Adja] [Sujet inachevé]  Jeu 12 Aoû - 10:25

Les prunelles amarrées à son affiche bleutée, Adja resta immobile et silencieuse, ses doigts fins et délicats agrippant sans fin le bloc orangé. De ses yeux océans, elle observait chaque détails de sa propre affiche, passant de l'écriture calligraphique au fond bleu ciel qui la ornait de ses couleurs claires. Le professeur leur avait intimé de faire simple, jouant avec les mots comme pour y puiser tout leur sens. Ils devaient par le biais de cette affiche, attirer leurs patients, les mettre en confiance afin de les diriger dans cette rude tâche. Un numéro de téléphone était écrit en bas de la feuille, son caractère gras contrastant avec le bleu pastel comme pour attirer les regards en sa direction. Ce n'était malheureusement pas celui de la jeune femme, le professeur leur ayant imposé une condition à leur tâche, ne pas donner leur numéro personnel mais celui d'un service extérieur fixant les rendez vous. Adja espérait au plus profond de son coeur que cela marcherait, ses prunelles océans scintillant d'une légère étincelle tandis que le vent chaud s'entremêlait dans sa chevelure ondulée....

Alors qu'elle se tenait encore immobile, une jeune femme blonde passa devant elle, ses pas foulant les pavés avant de s'immobiliser devant le panneau d'affichage. Adja ne pouvait la voir que de dos mais quelque chose attira son regard océan. Ses prunelles semblaient glisser sur les différentes annonces demeurant en son centre avant de s'arrêter sur son affiche bleutée, dévoilant ainsi une partie de son visage. Une expression inexplicable coulait sur ses traits fins tandis qu'elle semblait se fondre dans des songes qui n'appartenaient qu'à elle. Adja se redressa légèrement, collant un peu plus son bloc note contre elle alors qu'elle l'observa d'un œil discret. Ce n'était nullement de la curiosité malsaine, une tristesse silencieuse virevoltant autour de la jeune femme sans qu'elle ne puisse la percer de ses rayons dorées. Elle connaissait cette expression pour l'avoir elle même goutée dans le passé cependant la sienne semblait plus profonde, glissant dans l'ovale délicat de son visage comme un soleil à jamais vaincu par la pluie. Quelque chose de puissant semblait l'encercler de ses flammes mais la jeune femme semblait la murer de lourds barrières, ne voulant nullement les ouvrir aux autres par peur de se dévoiler entièrement à eux.

Au court de sa septième année d'étude, Adja pouvait arriver à une telle conclusion rien que par observation, ses cours comme ses livres lui apprenant le comportement psychologique des êtres humains. Certains comparait l'esprit à la science mais la jeune femme n'était pas tout à fait d'accord avec eux, l'âme ayant un attrait important dans le court de la vie. Elle était l'ouverture aux sentiments, ne faisant qu'un avec le corps comme la lune l'était avec la nuit. Elle aspirait à l'équilibre de l'être humain, le corps suivant l'âme en fonction de son état. Si elle demeurait brisée, celui ci l'était aussi ou au contraire, si elle était sereine, il demeurait moins tendu et plus reposé. En observant cette jeune femme, Adja pouvait voir que son âme n'était pas en paix, chaque parcelles de son corps le lui confiant amèrement.

Ses pas foulant à son tour les longs pavés, la jeune femme sortit de la poche de son jean une carte dorée, ses doigts glissant sur le carton soigné alors qu'elle s'immobilisa aux côtés de l'étudiante. Sans un mot, Adja la colla au dessus du numéro de téléphone, le sien brillant à présent à ses côtés tandis qu'un fin sourire s'étira sur ses lèvres délicates. Bien qu'elle feintait la condition imposée par son professeur, la jeune femme n'en éprouvait aucun remord, elle n'avait pas reprit le court de ses études pour avoir un bon dossier mais pour aider les personnes dans le besoin.... Sans vouloir la brusquer, elle donnait un passage à cette étudiante, voulant lui murmurer qu'elle ne serait pas là pour la juger mais pour l'écouter. Si elle ne le faisait pas, Adja comprendrait, ne voulant nullement s'infiltrer dans la vie des gens sans leur accord.

Toujours sans un mot, la jeune femme se retourna, ses pas foulant le sol dans le sens contraire du panneau d'affichage pour se fondre dans le lointain alors que ses mains entouraient de nouveau son bloc note dans un geste serein. Sa propre âme ne pourrait jamais reposer éternellement dans un paradis inconnu, se murant à sa mort dans les limbes et non la lumière mais elle en acceptait ce prix, sa famille comptant bien plus à ses yeux. Son propre esprit appartenait à présent à un démon, ne pouvant être sauver bien que Samuel semblait vouloir le faire mais une autre âme pouvait l'être, Adja se le promettant au plus profond de son coeur tandis qu'elle s'apprêtait à partir dans l'horizon ensoleillé....

____________________________________



J'ai fais le choix de vendre mon âme à celui que j'aime
 
Parce que c'est ma destinée
 
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité

MessageSujet: Re: Les maux du passé [pv Gabrielle et Adja] [Sujet inachevé]  Jeu 12 Aoû - 11:26


Alors que Gabrielle critiquait amèrement le trop grand professionnalisme des psychologues, elle aperçu du coin de l'œil l'étudiante qu'elle avait auparavant dépassé se déplacer. Elle s'apprêtait à lui laisser la place et à tourner les talons. Elle se demandait même pourquoi elle avait prêté tant d'importance à l'annonce sur l'affiche bleue. Il était inconcevable qu'elle puisse se confier à un des étudiants du campus, d'autant plus qu'elle ne savait pas si le « secret professionnel » existait lorsqu'il s'agissait d'une expérience dans le cadre des études. Elle ne tenait absolument pas à attirer la pitié ou les railleries de ses camarades. Étant donné l'âge mental de certains d'entre eux, elle n'aurait pas été étonné si elle entendait alors que Gabrielle Edington était sale et qu'il ne fallait pas l'approcher. Bien souvent les gens ne se rendaient pas compte à quel point il pouvait faire du mal. La jeune femme savait qu'elle ne pourrait pas supporter ça, pas à propos de son viol.

Elle allait faire quelques pas pour exécuter un demi-tour quand elle se rendit compte que l'étudiante au bloc note s'était avancée pour coller une sorte de carte de visite sur l'affiche déjà présente. Gabrielle la regarda faire sans un mot. En plissant les yeux, elle put apercevoir qu'il s'agissait de coordonnées personnelles, ce qui était bien mieux que cet affreux numéro en bas de la page qui ne comportait aucune autre indication.

Sur le coup, Gabrielle se demanda si la jeune femme laissait ses coordonnées afin que l'auteur de l'affiche la contacte ou si elle en était elle-même la créatrice. Après une courte réflexion elle conclu que c'était elle, l'étudiante en psychologie. Elle avait était bête de se poser seulement la question. Quelqu'un ayant besoin de parler ne déclarait pas au grand jour qu'il avait en lui un mal-être bien réel et ne laissait encore moins numéro nom et prénom, à moins d'être masochiste et de vouloir se faire harceler par des petits cons au téléphone.

Alors comme ça il s'agissait d'une fille. Bizarrement, l'état d'esprit de Gabrielle changea du tout au tout. Elle ne voyait plus cette aide psychologique comme une grosse blague mais plutôt comme une option éventuelle. D'autant plus que l'étudiante avait l'air étonnamment douce.

Depuis son agression, Gabrielle n'avait plus du tout le même rapport avec les hommes. Autrefois elle était aguicheuse et appréciait beaucoup d'en être entourée. A présent elle les évitait. Non pas qu'elle pensait qu'ils étaient tous de beaux salauds, seulement elle savait que beaucoup de choses ne tournaient plus rond dans sa tête et qu'elle serait bien incapable d'entretenir une relation quelconque avec l'un d'entre eux. Les seules conversations qu'elle avait avec ses camarades masculins s'arrêtaient à « Salut, tu vas bien? ». Elle n'était plus sortie avec personne depuis cinq ans, et en souffrait énormément bien qu'elle n'ai pas le courage de dépasser sa crainte.

C'est en voyant l'étudiante aux longs cheveux bruns s'éloigner que Gabrielle eut un déclic. Qui d'autre qu'une fille pouvait l'écouter et comprendre sa douleur ? Et il était bien possible qu'elle réussisse à lui apporter un peu de réconfort, de soutien voir une vraie aide psychologique. Étant donné son âge « avancé », elle avait certainement plusieurs années d'études derrière elle et saurait trouver les mots. Et après tout, qui ne tente rien n'a rien...

C'est pourquoi Gabrielle tourna aussitôt les talons, espérant rattraper Adja. Elle pressa le pas, arriva bientôt derrière l'étudiante et après une courte hésitation tapota légèrement son épaule de l'index.

- Euh... Excuse-moi mais je voudrais savoir si... Si c'est bien toi qui a accroché cette affiche là... Où il est dit qu'on peut se confier... Et si c'est le cas, et bien... Je suis intéressée.

Gabrielle avait l'air bien maladroite, mais il faut dire qu'elle avait dû prendre son courage à deux mains pour s'adresser à l'étudiante. Bizarrement, elle retenait sa respiration, comme s'attendant à un refus catégorique. Elle se doutait bien qu'Adja était à l'origine de l'annonce, mais elle n'avait trouvé que ça à dire pour lancer la conversation.
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Adja Miara

❙ r a c e : Humain
MessageSujet: Re: Les maux du passé [pv Gabrielle et Adja] [Sujet inachevé]  Ven 13 Aoû - 14:03

Alors que la jeune femme arpentait à présent les longs pavés de ses pas, un doigt vint se poser son sa frêle épaule pour l'arrêter en sa marche. Tout d'abord surprise, Adja arqua légèrement l'un de ses sourcils avant de poser ses prunelles océans dans celles émeraudes de son interlocutrice. La jeune femme qui se trouvait un peu plus tôt à ses côtés, se trouvait désormais en face d'elle, ses longs cheveux blonds virevoltant légèrement au souffle de l'air alors qu'elle plongeait son regard luisant d'une certaine tristesse, dans les siennes douçâtres. Intérieurement, Adja sentit un sentiment de soulagement l'envahir de sa douce étreinte, heureuse au plus profond de son coeur que cette étudiante accepte son aide muette.

La voix de celle ci coula dans l'air du silence, lui demandant si c'était bien elle qui avait accrochée l'affiche sur le mur, lui murmurant ensuite que si c'était le cas, elle en était intéressée. A ces mots, un sourire délicat s'étira sur les lèvres de la jeune femme, baissant légèrement la tête en sa direction alors qu'elle lui répondit à son tour :

- Oui c'est bien moi..... Je m'appelle Adja et toi?

Elle avait employée chacune de ses paroles dans une infime douceur, son ton calme et limpide glissant dans le vent telle une mélodie portée par le souffle d'un oiseau. Amarrant de nouveau son regard dans le sien légèrement brumeux, Adja lui offrit un second sourire, voulant par ce geste lui murmurer qu'elle n'était pas là pour la juger, bien au contraire. Avant de l'entrainer dans une salle dépourvue de monde, elle voulait la connaître, ne serais ce que son prénom afin qu'elle ne soit pas qu'un visage inconnu dans une foule d'étudiants.

Tout en attendant sa réponse, Adja observa silencieusement chacun de ses traits, c'était une jeune femme très belle mais comme elle l'avait observée un peu plus tôt, sa beauté était cachée par l'amertume et la souffrance..... Elle ne savait pas encore ce qui l'avait autant détruit mais cela l'avait emprisonnée dans un cocon, la rendant réservée et maladroite comme si la vie elle même était devenu un enjeu. Qu'il était étrange de pouvoir lire autant de chose rien que par la force d'un regard, son âme se reflétant en ses prunelles comme un miroir qu'on aimerait parfois tant briser.....

Ne quittant nullement son fin sourire, Adja serra légèrement son bloc note contre elle, ses doigts fins l'entourant avec douceur tandis que ses cheveux continuaient sa danse enflammée avec le vent. Bon nombre d'étudiants les dépassaient de chaque côtés, leur pas foulant rapidement les pavés comme pour ne pas arriver en retard à leur prochain cours, certains cependant feintaient le temps, restant avec leur amis alors que leur rires se mêlaient avec le bruit adjacent de l'université. La voix sereine de la jeune femme reprit son court alors qu'elle murmura à Gabrielle :

- Si tu le souhaite toujours, on peut s'installer dans un lieu qui t'apaise ou simplement s'installer dans une des salles.

Par ses mots, Adja lui laissait le choix de reculer si elle n'en avait plus le courage, ne voulant nullement l'obliger à se confier si c'était trop dur pour elle. Le passé était un élément très douloureux à exploiter, les souvenirs s'arquant à l'esprit comme un venin meurtrier. Bien qu'elle se sentait sereine, la jeune femme ne pourraient jamais enlever son propre passé même si il demeurait effacé par Berith. Ni sa mère, ni ses frères ne se souvenaient du temps amer qui les avait poignardé dans le lointain mais elle si, ses propres souvenirs coulant en son âme comme une lame plantée sur un rocher. Au fil du temps, elle avait apprit à vivre avec, un nouveau bonheur l'enivrant de milles couleurs alors qu'il lui donnait ainsi la possibilité d'aider les autres dans le besoin.

Son regard océan restait posé sur celui de la jeune femme en attente d'une réponse à sa propre question. Elle laissait le soin à Gabrielle de choisir le lieu qu'elle voulait, pouvant même se dérouler à l'extérieur de l'université si elle le désirait. Tel un confessionnal, la personne devait se sentir protégée durant sa confidence, ce simple choix pouvant faire tant de chose dans ce genre d'entretien où l'un donnait ses peines à l'autre....

____________________________________



J'ai fais le choix de vendre mon âme à celui que j'aime
 
Parce que c'est ma destinée
 
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité

MessageSujet: Re: Les maux du passé [pv Gabrielle et Adja] [Sujet inachevé]  Lun 16 Aoû - 10:00


Lorsque Gabrielle termina de parler, un sourire délicat se dessina sur les lèvres de l'étudiante, ce qui rassura la jeune femme. Elle n'avait l'air ni sceptique, ni agressive, ni intimidante. Si ces derniers points avaient été le cas, Gaby aurait certainement changé d'avis et se serait éclipsée après de piètres excuses. A quoi bon parler à quelqu'un qui vous impressionne ? Il aurait alors été impossible de parler librement. Gabrielle aurait certainement eut du mal à choisir ses mots et à rassembler ses idées afin de s'exprimer comme elle l'aurait voulu. Au lieu de ça, la jeune femme paraissait ouverte et son apparence délicate et fragile laissait deviner qu'elle n'était faite que de bonnes intentions et qu'elle était sûrement d'une oreille attentive. Ces déductions que Gaby fit de son interlocutrice la rassérénèrent et c'est avec un peu moins de mal et un peu plus d'assurance qu'elle s'adressa à elle.

- Moi c'est Gaby. Enfin Gabrielle mais c'est tout comme...

L'étudiante venait de se présenter comme étant Adja après avoir confirmé que c'était bien elle qui avait passé l'annonce sur l'affiche bleue. Adja, drôle de prénom. Gaby ne l'avait encore jamais entendu nul part et la jeune femme se demanda de quelle origine elle pouvait bien être. Il y a cinq ans de ça, Gabrielle se serait montré sceptique, hautaine, en faisant sa rencontre dans d'autres conditions. Elle aurait certainement jugé l'étudiante sur son apparence frêle et aurait trouvé bien des choses à critiquer. Ses longs cheveux bruns qu'elle laissait tomber dans son dos sans même faire un effort de coiffure appropriée, sa tenue trop simple, sa façon de faire de grands sourires béats pour montrer aux autres qu'elle était sympathique. Bien sûr ses critiques auraient été faites avec un malin plaisir, et elles n'auraient été nullement fondées. Aujourd'hui, Gabrielle qui avait changé du tout au tout, espérait énormément de leur rencontre et aurait pu même voir en Adja une amie éventuelle.

- Si tu le souhaite toujours, on peut s'installer dans un lieu qui t'apaise ou simplement s'installer dans une des salles.

Dans un premier temps, Gabrielle fut étonnée que ce soit aussi rapide. Elle s'était attendue à une prise de rendez-vous pour un premier contact ultérieur. Pire encore, peut-être aurait-elle eut la mauvaise surprise d'entendre Adja lui dire que leur entretien se déroulerait devant plusieurs autres étudiants en psychologie. Au lieu de ça, Adja lui proposa de se rendre dans une salle ou dans un autre lieu afin de converser dès maintenant et, bien heureusement, elles ne seraient donc que deux. C'était du rapide, et Gaby en fut un peu déstabilisée. Elle savait bien que ressasser les quelques souvenirs de son viol et autres tracas la bouleverserait et se demanda si c'était vraiment le moment de vider son sac. En même temps, elle aurait bien voulu saisir la chance qui se présentait à elle, et puisqu'elle n'avait pas d'autres cours aujourd'hui, elle aurait toute l'après-midi pour se remettre de ses émotions. Finalement, l'occasion était la bonne. Après un court moment de réflexion, Gaby finit par répondre à l'étudiante.

- Hé bien... Si ça ne te dérange pas, j'aimerai qu'on aille dans ma chambre, sur le campus. Ce n'est pas tellement qu'elle m'apaise mais je m'y sentirai déjà mieux qu'ici...
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Adja Miara

❙ r a c e : Humain
MessageSujet: Re: Les maux du passé [pv Gabrielle et Adja] [Sujet inachevé]  Mar 17 Aoû - 18:07

Adja restait immobile, son regard bleuté ne quittant nullement celui entravé par une amère tristesse de la jeune femme. Quand celle ci se présenta à son tour à elle, un fin sourire amical se dessina en ses lèvres, inclinant légèrement la tête en un geste poli alors que ses doigts continuaient leur course sur la surface lisse du bloc note. Son coeur battait faiblement au creux de sa poitrine, se sentant à la fois heureuse et anxieuse de ce premier entretien au sein de son futur métier. Intérieurement, elle espérait être à la hauteur, pouvoir apaiser les maux de Gabrielle sans la replonger d'avantage dans un souvenir qui appartenait encore qu'à elle.... Adja savait que ce métier lui était destinée, sa vie se muant à aider les autres bien avant que sa propre vie ne chavire dans un mauvais côté. Elle se souvenait encore des longues journées passés auprès d'un ami dont le coeur était entravé de malheurs, cherchant des mots qui pouvaient apaiser son angoisse dans l'espoir de l'y sortir du mieux qu'elle pouvait. A cette époque, cela avait plutôt marché mais le destin lui avait fait prendre une autre route, quittant ses amis pour se fondre dans cette ville loin de tout ce qu'elle avait pu vivre auparavant. C'était étrange d'avoir une telle envie d'aider les autres sans pouvoir s'aider soit même, essayant par moment de rester positive alors que la vie lui avait donnée une chance de se reconstruire.

Quittant le court de ses songes, Adja focalisa de nouveau son attention sur Gabrielle, lui offrant un nouveau sourire tandis que la voix de celle ci virevolta dans le court du silence, lui murmurant que si cela ne la dérangeait pas, elle aimerait avoir cet entretien au sein même de sa chambre universitaire. A ses mots, la jeune femme acquiesça d'un léger hochement de tête, ses longs cheveux bruns glissant sur son fin visage comme un rideau de perles animé par le vent. Sa voix virevolta à son tour dans l'air du silence telle une mélodie portée par le souffle de l'air, ancrant ses prunelles bleutées dans celles encore indécises de Gabrielle alors qu'elle murmura d'un ton lointain :

- Cela ne me dérange nullement.

Elle pouvait comprendre les désirs de la jeune femme, bon nombre d'étudiants arpentant le campus tandis que des éclats de rire s'élevaient à l'horizon. Sa chambre était surement le bon endroit pour se dévoiler à elle, le confinement d'une petite pièce pouvant être une bonne solution pour se laisser aller loin de tout ce brouillard.

Les deux jeunes femmes foulèrent à présent les pavés de leur pas, le silence les englobant de sa mélodie tandis qu'elles traversèrent la place centrale de l'université. Adja posa son regard sur les alentours alors que le soleil les aveuglait de sa douce lumière, une chaleur étouffante glissant dans l'air telle une morsure de serpent. La jeune femme pouvait sentir son souffle sur sa peau blanchâtre, la brulant de son amère symphonie tandis que de légères perles de sueurs se formaient sur ses bras frêles. Le mois de Mars continuait son chemin dans le haut ciel, déversant en Ghost Island, sa chaleur anormale.

Après un long moment de silence, Gabrielle et Adja entrèrent dans une des parties de l'université, la chaleur laissant place à la fraicheur des murs tandis qu'elles arpentaient sans mots dires les différentes portes closes..... La jeune femme n'était jamais entrée dans cette partie du campus, vivant dans une des chambres du motel plutôt qu'ici. Il fallait avouer qu'elle avait reprit ses études que fréquemment, bon nombres de couloirs lui étant encore inconnu mises à part ses salles de cours habituelles. Enfin, elles s'arrêtèrent devant l'une des portes, Adja portant ses prunelles sur sa surface boisée avant de les porter doucement sur Gabrielle, attendant son invitation en silence alors qu'un nouveau sourire se dessina sur ses lèvres délicates....

____________________________________



J'ai fais le choix de vendre mon âme à celui que j'aime
 
Parce que c'est ma destinée
 
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité

MessageSujet: Re: Les maux du passé [pv Gabrielle et Adja] [Sujet inachevé]  Mer 18 Aoû - 8:52


- Cela ne me dérange nullement.

Bon. C'était une bonne chose. Mais est-ce que c'était commun à tous les psychologues de parler de façon aussi bizarre ? Certes ils devaient s'exprimer correctement, mais enfin, Adja ne restait qu'une étudiante pour le moment et Gabrielle savait très bien pour avoir été dans la peau de ces petites merdeuses que nombre d'entre elles n'allaient pas la rater. Si ça n'était déjà pas fait, Adja passerait pour une snob, une bourgeoise, une pète-cul, enfin tout ce que vous voulez. Bien entendu Gaby ne fit aucun commentaire et les deux jeunes femmes prirent la route en direction de sa chambre universitaire.

Pas un mot ne fut prononcé et Gabrielle perdit rapidement le peu de confiance en elle qu'elle avait reprit. Elle s'était attendue à ce qu'Adja entame la conversation, même pour parler de tout et de rien, afin de détendre Gaby, afin de la mettre en confiance, mais rien. Le trajet à travers le campus se fit dans un grand silence, mis à part les étudians bruyants qu'elles croisaient. Alors qu'Adja bidouillait toujours avec son bloc note, Gaby quant à elle tenait de façon crispée la lanière de son sac en bandoulière et ne lâcha rien tant que les deux jeunes femmes ne furent pas arrivées devant la porte de sa chambre. Et les bonnes résolutions de Gabrielle commençaient lentement à s'envoler, se rendant compte que la présence d'Adja commençait à l'angoisser. Effectivement l'étudiante était à la fois discrète et trop présente. Ses manières douces semblaient bien trop exagérées, à se demander si c'était naturel. Peut-être qu'Adja jouait tout simplement très bien son rôle de fille gentille et à l'écoute mais que tout ce qui l'intéressait, c'était la note qu'elle aurait suite à leur entretien, comme y avait pensé Gabrielle en inspectant l'annonce. La jeune femme avait tendance a être légèrement paranoïaque... En attendant, elle ne pouvait plus faire demi-tour maintenant qu'elle avait fait marché Adja jusqu'au lieu dit. Gabrielle était bien trop respectueuse pour se le permettre.

C'est pourquoi elle ouvrit la porte boisée de sa chambre et s'écarta sur le côté pour laisser sa psychologue personnelle entrer la première.

La chambre de Gabrielle était sommaire et... neutre. Rien ne laissait deviner quel genre de personnalité logeait ici, si ce n'est une personnalité... Vide. Gaby était apparemment la seule locataire, pour son grand soulagement. Effectivement sa camarade de chambre n'avait pas supporté le rythme d'une première année de médecine et avait décidé de quitter le campus et d'arrêter les études au mois de Janvier. Si Gabrielle ne s'en plaignait pas, c'est que la solitude lui allait très bien. Le lit inutilisé était couvert de piles de livres parfaitement alignés. Les murs étaient blancs sans aucunes affiches ou posters pour y mettre une note de gaieté. Son lit dont les draps, les couvertures, les coussins étaient teintés de différents bleus était parfaitement bordé, son bureau parfaitement organisé et orné d'une lampe. Heureusement, Gaby ne se laissait pas mourir de faim, à vrai dire elle avait même tendance à grignoter n'importe quand, c'est pourquoi elle avait installé un mini frigidaire à côté d'un placard à même le sol rempli de paquets de biscuits et d'objets personnels.

Gabrielle entra à la suite d'Adja et déposa son sac sur son lit, attendant que l'étudiante dise quelque chose.
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Adja Miara

❙ r a c e : Humain
MessageSujet: Re: Les maux du passé [pv Gabrielle et Adja] [Sujet inachevé]  Jeu 19 Aoû - 19:21

Un long silence les suivit tout au long du chemin, Adja restant parfaitement silencieuse alors que ses prunelles océans glissaient sur les alentours en quête de découverte. Elle aurait put entamer la conversation mais, à vrai dire, la jeune femme n'osait pas vraiment le faire, ne sachant quels seraient les réactions de Gabrielle..... Il était très difficile, aux premiers abords, de connaître le caractère d'une personne, ne sachant nullement comment se comporter au risque parfois de la déranger plutôt que de l'aider. C'est ainsi qu'elle opta pour le silence, ses doigts jouant nerveusement avec son bloc note afin de ne plus entendre son coeur battre au creux de sa poitrine.

Toujours sans un mot, Gabrielle ouvrit la porte de sa chambre, laissant Adja y pénétrer tandis que celle ci lui offrit un sourire de remerciement, ses pas foulant désormais la moquette comme entrant sur un territoire qui n'était pas le sien.... La pièce était plutôt simple, seul la couleur des murs l'éclairant d'une faible lueur. Rien ne présageait qu'une étudiante vivait en ces lieux, seul quelques piles de bouquins se dressant sur le lit alors que celui ci était teinté de plusieurs bleus. De toute évidence, Adja ne pourra pas percer la personnalité de la jeune femme en cette chambre si bien soignée, mise à part qu'elle devait être plutôt discrète et soignée dans ses affaires.

Tandis qu'elle se trouvait à présent au milieu de la pièce, Adja se retourna enfin vers Gabrielle, lui offrant un nouveau sourire alors que sa voix douce et claire brisa le court du silence lointain :

- Elle est de loin plus jolie et plus éclairée que la mienne. Sur mes murs, il y a encore des tâches mystérieuses qui ne veulent pas partir.

La jeune femme vivait encore dans l'une des chambres du motel, ne voulant nullement la quitter pour l'instant tandis qu'elle prenait encore ses marques en cette ville. Contrairement à ce lieu, le papier peint était noircit par le temps, son lit grinçant amèrement dès qu'elle s'y allongeait alors que le frigo chantait à n'en plus finir en pleine nuit. Certes, tout ceci ne donnait pas forcément envie d'y passer une nuit mais Adja l'appréciait, surement parce que c'était en ce lieu où se trouvait la plupart de ses nouveaux amis. Sandy était l'hôtesse d'accueil, sa folie et son humeur légendaire donnant de la gaité au motel tandis que Zack et Samuel se trouvaient être ses voisins de paliers. Elle ne les quitterait pour rien au monde, aspirant à leur amitié comme une source de chaleur brisant une solitude amère....

Quittant le court de ses pensées, Adja ancra ses prunelles océans dans celles indécises de Gabrielle. Elle semblait douter de son propre choix, ses traits de visage gardant une expression marbrée alors qu'elle restait parfaitement immobile. A cette constatation, la jeune femme s'avança doucement de quelques pas, gardant une bonne distance entre elles afin qu'elle ne se sente nullement agresser. Sa voix aussi douce qu'une brise légère glissa de nouveau dans l'antre de la pièce, son regard bleuté cherchant celui de la jeune femme comme pour y chercher sa confiance :

- Je peux te comprendre si tu ne tiens pas à me faire confiance. Je ne veux en aucun cas te forcer en quoi que ce soit mais je tiens réellement à t'aider.....

Par ses mots, Adja voulait lui faire comprendre qu'elle n'était pas ici pour la juger, bien au contraire. Comme elle s'en contrefichait de la note qu'elle aura, voulant simplement aider une personne dans le besoin..... Gabrielle semblait avoir une grande détresse en son coeur, ses prunelles murées dans des souvenirs qui n'appartenaient qu'à elle le lui montrant sans le vouloir.... Comme elle s'en contrefichait des notes qu'elle allait déposer sur le papier, n'ayant pas reprit ses études dans ce but intellectuel qui ne faisait pas partit de ce qu'elle souhaitait....

____________________________________



J'ai fais le choix de vendre mon âme à celui que j'aime
 
Parce que c'est ma destinée
 
Revenir en haut Aller en bas

Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: Les maux du passé [pv Gabrielle et Adja] [Sujet inachevé]  

Revenir en haut Aller en bas
 
Les maux du passé [pv Gabrielle et Adja] [Sujet inachevé]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» [ Passé ]La bataille du Mont Gundabad
» Le reflet du passé [Terminé]
» Les maux qui ravagent Haiti: A la recherche d'une solution ou d'un remede
» Pour l'histoire , que s'est-il passé en 1994 entre le Dr Theodore et Lavalas
» Quelques interventions de Nickie dans un passé ...recent.

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
GHOST ISLAND || don't fall asleep... :: Les Coulisses :: Archive des Sujets-